22 La foule s’ameuta contre eux, et les stratèges, après avoir fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent de les battre de verges. |
23 Quand ils les eurent bien roués de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder avec soin. |
24 Ayant reçu pareille consigne, celui-ci les jeta dans le cachot intérieur et leur fixa les pieds dans des ceps. |
25 Vers minuit, Paul et Silas, en prière, chantaient les louanges de Dieu ; les prisonniers les écoutaient. |
26 Tout à coup, il se produisit un si violent tremblement de terre que les fondements de la prison en furent ébranlés. À l’instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers se détachèrent. |
27 Tiré de son sommeil et voyant ouvertes les portes de la prison, le geôlier sortit son glaive ; il allait se tuer, à l’idée que les prisonniers s’étaient évadés. |
28 Mais Paul cria d’une voix forte : « Ne te fais aucun mal, car nous sommes tous ici. » |
29 Le geôlier demanda de la lumière, accourut et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. |
30 Puis il les fit sortir et dit : « Seigneurs, que me faut-il faire pour être sauvé ? » |
31 Ils répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et les tiens. » |
32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. |
33 Le geôlier les prit avec lui à l’heure même, en pleine nuit, lava leurs plaies et sur-le-champ reçut le baptême, lui et tous les siens. |
34 Il les fit alors monter dans sa maison, dressa la table, et il se réjouit avec tous les siens d’avoir cru en Dieu. |
Comme les chemins par lesquels le Seigneur attire les hommes à Lui sont différents… Certains rencontrent Dieu dans la beauté de la nature, dans le souffle léger du vent (voir 1 R 19:11–12) ; d'autres, comme Saul, ont besoin d'entendre Sa voix qui dénonce leur péché et les appelle au repentir (voir Ac 9:4–5) ; d'autres encore rencontrent des personnes qui connaissent et glorifient le Seigneur, et viennent à Lui. Il en fut ainsi du gardien de la prison. Il commença par faire à Paul et Silas ce qu'il faisait à tout prisonnier « dangereux » : il les jeta en prison et « leur fixa les pieds dans les ceps ». Et voici qu'« un tremblement de terre se produisit et que les liens se détachèrent ». Que pouvait attendre le gardien de ceux qu'il avait traités ainsi ? Qu'ils s'échappent à la première occasion favorable. Non pour se venger d'un tel traitement, mais simplement parce que la liberté est une soif naturelle à tout être humain ; il ne pouvait venir à l'esprit du gardien que ces hommes avaient quelque chose de particulier. Dans le fait que Paul et Silas ne s'enfuient pas, nous voyons une nouvelle confirmation que le croyant n'est pas toujours mû par le désir naturel à tous les hommes… Et comme il est étonnant que ce comportement contraire à la nature entraîne le salut d'une vie humaine, la renaissance de l'esprit pour l'éternité. La réponse des apôtres à la question du salut frappe par sa franchise et sa concision : « Crois au Seigneur Jésus Christ, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. » Voilà tout ce dont chacun a besoin pour être sauvé. Le reste viendra par surcroît : le Seigneur Lui-même y veillera.
22 La foule s’ameuta contre eux, et les stratèges, après avoir fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent de les battre de verges. |
23 Quand ils les eurent bien roués de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder avec soin. |
24 Ayant reçu pareille consigne, celui-ci les jeta dans le cachot intérieur et leur fixa les pieds dans des ceps. |
25 Vers minuit, Paul et Silas, en prière, chantaient les louanges de Dieu ; les prisonniers les écoutaient. |
26 Tout à coup, il se produisit un si violent tremblement de terre que les fondements de la prison en furent ébranlés. À l’instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers se détachèrent. |
27 Tiré de son sommeil et voyant ouvertes les portes de la prison, le geôlier sortit son glaive ; il allait se tuer, à l’idée que les prisonniers s’étaient évadés. |
28 Mais Paul cria d’une voix forte : « Ne te fais aucun mal, car nous sommes tous ici. » |
29 Le geôlier demanda de la lumière, accourut et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. |
30 Puis il les fit sortir et dit : « Seigneurs, que me faut-il faire pour être sauvé ? » |
31 Ils répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et les tiens. » |
32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. |
33 Le geôlier les prit avec lui à l’heure même, en pleine nuit, lava leurs plaies et sur-le-champ reçut le baptême, lui et tous les siens. |
34 Il les fit alors monter dans sa maison, dressa la table, et il se réjouit avec tous les siens d’avoir cru en Dieu. |
Dans la lecture d'aujourd'hui des Actes, on aperçoit une certaine étrangeté. Paul et Silas prient, les portes de la prison s'ouvrent (jusque-là tout est logique) – mais les prisonniers ne sortent pas. On se demande pourquoi le Seigneur leur ouvrait la porte?
Le passage s'achève par le fait que le gardien et toute sa famille crurent en Dieu, frappés par les miracles qui leur avaient été manifestés. Et le miracle ici, ce ne sont pas seulement les portes ouvertes de la prison, mais aussi les prisonniers qui ne se sont pas enfuis, qui sont assis et attendent. On peut supposer que cette seconde circonstance est devenue le plus grand miracle pour le gardien : le fait que les prisonniers ne se soient pas dispersés, que Paul ne veuille pas sa mort, que ceux qui auraient dû le haïr prennent au contraire soin de lui…
Il est intéressant qu'en conséquence le gardien s'expose lui-même volontairement au danger en invitant les détenus chez lui. Mais c'est déjà son libre choix – et c'est en vue de ce choix, à proprement parler, que tout cela a été entrepris. L'essentiel dans la lecture d'aujourd'hui est la rencontre de ce gardien avec Jésus.
25 Vers minuit, Paul et Silas, en prière, chantaient les louanges de Dieu ; les prisonniers les écoutaient. |
26 Tout à coup, il se produisit un si violent tremblement de terre que les fondements de la prison en furent ébranlés. À l’instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers se détachèrent. |
27 Tiré de son sommeil et voyant ouvertes les portes de la prison, le geôlier sortit son glaive ; il allait se tuer, à l’idée que les prisonniers s’étaient évadés. |
28 Mais Paul cria d’une voix forte : « Ne te fais aucun mal, car nous sommes tous ici. » |
29 Le geôlier demanda de la lumière, accourut et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. |
30 Puis il les fit sortir et dit : « Seigneurs, que me faut-il faire pour être sauvé ? » |
31 Ils répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et les tiens. » |
32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. |
33 Le geôlier les prit avec lui à l’heure même, en pleine nuit, lava leurs plaies et sur-le-champ reçut le baptême, lui et tous les siens. |
34 Il les fit alors monter dans sa maison, dressa la table, et il se réjouit avec tous les siens d’avoir cru en Dieu. |
35 Lorsqu’il fit jour, les stratèges envoyèrent les licteurs dire au geôlier : « Relâche ces gens-là. » |
36 Celui-ci rapporta ces paroles à Paul : « Les stratèges ont envoyé dire de vous relâcher. Sortez donc et allez-vous-en. » |
37 Mais Paul dit aux licteurs : « Ils nous ont fait battre en public et sans jugement, nous, des citoyens romains, et ils nous ont jetés en prison. Et maintenant, c’est à la dérobée qu’ils nous font sortir ! Eh bien, non ! Qu’ils viennent eux-mêmes nous libérer. » |
38 Les licteurs rapportèrent ces paroles aux stratèges. Effrayés en apprenant qu’ils étaient citoyens romains, |
39 ceux-ci vinrent les presser de quitter la ville. |
40 Au sortir de la prison, Paul et Silas se rendirent chez Lydie, revirent les frères et les exhortèrent, puis ils partirent. |
Nous avons déjà lu plus d’une fois comment un séjour en prison s’achevait par une délivrance miraculeuse ; nous ne sommes donc plus surpris que, cette fois encore, les frères ne soient pas restés longtemps en prison. Mais cette fois, il y a aussi des différences. Elles ne tiennent pas seulement à ce qu’aucun ange ne soit visiblement venu dans la prison pour en faire sortir les captifs, mais aussi à ce que les captifs eux-mêmes ne se pressent pas de retrouver la liberté. Paul et Silas sont bien sûr heureux d’annoncer le message du salut au geôlier, mais ce n’est pas tout : Paul et Silas défendent leurs droits de citoyens romains.
Ces dernières années, on a entendu à plusieurs reprises affirmer que le christianisme était incompatible avec la défense des droits civiques, avec des raisonnements tels que ceux-ci : revendiquer ses droits manque d’humilité ; il faut penser non aux droits, mais aux devoirs. Pourtant, l’exemple de Paul montre que défendre la légalité — et donc ses droits légitimes — n’est ni du formalisme ni de la chicane, mais une défense nécessaire de la justice.
L’exemple de Paul nous montre aussi que même les lois terrestres des États peuvent servir l’annonce de ce qui est au-dessus de toutes les lois.
16 Un jour que nous nous rendions au lieu de prière, nous rencontrâmes une servante qui avait un esprit divinateur ; elle faisait gagner beaucoup d’argent à ses maîtres en rendant des oracles. |
17 Elle se mit à nous suivre, Paul et nous, en criant : « Ces gens-là sont des serviteurs du Dieu Très-Haut ; ils vous annoncent la voie du salut. » |
18 Elle fit ainsi pendant bien des jours. À la fin Paul, excédé, se retourna et dit à l’esprit : « Je t’ordonne au nom de Jésus Christ de sortir de cette femme. » Et l’esprit sortit à l’instant même. |
19 Mais ses maîtres, voyant disparaître leurs espoirs de gain, se saisirent de Paul et de Silas, les traînèrent sur l’agora devant les magistrats |
20 et dirent, en les présentant aux stratèges : « Ces gens-là jettent le trouble dans notre ville. Ce sont des Juifs, |
21 et ils prêchent des usages qu’il ne nous est permis, à nous Romains, ni d’accepter ni de suivre. » |
22 La foule s’ameuta contre eux, et les stratèges, après avoir fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent de les battre de verges. |
23 Quand ils les eurent bien roués de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder avec soin. |
24 Ayant reçu pareille consigne, celui-ci les jeta dans le cachot intérieur et leur fixa les pieds dans des ceps. |
25 Vers minuit, Paul et Silas, en prière, chantaient les louanges de Dieu ; les prisonniers les écoutaient. |
26 Tout à coup, il se produisit un si violent tremblement de terre que les fondements de la prison en furent ébranlés. À l’instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers se détachèrent. |
27 Tiré de son sommeil et voyant ouvertes les portes de la prison, le geôlier sortit son glaive ; il allait se tuer, à l’idée que les prisonniers s’étaient évadés. |
28 Mais Paul cria d’une voix forte : « Ne te fais aucun mal, car nous sommes tous ici. » |
29 Le geôlier demanda de la lumière, accourut et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. |
30 Puis il les fit sortir et dit : « Seigneurs, que me faut-il faire pour être sauvé ? » |
31 Ils répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et les tiens. » |
32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. |
33 Le geôlier les prit avec lui à l’heure même, en pleine nuit, lava leurs plaies et sur-le-champ reçut le baptême, lui et tous les siens. |
34 Il les fit alors monter dans sa maison, dressa la table, et il se réjouit avec tous les siens d’avoir cru en Dieu. |
35 Lorsqu’il fit jour, les stratèges envoyèrent les licteurs dire au geôlier : « Relâche ces gens-là. » |
36 Celui-ci rapporta ces paroles à Paul : « Les stratèges ont envoyé dire de vous relâcher. Sortez donc et allez-vous-en. » |
37 Mais Paul dit aux licteurs : « Ils nous ont fait battre en public et sans jugement, nous, des citoyens romains, et ils nous ont jetés en prison. Et maintenant, c’est à la dérobée qu’ils nous font sortir ! Eh bien, non ! Qu’ils viennent eux-mêmes nous libérer. » |
38 Les licteurs rapportèrent ces paroles aux stratèges. Effrayés en apprenant qu’ils étaient citoyens romains, |
39 ceux-ci vinrent les presser de quitter la ville. |
40 Au sortir de la prison, Paul et Silas se rendirent chez Lydie, revirent les frères et les exhortèrent, puis ils partirent. |
La lecture d'aujourd'hui nous aide à mieux comprendre les motivations de ceux qui, dans notre monde encore non transfiguré, s'opposent au Royaume et à l'action de Dieu. Luc raconte l'histoire d'une servante qui « prophétisait » (v. 16). De tels devins, sujets à des crises extatiques, n'étaient pas rares dans l'Antiquité, comme d'ailleurs à toutes les époques. Ces personnes étaient souvent réellement possédées, comme ce fut le cas ici (v. 17–18). Quand la servante fut guérie, ses maîtres entrèrent en fureur, privés de leur source de revenus (v. 19). Apparemment, ils ne savaient rien du Royaume et n'y pensaient nullement : ils ne voyaient dans les apôtres qu'un obstacle à leurs affaires. Mais, pour se débarrasser d'eux, il fallait les accuser de quelque chose de grave, par exemple de saper les fondements de la société romaine ; c'est ce qu'ils firent (v. 19–20). Bien sûr, les accusateurs n'avaient aucune intention d'examiner le fond de leur prédication : pour eux, tous les Juifs se ressemblaient apparemment. Les autorités ne s'intéressaient guère davantage aux détails : il leur parut plus simple de punir les accusés que de mener une véritable enquête approfondie sur les accusations (v. 22–24). Seule l'intervention directe de Dieu changea la situation : un tremblement de terre se produisit dans la nuit, signe, dans l'Antiquité et chez tous les peuples sans exception, de la colère des puissances supérieures (v. 25–26). C'est probablement cela qui obligea les autorités à examiner la situation de plus près. Le comportement des prisonniers y contribua évidemment beaucoup : ils ne tentèrent pas de s'enfuir, ce qui fit apparemment une très forte impression sur le gardien chargé de les surveiller (v. 27–32). Mais même un signe d'en haut ne semble rien changer de fondamental dans la position des autorités : un seul homme se convertit, tandis que les responsables cherchent à laisser l'affaire s'éteindre (v. 35–36). Les hommes punis ne le leur permettent pourtant pas : l'affaire est déjà publique, et ce qui s'est passé peut devenir en soi un témoignage. Rien d'étonnant à ce que les apôtres ne veuillent pas manquer cette occasion (v. 37–40). Apparemment, ceux qui s'opposent au Royaume ne le font pas pour des raisons de principe. Les uns ne veulent pas perdre leurs profits, les autres ne veulent pas de problèmes supplémentaires, et tous se retranchent derrière les intérêts de l'État. Les uns comme les autres font ainsi obstacle aux témoins du Royaume. Mais Dieu peut transformer toute situation en témoignage, pourvu que les témoins eux-mêmes soient prêts à ce retournement. Alors, toute persécution s'achève par le triomphe du Royaume qui entre dans le monde.
16 Un jour que nous nous rendions au lieu de prière, nous rencontrâmes une servante qui avait un esprit divinateur ; elle faisait gagner beaucoup d’argent à ses maîtres en rendant des oracles. |
17 Elle se mit à nous suivre, Paul et nous, en criant : « Ces gens-là sont des serviteurs du Dieu Très-Haut ; ils vous annoncent la voie du salut. » |
18 Elle fit ainsi pendant bien des jours. À la fin Paul, excédé, se retourna et dit à l’esprit : « Je t’ordonne au nom de Jésus Christ de sortir de cette femme. » Et l’esprit sortit à l’instant même. |
19 Mais ses maîtres, voyant disparaître leurs espoirs de gain, se saisirent de Paul et de Silas, les traînèrent sur l’agora devant les magistrats |
20 et dirent, en les présentant aux stratèges : « Ces gens-là jettent le trouble dans notre ville. Ce sont des Juifs, |
21 et ils prêchent des usages qu’il ne nous est permis, à nous Romains, ni d’accepter ni de suivre. » |
22 La foule s’ameuta contre eux, et les stratèges, après avoir fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent de les battre de verges. |
23 Quand ils les eurent bien roués de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder avec soin. |
24 Ayant reçu pareille consigne, celui-ci les jeta dans le cachot intérieur et leur fixa les pieds dans des ceps. |
25 Vers minuit, Paul et Silas, en prière, chantaient les louanges de Dieu ; les prisonniers les écoutaient. |
26 Tout à coup, il se produisit un si violent tremblement de terre que les fondements de la prison en furent ébranlés. À l’instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers se détachèrent. |
27 Tiré de son sommeil et voyant ouvertes les portes de la prison, le geôlier sortit son glaive ; il allait se tuer, à l’idée que les prisonniers s’étaient évadés. |
28 Mais Paul cria d’une voix forte : « Ne te fais aucun mal, car nous sommes tous ici. » |
29 Le geôlier demanda de la lumière, accourut et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. |
30 Puis il les fit sortir et dit : « Seigneurs, que me faut-il faire pour être sauvé ? » |
31 Ils répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et les tiens. » |
32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. |
33 Le geôlier les prit avec lui à l’heure même, en pleine nuit, lava leurs plaies et sur-le-champ reçut le baptême, lui et tous les siens. |
34 Il les fit alors monter dans sa maison, dressa la table, et il se réjouit avec tous les siens d’avoir cru en Dieu. |
35 Lorsqu’il fit jour, les stratèges envoyèrent les licteurs dire au geôlier : « Relâche ces gens-là. » |
36 Celui-ci rapporta ces paroles à Paul : « Les stratèges ont envoyé dire de vous relâcher. Sortez donc et allez-vous-en. » |
37 Mais Paul dit aux licteurs : « Ils nous ont fait battre en public et sans jugement, nous, des citoyens romains, et ils nous ont jetés en prison. Et maintenant, c’est à la dérobée qu’ils nous font sortir ! Eh bien, non ! Qu’ils viennent eux-mêmes nous libérer. » |
38 Les licteurs rapportèrent ces paroles aux stratèges. Effrayés en apprenant qu’ils étaient citoyens romains, |
39 ceux-ci vinrent les presser de quitter la ville. |
40 Au sortir de la prison, Paul et Silas se rendirent chez Lydie, revirent les frères et les exhortèrent, puis ils partirent. |
On peut se représenter l’histoire des premiers siècles de notre ère comme une « opposition d’idées » entre les chrétiens et le monde païen. Cependant, à partir de la lecture d’aujourd’hui, nous pouvons voir que cette opposition est particulière. En effet, contre les apôtres se liguèrent les Juifs et les païens, les fonctionnaires romains et les artisans d’Asie Mineure, les autorités et la plèbe (quelques décennies plus tard, ces persécutions deviendront des massacres sanglants dans les cirques romains et les bûchers de Néron).
Mais les chrétiens ne répondent jamais au mal par le mal. Ils portent le message du pardon, de la réconciliation avec Dieu. Ils vainquent non par la force des armes, mais par la force du Christ qui vit en eux. Nous savons tous combien la situation a changé mille ans plus tard : bûchers, exécutions et pogroms sont devenus l’œuvre des chrétiens. Ce qui adviendra à notre époque dépend de nous.
11 De Troas, gagnant le large nous cinglâmes droit sur Samothrace, et le lendemain sur Néapolis, |
12 d’où nous gagnâmes Philippes, cité de premier rang de ce district de Macédoine et colonie. Nous passâmes quelques jours dans cette ville, |
13 puis, le jour du sabbat, nous nous rendîmes en dehors de la porte, sur les bords de la rivière, où nous pensions qu’il y avait un lieu de prière. Nous étant assis, nous adressâmes la parole aux femmes qui s’étaient réunies. |
14 L’une d’elles, nommée Lydie, nous écoutait ; c’était une négociante en pourpre, de la ville de Thyatire ; elle adorait Dieu. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul. |
15 Après avoir été baptisée ainsi que les siens, elle nous fit cette prière : « Si vous me tenez pour une fidèle du Seigneur, venez demeurer dans ma maison. » Et elle nous y contraignit. |
16 Un jour que nous nous rendions au lieu de prière, nous rencontrâmes une servante qui avait un esprit divinateur ; elle faisait gagner beaucoup d’argent à ses maîtres en rendant des oracles. |
17 Elle se mit à nous suivre, Paul et nous, en criant : « Ces gens-là sont des serviteurs du Dieu Très-Haut ; ils vous annoncent la voie du salut. » |
18 Elle fit ainsi pendant bien des jours. À la fin Paul, excédé, se retourna et dit à l’esprit : « Je t’ordonne au nom de Jésus Christ de sortir de cette femme. » Et l’esprit sortit à l’instant même. |
19 Mais ses maîtres, voyant disparaître leurs espoirs de gain, se saisirent de Paul et de Silas, les traînèrent sur l’agora devant les magistrats |
20 et dirent, en les présentant aux stratèges : « Ces gens-là jettent le trouble dans notre ville. Ce sont des Juifs, |
21 et ils prêchent des usages qu’il ne nous est permis, à nous Romains, ni d’accepter ni de suivre. » |
22 La foule s’ameuta contre eux, et les stratèges, après avoir fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent de les battre de verges. |
23 Quand ils les eurent bien roués de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder avec soin. |
24 Ayant reçu pareille consigne, celui-ci les jeta dans le cachot intérieur et leur fixa les pieds dans des ceps. |
Le Macédonien apparu à Paul en songe ne l'appelait pas seulement dans son pays. Avec la prédication à Philippes, le message évangélique arrive en Europe, appelée désormais à être, pendant des siècles, un bastion du christianisme. Il est symbolique de voir une femme, Lydie, à la fondation de la première communauté chrétienne d'Europe. Dès le début, en sa personne, l'ouverture de l'Europe à la Bonne Nouvelle révèle quelque chose de qualitativement nouveau. Certes, en Orient aussi, l'âme féminine s'ouvrait dans l'amour de Dieu ; l'Ancien Testament en donne bien des exemples, et Lydie poursuit donc une longue tradition. Et pourtant, et pourtant...
Toutes les femmes d'Europe ne ressemblent cependant pas à Lydie. Paul doit affronter une malheureuse possédée par un esprit de divination. Il y en a encore beaucoup aujourd'hui ; seulement, le grand profit qu'elles rapportent ne va pas à leurs maîtres, mais à elles-mêmes. En chassant l'esprit de divination, Paul agit, pourrait-on croire, contre son propre intérêt : la femme possédée fait gratuitement de la publicité à l'apôtre et à ses compagnons, attirant les gens vers leur prédication. Mais Paul n'a pas besoin de l'aide des démons, si tentant soit-il de l'utiliser « pour le bien » et « au nom d'un but supérieur ». Car il faudra payer les services des forces des ténèbres, et le prix de leurs « services » dans la prédication sera inévitablement une déformation de l'essence de l'Évangile. Pour la deuxième fois, après l'affrontement avec Simon le Magicien, l'Église, en la personne de Paul, repousse les tentations d'utiliser des pouvoirs occultes.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||