Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Ps 116

Alleluia ! J’aime, lorsque Yahvé entend
le cri de ma prière,
lorsqu’il tend l’oreille vers moi,
le jour où j’appelle.
Les lacets de la mort m’enserraient,
les filets du shéol ;
l’angoisse et l’affliction me tenaient,
j’appelai le nom de Yahvé.De grâce, Yahvé, délivre mon âme !
Yahvé a pitié, il est juste,
notre Dieu est tendresse ;
Yahvé protège les simples,
je faiblissais, il m’a sauvé.
Retourne, mon âme, à ton repos,
car Yahvé t’a fait du bien.
Il a gardé mon âme de la mort, mes yeux des larmes
et mes pieds du faux pas :
je marcherai à la face de Yahvé
sur la terre des vivants.
10 Je crois, lors même que je dis :
« Je suis trop malheureux »,
11 moi qui ai dit dans mon trouble :
« Tout homme n’est que mensonge. »
12 Comment rendrai-je à Yahvé
tout le bien qu’il m’a fait ?
13 J’élèverai la coupe du salut,
j’appellerai le nom de Yahvé.
14 J’accomplirai mes vœux envers Yahvé,
oui, devant tout son peuple !
15 Elle coûte aux yeux de Yahvé,
la mort de ses fidèles.
16 De grâce, Yahvé, je suis ton serviteur,
je suis ton serviteur fils de ta servante,
tu as défait mes liens.
17 Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâces,
j’appellerai le nom de Yahvé.
18 J’accomplirai mes vœux envers Yahvé,
oui, devant tout son peuple,
19 dans les parvis de la maison de Yahvé,
au milieu de toi, Jérusalem !
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Le chant solennel qui rend au Seigneur louange et action de grâce commence par le repentir, et sa confession pénitentielle concerne la condamnation des hommes. Les paroles sur la fausseté de tout homme sont qualifiées de téméraires, et le péché contre l’être humain s’avère comparable au péché contre Dieu, car un jugement téméraire est faux, et qui est appelé le père du mensonge, sinon Son adversaire ? De manière inattendue, nous comprenons que la « foi en l’homme » proclamée un temps par les humanistes laïcs est peut-être inséparable de la foi en Dieu. Bien plus, elle n’est possible que sur le fondement de la foi en Dieu ; c’est seulement ainsi que peut naître l’espérance en l’être humain — pécheur, défiguré par le mal, mais continuant d’être le couronnement de la Création, continuant de porter en lui l’image et la ressemblance de Dieu et capable de s’engager sur le chemin de la sainteté.

Que peut-on rendre au Seigneur en réponse à tous Ses bienfaits ? Les lignes qui suivent sur la prise de la coupe du salut résonnent comme une réponse à cette question. En recevant les dons de Dieu, et en premier lieu le salut qui vient de Lui, en nous tournant vers Lui, nous ne faisons pas que recevoir ou vouloir recevoir quelque chose de Lui. C’est précisément ainsi que nous devenons capables de Lui exprimer notre gratitude.

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