2 Quand Natân le prophète vint à lui parce qu'il était allé vers Bethsabée.
3 Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché,
4 lave-moi tout entier de mon mal et de ma faute purifie-moi.
5 Car mon péché, moi, je le connais, ma faute est devant moi sans relâche;
6 contre toi, toi seul, j'ai péché, ce qui est coupable à tes yeux, je l'ai fait. Pour que tu montres ta justice quand tu parles et que paraisse ta victoire quand tu juges.
7 Vois : mauvais je suis né, pécheur ma mère m'a conçu.
8 Mais tu aimes la vérité au fond de l'être, dans le secret tu m'enseignes la sagesse.
9 Ote mes taches avec l'hysope, je serai pur; lave-moi, je serai blanc plus que neige.
10 Rends-moi le son de la joie et de la fête qu'ils dansent, les os que tu broyas!
11 Détourne ta face de mes fautes, et tout mon mal, efface-le.
12 Dieu, crée pour moi un cœur pur, restaure en ma poitrine un esprit ferme;
13 ne me repousse pas loin de ta face, ne m'enlève pas ton esprit de sainteté.
14 Rends-moi la joie de ton salut, assure en moi un esprit magnanime.
15 Aux pécheurs j'enseignerai tes voies, à toi se rendront les égarés.
16 Affranchis-moi du sang, Dieu, Dieu de mon salut, et ma langue acclamera ta justice;
17 Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange.
18 Car tu ne prends aucun plaisir au sacrifice; un holocauste, tu n'en veux pas.
19 Le sacrifice à Dieu, c'est un esprit brisé; d'un cœur brisé, broyé, Dieu, tu n'as point de mépris.
20 En ton bon vouloir, fais du bien à Sion rebâtis les remparts de Jérusalem!
21 Alors tu te plairas aux sacrifices de justice holocauste et totale oblation alors on offrira de jeunes taureaux sur ton autel.
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Nous avons l'habitude de dire avec légèreté que la Bible est un livre inspiré de Dieu, que rien de tout cela n'a été écrit par hasard. Pourtant, ce psaume montre clairement que Dieu nous parle dans un langage compréhensible à toutes les époques. Ce langage est riche et imagé, direct et tranchant. Dieu est franc avec nous, Il ne cache rien. Nous préférerions peut-être une autre conversation, mais Il dit la vérité sans détour. Cette simplicité est trop désagréable, car dans un monde égocentrique il est difficile à l'homme d'accepter que Dieu, justement, n'a pas besoin de lui. Il n'a besoin ni de détails, ni de sacrifices, ni d'agitation, ni d'apparences. Il n'a besoin de rien. Il nous aime gratuitement. Et Il aime chacun. Offre ta louange, rends grâce à Dieu pour tout et invoque-Le au jour de ta détresse, quelle que soit cette détresse. Ne juge pas Dieu d'après toi-même. Il n'est pas tel que tu L'imagines ni tel que, finalement, tu essaies de Le juger. Dieu est autre. Comme le dira plus tard l'évangéliste Jean : « Dieu est lumière, et il n'y a en Lui aucune ténèbre. »
Autres réflexions
Pour Ps 50:1
2 Quand Natân le prophète vint à lui parce qu'il était allé vers Bethsabée.
3 Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché,
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Presque chaque verset de ce psaume est utilisé par l’Église dans les offices et repris dans les canons de prière. Il est difficile...
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Presque chaque verset de ce psaume est utilisé par l’Église dans les offices et repris dans les canons de prière. Il est difficile d’y choisir ce qui serait le plus important, car, de même qu’il n’y a pas deux jours identiques, ce sont chaque fois des paroles différentes qui nous touchent. Il est la quintessence de tout ce que nous essayons de dire à Dieu, d’exprimer par des mots ou des soupirs. Si nous comparons les psaumes de louange à ce cri de douleur qui jaillit d’un homme prenant conscience de toutes les conséquences de ses actes, nous voyons que la louange est peu loquace. Mais la douleur trouve un chemin pour se faire entendre ; le repentir, l’impossibilité de vivre dans le péché devant la face de Dieu et la soif de rencontrer Son regard—tout cela nous oblige à trouver un chemin vers Dieu.
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Pour Ps 50:2
3 Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché,
4 lave-moi tout entier de mon mal et de ma faute purifie-moi.
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L'appel à la pitié de Dieu est le lieu commun de plusieurs psaumes. Mais qu'est-ce qu’il signifie pratiquement? L’espoir en ce que Dieu fermera les yeux sur les péchés humains? Mais de cela, est-ce que l’homme se sentira mieux? Car le péché détruit l'âme de l'homme et...
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L'appel à la pitié de Dieu est le lieu commun de plusieurs psaumes. Mais qu'est-ce qu’il signifie pratiquement? L’espoir en ce que Dieu fermera les yeux sur les péchés humains? Mais de cela, est-ce que l’homme se sentira mieux? Car le péché détruit l'âme de l'homme et empoisonne son cœur, tout comme la maladie empoisonne et détruit le corps, et fermer les yeux sur le péché est la même chose que négliger une maladie. Mais autre chose est aussi vraie: s’il faut pour le Royaume seulement des gens spirituellement sains, alors personne des hommes né dans le monde déchu, ne pourra le voir. La pitié de Dieu est alors nécessaire pour permettre cela, semblant insoluble, contradictoire. Elle ne suppose certainement pas de fermer les yeux au péché. Mais elle rend possible le pardon du pécheur. Il semblerait que si une personne se repent sincèrement de ses actes commis et demande pardon, le pardonner n’est pas vraiment si difficile même pour l’homme, et n’en parlons pas pour Dieu.
Mais dans la réalité les choses ne sont pas aussi simples: puisque chaque péché commis par l’homme, chaque mal fait par lui a ses conséquences, avec lesquelles on n’y peut rien d'après les lois de notre monde non transformé. Ce n’est pas du tout par hasard que les anciens, particulièrement à l'est parlaient des liens karmiques, dont il était impossible pour l’homme de rompre dans le cadre du monde déchu: en effet, les causes et les conséquences existent ici indissolublement, et chaque tentative de changer quoi que ce soit au meilleur, de corriger le mal commis, engendre seulement un nouveau mal, attachant encore plus fermement celui qui tente de se libérer du mal à une mauvaise infinité de la vie pécheresse.
Et seule l'intervention directe de Dieu dans la situation est capable de changer l'état des choses radicalement. Mais quel peut être une telle intervention? Si Dieu rémunère chacun selon le mérite, personne ne recevra rien de bon : car il n’ y a pas «d’idéal», ou dans le langage biblique, de gens sans péché dans le monde. Il ne reste plus donc qu’à espérer que Dieu donnera à chacun de nous quelque chose, dont non seulement nous n'avons pas mérité, mais en raison de la nature abîmée par le péché nous ne pourrons jamais mériter, même avec le plus fort et sincère désir.
Bien sûr le désir est important, il est inutile de proposer l'alternative à celui dont tout arrange dans le monde dans son état présent. Mais la possibilité même de l'alternative dans un tel cas doit être en contradiction avec les lois fondamentales du monde déchu, en particulier, avec la loi des relations cause et effet, qui ne suppose pas une action inverse. Voici cette possibilité du miracle immérité est la manifestation pratique de la pitié de Dieu.
Bien sûr, si Dieu avait simplement voulu abroger la loi des relations cause et effet, il Lui aurait probablement fallu recréer le monde de nouveau. Mais Il trouve une autre solution: donner au monde le Royaume, où cette loi agit non pas comme dans notre monde non transformé. Et pour apporter ce Royaume au monde, Il a confié à Celui, Qui dès le début était libre du péché. Ainsi la pitié de Dieu ouvre à chaque chercheur du salut le chemin au Royaume.
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