Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Ps 1

Heureux l'homme qui ne suit pas le conseil des impies, ni dans la voie des égarés ne s'arrête, ni au siège des rieurs ne s'assied,
mais se plaît dans la loi de Yahvé, mais murmure sa loi jour et nuit!
Il est comme un arbre planté auprès des cours d'eau; celui-là portera fruit en son temps et jamais son feuillage ne sèche; tout ce qu'il fait réussit
rien de tel pour les impies, rien de tel! Mais ils sont comme la bale qu'emporte le vent.
Ainsi, les impies ne tiendront pas au Jugement, ni les égarés, à l'assemblée des justes.
Car Yahvé connaît la voie des justes, mais la voie des impies se perd.
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Il est facile, après s'être laissé aller à condamner les participants aux innombrables activités indignes qui répondent à la définition de « conseil des impies », de passer ensuite à la condamnation de ceux qui « méditent la loi » et de les accuser de pharisaïsme. En effet, on ne compte plus les exemples où de tels zélateurs se sont révélés être des transgresseurs de la loi, se tenant dans le chemin des pécheurs aux côtés d'impies déclarés ; y a-t-il donc une si grande différence entre eux ?

Mais le psalmiste donne une caractéristique essentielle de celui qui suit sans hypocrisie le chemin de la justice : il trouve sa volonté dans la loi du Seigneur. Une volonté qui oriente la personne tout entière vers les actes nécessaires, et non vers de seules réflexions théoriques. Il est donc tout naturel que le juste soit représenté par un arbre florissant et portant du fruit au bord des eaux, symbole de la vie que nous pouvons recevoir du Seigneur si nous nous tournons vers Lui avec tout ce que nous sommes.

Autres réflexions

 
Pour Ps 1:1
Heureux l'homme qui ne suit pas le conseil des impies, ni dans la voie des égarés ne s'arrête, ni au siège des rieurs ne s'assied,
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À première vue, le premier verset du premier psaume rappelle le vieux proverbe romain sur les mauvaises compagnies qui corrompent les bonnes mœurs. Il contient assurément un sens propre et profond, que connaissait l’auteur du psaume...  Lire la suite

À première vue, le premier verset du premier psaume rappelle le vieux proverbe romain sur les mauvaises compagnies qui corrompent les bonnes mœurs. Il contient assurément un sens propre et profond, que connaissait l’auteur du psaume.

L’homme déchu est porté à l’imitation, au jeu ; il cherche à se modeler sur son entourage. Même si, au début, cette adaptation a pour but une sorte de mimétisme, elle peut finalement conduire à ce que les mœurs et les convictions de l’homme qui mime ainsi deviennent réellement les mêmes que les vues de son entourage. Comme le dit un autre proverbe romain, l’habitude est une seconde nature. Mais le premier verset du premier psaume a aussi un autre sens, plus profond.

La vie spirituelle est d’abord faite de relations : relations qui nous lient à Dieu, relations qui déterminent nos liens avec les autres hommes, enfin relations avec telles ou telles choses ou événements que nous évaluons d’une manière ou d’une autre, auxquels nous participons ou dont nous nous tenons à l’écart. Il peut nous sembler que certaines de nos paroles et de nos actions sont exclusivement déterminées par la situation où nous nous sommes trouvés, qu’il nous faut parfois inévitablement fréquenter des personnes à qui, selon notre conscience, nous ne donnerions pas la main, et participer à des affaires auxquelles, à bien y regarder, non seulement il ne faut pas participer, mais dont il serait même indécent de parler.

En même temps, nous pouvons penser que, puisque nous faisons tout cela sous la contrainte, puisque cela ne touche pas nos vues ni nos convictions, et que si cela ne dépendait que de nous, nous ne ferions évidemment jamais rien de semblable, cela n’affecte pas notre vie spirituelle, ou presque pas. Pourtant, en réalité, tout est loin d’être aussi simple. Certes, il y a une différence entre celui qui pèche librement et avec plaisir, et celui qui consent au péché à contrecœur.

Et pourtant, le péché commis contre son désir reste péché. Comme tout péché, il influence notre vie spirituelle en nous entraînant dans des relations incompatibles avec la communion avec Dieu. Or l’incompatibilité avec la communion avec Dieu nous place toujours dans une situation de choix, et il faut choisir entre Dieu et ce que l’on appelle habituellement l’opportunité pratique de la vie.

L’auteur du psaume n’est ni rigoriste ni misanthrope ; il nous appelle seulement à faire le choix de Dieu. Non par mépris pour les pécheurs et les impies, non par répugnance morale, mais parce qu’autrement, pour communier avec eux, il nous faudrait sacrifier notre propre vie spirituelle, et cela est trop pour n’importe qui.

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