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RÉFLEXIONS pour Lc 18:29-30

29 Il leur dit : « En vérité, je vous le dis : nul n’aura laissé maison, femme, frères, parents ou enfants, à cause du Royaume de Dieu,
30 qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et dans le monde à venir la vie éternelle. »
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Comme toujours, ce que Jésus dit à l'air paradoxal, voire même choquant pour ceux qui L’écoutent. Est-ce que Jésus veut vraiment que nous laissons tous nos parentés, que nous leurs renions pour Son Royaume, dans lequel Il nous promet l’obtention d’un plus grand nombre d’enfants, de frères et sœurs, de femmes et de parents? Au fait, avons-nous besoin d’un grand nombre de parents?

Mais non, pas du tout, Jésus ne parle pas des bêtises. Il veut surement nous faire sortir de notre caractère rassurant: voila tout va bien pour nous, nous avons la famille dont les membres nous aiment bien, les enfants qui seront notre perpétuation… Il veut nous faire savoir que tout cela n’est qu’un ombre de tout ce qu’on peut avoir, toutes nos relations, construites par nous-mêmes sont atoniques et éphémères. Mais si nous romprons avec toutes ces «nos» relations pour le Royaume de Dieu, pour Son leadership parmi nous, pour ces relations qu’Il peut construire entre nous, alors non seulement nous ne perdons pas tous nos proches, mais nous les acquérons réellement. Ainsi, nous allons véritablement nous aimer les uns les autres, et non s’entre-posséder. Et ce qui apparaitra ici entre nous, «en ce temps-ci», ne sera plus sujet de temps et de mort, mais passera avec nous dans la vie éternelle.

Autres réflexions

 
Pour Lc 18:26-30
26 Ceux qui entendaient dirent : « Et qui peut être sauvé ? »
27 Il dit : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. »
28 Pierre dit alors : « Voici que nous, laissant nos biens, nous t’avons suivi ! »
29 Il leur dit : « En vérité, je vous le dis : nul n’aura laissé maison, femme, frères, parents ou enfants, à cause du Royaume de Dieu,
30 qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et dans le monde à venir la vie éternelle. »
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Les paroles du Christ disant qu'il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des Cieux frappèrent profondément Ses...  Lire la suite

Les paroles du Christ disant qu'il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des Cieux frappèrent profondément Ses auditeurs. Beaucoup, et pas seulement les pharisiens, furent profondément blessés par ces paroles, parce que nous considérons tous la prospérité comme le principal signe de la faveur de Dieu envers l'homme. Si Jésus appelle la richesse un obstacle à l'entrée dans le Royaume, alors qui peut être sauvé? À cela le Seigneur répond que personne ne peut être sauvé. C'est précisément cette terrible vérité que les pharisiens entendent et rejettent dans les paroles du Christ. Toute l'espérance de l'homme de pouvoir faire quelque chose pour atteindre le salut est minée par ces paroles.

Ce sont des paroles terribles, mais elles n'ont rien de nouveau. Un bon demi-millénaire avant le Christ, les prophètes d'Israël en parlaient déjà. « Un Éthiopien peut-il changer sa peau, et un léopard ses taches? De même, pourriez-vous faire le bien, vous qui êtes habitués à faire le mal? », disait le prophète Jérémie à la fin du VIIe siècle av. J.-C. (Jr 13:23). Ce qui est beaucoup plus important, c'est ce que Jésus révèle dans la seconde moitié de la même phrase: « mais tout est possible à Dieu ». Le salut, l'entrée dans le Royaume des Cieux, dit le Seigneur, est à la portée de Dieu et, ce qui est plus important encore, Dieu veut ce salut des hommes. Il répète à maintes reprises que le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu, et que le Père L'a envoyé non pour perdre les âmes, mais pour les sauver. Ce n'est pas la volonté du Père qu'un seul de ces petits périsse, dit Jésus; la volonté du Père est que celui qui croit au Fils ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. C'est cette volonté du Père concernant notre salut qui vainc notre impuissance pécheresse, et c'est là la principale bonne nouvelle: la Bonne Nouvelle.

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Pour Lc 18:18-43
18 Un notable l’interrogea en disant : « Bon maître, que me faut-il faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
19 Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon que Dieu seul.
20 Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » —
21 « Tout cela, dit-il, je l’ai observé dès ma jeunesse. »
22 Entendant cela, Jésus lui dit : « Une chose encore te fait défaut : Tout ce que tu as, vends-le et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. »
23 Mais lui, entendant cela, devint tout triste, car il était fort riche.
24 En le voyant, Jésus dit : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses de pénétrer dans le Royaume de Dieu !
25 Oui, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! »
26 Ceux qui entendaient dirent : « Et qui peut être sauvé ? »
27 Il dit : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. »
28 Pierre dit alors : « Voici que nous, laissant nos biens, nous t’avons suivi ! »
29 Il leur dit : « En vérité, je vous le dis : nul n’aura laissé maison, femme, frères, parents ou enfants, à cause du Royaume de Dieu,
30 qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et dans le monde à venir la vie éternelle. »
31 Prenant avec lui les Douze, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem et que s’accomplira tout ce qui a été écrit par les Prophètes pour le Fils de l’homme.
32 Il sera en effet livré aux païens, bafoué, outragé, couvert de crachats ;
33 après l’avoir flagellé, ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. »
34 Et eux ne saisirent rien de tout cela ; cette parole leur demeurait cachée, et ils ne comprenaient pas ce qu’il disait.
35 Or il advint, comme il approchait de Jéricho, qu’un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait.
36 Entendant une foule marcher, il s’enquérait de ce que cela pouvait être.
37 On lui annonça que c’était Jésus le Nazôréen qui passait.
38 Alors il s’écria : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! »
39 Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire, mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »
40 Jésus s’arrêta et ordonna de le lui amener. Quand il fut près, il lui demanda :
41 « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » ­ « Seigneur, dit-il, que je recouvre la vue ! »
42 Jésus lui dit : « Recouvre la vue ; ta foi t’a sauvé. »
43 Et à l’instant même il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, célébra les louanges de Dieu.
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L'épisode décrit dans la lecture d'aujourd'hui nous ramène au thème de la richesse et de la pauvreté. La question posée à Jésus...  Lire la suite

L'épisode décrit dans la lecture d'aujourd'hui (v. 18–30) nous ramène au thème de la richesse et de la pauvreté. La question posée à Jésus devient compréhensible dans le contexte des nombreuses écoles rabbiniques sans lesquelles on ne peut imaginer la vie religieuse de l'époque évangélique. La question centrale pour toutes ces écoles était de savoir comment obtenir la « vie éternelle ». Il ne s'agissait évidemment pas de l'immortalité de l'âme, mais de la manière d'entrer dans le Royaume messianique. Les représentants de toutes les écoles s'accordaient naturellement sur l'observance des commandements et des autres prescriptions de la Torah ; mais chacune proposait aussi ses propres recommandations : des prières particulières, un jeûne plus rigoureux ou autre chose venant s'ajouter à la pratique religieuse communément admise.

La question adressée à Jésus semble avoir été posée précisément en ce sens : quelles recommandations supplémentaires peux-tu donner pour entrer à coup sûr dans le Royaume ? Celui qui l'interrogeait avait sans doute du respect pour Jésus ; sinon, il l'aurait difficilement appelé « bon maître » (v. 18). Jésus écarte cependant aussitôt cette attitude quelque peu idolâtre à son égard, qui le considère comme la source d'une vérité religieuse particulière (v. 19) : il n'avait jamais eu l'intention de créer une nouvelle école rabbinique et n'avait pas besoin qu'on voie en lui le fondateur d'un nouveau mouvement religieux. Il ne semble nullement disposé à donner à son interlocuteur des recommandations du genre de celles des autres maîtres (v. 20). Mais l'homme insiste (v. 21), et Jésus lui dit alors la seule chose qu'il pouvait lui dire (v. 22).

Le sens de ses paroles est simple : abandonne-toi entièrement, sans réserve, à la volonté de Dieu et, pour marquer ta détermination à le faire, renonce à tout ce que tu possèdes. Bien sûr, il ne s'agissait pas seulement des biens en tant que tels, sinon les disciples n'auraient pas posé de questions (v. 26–29). Ils comprenaient manifestement que la pauvreté dont parlait leur Maître était un état spirituel, non matériel. Jésus lui-même dit qu'il est impossible d'y parvenir par les seuls efforts humains (v. 27). En effet, la plénitude de l'humilité devant Dieu n'est possible que lorsque l'homme renonce totalement à s'appuyer sur quoi que ce soit d'autre que la volonté divine ; et un tel renoncement dépasse les forces de chacun, à moins que Dieu lui-même ne soutienne sa décision. Mais il ne semble pas y avoir d'autre chemin vers le Royaume. Les moyens religieux n'y suffiront pas ; un pas supplémentaire est nécessaire, et la possibilité de poursuivre le chemin vers le Royaume dépend de la détermination à le faire. Ceux qui le font peuvent avoir l'impression de tout perdre. Mais une fois qu'ils ont osé, ils découvrent qu'ils ont reçu infiniment plus que ce qu'ils ont quitté : le Royaume dont parle Jésus.

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Pour Lc 18:18-43
18 Un notable l’interrogea en disant : « Bon maître, que me faut-il faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
19 Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon que Dieu seul.
20 Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » —
21 « Tout cela, dit-il, je l’ai observé dès ma jeunesse. »
22 Entendant cela, Jésus lui dit : « Une chose encore te fait défaut : Tout ce que tu as, vends-le et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. »
23 Mais lui, entendant cela, devint tout triste, car il était fort riche.
24 En le voyant, Jésus dit : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses de pénétrer dans le Royaume de Dieu !
25 Oui, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! »
26 Ceux qui entendaient dirent : « Et qui peut être sauvé ? »
27 Il dit : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. »
28 Pierre dit alors : « Voici que nous, laissant nos biens, nous t’avons suivi ! »
29 Il leur dit : « En vérité, je vous le dis : nul n’aura laissé maison, femme, frères, parents ou enfants, à cause du Royaume de Dieu,
30 qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et dans le monde à venir la vie éternelle. »
31 Prenant avec lui les Douze, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem et que s’accomplira tout ce qui a été écrit par les Prophètes pour le Fils de l’homme.
32 Il sera en effet livré aux païens, bafoué, outragé, couvert de crachats ;
33 après l’avoir flagellé, ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. »
34 Et eux ne saisirent rien de tout cela ; cette parole leur demeurait cachée, et ils ne comprenaient pas ce qu’il disait.
35 Or il advint, comme il approchait de Jéricho, qu’un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait.
36 Entendant une foule marcher, il s’enquérait de ce que cela pouvait être.
37 On lui annonça que c’était Jésus le Nazôréen qui passait.
38 Alors il s’écria : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! »
39 Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire, mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »
40 Jésus s’arrêta et ordonna de le lui amener. Quand il fut près, il lui demanda :
41 « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » ­ « Seigneur, dit-il, que je recouvre la vue ! »
42 Jésus lui dit : « Recouvre la vue ; ta foi t’a sauvé. »
43 Et à l’instant même il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, célébra les louanges de Dieu.
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Pauvre homme riche. Il avait tout ce qu'il fallait pour être un homme normal et bon. Mais pour devenir parfait...  Lire la suite

Pauvre homme riche. Il avait tout ce qu'il fallait pour être un homme normal et bon. Mais pour devenir parfait, il devait «sauter plus haut que sa tête», accomplir un acte auquel un pauvre lui-même oserait à peine se résoudre, à plus forte raison un riche. L'effroi des disciples est donc tout à fait compréhensible: si, pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut faire une chose telle qu'il est plus facile à «un chameau de passer par le trou d'une aiguille», alors qui peut être sauvé? Autrement dit, à qui s'adresse la prédication du Christ, pourquoi marchent-ils avec Lui? Et même s'ils ont eux-mêmes quitté maison et famille pour Lui, cela suffit-il au salut?

La réponse de Jésus est paradoxale: le salut est impossible à l'homme, mais il est possible à Dieu. Cela signifie que Son Message s'adresse à ceux qui sauront le comprendre et le mettre en pratique, même si tous les chameaux doivent passer par des trous d'aiguille...

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Pour Lc 18:18-43
18 Un notable l’interrogea en disant : « Bon maître, que me faut-il faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
19 Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon que Dieu seul.
20 Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » —
21 « Tout cela, dit-il, je l’ai observé dès ma jeunesse. »
22 Entendant cela, Jésus lui dit : « Une chose encore te fait défaut : Tout ce que tu as, vends-le et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. »
23 Mais lui, entendant cela, devint tout triste, car il était fort riche.
24 En le voyant, Jésus dit : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses de pénétrer dans le Royaume de Dieu !
25 Oui, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! »
26 Ceux qui entendaient dirent : « Et qui peut être sauvé ? »
27 Il dit : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. »
28 Pierre dit alors : « Voici que nous, laissant nos biens, nous t’avons suivi ! »
29 Il leur dit : « En vérité, je vous le dis : nul n’aura laissé maison, femme, frères, parents ou enfants, à cause du Royaume de Dieu,
30 qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et dans le monde à venir la vie éternelle. »
31 Prenant avec lui les Douze, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem et que s’accomplira tout ce qui a été écrit par les Prophètes pour le Fils de l’homme.
32 Il sera en effet livré aux païens, bafoué, outragé, couvert de crachats ;
33 après l’avoir flagellé, ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. »
34 Et eux ne saisirent rien de tout cela ; cette parole leur demeurait cachée, et ils ne comprenaient pas ce qu’il disait.
35 Or il advint, comme il approchait de Jéricho, qu’un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait.
36 Entendant une foule marcher, il s’enquérait de ce que cela pouvait être.
37 On lui annonça que c’était Jésus le Nazôréen qui passait.
38 Alors il s’écria : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! »
39 Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire, mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »
40 Jésus s’arrêta et ordonna de le lui amener. Quand il fut près, il lui demanda :
41 « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » ­ « Seigneur, dit-il, que je recouvre la vue ! »
42 Jésus lui dit : « Recouvre la vue ; ta foi t’a sauvé. »
43 Et à l’instant même il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, célébra les louanges de Dieu.
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La réponse du Sauveur à la question sur la vie éternelle est à la fois simple et complexe. Simple, parce qu'Il ne propose rien de nouveau. Toujours le même ancien chemin, bien connu, de la Torah, extérieure et intérieure, le chemin de l'observance des commandements. Ce que celui qui pose la question connaît depuis l'enfance. Mais ensuite...  Lire la suite

La réponse du Sauveur à la question sur la vie éternelle est à la fois simple et complexe. Simple, parce qu'Il ne propose rien de nouveau. Toujours le même ancien chemin, bien connu, de la Torah, extérieure et intérieure, le chemin de l'observance des commandements. Ce que celui qui pose la question connaît depuis l'enfance. Mais ensuite vient une exigence inattendue : tout distribuer et Le suivre, Lui, son Maître. Et là, celui qui interroge s'arrête. Il n'est pas prêt à un tel pas. Et Jésus parle des riches, pour qui il est difficile d'entrer dans le Royaume. De quelle richesse s'agit-il ici ? Celui qui interrogeait était matériellement riche. Mais les apôtres, eux, ne sont pas des riches, et pourtant ils sont troublés. Qui donc peut être sauvé ?

Il semble qu'ils aient bien compris le Maître. Tout quitter, ce n'est pas seulement une question matérielle. Car la notion de pauvreté dans le yahvisme (comme dans le judaïsme de l'époque du Second Temple) était très multiforme. Déjà Isaïe de Jérusalem parlait de la pauvreté plutôt comme d'un état spirituel que comme d'une situation matérielle. Et il se considérait lui-même comme un pauvre, alors qu'il était courtisan et aristocrate du plus haut rang. La pauvreté signifie tout quitter. La question de Jésus adressée à celui qui s'intéresse à la vie éternelle est celle-ci : pourras-tu tout quitter ? Et la question de Pierre : voici, nous avons tout quitté ; que vient ensuite ? Ici, il ne s'agit déjà plus des biens.

Il s'agit ici de renoncer à sa propre vie. Non pas à la vie physique : y renoncer signifie seulement renoncer à une forme concrète de sa propre existence. Il faut renoncer à soi, et non à sa vie. À ce soi même qui, comme le croient la plupart des personnes religieuses, ne disparaîtra nulle part, même si on lui enlève la vie terrestre. C'est à ce soi qu'il faut renoncer. À une vie séparée, à une existence séparée. Et à tout ce qui lui est lié, à tout ce qui la définit. À tout ce que l'on peut caractériser par le mot « mien ». Et ce qui reste, le vrai « moi », pur, que l'on ne parvient pas même à remarquer aussitôt, ce « moi » pur reçoit une autre vie, une vie nouvelle.

Il entre dans un autre courant, infiniment plus puissant et plus pur que le précédent. Là où il n'y a rien à soi au sens étroit et terrestre du mot, mais où chaque « moi », chacun de nous, commence à posséder toute la plénitude de la vie du grand monde de Dieu, de la vie du Royaume. Mais pour cela il faut desserrer la volonté par laquelle nous nous agrippons à notre actuelle imitation de vie. Car c'est bien elle, la volonté crispée, qui nous attache à la vie de ce monde. Et la desserrer est bien plus difficile que d'ouvrir la main qui tient une corde lorsqu'on est suspendu au-dessus d'un abîme. Mais autrement, rien ne réussira. Autrement, c'est l'attachement éternel à une imitation de vie qui épuisera sans fin notre âme et notre corps. Et aucune liberté. Donc aucun Royaume.

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Pour Lc 18:18-43
18 Un notable l’interrogea en disant : « Bon maître, que me faut-il faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
19 Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon que Dieu seul.
20 Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » —
21 « Tout cela, dit-il, je l’ai observé dès ma jeunesse. »
22 Entendant cela, Jésus lui dit : « Une chose encore te fait défaut : Tout ce que tu as, vends-le et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. »
23 Mais lui, entendant cela, devint tout triste, car il était fort riche.
24 En le voyant, Jésus dit : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses de pénétrer dans le Royaume de Dieu !
25 Oui, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! »
26 Ceux qui entendaient dirent : « Et qui peut être sauvé ? »
27 Il dit : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. »
28 Pierre dit alors : « Voici que nous, laissant nos biens, nous t’avons suivi ! »
29 Il leur dit : « En vérité, je vous le dis : nul n’aura laissé maison, femme, frères, parents ou enfants, à cause du Royaume de Dieu,
30 qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et dans le monde à venir la vie éternelle. »
31 Prenant avec lui les Douze, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem et que s’accomplira tout ce qui a été écrit par les Prophètes pour le Fils de l’homme.
32 Il sera en effet livré aux païens, bafoué, outragé, couvert de crachats ;
33 après l’avoir flagellé, ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. »
34 Et eux ne saisirent rien de tout cela ; cette parole leur demeurait cachée, et ils ne comprenaient pas ce qu’il disait.
35 Or il advint, comme il approchait de Jéricho, qu’un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait.
36 Entendant une foule marcher, il s’enquérait de ce que cela pouvait être.
37 On lui annonça que c’était Jésus le Nazôréen qui passait.
38 Alors il s’écria : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! »
39 Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire, mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »
40 Jésus s’arrêta et ordonna de le lui amener. Quand il fut près, il lui demanda :
41 « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » ­ « Seigneur, dit-il, que je recouvre la vue ! »
42 Jésus lui dit : « Recouvre la vue ; ta foi t’a sauvé. »
43 Et à l’instant même il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, célébra les louanges de Dieu.
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Que faut-il pour être quelqu'un de bien ? La réponse est plus ou moins claire même pour ceux qui n'ont pas lu l'Écriture : ne pas tromper, ne pas tuer, respecter les autres... Les communautés humaines les plus saines...  Lire la suite

Que faut-il pour être quelqu'un de bien ? La réponse est plus ou moins claire même pour ceux qui n'ont pas lu l'Écriture : ne pas tromper, ne pas tuer, respecter les autres... Les communautés humaines les plus saines reposent sur ces principes. Et que pourrait-on souhaiter de plus aux hommes ? Sans violence ni mensonge, le monde serait infiniment meilleur...

Et pourtant, il se trouve des personnes pour lesquelles cela ne suffit pas. Elles quittent tout et accomplissent l'impossible. Comme mère Marie (Skobtsova), qui entra dans la chambre à gaz à la place d'une autre femme ; comme mère Teresa de Calcutta, qui soignait de ses propres mains les pauvres et les lépreux en Inde ; comme tant de martyrs, anciens et modernes, pour lesquels leur vie s'est révélée moins précieuse que leur foi ; comme, enfin, les apôtres eux-mêmes, qui ont donné leur vie pour annoncer la parole du Christ au monde entier.

Qu'est-ce qui arrache ces personnes à leurs lieux familiers et sûrs et les pousse sur le chemin de la sainteté ? Comment s'accomplit cette illumination spirituelle ? Que faire, nous qui avons entendu tant de fois l'appel de l'Évangile et y sommes restés indifférents ? Comment faire pour que Jésus ne passe pas à côté de nous, à côté de nos ténèbres ? Peut-être faut-il, comme cet aveugle, crier dans l'obscurité : « Fils de David, aie pitié de nous ! »

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Pour Lc 18:18-34
18 Un notable l’interrogea en disant : « Bon maître, que me faut-il faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
19 Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon que Dieu seul.
20 Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » —
21 « Tout cela, dit-il, je l’ai observé dès ma jeunesse. »
22 Entendant cela, Jésus lui dit : « Une chose encore te fait défaut : Tout ce que tu as, vends-le et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. »
23 Mais lui, entendant cela, devint tout triste, car il était fort riche.
24 En le voyant, Jésus dit : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses de pénétrer dans le Royaume de Dieu !
25 Oui, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! »
26 Ceux qui entendaient dirent : « Et qui peut être sauvé ? »
27 Il dit : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. »
28 Pierre dit alors : « Voici que nous, laissant nos biens, nous t’avons suivi ! »
29 Il leur dit : « En vérité, je vous le dis : nul n’aura laissé maison, femme, frères, parents ou enfants, à cause du Royaume de Dieu,
30 qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et dans le monde à venir la vie éternelle. »
31 Prenant avec lui les Douze, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem et que s’accomplira tout ce qui a été écrit par les Prophètes pour le Fils de l’homme.
32 Il sera en effet livré aux païens, bafoué, outragé, couvert de crachats ;
33 après l’avoir flagellé, ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. »
34 Et eux ne saisirent rien de tout cela ; cette parole leur demeurait cachée, et ils ne comprenaient pas ce qu’il disait.
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L'homme à qui le Christ conseilla de vendre et de distribuer tous ses biens avait, en quelque sorte, provoqué lui-même ce conseil...  Lire la suite

L'homme à qui le Christ conseilla de vendre et de distribuer tous ses biens avait, en quelque sorte, provoqué lui-même ce conseil. Après avoir entendu du Christ les commandements qu'il connaissait depuis sa jeunesse, il voulut lui-même quelque chose de plus. Mais il se révéla incapable de ce « plus ». Habituellement, en méditant cette parabole, nous réfléchissons à la possibilité du salut pour l'homme attaché à la richesse ou du moins orienté vers le bien-être terrestre. C'est un aspect important de la parabole. Pourtant, très souvent, à peine entrés sur le chemin de la vie spirituelle, nous nous considérons déjà comme ayant maîtrisé les « bases » et recherchons quelque chose au-delà de ce qui nous est « déjà clair ». Lorsque nous l'obtenons, nous comprenons que nous n'avons pas la force de porter dignement le nouveau ministère, et nous reculons.

Il ne faut pas condamner l'homme qui a surestimé ses forces, mais il faut se souvenir que les forces humaines ne suffiront jamais pour servir le Seigneur : c'est Lui-même qui les donne. Toutefois, pour l'homme dont il est question, le refus d'agir selon le conseil qu'il avait lui-même sollicité l'éloigna du Christ.

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