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RÉFLEXIONS pour Ac 20:1-38

Après que le tumulte eut pris fin, Paul convoqua les disciples, leur adressa une exhortation et, après avoir fait ses adieux, partit pour la Macédoine.
Il traversa cette contrée, y exhorta longuement les fidèles et parvint en Grèce,
où il resta trois mois. Un complot fomenté par les Juifs contre lui au moment où il allait s'embarquer pour la Syrie le décida à s'en retourner par la Macédoine.
Il avait pour compagnons Sopatros, fils de Pyrrhus, de Bérée; Aristarque et Secundus, de Thessalonique; Gaïus, de Dobérès, et Timothée, ainsi que les Asiates Tychique et Trophime.
Ceux-ci prirent les devants et nous attendirent à Troas.
Nous-mêmes, nous quittâmes Philippes par mer après les jours des Azymes et, au bout de cinq jours, les rejoignîmes à Troas, où nous passâmes sept jours.
Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain; Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec eux. Il prolongea son discours jusqu'au milieu de la nuit.
Il y avait bon nombre de lampes dans la chambre haute où nous étions réunis.
Un adolescent, du nom d'Eutyque, qui était assis sur le bord de la fenêtre, se laissa gagner par un profond sommeil, pendant que Paul discourait toujours. Entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas. On le releva mort.
10 Paul descendit, se pencha sur lui, le prit dans ses bras et dit : " Ne vous agitez donc pas : son âme est en lui. "
11 Puis il remonta, rompit le pain et mangea; longtemps encore il parla, jusqu'au point du jour. C'est alors qu'il partit.
12 Quant au jeune garçon, on le ramena vivant, et ce ne fut pas une petite consolation.
13 Pour nous, prenant les devants par mer, nous fîmes voile vers Assos, où nous devions prendre Paul : ainsi en avait-il disposé. Lui-même viendrait par la route.
14 Lorsqu'il nous eut rejoints à Assos, nous le prîmes à bord et gagnâmes Mitylène.
15 De là, nous repartîmes le lendemain et parvînmes devant Chio. Le jour suivant, nous touchions à Samos, et, après nous être arrêtés à Trogyllion, nous arrivions le jour d'après à Milet.
16 Paul avait en effet décidé de passer au large d'Éphèse, pour ne pas avoir à s'attarder en Asie. Il se hâtait afin d'être, si possible, le jour de la Pentecôte à Jérusalem.
17 De Milet, il envoya chercher à Éphèse les anciens de cette Église.
18 Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur dit : " Vous savez vous-mêmes de quelle façon, depuis le premier jour où j'ai mis le pied en Asie, je n'ai cessé de me comporter avec vous,
19 servant le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et au milieu des épreuves que m'ont occasionnées les machinations des Juifs.
20 Vous savez comment, en rien de ce qui vous était avantageux, je ne me suis dérobé quand il fallait vous prêcher et vous instruire, en public et en privé,
21 adjurant Juifs et Grecs de se repentir envers Dieu et de croire en Jésus, notre Seigneur.
22 " Et maintenant voici qu'enchaîné par l'Esprit je me rends à Jérusalem, sans savoir ce qui m'y adviendra,
23 sinon que, de ville en ville, l'Esprit Saint m'avertit que chaînes et tribulations m'attendent.
24 Mais je n'attache aucun prix à ma propre vie, pourvu que je mène à bonne fin ma course et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l'Évangile de la grâce de Dieu.
25 " Et maintenant voici que, je le sais, vous ne reverrez plus mon visage, vous tous au milieu de qui j'ai passé en proclamant le Royaume.
26 C'est pourquoi je l'atteste aujourd'hui devant vous : je suis pur du sang de tous.
27 Car je ne me suis pas dérobé quand il fallait vous annoncer toute la volonté de Dieu.
28 " Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit Saint vous a établis gardiens pour paître l'Église de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre fils.
29 " Je sais, moi, qu'après mon départ il s'introduira parmi vous des loups redoutables qui ne ménageront pas le troupeau,
30 et que du milieu même de vous se lèveront des hommes tenant des discours pervers dans le but d'entraîner les disciples à leur suite.
31 C'est pourquoi soyez vigilants, vous souvenant que, trois années durant, nuit et jour, je n'ai cessé de reprendre avec larmes chacun d'entre vous.
32 " Et à présent je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, qui a le pouvoir de bâtir l'édifice et de procurer l'héritage parmi tous les sanctifiés.
33 " Argent, or, vêtements, je n'en ai convoité de personne :
34 vous savez vous-mêmes qu'à mes besoins et à ceux de mes compagnons ont pourvu les mains que voilà.
35 De toutes manières je vous l'ai montré : c'est en peinant ainsi qu'il faut venir en aide aux faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. "
36 À ces mots, se mettant à genoux, avec eux tous il pria.
37 Tous alors éclatèrent en sanglots, et, se jetant au cou de Paul, ils l'embrassaient,
38 affligés surtout de la parole qu'il avait dite : qu'ils ne devaient plus revoir son visage. Puis ils l'accompagnèrent jusqu'au bateau.
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Cette conversation de l'apôtre Paul avec les anciens d'Éphèse est sans doute l'un des passages les plus dramatiques du livre des Actes. Paul sait qu'il va au-devant des épreuves et qu'il ne reverra plus la plupart de ses frères et collaborateurs. Ses paroles sont donc pour eux une sorte de testament spirituel, ce qu'il peut dire de plus important aux disciples du Christ. Il leur rappelle qu'il ne leur a pas prêché un enseignement nouveau, une loi nouvelle ou une religion nouvelle : il est simplement devenu le serviteur et le témoin du commencement de leur propre relation directe avec Dieu. Il ne les appelle pas à s'attacher à des autorités extérieures, mais à veiller sur eux-mêmes et sur le troupeau où demeure l'Esprit, que le Christ Sauveur S'est acquis. Désormais, Dieu dirigera Son Église, tandis que les anciens ne seront que Ses serviteurs. Enfin, qu'ils se souviennent des paroles de Jésus, accomplies jusqu'au bout par Paul lui-même : « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. » Paul a prouvé que ces paroles ne concernent pas tant l'argent que tout ce qu'un homme possède : son âme, son temps, ses forces, toute sa vie.

Autres réflexions

 
Pour Ac 20:1-38
Après que le tumulte eut pris fin, Paul convoqua les disciples, leur adressa une exhortation et, après avoir fait ses adieux, partit pour la Macédoine.
Il traversa cette contrée, y exhorta longuement les fidèles et parvint en Grèce,
où il resta trois mois. Un complot fomenté par les Juifs contre lui au moment où il allait s'embarquer pour la Syrie le décida à s'en retourner par la Macédoine.
Il avait pour compagnons Sopatros, fils de Pyrrhus, de Bérée; Aristarque et Secundus, de Thessalonique; Gaïus, de Dobérès, et Timothée, ainsi que les Asiates Tychique et Trophime.
Ceux-ci prirent les devants et nous attendirent à Troas.
Nous-mêmes, nous quittâmes Philippes par mer après les jours des Azymes et, au bout de cinq jours, les rejoignîmes à Troas, où nous passâmes sept jours.
Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain; Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec eux. Il prolongea son discours jusqu'au milieu de la nuit.
Il y avait bon nombre de lampes dans la chambre haute où nous étions réunis.
Un adolescent, du nom d'Eutyque, qui était assis sur le bord de la fenêtre, se laissa gagner par un profond sommeil, pendant que Paul discourait toujours. Entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas. On le releva mort.
10 Paul descendit, se pencha sur lui, le prit dans ses bras et dit : " Ne vous agitez donc pas : son âme est en lui. "
11 Puis il remonta, rompit le pain et mangea; longtemps encore il parla, jusqu'au point du jour. C'est alors qu'il partit.
12 Quant au jeune garçon, on le ramena vivant, et ce ne fut pas une petite consolation.
13 Pour nous, prenant les devants par mer, nous fîmes voile vers Assos, où nous devions prendre Paul : ainsi en avait-il disposé. Lui-même viendrait par la route.
14 Lorsqu'il nous eut rejoints à Assos, nous le prîmes à bord et gagnâmes Mitylène.
15 De là, nous repartîmes le lendemain et parvînmes devant Chio. Le jour suivant, nous touchions à Samos, et, après nous être arrêtés à Trogyllion, nous arrivions le jour d'après à Milet.
16 Paul avait en effet décidé de passer au large d'Éphèse, pour ne pas avoir à s'attarder en Asie. Il se hâtait afin d'être, si possible, le jour de la Pentecôte à Jérusalem.
17 De Milet, il envoya chercher à Éphèse les anciens de cette Église.
18 Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur dit : " Vous savez vous-mêmes de quelle façon, depuis le premier jour où j'ai mis le pied en Asie, je n'ai cessé de me comporter avec vous,
19 servant le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et au milieu des épreuves que m'ont occasionnées les machinations des Juifs.
20 Vous savez comment, en rien de ce qui vous était avantageux, je ne me suis dérobé quand il fallait vous prêcher et vous instruire, en public et en privé,
21 adjurant Juifs et Grecs de se repentir envers Dieu et de croire en Jésus, notre Seigneur.
22 " Et maintenant voici qu'enchaîné par l'Esprit je me rends à Jérusalem, sans savoir ce qui m'y adviendra,
23 sinon que, de ville en ville, l'Esprit Saint m'avertit que chaînes et tribulations m'attendent.
24 Mais je n'attache aucun prix à ma propre vie, pourvu que je mène à bonne fin ma course et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l'Évangile de la grâce de Dieu.
25 " Et maintenant voici que, je le sais, vous ne reverrez plus mon visage, vous tous au milieu de qui j'ai passé en proclamant le Royaume.
26 C'est pourquoi je l'atteste aujourd'hui devant vous : je suis pur du sang de tous.
27 Car je ne me suis pas dérobé quand il fallait vous annoncer toute la volonté de Dieu.
28 " Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit Saint vous a établis gardiens pour paître l'Église de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre fils.
29 " Je sais, moi, qu'après mon départ il s'introduira parmi vous des loups redoutables qui ne ménageront pas le troupeau,
30 et que du milieu même de vous se lèveront des hommes tenant des discours pervers dans le but d'entraîner les disciples à leur suite.
31 C'est pourquoi soyez vigilants, vous souvenant que, trois années durant, nuit et jour, je n'ai cessé de reprendre avec larmes chacun d'entre vous.
32 " Et à présent je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, qui a le pouvoir de bâtir l'édifice et de procurer l'héritage parmi tous les sanctifiés.
33 " Argent, or, vêtements, je n'en ai convoité de personne :
34 vous savez vous-mêmes qu'à mes besoins et à ceux de mes compagnons ont pourvu les mains que voilà.
35 De toutes manières je vous l'ai montré : c'est en peinant ainsi qu'il faut venir en aide aux faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. "
36 À ces mots, se mettant à genoux, avec eux tous il pria.
37 Tous alors éclatèrent en sanglots, et, se jetant au cou de Paul, ils l'embrassaient,
38 affligés surtout de la parole qu'il avait dite : qu'ils ne devaient plus revoir son visage. Puis ils l'accompagnèrent jusqu'au bateau.
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Cette conversation de l'apôtre Paul avec les presbytres d'Éphèse est sans doute l'un des passages les plus dramatiques du livre...  Lire la suite

Cette conversation de l'apôtre Paul avec les presbytres d'Éphèse est sans doute l'un des passages les plus dramatiques du livre des Actes. Paul sait qu'il va au-devant des épreuves, qu'il ne reverra plus la plupart de ses frères et collaborateurs. C'est pourquoi ses paroles à leur adresse sont une sorte de testament spirituel, ce qu'il peut dire de plus important aux disciples du Christ.

Ainsi, il leur rappelle qu'il ne leur a pas prêché une nouvelle doctrine, une nouvelle loi, une nouvelle religion : il est simplement devenu serviteur et témoin du commencement de leurs propres relations directes avec Dieu. Il ne les appelle pas à s'attacher à des autorités extérieures, mais à veiller sur eux-mêmes et sur le troupeau où demeure l'Esprit, que le Sauveur Christ S'est acquis. Désormais, Dieu conduira Son Église, et les presbytres ne seront que Ses serviteurs. Enfin, qu'ils se souviennent des paroles de Jésus, pleinement accomplies par Paul lui-même : « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir ». Paul a montré que ces paroles parlent moins d'argent que de tout ce que l'homme possède : de l'âme, du temps, des forces, de toute sa vie.

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Pour Ac 20:7-9
Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain; Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec eux. Il prolongea son discours jusqu'au milieu de la nuit.
Il y avait bon nombre de lampes dans la chambre haute où nous étions réunis.
Un adolescent, du nom d'Eutyque, qui était assis sur le bord de la fenêtre, se laissa gagner par un profond sommeil, pendant que Paul discourait toujours. Entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas. On le releva mort.
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La rencontre des disciples à Troas a lieu le premier jour de la semaine, et cette assemblée est présentée comme quelque chose d'habituel. Or nous avons là un témoignage important sur la manière dont...  Lire la suite

La rencontre des disciples à Troas a lieu le premier jour de la semaine, et cette assemblée est présentée comme quelque chose d'habituel. Or nous avons là un témoignage important sur la manière dont le jour de la Résurrection est devenu très tôt dans l'Église le jour des assemblées de prière et d'eucharistie. Pourquoi l'assemblée a-t-elle lieu la nuit, seulement à cause des persécutions? Apparemment, dans une certaine mesure à cause d'elles, mais guère pour cette seule raison. Car le nouveau jour commençait le soir, et l'on peut imaginer avec quelle impatience les chrétiens, brûlant du désir de rencontrer au plus vite le Christ dans la prière et la fraction du Pain, cherchaient à se réunir aussitôt que prenait fin le repos du sabbat observé par les frères venus du judaïsme.

Dans la chambre haute où les disciples étaient réunis, il y avait beaucoup de lampes, mais l'un d'eux était assis à l'écart, près de la fenêtre, ce qui l'a apparemment détaché de l'assemblée et l'a fait s'endormir; en conséquence, il est tombé par la fenêtre. En effet, tous ceux qui viennent dans l'Église n'ont pas nécessairement la réserve de forces spirituelles requise, et pourtant le Maître a demandé aux disciples de veiller. Quant à ceux qui ne se sentent pas de force, il vaut mieux pour eux ne pas se cacher dans un coin retiré, mais aller vers la lumière, afin de ne pas tomber quelque part plus rudement qu'Eutyque n'est tombé.

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Pour Ac 20:10
10 Paul descendit, se pencha sur lui, le prit dans ses bras et dit : " Ne vous agitez donc pas : son âme est en lui. "
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Dans les livres du Nouveau Testament, on rencontre toute une série de témoignages de résurrection de morts, accomplie tant par le Christ Lui-même que par Ses disciples. Comment ces cas sont-ils liés à...  Lire la suite

Dans les livres du Nouveau Testament, on rencontre toute une série de témoignages de résurrection de morts, accomplie tant par le Christ Lui-même que par Ses disciples. Comment ces cas sont-ils liés à la résurrection du Sauveur Lui-même ? Et comment sont-ils liés à cette résurrection qui attend chacun de nous à la fin des temps ?

La Bible regarde la vie humaine comme l'unité de deux processus : naturel et spirituel. Le processus spirituel est lié à ce souffle de Dieu que Dieu « insuffle » à l'homme « dans les narines », c'est ainsi précisément dans le texte hébreu, lors de la création. Par ce souffle, l'homme est vivant ; il fait de lui l'image de Dieu, et ce qui est unique, ce que l'on pourrait définir comme l'humanité de l'homme, lui est lié.

La vie, comme processus naturel, est appelée dans la Bible « âme ». Nous sommes habitués à regarder l'âme comme le centre des qualités personnelles de l'homme, comme ce qui le rend unique et irremplaçable. C'est ainsi que les prêtres égyptiens et les philosophes grecs regardaient l'âme.

Les auteurs bibliques, quant à eux, entendaient par le mot que l'on traduit ordinairement en russe par « âme » une force vitale impersonnelle, commune à l'homme et aux animaux. C'est précisément cette force vitale qui apparaît dans l'homme après que Dieu a « insufflé » en lui le souffle de vie.

Les animaux possèdent eux aussi une telle âme, chez eux liée au sang : car le sang est le fondement de tous les processus vitaux dans l'organisme animal. Chez l'homme, avant la chute, elle était liée au souffle de vie reçu de Dieu ; après la chute, elle s'est trouvée liée au sang, comme chez les animaux. Après la chute, l'homme est manifestement devenu bien plus semblable à l'animal qu'à Dieu, auquel il ressemblait avant la chute.

La mort aussi est décrite dans la Bible comme un processus double. Le souffle de vie que l'homme a reçu de Dieu retourne à Dieu au moment de la mort, tandis que la force vitale, l'âme, s'en va simplement, se dissolvant dans l'espace environnant. Il n'en reste qu'une très petite part, qui rend possible l'existence après la mort de ce qu'on appelle d'ordinaire l'ombre de l'homme, dont le lieu de séjour est le monde d'en bas, appelé shéol.

C'est précisément cette vie qui s'en va si facilement et si inévitablement que Jésus appelle à Lui donner, afin qu'Il lui confère une qualité nouvelle, la renouvelant par le souffle de Son Royaume, dont elle deviendra ensuite une part. Le souffle du Royaume est le même souffle de Dieu ; il pénètre le Royaume dans une plénitude qui ne s'était jamais auparavant ouverte à l'homme.

Mais la vie de l'homme, son âme, doit se renouveler afin de devenir une part organique de ce Royaume vers lequel l'homme tend. La résurrection du Sauveur et la résurrection de chacun de nous à la fin des temps sont impossibles sans un tel renouvellement ; et selon que ce renouvellement deviendra possible pour nous, seuls nos péchés dont nous ne nous sommes pas repentis pouvant l'empêcher, notre destin dans l'éternité sera déterminé.

Il existe aussi une résurrection d'un autre ordre, comme retour à l'ancienne vie non transfigurée. Cela peut arriver si la force vitale n'a pas encore quitté définitivement l'homme, comme dans le cas décrit dans le Livre des Actes. Mais ce n'est pas encore la transfiguration ; ce n'est qu'un retour à l'ancienne vie, à la vieille vie, une chance de plus donnée par Dieu à l'homme pour son salut.

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Pour Ac 20:17-38
17 De Milet, il envoya chercher à Éphèse les anciens de cette Église.
18 Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur dit : " Vous savez vous-mêmes de quelle façon, depuis le premier jour où j'ai mis le pied en Asie, je n'ai cessé de me comporter avec vous,
19 servant le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et au milieu des épreuves que m'ont occasionnées les machinations des Juifs.
20 Vous savez comment, en rien de ce qui vous était avantageux, je ne me suis dérobé quand il fallait vous prêcher et vous instruire, en public et en privé,
21 adjurant Juifs et Grecs de se repentir envers Dieu et de croire en Jésus, notre Seigneur.
22 " Et maintenant voici qu'enchaîné par l'Esprit je me rends à Jérusalem, sans savoir ce qui m'y adviendra,
23 sinon que, de ville en ville, l'Esprit Saint m'avertit que chaînes et tribulations m'attendent.
24 Mais je n'attache aucun prix à ma propre vie, pourvu que je mène à bonne fin ma course et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l'Évangile de la grâce de Dieu.
25 " Et maintenant voici que, je le sais, vous ne reverrez plus mon visage, vous tous au milieu de qui j'ai passé en proclamant le Royaume.
26 C'est pourquoi je l'atteste aujourd'hui devant vous : je suis pur du sang de tous.
27 Car je ne me suis pas dérobé quand il fallait vous annoncer toute la volonté de Dieu.
28 " Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit Saint vous a établis gardiens pour paître l'Église de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre fils.
29 " Je sais, moi, qu'après mon départ il s'introduira parmi vous des loups redoutables qui ne ménageront pas le troupeau,
30 et que du milieu même de vous se lèveront des hommes tenant des discours pervers dans le but d'entraîner les disciples à leur suite.
31 C'est pourquoi soyez vigilants, vous souvenant que, trois années durant, nuit et jour, je n'ai cessé de reprendre avec larmes chacun d'entre vous.
32 " Et à présent je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, qui a le pouvoir de bâtir l'édifice et de procurer l'héritage parmi tous les sanctifiés.
33 " Argent, or, vêtements, je n'en ai convoité de personne :
34 vous savez vous-mêmes qu'à mes besoins et à ceux de mes compagnons ont pourvu les mains que voilà.
35 De toutes manières je vous l'ai montré : c'est en peinant ainsi qu'il faut venir en aide aux faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. "
36 À ces mots, se mettant à genoux, avec eux tous il pria.
37 Tous alors éclatèrent en sanglots, et, se jetant au cou de Paul, ils l'embrassaient,
38 affligés surtout de la parole qu'il avait dite : qu'ils ne devaient plus revoir son visage. Puis ils l'accompagnèrent jusqu'au bateau.
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Le discours que Paul adresse aux frères avant de partir pour Jérusalem rappelle les paroles d’adieu du Christ lors de la dernière...  Lire la suite

Le discours que Paul adresse aux frères avant de partir pour Jérusalem rappelle les paroles d’adieu du Christ lors de la dernière Cène, et cela ne peut nous étonner, car Paul lui-même demandait aux chrétiens : « ...imitez-moi, comme j’imite le Christ » (1 Co 4,16). Il ne s’agit pas ici d’imitation au mauvais sens du terme, car Paul ne reproduit pas l’apparence ni les manières du Maître, comme le font les nombreux faux christs et faux prophètes ; il accomplit consciemment la tâche qui lui a été confiée, en confrontant au Christ ses paroles et ses actes.

Devant les épreuves qui l’attendent, Paul dresse le bilan de son ministère. Nous savons que celui-ci n’est pas terminé et que Paul a encore beaucoup à faire, mais à cet instant, comme à tout instant, il est prêt à répondre de ce qu’il a ou n’a pas eu le temps d’accomplir.

Après avoir averti des dangers les frères qu’il va quitter, Paul ne les confie pas à l’autorité de tel ou tel apôtre ni à celle d’autres hommes d’Église expérimentés, mais à Dieu et à la parole de Sa grâce. Paul ne substitue pas à Dieu et à Sa volonté des entreprises humaines : si réfléchies et nécessaires soient-elles, elles ne serviront à rien sans Lui.

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Pour Ac 20:17-27
17 De Milet, il envoya chercher à Éphèse les anciens de cette Église.
18 Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur dit : " Vous savez vous-mêmes de quelle façon, depuis le premier jour où j'ai mis le pied en Asie, je n'ai cessé de me comporter avec vous,
19 servant le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et au milieu des épreuves que m'ont occasionnées les machinations des Juifs.
20 Vous savez comment, en rien de ce qui vous était avantageux, je ne me suis dérobé quand il fallait vous prêcher et vous instruire, en public et en privé,
21 adjurant Juifs et Grecs de se repentir envers Dieu et de croire en Jésus, notre Seigneur.
22 " Et maintenant voici qu'enchaîné par l'Esprit je me rends à Jérusalem, sans savoir ce qui m'y adviendra,
23 sinon que, de ville en ville, l'Esprit Saint m'avertit que chaînes et tribulations m'attendent.
24 Mais je n'attache aucun prix à ma propre vie, pourvu que je mène à bonne fin ma course et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l'Évangile de la grâce de Dieu.
25 " Et maintenant voici que, je le sais, vous ne reverrez plus mon visage, vous tous au milieu de qui j'ai passé en proclamant le Royaume.
26 C'est pourquoi je l'atteste aujourd'hui devant vous : je suis pur du sang de tous.
27 Car je ne me suis pas dérobé quand il fallait vous annoncer toute la volonté de Dieu.
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Sans doute peu de personnes, en regardant leur vie, peuvent dire qu'elles n'ont rien laissé échapper de ce que Dieu leur avait donné...  Lire la suite

Sans doute peu de personnes, en regardant leur vie, peuvent dire qu'elles n'ont rien laissé échapper de ce que Dieu leur avait donné. Que chaque petite chose, mise avec soin à notre disposition, a été utilisée. Paul, lui, le peut. Parce qu'il n'a pas « négligé de vous annoncer toute la volonté de Dieu ».

Un tel fait de ne pas laisser passer une occasion, de l'utiliser en toute situation, est l'un des exercices spirituels les plus difficiles. Plus le temps passe, plus il devient difficile de pardonner cent fois la même chose. Plus le temps passe, plus il répugne de se repentir de la même chose. Les tentatives de lutter contre le mal paraissent de plus en plus inutiles. Les conversations avec les gens semblent jeter des perles devant les porcs. Plus le temps passe, plus cela grandit.

Mais le Seigneur, par l'exemple du pardon « jusqu'à soixante-dix fois sept fois » (Mt 18:21-22), nous enseigne que c'est notre tâche principale. Si désespérée que paraisse la tâche, nous devons, avec espérance, traverser la même chose des centaines, des milliers de fois. Nous devons être prêts à témoigner, par tout ce que nous avons, de Sa Mort et de Sa Résurrection. Et nous avons même un appui sur ce chemin. Nous savons que cela est possible à l'homme parce que Paul était un homme, comme nous, et qu'il a vécu ainsi.

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Pour Ac 20:26-27
26 C'est pourquoi je l'atteste aujourd'hui devant vous : je suis pur du sang de tous.
27 Car je ne me suis pas dérobé quand il fallait vous annoncer toute la volonté de Dieu.
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Les paroles de Paul selon lesquelles il est « pur du sang de tous » parce que, pendant tout le temps de son service, il a annoncé à chacun la volonté de Dieu, rappellent les paroles dites par Dieu à l'un des grands...  Lire la suite

Les paroles de Paul selon lesquelles il est « pur du sang de tous » parce que, pendant tout le temps de son service, il a annoncé à chacun la volonté de Dieu, rappellent les paroles dites par Dieu à l'un des grands prophètes d'Israël, Ézéchiel, dont le sens se ramenait à ceci : l'affaire du prophète est de témoigner de ce qui lui est révélé par Dieu.

La réaction de ceux à qui il témoigne à ce qu'ils entendent n'est pas son affaire : si l'homme n'écoute pas les paroles du témoin, ce sera son péché et sa responsabilité, tandis que le témoin, ayant fait son travail, ne portera pas la responsabilité de celui qui n'a pas écouté ses paroles.

Mais si le témoin se tait, cache son témoignage, et que celui qu'il devait reprendre pèche pendant que le prophète se tait, alors le prophète se trouvera responsable du péché commis par le pécheur dans la même mesure que celui qui a péché. Le principe est simple : le témoin qui se tait, qui refuse le témoignage, devient complice du péché d'autrui.

Paul, manifestement, s'en tient à la même position : il est toujours resté un témoin fidèle du Christ et du Royaume, il n'a jamais caché son témoignage à personne, et maintenant celui qui n'a pas jugé nécessaire d'écouter ses paroles répondra lui-même des conséquences de son choix. Mais, bien sûr, dans le cas de Paul, l'affaire est encore compliquée par une nouvelle mesure de responsabilité, tant pour le témoignage que pour son refus.

Certes, les anciens prophètes eux aussi témoignaient de choses vitalement importantes du point de vue spirituel : lorsque, par exemple, ils reprenaient des personnes ou des peuples entiers pour violation du commandement, il était souvent réellement question de vie et de mort, du chemin de la justice qui mène à la vie et du chemin du péché qui mène à la mort.

Mais il s'agissait encore d'un choix dans le cadre de l'ordre actuel, non transfiguré, des choses. Paul, lui, témoigne du Christ et du Royaume, plaçant l'auditeur dans une situation de choix absolu, choix entre le salut définitif et la perdition tout aussi définitive.

Assurément, la responsabilité du témoin dans une telle situation est infiniment plus grande. Mais la responsabilité de l'auditeur pour le choix qu'il fait est aussi beaucoup plus grave. Et, comprenant cela, l'apôtre tire le bilan de son service : il n'a repoussé personne, il n'a rien caché à personne, il a fait tout ce qu'il pouvait. Le reste dépend uniquement des auditeurs eux-mêmes.

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Pour Ac 20:28-36
28 " Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit Saint vous a établis gardiens pour paître l'Église de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre fils.
29 " Je sais, moi, qu'après mon départ il s'introduira parmi vous des loups redoutables qui ne ménageront pas le troupeau,
30 et que du milieu même de vous se lèveront des hommes tenant des discours pervers dans le but d'entraîner les disciples à leur suite.
31 C'est pourquoi soyez vigilants, vous souvenant que, trois années durant, nuit et jour, je n'ai cessé de reprendre avec larmes chacun d'entre vous.
32 " Et à présent je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, qui a le pouvoir de bâtir l'édifice et de procurer l'héritage parmi tous les sanctifiés.
33 " Argent, or, vêtements, je n'en ai convoité de personne :
34 vous savez vous-mêmes qu'à mes besoins et à ceux de mes compagnons ont pourvu les mains que voilà.
35 De toutes manières je vous l'ai montré : c'est en peinant ainsi qu'il faut venir en aide aux faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. "
36 À ces mots, se mettant à genoux, avec eux tous il pria.
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Paul fait ses adieux aux anciens de l’Église d’Éphèse, qu’il a lui-même fondée et où il a passé trois ans...  Lire la suite

Paul fait ses adieux aux anciens de l’Église d’Éphèse, qu’il a lui-même fondée et où il a passé trois ans (voir Ac 20:31). Avec toute cette « immodestie » désintéressée qui le caractérise, il énumère les œuvres par lesquelles il a servi Dieu. Il met les anciens en garde contre les faux docteurs et contre la division de l’Église (voir Ac 20:29-31). Avant la Croix, le Christ a demandé au Père de garder l’Église dans l’unité. Paul parle de bonheur et de béatitude. Le Christ appelait Ses disciples à la joie parfaite. C’est ainsi que le Seigneur résumait Sa vie. Et l’exemple de l’apôtre Paul montre que nous pouvons faire de même.

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Pour Ac 20:29-31
29 " Je sais, moi, qu'après mon départ il s'introduira parmi vous des loups redoutables qui ne ménageront pas le troupeau,
30 et que du milieu même de vous se lèveront des hommes tenant des discours pervers dans le but d'entraîner les disciples à leur suite.
31 C'est pourquoi soyez vigilants, vous souvenant que, trois années durant, nuit et jour, je n'ai cessé de reprendre avec larmes chacun d'entre vous.
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En partant pour Jérusalem, Paul comprend que son chemin terrestre touche à sa fin. C'est bien ce qui arrivera : de Jérusalem, il partira pour Rome non plus en homme libre, mais en prisonnier envoyé au tribunal de l'empereur, que Paul réclamera en tant que citoyen romain...  Lire la suite

En partant pour Jérusalem, Paul comprend que son chemin terrestre touche à sa fin. C'est bien ce qui arrivera : de Jérusalem, il partira pour Rome non plus en homme libre, mais en prisonnier envoyé au tribunal de l'empereur, que Paul réclamera en tant que citoyen romain. Et maintenant l'apôtre dresse le bilan de son ministère. Un bilan qui comporte deux aspects. Le premier est lié à sa fidélité à ce qu'il n'a cessé d'enseigner et d'inculquer à tous ceux que Dieu envoyait sur sa route. Paul dit de lui-même qu'il n'a jamais trahi la vérité qui lui avait été révélée, et qu'il en a toujours témoigné dans toute la plénitude qui lui était accessible. Le second aspect est lié à sa propre vie.

L'apôtre dit que les personnes présentes n'ont rien à lui reprocher : jamais, en rien, il n'a transgressé la Torah, quels que soient les hommes qu'il a rencontrés. En ce sens, selon ses propres paroles, Paul est pur, et, à en juger par l'absence d'objections, il en était bien ainsi en réalité. Bien sûr, le lien entre la prédication d'un homme et sa vie a toujours été reconnu : par définition, le maître devait correspondre à ce qu'il enseigne.

« Ils disent et ne font pas » est, en ce sens, une caractérisation absolument destructrice : on ne peut caractériser ainsi qu'un faux maître. Mais lorsqu'il s'agit d'un chrétien, ce lien devient une condition nécessaire de la demeure de l'homme dans le Royaume. Le savoir seul ne suffit pas ici, et même la compréhension de ce que l'on a appris et pensé ne suffit pas. Pour vivre dans le Royaume, il faut une prise de conscience de soi et de sa propre compréhension, cette prise de conscience qui permet non seulement de tout comprendre, mais aussi de changer sa vie conformément à ce que l'on a compris et appris.

Tant que le savoir, et même la compréhension de ce que l'on a appris, ne change pas la qualité de la vie spirituelle de l'homme, il est trop tôt pour parler de prise de conscience, et donc trop tôt pour parler d'intégrité spirituelle. Or le Royaume exige précisément cette intégrité ; sans elle, on ne peut y vivre. Et Paul manifeste une telle intégrité : il parle de lui non seulement comme d'un témoin, mais aussi comme d'un habitant du Royaume, prenant à témoin ceux qui ont vu son ministère apostolique. Et ils sont d'accord avec l'apôtre, car ils ont réellement entendu Paul de leurs propres oreilles et vu sa vie de leurs propres yeux.

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Pour Ac 20:35
35 De toutes manières je vous l'ai montré : c'est en peinant ainsi qu'il faut venir en aide aux faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. "
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En prenant congé des presbytres d'Éphèse, sans espérer les revoir, l'apôtre Paul leur donne une dernière instruction, comme un testament. Et, se donnant lui-même en exemple, il leur dit des choses assez inattendues...  Lire la suite

En prenant congé des presbytres d'Éphèse, sans espérer les revoir, l'apôtre Paul leur donne une dernière instruction, comme un testament. Et, se donnant lui-même en exemple, il leur dit des choses assez inattendues. Nous avons l'habitude de lier la vie chrétienne avant tout aux travaux spirituels ; l'activité matérielle, le travail séculier, sont pour nous comme une nécessité pénible. C'est-à-dire que nous acceptons de les supporter comme quelque chose de secondaire, qui nous permet de survivre, mais qui réduit les possibilités de notre service « spirituel ».

Paul, lui, propose de percevoir ce travail comme un véritable service et, en même temps, de travailler de telle manière que l'on puisse non seulement se nourrir soi-même et nourrir sa famille, mais aussi aider les autres, soutenir les faibles, avoir la possibilité de donner. La position de premier plan commandée par le Christ aux chrétiens dans le monde (« lumière du monde », « sel de la terre ») consiste aussi à être les meilleurs travailleurs, non pour leur propre gloire, mais pour la transfiguration de ce monde.

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Pour Ac 20:35
35 De toutes manières je vous l'ai montré : c'est en peinant ainsi qu'il faut venir en aide aux faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. "
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La bienfaisance était dès le début l’un des principaux services d'église. Il convient de noter que pour le monde antique une telle position dirigée à soutenir les faibles, était du moins, inhabituelle. Le monde antique était assez dur, et l'indulgence envers...  Lire la suite

La bienfaisance était dès le début l’un des principaux services d'église. Il convient de noter que pour le monde antique une telle position dirigée à soutenir les faibles, était du moins, inhabituelle. Le monde antique était assez dur, et l'indulgence envers les faibles ou, surtout les aider n'était pas du tout un trait distinctif des sociétés de l’antiquité. Certes, il y avait toujours quelques exceptions, mais elles ne confirmaient que la règle. Notamment l'Église a réussi à changer en fin de compte la conscience de la société en ce qui concerne la miséricorde, la bienfaisance et le soutien aux faibles. Mais est-ce que cela était pour l'Église une fin en soi ?

Car elle était créée pas du tout comme une organisation de bienfaisance, mais comme une communauté de gens vivant dans le Royaume. Et la bienfaisance était seulement la manifestation externe de cette vie du Royaume. C'était le modèle des relations du Royaume, appliqué au monde non transformé. L'apôtre le décrit en trois mots : plus de bonheur à donner, que de recevoir. Et il ne s’agit pas du tout ici que le Royaume est constitué des altruistes seulement: puisque l'altruisme, au fait, n’est rien d'autre que le verso de l'égoïsme.

Le fait est que chacun entre au Royaume gratuitement, tout à fait sans mérite. Et tous les efforts, qui sont en plus demandés à l’homme, le but de ces efforts n’est pas de recevoir le Royaume, mais de le maintenir. L’homme reçoit le Royaume gratuitement, et cela ne peut se passer autrement. Et le plus souvent il l’obtient grâce au témoignage de celui qui l'a reçu encore plus tôt. Le témoignage est au fait un don— le don de ce Royaume, qu'il a aussi reçu autrefois comme un don. Tel est le mécanisme de la propagation du Royaume dans le monde — à travers des témoins, de coeur en coeur.

En effet, lorsque le Sauveur dit qu'il faut chercher le Royaume, Il ajoute : «et cela vous sera donné par surcroît», en entendant par «cela» ce qu'il faut à l’homme pour la vie dans le monde non transformé. Et l'Église dans sa vie a reconstitué ce modèle, témoignant non seulement du Royaume comme de la réalité du monde transformé, mais aussi du Royaume comme de ce qui définit la vie de l'Église ici et maintenant: l'initiation au Royaume et à l'Église donnait à l’homme tout le nécessaire pour ne pas mourir de faim, et celui qui n'avait pas ce nécessaire, le recevait à titre d'aide, de l'Église lui témoignant du Royaume. Il ne s’agit bien sur pas de la bienfaisance en elle-même, qui se transformerait en fin en soi, mais de ce que l’homme qui a trouvé le Royaume ne meure pas de faim sur son seuil.

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