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RÉFLEXIONS pour Ac 3:1-26

Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de la neuvième heure.
Or on apportait un impotent de naissance qu’on déposait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle, pour demander l’aumône à ceux qui y entraient.
Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et dit : « Regarde-nous. »
Il tenait son regard attaché sur eux, s’attendant à en recevoir quelque chose.
Mais Pierre dit : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! »
Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l’instant ses pieds et ses chevilles s’affermirent ;
d’un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.
Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu ;
10 on le reconnaissait : c’était bien lui qui demandait l’aumône, assis à la Belle Porte du Temple. Et l’on fut rempli d’effroi et de stupeur au sujet de ce qui lui était arrivé.
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d’abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. »
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La réponse de l'apôtre Pierre à l'homme infirme assis à l'entrée du Temple de Jérusalem nous invite, nous aussi, à réfléchir à ce que nous pouvons donner au monde qui nous entoure. Le monde a effectivement le plus souvent soif « d'or et d'argent », que le christianisme n'est pas en mesure de lui donner. Mais, au fond, le monde n'a pas soif de cela seulement : il attend la guérison et veut connaître la vérité sur lui-même et sur Dieu. Le livre des Actes nous donne de merveilleux exemples de la manière dont les apôtres apportent la paix, la guérison et le sens à ceux qui les entourent. Pierre et Jean ne se contentent pas de guérir l'infirme, en soulignant que cela s'est produit non par leur propre puissance mais par celle de Dieu ; en quelques paroles d'une extraordinaire densité, ils révèlent aussi aux Israélites le sens de leur histoire et de leur élection par Dieu, et leur indiquent le centre de leurs aspirations et de leurs espérances : le Christ. Dans les conditions d'aujourd'hui, le Seigneur attend tout cela du christianisme, de l'Église et de nous aussi.

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Pour Ac 3:1-10
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Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et dit : « Regarde-nous. »
Il tenait son regard attaché sur eux, s’attendant à en recevoir quelque chose.
Mais Pierre dit : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! »
Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l’instant ses pieds et ses chevilles s’affermirent ;
d’un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.
Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu ;
10 on le reconnaissait : c’était bien lui qui demandait l’aumône, assis à la Belle Porte du Temple. Et l’on fut rempli d’effroi et de stupeur au sujet de ce qui lui était arrivé.
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Les Évangiles sont pleins de récits de guérisons. Et le livre des Actes poursuit cette tradition: aussitôt après le récit de l'Ascension du Sauveur et de la Pentecôte vient celui d'une guérison accomplie, il est vrai, non plus par le Christ lui-même, mais...  Lire la suite

Les Évangiles sont pleins de récits de guérisons. Et le livre des Actes poursuit cette tradition: aussitôt après le récit de l'Ascension du Sauveur et de la Pentecôte vient celui d'une guérison accomplie, il est vrai, non plus par le Christ lui-même, mais par les apôtres au nom du Christ. On pourrait certes tout expliquer par le fait qu'un des Évangiles synoptiques et le livre des Actes ont le même auteur. Mais ce n'est que l'aspect extérieur de la question. Ce qui compte davantage, c'est le lien essentiel entre les événements évangéliques et ceux qui sont décrits dans les Actes. Et il s'agit avant tout, bien sûr, de la promesse que Jésus a faite aux apôtres au temps de son ministère terrestre: la promesse qu'eux aussi pourraient accomplir sur la terre tout ce qu'il accomplissait lui-même.

Mais ce n'est pas encore tout. L'essentiel est que l'histoire du Royaume dans le monde continue. Et donc l'histoire chrétienne continue aussi. Non pas l'histoire de quelconques institutions ecclésiastiques chrétiennes, ni de ce qu'on pourrait appeler, de manière assez conventionnelle, une civilisation chrétienne, mais l'histoire de l'Église. Celle qui s'écrit avec une majuscule. Celle qui est une communauté de personnes vivant dans le Royaume. Au fond, le Christ n'a créé aucune autre Église. Il a justement laissé sur la terre une petite communauté, au début, d'habitants du Royaume. Ou plutôt de ceux qui devaient devenir habitants du Royaume, après sa Résurrection, après la Pentecôte. Ceux par qui le Royaume continuerait d'exister dans le monde, en le transfigurant.

La guérison par les apôtres de l'infirme assis à l'entrée du Temple était précisément le témoignage que les apôtres étaient devenus habitants du Royaume: car c'est bien la force du Royaume, son souffle, qui a guéri l'infirme. Elle accompagnait les apôtres comme elle accompagnait le Sauveur lui-même lorsqu'il parcourait la terre. Ainsi son œuvre s'est poursuivie sur la terre. Et l'histoire du salut.

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Pour Ac 3:1-10
Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de la neuvième heure.
Or on apportait un impotent de naissance qu’on déposait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle, pour demander l’aumône à ceux qui y entraient.
Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et dit : « Regarde-nous. »
Il tenait son regard attaché sur eux, s’attendant à en recevoir quelque chose.
Mais Pierre dit : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! »
Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l’instant ses pieds et ses chevilles s’affermirent ;
d’un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.
Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu ;
10 on le reconnaissait : c’était bien lui qui demandait l’aumône, assis à la Belle Porte du Temple. Et l’on fut rempli d’effroi et de stupeur au sujet de ce qui lui était arrivé.
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En lisant de nombreux passages de l'Écriture, il est parfois difficile de comprendre et de sentir aussitôt l'atmosphère de ce qui se passe, les dispositions des personnes, malgré le fait...  Lire la suite

En lisant de nombreux passages de l'Écriture, il est parfois difficile de comprendre et de sentir aussitôt l'atmosphère de ce qui se passe, les dispositions des personnes, bien que les évangélistes les mentionnent souvent. La raison en est sans doute que ceux qui écrivent ne mettent pas dans leurs lignes leur propre attitude ni leurs émotions à propos de ce qu'ils décrivent.

Pour comprendre, il nous faut nous arrêter, peut-être relire encore plusieurs fois le passage, réfléchir et nous représenter la situation. La Parole de Dieu est plus vivante que n'importe quel autre livre précisément parce qu'elle n'est pas obscurcie par la personnalité de celui qui écrit et nous donne la possibilité de devenir participants de ces événements.

Pour « lire » le passage d'aujourd'hui des Actes, il ne suffit pas de lire la phrase : « ... boiteux dès le ventre de sa mère... » et de la comprendre comme nous comprenons d'ordinaire le mot « boiteux », c'est-à-dire quelqu'un qui peut marcher, mais avec effort et douleur ; il faut aussi voir ce qui se passait réellement. Cet homme, on « le portait et on le déposait » ; il ne pouvait donc pas se déplacer seul. Il faut voir son regard fixé sur les apôtres, attendant l'aumône. Cet homme, contrairement à d'autres guéris que nous connaissons (voir, par exemple,Mc 10:51), ne pensait pas demander la guérison.

Il est étonnant qu'un détail apparemment si peu important soit indiqué : la main par laquelle Pierre relève le boiteux. Mais ce détail rend le récit vivant et dit l'importance de ce qui arrive. Cet homme a sûrement gardé toute sa vie le souvenir de ce contact après lequel il a pu marcher. Et ensuite, celui qui mesurait chaque journée notamment à ce qu'on lui donnerait ce jour-là bondit et entre dans le Temple. Or auparavant il ne s'asseyait qu'à côté du Temple, et personne ne le portait à l'intérieur ; peut-être même ne le demandait-il pas...

Et voici que cet homme glorifie Dieu, qui désormais, pour lui, est lié à son Fils, le Christ, au nom duquel la guérison a été accomplie.

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Pour Ac 3:1-10
Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de la neuvième heure.
Or on apportait un impotent de naissance qu’on déposait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle, pour demander l’aumône à ceux qui y entraient.
Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et dit : « Regarde-nous. »
Il tenait son regard attaché sur eux, s’attendant à en recevoir quelque chose.
Mais Pierre dit : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! »
Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l’instant ses pieds et ses chevilles s’affermirent ;
d’un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.
Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu ;
10 on le reconnaissait : c’était bien lui qui demandait l’aumône, assis à la Belle Porte du Temple. Et l’on fut rempli d’effroi et de stupeur au sujet de ce qui lui était arrivé.
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Nous voyons la première guérison accomplie par les apôtres après l’ascension du Christ au ciel. Un mendiant boiteux qui mendiait à...  Lire la suite

Nous voyons la première guérison accomplie par les apôtres après l’ascension du Christ au ciel. Un mendiant boiteux qui mendiait aux portes du Temple est guéri, un homme semblable aux millions de ses compagnons qui, pendant des millénaires, mendieront de la même façon aux portes d’autres temples. Mais justement, ce mendiant n’avait pas été amené par les apôtres ; depuis longtemps, tous ceux qui venaient au Temple le voyaient.

Il est bien connu que, parmi les mendiants, outre les personnes rejetées en marge et véritablement nécessiteuses, il y a toujours eu de nombreux professionnels qui gagnent ainsi leur vie et n’ont pas l’intention de changer de mode de vie. Les apôtres risquaient de tomber sur l’un de ceux qui n’avaient pas besoin de guérison ou qui, même guéris, n’en auraient pas témoigné publiquement, mais auraient continué à mendier en simulant leur ancienne maladie. Le mendiant, cependant, agit de manière « peu pratique », ce qui signifie qu’il a l’intention de changer de mode de vie.

L’homme guéri loue Dieu, et non les apôtres, sans qu’il y ait là aucune ingratitude. Les apôtres eux-mêmes témoignent en effet que la guérison vient de Dieu. Ainsi, l’homme guéri attesta sa foi : la puissance par laquelle ils pouvaient guérir leur avait été donnée par Dieu.

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Pour Ac 3:1-8
Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de la neuvième heure.
Or on apportait un impotent de naissance qu’on déposait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle, pour demander l’aumône à ceux qui y entraient.
Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et dit : « Regarde-nous. »
Il tenait son regard attaché sur eux, s’attendant à en recevoir quelque chose.
Mais Pierre dit : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! »
Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l’instant ses pieds et ses chevilles s’affermirent ;
d’un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.
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Tout le monde — les pèlerins venus pour la Pâque, les prêtres, les pharisiens — s’accommodait du commerce animé qui se déroulait autour du Temple de Jérusalem...  Lire la suite

Tout le monde — les pèlerins venus pour la Pâque, les prêtres, les pharisiens — s’accommodait du commerce animé qui se déroulait autour du Temple de Jérusalem. Les cris des animaux destinés aux sacrifices couvraient-ils les chants du Temple ? Que faire ? Au moins pouvait-on toujours acheter ces animaux. On n’allait tout de même pas demander au pèlerin de les amener de chez lui, parfois à des centaines de kilomètres... Les changeurs, en marchandant avec leurs clients, se disputaient-ils et criaient-ils au point de faire fuir même les saints ? C’était triste, bien sûr, mais il fallait bien échanger les deniers contre des drachmes et inversement... À vrai dire, personne n’approuvait tout ce vacarme dans les parvis du Temple, mais tous le supportaient comme un mal inévitable, une sorte de tribut au tempérament oriental.

À vrai dire, les Juifs pieux toléraient tout cela moins par indifférence que parce qu’ils attendaient avec ferveur la venue du Messie. Par les prophètes, le Seigneur avait plus d’une fois dénoncé avec colère le manque de révérence d’Israël. Les paroles citées par Jésus, « Ma maison sera appelée maison de prière, mais vous en avez fait une caverne de brigands », appartiennent au prophète Jérémie et furent prononcées six cents ans avant les événements décrits par l’Évangile. Mais une conviction était répandue en Israël : le Messie, qui viendrait bientôt, organiserait le service du Temple et, pour ainsi dire, « mettrait de l’ordre ». En accomplissant cette purification, le Seigneur agit précisément comme ce Messie attendu depuis des siècles. C’est bien ainsi que les Juifs interprètent Son geste, et c’est pourquoi ils Lui demandent un signe.

On ne peut cependant manquer de remarquer que le dialogue entre les Juifs et le Seigneur se déroule sur un ton élevé, et que les Juifs réagissent avec une certaine hostilité au geste du Christ. Cela tient probablement au fait que le Seigneur appelle les choses par leur nom. Ses paroles, « Ne faites pas de la maison de Mon Père une maison de commerce », ne s’inscrivent nullement dans les limites de la tolérance et de l’indulgence envers l’iniquité et l’irrévérence. Il est important de le voir, car de nos jours, si quelqu’un nous parle de ce que nous appelons avec douceur les « désordres » de notre vie spirituelle et ecclésiale, nous réagissons exactement comme les Juifs de ce temps-là, en avril de l’an 27. La peur et le manque d’assurance dans l’amour de Dieu rendent ce genre de vérité très blessant pour les hommes. Il est utile de s’en souvenir et de le remarquer en soi, afin de ne pas ressembler à ces Juifs.

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Pour Ac 3:11-26
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d’abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. »
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Pierre ne doute pas que la guérison accomplie par lui et Jean ait été un témoignage de la réalité du Royaume entré dans le monde par le Christ et dans le Christ. Dès le début, il détourne l'attention des auditeurs de lui-même vers Lui. Ce n'est pas de la modestie ni une tentative de s'effacer, comme le pensent parfois les lecteurs du livre des Actes...  Lire la suite

Pierre ne doute pas que la guérison accomplie par lui et Jean ait été un témoignage de la réalité du Royaume entré dans le monde par le Christ et dans le Christ. Dès le début, il détourne l'attention des auditeurs de lui-même vers Lui. Ce n'est pas de la modestie ni une tentative de s'effacer, comme le pensent parfois les lecteurs du livre des Actes. Il s'agit simplement de reconnaître la réalité. La réalité de la manière dont le Royaume est organisé. Or le Royaume, c'est avant tout des relations. La relation avec le Christ en premier lieu, car c'est Lui le Roi de Son Royaume. Mais aussi avec Son Père céleste. Et avec les autres hommes. Il y a là tout un système de relations, qui forme ce tissu délicat que l'on peut appeler la vie spirituelle.

C'est ce tissu qui forme la structure du Royaume et lui donne sa forme. Et l'homme doit être extrêmement prudent dans ce qui concerne ses intentions et ses desseins, lorsqu'il s'agit de la vie spirituelle en général et de la vie du Royaume en particulier. Non pas au sens où il faudrait observer une étiquette particulière. L'étiquette n'est pas nécessaire dans le Royaume. Mais la capacité d'accueillir la volonté du Christ comme prioritaire par rapport à la sienne propre est absolument nécessaire. Et cela non pas au niveau des déclarations, mais dans la vie quotidienne. C'est précisément l'expérience de la vie dans le Royaume qui aide à apprendre la vraie humilité.

Car l'humilité, c'est bien cela: apprendre à chaque instant de sa vie à mettre la volonté de Dieu, la volonté du Christ, avant la sienne propre. Et l'expérience de la vie du Royaume fait vite sentir que la force du Royaume et son souffle, sans lequel il n'y a pas de vie, n'entrent dans le coeur de l'homme que lorsqu'il devient totalement transparent à toute action de Dieu. Transparent au point que Dieu ne rencontre dans ton coeur aucune résistance à aucune de Ses intentions, et dans ta vie aucune contradiction avec aucun de Ses desseins.

On pourrait croire que, dans ce cas, l'homme devrait disparaître, se dissoudre, devenir une enveloppe vide que Dieu remplirait à Sa guise. Mais en réalité tout se passe autrement: plus l'homme se donne au Christ, plus il trouve son vrai soi. Les apôtres le savent parfaitement par leur propre expérience. Ils savent à Qui ils doivent leurs capacités et leur vie. Et ils témoignent auprès de ceux qui les entourent de Celui qui, s'ils Le laissent faire, entrera aussi dans leur vie. Et, en y entrant, leur ouvrira les portes du Royaume. Et le chemin du salut.

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Pour Ac 3:11-26
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d’abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. »
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Expliquant la guérison accomplie, Pierre revient de nouveau à ce dont il avait déjà parlé le jour de la Pentecôte. Il désigne encore Jésus comme le Messie glorifié par Dieu. Et il relie tout ce qui arrive à cette glorification. Il s'agit toujours de la même chose : du processus spirituel que nous appelons d'ordinaire le salut...  Lire la suite

Expliquant la guérison accomplie, Pierre revient de nouveau à ce dont il avait déjà parlé le jour de la Pentecôte. Il désigne encore Jésus comme le Messie glorifié par Dieu. Et il relie tout ce qui arrive à cette glorification. Il s'agit toujours de la même chose : du processus spirituel que nous appelons d'ordinaire le salut. Pour nous, pourtant, le salut apparaît souvent comme quelque chose de profondément personnel, qui nous touche, sinon exclusivement, du moins avant tout nous-mêmes. Bien sûr, nous comprenons que nous ne sommes pas les seuls à être sauvés ; mais nous voyons tout de même habituellement le salut comme une affaire individuelle. Or Pierre et les autres apôtres le considéraient comme un processus universel, cosmique. Il inclut d'abord le peuple de Dieu, puis toute l'humanité.

Tous les prophètes désignent le Messie, et celui qui écoute les prophètes ne peut pas ne pas reconnaître le Messie : telle est la pensée de l'apôtre. Mais les prophètes parlaient de ce que Dieu leur révélait ; et s'il leur révélait quelque chose qui forme un tableau cohérent, au centre duquel se trouve le Messie, alors nos relations avec le Messie, avec le Christ, ne sont pas seulement notre affaire personnelle et ne nous concernent pas seuls. Elles font partie du plan de Dieu et sont l'un des éléments de sa réalisation.

Nous pouvons, bien sûr, ignorer tout ce qui concerne le Christ et le Royaume ; mais si nous voulons y participer, il faut prendre conscience que nous ne participons pas à une expérience dont le résultat ne concernerait que nous. Le Royaume entre dans le monde, et notre salut est lié à ce mouvement. Quant à savoir si nous sommes sauvés ou non, cela ne sera connu que lorsque le Royaume se manifestera en plénitude, à la fin des temps. Mais ce ne sont pas des peuples ou des collectivités qui sont sauvés, ce sont des personnes concrètes.

Le processus du salut est réellement universel, mais chacun y participe personnellement. C'est pourquoi l'apôtre parle du meurtre du Christ en disant que ceux qui l'écoutent l'ont fait « par ignorance ». Bien sûr, dans toute société il y a toujours des personnes qui agissent en pleine conscience ; leur faute n'est pas levée, du moins jusqu'au repentir. Mais dans chaque société il y a aussi ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe et participent aux événements sans en saisir le sens et la portée, en suivant la majorité.

Là encore, bien sûr, il y a un choix, mais souvent sans comprendre exactement ce qui est choisi. Dans ce cas, le repentir est lui aussi nécessaire, mais non pour un péché conscient comme chez ceux qui comprennent tout jusqu'au bout. Pourtant, sans repentir pour le péché inconscient ou, plus exactement, pour le péché du refus de prendre conscience, c'est impossible : car la vie dans le Royaume exige une pleine conscience de toute la vie et de tous les actes. Et donc la plénitude de la responsabilité, sans laquelle on n'entre pas dans le Royaume.

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Pour Ac 3:11-26
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d’abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. »
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Ainsi, Pierre et Jean ont accompli une guérison au nom de Jésus. La réaction du peuple se comprend : enthousiasme, émerveillement... Pierre s’efforce aussitôt de remettre chaque chose à sa place...  Lire la suite

Ainsi, Pierre et Jean ont accompli une guérison au nom de Jésus. La réaction du peuple se comprend : enthousiasme, émerveillement... Pierre s’efforce aussitôt de remettre chaque chose à sa place. Il dit : « Pourquoi nous regardez-vous comme si c’était par notre propre puissance ou notre piété que nous avions fait marcher cet homme ? » Il est vraiment très important pour Pierre que les gens comprennent qui accomplit la guérison, qu’ils sachent que Jean et lui ne sont que des instruments entre Ses mains. La gloire et l’action de grâce doivent revenir au Seigneur seul.

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Pour Ac 3:11-16
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
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Aujourd'hui, nous avons devant nous deux situations de témoignage. Dans les deux cas, ceux qui témoignent désignent le Christ comme Celui qui est plus grand...  Lire la suite

Aujourd'hui, nous avons devant nous deux situations de témoignage. Dans les deux cas, ceux qui témoignent désignent le Christ comme Celui qui est plus grand qu'eux. Les disciples accourent vers Jean le Baptiste, contrariés de voir que, pour le repentir, tous vont non pas vers leur maître bien-aimé, mais vers quelqu'un d'autre, vers Quelqu'un d'autre. Mais Jean leur explique que tout se passe comme il faut. Il est le héraut qui cède la route au Seigneur venu. Il est l'ami de l'époux, dont le rôle est de se retirer humblement lorsque l'Époux rencontre face à face son Épouse, celle pour qui il est venu: chaque personne qui vient à lui…

Lorsque les apôtres Pierre et Jean prêchent dans le portique de Salomon du Temple de Jérusalem, eux aussi «se mettent de côté», car tous accourent vers eux après avoir entendu parler du miracle qu'ils ont accompli. Et il se peut que les apôtres, pour arrêter une gloire qui grandit dans une mauvaise direction, doivent un peu «secouer» ceux qui les écoutent. Ainsi devient-il parfois nécessaire de prendre par les épaules et presque de soulever de terre un enfant qui se précipite follement quelque part. Les apôtres montrent à la foule rassemblée autour d'eux que l'affaire n'est pas du tout en eux, mais en Celui que cette foule avait non seulement vu, mais même crucifié. Et que c'est précisément son nom qui guérit et ressuscite. Et que c'est à lui que revient la gloire, non à eux…

Telle est l'humilité des saints, qui sont prêts à «se déplacer» et qui «se réjouissent de joie» lorsque les hommes se tournent vers Celui dont ils sont les amis (voir Jn 3,29).

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Pour Ac 3:25
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
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L’apôtre Pierre s’adresse aux descendants d’Abraham, rappelant l’alliance et montrant que le temps est venu de l’accomplissement de la promesse de Dieu : la bénédiction de toutes les familles de la terre par...  Lire la suite

L’apôtre Pierre s’adresse aux descendants d’Abraham, rappelant l’alliance et montrant que le temps est venu de l’accomplissement de la promesse de Dieu : la bénédiction de toutes les familles de la terre par la « descendance d’Abraham », par Jésus Christ. Il est clair que nous pouvons facilement nous rapporter à ces « familles de la terre » qui ont reçu la grâce du salut dans le Christ Jésus. Mais, comme le Nouveau Testament l’indique à maintes reprises, nous sommes aussi descendants d’Abraham, sinon selon la chair, du moins selon l’esprit, parce qu’au centre de notre vie se trouve la foi, cette même foi qu’Abraham a manifestée et que Dieu lui a comptée comme justice. Ainsi, Abraham est le « père de tous les croyants », et nous nous trouvons donc héritiers des prophéties, des révélations et des promesses que Dieu donnait aux fils d’Abraham. Mais alors, tout ce que l’Écriture dit de la responsabilité du peuple de Dieu devant son Dieu nous concerne aussi !

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