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RÉFLEXIONS pour Lc 13:18-35

18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
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Nous avons déjà lu bien des fois que le Royaume du Christ ne ressemble à aucun de nos « royaumes » humains. Il est comme le sel dans les aliments, le levain dans la pâte ou une graine en terre qui n’a pas encore germé. Il est réel, mais invisible « à l’œil nu ». Nos concepts ne permettent pas de le définir, mais sa présence transforme irréversiblement ce monde. Voilà précisément pourquoi il est si difficile de limiter l’« appartenance » à ce Royaume, quels que soient les efforts des « élus » de toute sorte pour y parvenir. La question posée à Jésus sur le nombre de ceux qui sont sauvés, c’est-à-dire des participants au Royaume de Dieu, revient au fond à exiger que soient tracées les limites du salut : « Qui est dedans et qui est dehors ? » Cette question reste sans réponse : à la place d’une secte fermée, un appel est adressé à tous. Oui, il est difficile d’entrer par la « porte étroite », et le risque de rester dehors est tout à fait réel. Mais la porte n’est pas fermée ; elle est seulement étroite, et quiconque y tient vraiment et en éprouve réellement le besoin peut prendre place au festin du Christ avec ceux qui ont eux aussi parcouru ce chemin.

Autres réflexions

 
Pour Lc 13:18-35
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
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La lecture d'aujourd'hui poursuit le thème du Royaume, mais sous un aspect quelque peu différent, eschatologique. On confond souvent l'eschatologie avec l'apocalyptique ; pourtant, ce n'est pas la même chose. L'eschatologie est une rupture du temps et de l'histoire à travers laquelle on aperçoit...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui poursuit le thème du Royaume, mais sous un aspect quelque peu différent, eschatologique. On confond souvent l'eschatologie avec l'apocalyptique ; pourtant, ce n'est pas la même chose. L'eschatologie est une rupture du temps et de l'histoire à travers laquelle on aperçoit le Royaume ; l'apocalyptique est une philosophie de l'histoire dans laquelle celle-ci est considérée comme le processus par lequel le monde se dirige vers le Royaume.

Jésus parle souvent de la venue du Royaume comme d'une rupture du temps, où l'ordre ancien des choses prend fin. Il devient alors clair que, face à la réalité nouvelle qui se révèle au moment de cette rupture, les évaluations et critères anciens se montrent inadéquats. Cela se manifeste avant tout par un changement de priorités : si la proximité extérieure jouait auparavant un rôle déterminant, ce sont désormais les relations spirituelles qui le jouent.

En parlant de proximité extérieure, il ne faut évidemment pas entendre seulement la proximité territoriale ou géographique. Il s'agit aussi de la proximité nationale, religieuse et de toute autre forme de proximité déterminée d'une manière ou d'une autre par la structure et les lois du monde non transfiguré (v. 25-28). La proximité spirituelle, au contraire, devient déterminante (v. 29-30). C'est pourquoi le chemin vers le Royaume se révèle étroit (v. 23-24) : il commence dans un monde qui n'est pas encore transfiguré et qui vit selon des lois très éloignées de celles du Royaume ; mais pour entrer dans le Royaume, il faut commencer à vivre selon ses lois dès maintenant.

Ce n'est ni un caprice ni une épreuve de fidélité. On ne peut avancer sur le chemin du Royaume que si l'on vit selon ses lois. Car le Royaume lui-même, dans notre monde qui n'est pas encore entièrement transfiguré, dépend de ceux qui le cherchent. Ce n'est pas par hasard que Jésus attire l'attention de Ses auditeurs sur le fait que le Royaume est d'abord tout à fait imperceptible dans le monde qui le rejette et qu'il ne devient visible qu'à la fin, lorsque le monde est transfiguré (v. 18-21). Seul trouve le Royaume celui qui le porte en lui, et un tel homme ne peut vivre selon les lois du monde plongé dans le mal. C'est pourquoi le chemin qui mène au Royaume se révèle étroit. Mais au bout se trouve la plénitude de la vie, qui attend chacun de ceux qui suivront ce chemin jusqu'à la fin.

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Pour Lc 13:18-35
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
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Nous avons déjà lu bien des fois que le Royaume du Christ ne ressemble à aucun de nos «royaumes» humains. Il est comme le sel dans la nourriture, comme le levain dans la pâte, comme...  Lire la suite

Nous avons déjà lu bien des fois que le Royaume du Christ ne ressemble à aucun de nos «royaumes» humains. Il est comme le sel dans la nourriture, comme le levain dans la pâte, comme une graine qui n'a pas encore germé dans la terre. Il est réel, mais invisible à «l'oeil nu». Il ne se laisse pas définir par nos notions, mais sa présence transforme irréversiblement ce monde.

C'est précisément pourquoi il est si difficile de limiter l'«appartenance» à ce Royaume, quels que soient les efforts des «élus» de toute espèce pour le faire. La question posée à Jésus sur le nombre de ceux qui sont sauvés, c'est-à-dire des participants au Royaume de Dieu, signifie au fond l'exigence d'indiquer les frontières du salut: «qui est dedans et qui est dehors?»

Cette question reste sans réponse: au lieu d'une secte limitée, il y a un appel adressé à tous. Oui, entrer par la «porte étroite» est difficile, et le risque de rester dehors est bien réel. Mais la porte n'est pas fermée; elle est seulement étroite, et chacun pour qui cela est vraiment important et nécessaire peut se trouver au festin du Christ avec ceux qui ont, eux aussi, parcouru ce chemin.

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Pour Lc 13:18-35
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
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Le Royaume de Dieu, la présence du Christ dans notre vie, se présente souvent comme quelque chose de grand et de lumineux, qu'on ne peut manquer de remarquer...  Lire la suite

Le Royaume de Dieu, la présence du Christ dans notre vie, se présente souvent comme quelque chose de grand et de lumineux, qu'on ne peut manquer de remarquer. Mais dans la parabole du grain de moutarde, le Seigneur Jésus nous donne une image tout autre. La graine de l'arbre de moutarde se distingue à peine à l'oeil nu. Elle est si petite qu'elle passe inaperçue pour un étranger, et souvent aussi pour son propriétaire lui-même.

C'est-à-dire que le Royaume nous est déjà donné comme en puissance, sous la forme d'une minuscule graine. Il ne ressemble pas à un grand arbre, à une présence tangible que nous désirons tant. Et pourtant, de même que, génétiquement, la graine et l'arbre sont un seul et même organisme, de même la petite parcelle du Royaume qui est en chacun de nous et qui doit grandir est le même Royaume que celui qui s'est manifesté en plénitude dans la personne de Jésus.

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Pour Lc 13:18-35
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
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Lorsqu'il parle du Royaume, Jésus évoque souvent son caractère discret : au début, son apparition dans le monde peut passer totalement inaperçue si l'on n'y regarde pas de près...  Lire la suite

Lorsqu'il parle du Royaume, Jésus évoque souvent son caractère discret : au début, son apparition dans le monde peut passer totalement inaperçue si l'on n'y regarde pas de près. Un peu comme on peut facilement ne pas remarquer le levain mis dans la pâte ou la semence tombée en terre. Mais le résultat devient évident pour chacun. Cette vision du Royaume différait sensiblement des représentations populaires. À cette époque, tous les hommes religieux et pieux étaient persuadés que le Royaume était pour eux, qu'ils y avaient pleinement droit et étaient tout à fait prêts à y entrer pour en devenir les habitants. Ils n'avaient plus rien de particulier à faire : il suffisait d'attendre que le Royaume advienne.

Jésus, pourtant, dit autre chose. Le Royaume n'entrera pas dans le monde d'un seul coup, et on ne le recevra pas tout fait. Il entre progressivement dans le monde, d'abord sans se faire remarquer, non de l'extérieur mais de l'intérieur, agissant de même sur ce monde de l'intérieur et le transfigurant. Il s'agit d'un processus, et d'un processus long. Mais il y a plus important encore : l'homme qui cherche le Royaume y participe lui aussi. Le Royaume entre également dans le monde à travers lui, avec sa participation directe, naissant simultanément dans le monde et dans le cœur de ceux qui le cherchent.

C'est précisément en cela que consiste le sens de la vie chrétienne. Ceux qui ne participent pas à l'entrée du Royaume dans le monde restent en dehors du Royaume, même si tout s'est déroulé sous leurs yeux et si, extérieurement, ils pouvaient se considérer comme témoins et acteurs directs des événements. Le seul fait que le Sauveur ait parcouru les rues d'une ville n'est pas en lui-même salvateur pour ses habitants. Cela se comprend : le Royaume est une réalité non pas physique à proprement parler, mais spirituelle.

Cela ne signifie pas qu'il n'interagisse nullement avec la nature physique. Mais on ne peut y entrer physiquement, comme on se déplace dans l'espace. On peut être physiquement près de lui, pour ainsi dire sur son territoire, et traverser le Royaume sans même le remarquer, en restant étranger à ce qui s'y passe. On ne peut entrer dans le Royaume qu'à une seule condition : porter soi-même son souffle dans son propre cœur. Alors, la porte est ouverte. Mais seul le Roi lui-même peut l'ouvrir. La clé, de toute façon, lui appartient. Et l'on ne peut se passer de la rencontre avec lui. Quant à savoir si cette rencontre changera ou non la vie de l'homme, cela ne dépend que de l'homme lui-même. De son cœur.

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Pour Lc 13:18-30
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
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Aujourd’hui, nous lisons les merveilleuses paroles du Christ sur le Royaume des Cieux. Avant de prononcer ces paroles, le Seigneur s’adresse aux Juifs dans la synagogue...  Lire la suite

Aujourd’hui, nous lisons les merveilleuses paroles du Christ sur le Royaume des Cieux. Avant de prononcer ces paroles, le Seigneur s’adresse aux Juifs dans la synagogue. Il a guéri la femme courbée et a dit : « Cette fille d’Abraham, que Satan a liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer le jour du sabbat ? » L’évangéliste Luc rapporte que tous ses adversaires furent couverts de honte, tandis que tout le peuple se réjouissait de ses œuvres glorieuses. C’est à ce moment que le Seigneur dit que le Royaume des Cieux est semblable à un grain de moutarde. Il parle d’une petite expérience de compassion qui augmente, « grandit » et pénètre notre vie. Il parle d’une expérience de la vérité, des valeurs authentiques, lorsque l’on donne de l’importance non aux choses extérieures et formelles, mais à ce qui compte aux yeux de Dieu. Cette petite graine du Royaume est l’expérience de ce qui, comme la compassion, ne se ternit pas avec le temps et ne change pas au gré des circonstances historiques passagères. Cette expérience est discrète, et c’est pourquoi il est difficile de fonder précisément sur elle notre vie. Mais elle est, au fond, une expérience de l’éternité, de la vie de Dieu, que Dieu nous donne.

Plus tard, alors que le Seigneur se dirige vers Jérusalem, quelqu’un lui demande si seuls quelques élus peuvent, en cette vie, connaître cette saveur d’éternité et rencontrer Dieu au plus profond du cœur. Le Seigneur répond : luttez pour entrer par la porte étroite. À en juger par ces paroles, la possibilité d’entrer dans le Royaume ne dépend pas du fait que l’on figure parmi ceux qui y sont destinés, que l’on ait reçu, pour ainsi dire, un « billet d’entrée ». Ce qui importe, c’est de vouloir y entrer et de s’y efforcer. Mais le Seigneur ne nous laisse pas penser qu’il entend par là des efforts dirigés vers soi-même : des exercices ascétiques ou l’accomplissement de rites. « Nous avons mangé et bu devant toi, et tu nous as enseignés » : ces paroles renvoient aux principales composantes de la vie religieuse juive, les repas sacrificiels et les enseignements rabbiniques. « Éloignez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » — littéralement : « ceux qui commettent l’injustice, qui font du tort ». Voilà ceux que le Seigneur repousse : les injustes et les impitoyables, ceux qui maltraitent les autres. L’effort auquel il appelle est donc un effort de miséricorde et de compassion envers les hommes.

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Pour Lc 13:18-29
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
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Lorsqu'Il parle du Royaume, Jésus recourt souvent à des comparaisons qui suggèrent son action progressive et imperceptible sur...  Lire la suite

Lorsqu'Il parle du Royaume, Jésus recourt souvent à des comparaisons qui suggèrent son action progressive et imperceptible sur notre monde en voie de transfiguration, une action qui le transforme pas à pas dans la bonne direction. À première vue, on pourrait y voir une sorte de progressisme spirituel : le perfectionnement spirituel progressif et imperceptible des individus et de la société dans son ensemble aboutirait finalement au résultat voulu. Mais en réalité, les choses ne sont pas si simples.

Si le monde n'avait pas été corrompu par le péché qui y est entré après la chute, un progrès spirituel graduel aurait peut-être été possible. Mais, dans son état actuel, le monde ne peut simplement accueillir les influences spirituelles qui viennent du Royaume : il leur résistera inévitablement. Ainsi, quiconque choisit le Royaume se trouve en opposition avec le monde : ce n'est pas un hasard si Jésus parle de la « porte étroite ».

Comment, dans ces conditions, une transfiguration est-elle possible, et qui plus est progressive ? Elle ne l'est manifestement que grâce à la participation de ceux qui, dès maintenant, sans attendre l'achèvement du processus, prennent part au Royaume pour vivre de sa vie. C'est précisément cela, le christianisme : vivre de la vie du Royaume que le Christ a apporté au monde, et donc partager une même vie avec Lui, car Il porte en Lui-même toute la plénitude du Royaume. Bien sûr, on ne peut vivre de la vie du Royaume grâce au monde déchu, mais malgré lui.

C'est pourtant ainsi, et seulement ainsi, que l'on peut assurer la présence du Royaume et de son souffle transfigurant dans notre monde : ceux qui le portent sont ses habitants, qui, portant en eux la vie du Royaume, à l'image du Sauveur Lui-même, l'introduisent dans un monde en voie de transfiguration, mais non encore transfiguré. Ils l'y introduisent malgré les forces du mal, qui résisteront manifestement jusqu'au bout à l'avancée du Royaume. Et à la fin, au jour du retour du Sauveur et du triomphe définitif du Royaume, ses habitants, qui en auront été les témoins dans le monde en voie de transfiguration, partageront ce triomphe avec le Vainqueur qu'ils auront suivi et dont ils auront partagé le chemin.

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Pour Lc 13:18-21
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
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En parlant du Royaume, Jésus le compare souvent à quelque chose qui paraît d'abord minuscule et presque imperceptible, mais finit par devenir évident pour tous, précisément en raison de sa taille...  Lire la suite

En parlant du Royaume, Jésus le compare souvent à quelque chose qui paraît d'abord minuscule et presque imperceptible, mais finit par devenir évident pour tous, précisément en raison de sa taille. Le Sauveur parle souvent du Royaume comme d'une graine qui a besoin de temps pour germer ; une fois qu'elle germe, elle ne peut plus rester cachée, tout comme il devient impossible de ne pas remarquer ce qui a poussé. Il s'agit ici du caractère antinomique du Royaume. D'un côté, il vient dans notre monde déchu de l'extérieur, comme une graine que le semeur jette en terre. La graine ne naît pas dans la terre et n'est pas produite par elle ; de même, le Royaume ne se forme pas à l'intérieur de notre monde déchu comme l'une de ses parties organiques : il vient de l'extérieur.

Cependant, une fois en terre, la graine ne germe pas immédiatement ; elle le fait selon des lois déterminées notamment par la nature du sol où elle est tombée. Dès qu'elle entre en terre, elle commence à vivre et à se développer selon les lois de cette terre. Pourtant, sa nature propre ne se réduit toujours pas au sol : la graine est beaucoup plus que la terre qui la nourrit, et son potentiel dépasse largement celui du sol le plus fertile qui puisse exister. La graine utilise le potentiel de la terre où elle tombe, mais, ce faisant, elle transforme entièrement la qualité de ce qu'elle utilise. Cette qualité nouvelle se réalise dans la plante qui se développe à partir de la graine.

Sans la graine, aucun sol n'acquerrait de lui-même cette qualité : il ne possède, ni ne peut posséder, la vie présente dans la graine, cette vie qui se réalise grâce aux possibilités du sol mais qui n'existe pas dans le sol en tant que tel. De même, les semences du Royaume, sa puissance et son souffle, tombées dans notre monde déchu, y germent en le transfigurant et en le renouvelant. Comme pour une graine qui germe, les changements ne sont pas visibles aussitôt ; mais, lorsque le processus atteint un certain stade, il devient presque impossible de ne pas les remarquer.

Certes, si on le veut, on peut ignorer même un grand arbre aux branches étendues, lui tourner le dos et faire comme s'il n'existait pas. Mais il s'agit alors d'un refus de voir, et non du caractère imperceptible de l'objet. Le Royaume, lui, ne devient pas le monde déchu et ne s'y dissout pas ; il utilise seulement ce qui peut servir à sa croissance et à son enracinement dans ce monde, en le transformant en conséquence. Rien d'étonnant à ce qu'à la fin des temps le monde soit entièrement transfiguré, ne perdant que ce qui ne peut l'être en raison de son propre état. Ainsi agit Dieu, qui veut sauver dans le monde tout et tous ceux qui peuvent être sauvés.

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Pour Lc 13:18-21
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
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Nous confondons souvent ce qui dépend de nous, ce qui relève de notre liberté, avec ce qui dépend de Dieu seul. Nous ne savons pas quand...  Lire la suite

Nous confondons souvent ce qui dépend de nous, ce qui relève de notre liberté, avec ce qui dépend de Dieu seul. Nous ne savons pas quand Dieu mettra le levain du Royaume dans notre pâte, mais nous pouvons pétrir la pâte. Nous ne pouvons pas la presser pour qu'elle lève plus vite. Mais nous pouvons veiller à ce que les mouches ne viennent pas s'y poser.

Nous ne pouvons pas décider nous-mêmes du moment où le Royaume de Dieu commencera à grandir en nous. Nous ne savons pas quand Dieu sèmera cette semence en nous. Mais la préparation du sol du jardin dépend de nous. Nous ne pouvons pas le faire seuls, mais Dieu n'entrera pas dans notre jardin sans permission ; Il Se tient à la porte et attend que nous Lui ouvrions. Avec l'aide de Dieu, nous devons désherber le jardin afin que la semence du Royaume de Dieu ne soit pas étouffée par les mauvaises herbes dès le commencement. Nous devons veiller à ce que des parasites ne s'installent pas dans le jardin. Mais nous ne sommes responsables ni de la semence elle-même ni de la vitesse à laquelle l'arbre grandira. Il est fort probable que nous ne verrons pas sa croissance.

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Pour Lc 13:20-21
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
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Avant l'arrivée du Christ la plupart des croyants Juifs attendaient que le Royaume arrivera immédiatement le même jour de l'arrivée du Messie, qu'il sera vu par tous et chacun, de sorte que personne ne pourra plus douter de sa réalité. Jésus parle autrement : Il compare le Royaume au levain, dont la présence est imperceptible au départ, et l'action demande du temps. Il parle de l'histoire du...  Lire la suite

Avant l'arrivée du Christ la plupart des croyants Juifs attendaient que le Royaume arrivera immédiatement le même jour de l'arrivée du Messie, qu'il sera vu par tous et chacun, de sorte que personne ne pourra plus douter de sa réalité. Jésus parle autrement : Il compare le Royaume au levain, dont la présence est imperceptible au départ, et l'action demande du temps. Il parle de l'histoire du Royaume, qui est déjà avec Lui entré dans le monde, mais ne s'est pas encore révélé à l’intérieur jusqu'à la fin, alors au début de son histoire on peut tout à fait ne pas le remarquer du tout, comme si avec l'arrivée du Sauveur rien n'a changé. Pour plusieurs, Ses paroles semblaient probablement étranges et incompréhensibles : pourquoi, s’Il a lui-même déjà apporté toute la plénitude du Royaume au monde, fallait-il encore quelque temps pour que la plénitude de ce Royaume se révèle? Pourquoi ne pas la manifester entièrement le jour de Son arrivée? Si le Royaume que le Christ a apporté au monde était tel qu’attendaient le voir la plupart des croyants, tout aurait vraiment pu se passer notamment ainsi.

En effet, la plupart de ceux qui attendaient le Messie et le Royaume, attendait quelque chose de tout à fait terrestre, même si elle est construite autrement que les États païens, mais existante selon ces mêmes lois terrestres, par lesquelles existent toutes les sociétés humaines. Les lois du Royaume messianique devaient correspondre à la Torah, le Messie Lui-même devait, à la différence des dirigeants païens, être un Roi juste, et pour le reste personne n'attendait rien de particulier du Royaume, si bien sûr on ne prend pas en considération les miracles, qui, comme attendaient la plupart des croyants, se répandront sur le Messie et sur Son Royaume par un flux abondant. Un tel Royaume aurait vraiment pu apparaître, si ce n’est pas subitement, alors ce serait assez vite, durant la vie d'une génération. Mais Jésus parlait d’un autre Royaume, qui devait prendre le monde entier, l'ayant préalablement transformé de manière qu'il reçoive la possibilité de vivre d'après d’autres lois.

Il faut du temps pour cette transfiguration, c'est pourquoi le Royaume a dans notre monde se transformant son histoire, dont parle le Sauveur comparant le Royaume au levain. Est-ce possible qu’il y avait une transformation instantanée de toute la création le jour de l'arrivée du Christ? Probablement, oui : puisque pour Dieu rien n'est impossible. Mais la chance d’entrer au Royaume aurait alors été seulement chez très peu d’élus. Mais Dieu veut sauver si possible tout un chacun, et donc, la chance doit aussi être accordée à chacun de ceux qui sont destinés à naître sur terre. Et il faut du temps pour cela, et c’est ce que dit le Sauveur. Le temps, qui dans une telle situation devient la manifestation pratique de l'amour de Dieu envers chacun de nous.

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Pour Lc 13:22-30
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
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La porte étroite devient très concrète lorsqu’on entre dans le métro chargé de grands sacs. Il faut franchir rapidement le tourniquet, mais voilà qu’une valise vous pend au bras...  Lire la suite

La porte étroite devient très concrète lorsqu’on entre dans le métro chargé de grands sacs. Il faut franchir rapidement le tourniquet, mais voilà qu’une valise, deux sacs et deux pots de fleurs enveloppés dans du papier journal vous pendent aux bras. Tout cela est très lourd ; on n’a aucune envie de l’abandonner et l’on veut absolument passer. Mais on n’y arrive pas, parce qu’une chose s’accroche à une autre, tout vous ralentit, cherche à s’échapper et vous empêche d’aller là où il faut absolument arriver. Il en va sans doute de même avec le Royaume des Cieux : on désire vivement y entrer, mais il faut pour cela renoncer à tout ce qui n’est pas notre véritable être.

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Pour Lc 13:24
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
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Le Seigneur Jésus-Christ a prononcé ces paroles en réponse à la question perplexe d'un homme inconnu de nous sur le nombre de ceux qui sont sauvés. Autant qu'on puisse en juger, la logique de l'entretien dont l'évangéliste Luc n'a noté que les paroles du Christ est la suivante...  Lire la suite

Le Seigneur Jésus-Christ a prononcé ces paroles en réponse à la question perplexe d'un homme inconnu de nous sur le nombre de ceux qui sont sauvés. Autant qu'on puisse en juger, la logique de l'entretien dont l'évangéliste Luc n'a noté que les paroles du Christ est la suivante. Le Seigneur dit plus d'une fois que le salut dépend des pensées et des actes de l'homme, de l'état de son coeur, de son attitude envers Dieu. Il appelle à la repentance et à la correction de la vie; il est évident qu'en l'absence de tout cela, le salut est impossible. Beaucoup de Juifs de cette époque, bien que pas tous, pensaient qu'à la venue du Messie le salut serait automatiquement donné à tous les participants «à part entière» de l'Ancienne Alliance. Ce point de vue tenait en partie à une compréhension trop primitive des paroles des prophètes, en partie à l'héritage de la religiosité formelle de l'époque postexilique. Quoi qu'il en soit, l'idée que le salut du péché et de la mort ne serait pas donné à tous ni automatiquement provoquait chez beaucoup l'incompréhension, voire une vive protestation. C'est dans ce contexte que résonne apparemment la question posée au Christ: «N'y aura-t-il que peu de sauvés?».

«Car si les sauvés sont vraiment peu nombreux, si tous les Juifs n'en font pas automatiquement partie, alors je peux ne pas en être!» Tel est sans doute le sous-texte émotionnel de la question. Il faut dire que l'«inscription» parmi les sauvés par catégories entières, indépendamment de l'aspect spirituel personnel, est une chose très répandue, propre non seulement à la pensée juive, mais à la pensée humaine en général. En répondant, le Seigneur Jésus-Christ déplace l'entretien sur un tout autre plan. Il ne propose pas de nouveaux critères de sélection de ceux qui seront ou ne seront pas sauvés. Le Seigneur s'adresse personnellement à celui qui interroge, en disant que le salut dépend de la volonté et des efforts de chaque personne concrète. Il faut chercher le chemin du salut, et l'entrée dans le Royaume est une porte étroite que l'on ne peut franchir qu'en faisant effort. «Luttez», dit le texte grec de l'Évangile; «efforcez-vous», traduit brillamment le texte synodal. Ainsi, l'essentiel n'est pas de savoir à quel point la porte est étroite, mais quelles sont la volonté et les efforts de l'homme lui-même.

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Pour Lc 13:29-30
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
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En parlant du Royaume, le Sauveur a sans aucun doute en vue le Royaume qu'Il a Lui-même apporté dans le monde, et non celui que s'imaginaient habituellement ceux qui L'écoutaient. Ses auditeurs se représentaient en général un puissant État terrestre, vivant...  Lire la suite

En parlant du Royaume, le Sauveur a sans aucun doute en vue le Royaume qu'Il a Lui-même apporté dans le monde, et non celui que s'imaginaient habituellement ceux qui L'écoutaient. Ses auditeurs se représentaient en général un puissant État terrestre, vivant selon les lois de la Torah et jouissant pour cette raison de la protection de Dieu, avec à sa tête un Roi juste à qui Dieu aurait donné une autorité particulière sur le monde et sur les hommes. Un tel royaume, bien sûr, peut lui aussi être ouvert non seulement aux Juifs, mais tous les autres devront en tout cas devenir yahvistes et accepter le judaïsme pour profiter de ce que le Messie apportera au monde.

Or Jésus parle d'autre chose: du Royaume comme réalité spirituelle, qui existe indépendamment de toute structure et institution terrestre, étatique ou sociale. Ce Royaume entre dans le monde par Lui, et ce sont les relations avec Lui et avec Son Père céleste qui en ouvrent le chemin. Le véritable Royaume du Christ est un espace de relations, et d'abord des relations qui unissent le Christ au Père. Et chacun peut entrer dans l'espace de leurs relations, indépendamment de la langue, de la nationalité, de la tradition culturelle ou religieuse. Le christianisme n'est pas une religion, ni même une pratique spirituelle, mais la vie dans le Royaume, donc dans l'espace des relations du Père et du Fils. Et ici, la question de savoir qui est premier et qui est dernier n'est pas si simple. En réalité, elle n'a ici aucun sens: dans le Royaume, chacun reçoit la plénitude de vie qu'il peut contenir. Mais qui participera à cette plénitude plus tôt, voilà une question réellement ouverte.

Il semblerait qu'en Judée, à l'époque évangélique, il y ait eu beaucoup de gens dont le but principal et le sens de la vie étaient précisément l'attente du Messie et du Royaume. Mais leur attente est devenue pour eux une sorte de religion, ou plus exactement une partie de leur vie religieuse, naturellement fondée sur le judaïsme. Or la religion a tendance à devenir quelque chose qui possède sa valeur en soi et se suffit à soi-même, masquant souvent le but pour lequel elle est née et existe.

D'autre part, il y avait dans le monde beaucoup de gens qui cherchaient (souvent sans en avoir conscience) précisément le Royaume et sa vie, souvent sans savoir où ni auprès de Qui les chercher. Et si les messianistes religieux avaient souvent beaucoup de peine à accepter le Messie tel qu'Il est, il était bien plus simple et naturel pour les chercheurs du Royaume, non chargés d'aucune religion, de venir à Lui. Rien d'étonnant à cela: Jésus Lui-même dit qu'il est difficile au riche d'entrer dans le Royaume. Et ici peu importe déjà qu'il s'agisse de richesse matérielle, culturelle ou religieuse.

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Pour Lc 13:31-35
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
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Les paroles du Sauveur sur le prophète qui ne meurt pas hors de Jérusalem paraissent quelque peu énigmatiques à première vue. Que veut-Il dire ? Constater ce fait assez bien connu...  Lire la suite

Les paroles du Sauveur sur le prophète qui ne meurt pas hors de Jérusalem paraissent quelque peu énigmatiques à première vue. Que veut-Il dire ? Constater ce fait assez bien connu que la vie de tous les prophètes sans exception était liée d'une manière ou d'une autre à Jérusalem ? Ce refus traditionnel de la prédication prophétique, propre à toutes les époques ? Sans doute cela aussi. Mais il y a autre chose : le sens spirituel du ministère prophétique et messianique. Car, en définitive, Jérusalem est un lieu choisi non par les hommes, mais par Dieu Lui-même. Et tout serviteur de Dieu, du moins avant la venue du Messie dans le monde, devait tôt ou tard s'y retrouver.

Non seulement parce que le pèlerinage à Jérusalem, ville sainte du yahvisme, était le rêve de tout yahviste croyant, mais aussi parce que le sens spirituel du ministère prophétique ou messianique ne pouvait être séparé du lieu de la présence de Dieu. Tout témoin de Dieu devait tôt ou tard se tenir auprès de Son autel. Alors, de deux choses l'une : ou bien on l'accueillait, précisément comme témoin et serviteur de Dieu, ou bien on le tuait.

Rien d'étonnant à cela : l'activité de tout véritable serviteur et témoin de Dieu, parvenue à son apogée spirituelle, plaçait finalement devant un choix ultime non seulement le témoin lui-même, mais aussi, et peut-être avant tout, le peuple de Dieu. Il fallait soit accueillir le témoin avec son témoignage, soit se débarrasser de lui. Le chemin vers Jérusalem, centre spirituel de la communauté yahviste, devenait aussi un temps accordé au peuple pour comprendre ce qui se passait. Et la prédication à Jérusalem était le moment du choix ultime et définitif, où l'on ne pouvait plus différer la décision.

Apparemment, cette décision était toujours défavorable au témoin. Rien d'étonnant à ce que le Messie envoyé par Dieu suive le même chemin : le témoignage sur le Royaume devait lui aussi retentir précisément à Jérusalem, plaçant de nouveau le peuple devant un choix. Mais il y a une différence essentielle : auparavant, le rejet de tel ou tel témoin n'était qu'une étape, certes tragique, d'un chemin spirituel qui arrivait maintenant à son terme. Cette fois, le « oui » ou le « non » devenait donc définitif, déterminant le destin d'Israël jusqu'au jour du Jugement, ce moment du choix ultime après lequel il n'y aurait plus rien à choisir.

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Pour Lc 13:31-35
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
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Image de l’amour suprême de Dieu pour son peuple endurci et plongé dans le péché, image de la suprême tendresse de l’oiseau...  Lire la suite

Image de l’amour suprême de Dieu pour son peuple endurci et plongé dans le péché, image de la suprême tendresse de l’oiseau qui rassemble ses petits sous ses ailes. Ce n’est pas par hasard que le Seigneur emploie précisément cette métaphore, car elle est la réponse qu’Il donne aux prières du Psautier. Rappelons-nous combien de fois l’homme y représente Dieu comme un oiseau sous l’aile duquel on peut trouver refuge. « Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; à l’ombre de tes ailes cache-moi » (Ps 17:8). « Qu’elle est précieuse, ta bonté, ô Dieu ! Les fils des hommes trouvent refuge à l’ombre de tes ailes » (Ps 36:9). « Pitié pour moi, ô Dieu, pitié pour moi, car en Toi se réfugie mon âme ; à l’ombre de tes ailes je me réfugie jusqu’à ce que soient passés les malheurs » (Ps 57:3). « Que je demeure à jamais dans ta tente et trouve refuge sous l’abri de tes ailes » (Ps 61:6). « Car Tu es mon secours, et à l’ombre de tes ailes je crie de joie » (Ps 63:9). Il est rare qu’une même image soit répétée autant de fois. Ce sont les paroles d’une relation tout à fait particulière, unique, avec Dieu. Et le Seigneur les accueille. Mais, hélas ! Les uns font monter des prières, tandis que les autres lapident les prophètes.

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Pour Lc 13:31-35
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
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La prédication du Sauveur suscitait constamment le mécontentement des puissants de ce monde. Au début de ce chapitre, on interroge le Seigneur sur l'acte cruel de Pilate, qu'Il n'approuve ni ne justifie...  Lire la suite

La prédication du Sauveur suscitait constamment le mécontentement des puissants de ce monde. Au début de ce chapitre, on interroge le Seigneur sur l'acte cruel de Pilate, qu'Il n'approuve ni ne justifie, bien qu'Il appelle non à la résistance armée, comme on l'attendait de Lui, mais au repentir. L'attitude des gens envers le Christ inquiétait aussi beaucoup Hérode, ainsi que Pilate. Même les pharisiens, généralement mal disposés à Son égard, ont à un moment l'idée de Le prendre « à l'improviste » pour Le faire roi. Ainsi, le désir d'Hérode de tuer le Christ n'est qu'une des manifestations de l'attitude envers Lui de ceux que le Seigneur gênait d'une manière ou d'une autre. Ce qui compte bien davantage pour nous, c'est ce qu'Il dit Lui-même à ce sujet.

En réponse aux menaces d'Hérode, le Seigneur rappelle à Ses auditeurs certains passages de la Loi et des Prophètes. Il dit qu'il ne se peut pas qu'un prophète périsse hors de Jérusalem, rappelant les rejets répétés, par le peuple d'Israël, des messagers de Dieu, dont le rejet préfigurait le Sien. Comme Il le disait au prophète Samuel : « Ce n'est pas toi, mais Moi qu'ils ont rejeté, pour que Je ne règne pas sur eux. » Le Seigneur cite ensuite le chant entonné par Moïse après la destruction du veau d'or (Dt 32), disant que bien des fois Il a voulu rassembler Son peuple comme un oiseau rassemble ses petits sous ses ailes. Dans ce chant, Moïse parle du peuple qui a rejeté Dieu, lequel prenait soin de lui comme un oiseau de ses petits. Puis le Seigneur cite les prophéties de Jérémie et les paroles des psaumes qui disent que les hommes qui trahissent Dieu sont laissés seuls avec leur péché. Ainsi, le rejet et l'exécution du Christ ne sont plus seulement des événements de la vie de Jésus et de Ses contemporains : ils s'inscrivent dans le contexte historique de la rupture tragique entre Dieu et les hommes. Le Seigneur dit qu'en Le tuant, les hommes « comblent la mesure des iniquités de leurs pères ». Il importe pour nous d'entendre avec quelle tendresse le Seigneur prend soin des hommes, les rassemblant dans Son Royaume, et de nous rappeler qu'en acceptant le rejet et l'exécution, le Seigneur achève dans la victoire toute l'histoire du salut de l'humanité.

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Pour Lc 13:34
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
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En s'adressant à Jérusalem, le Sauveur s'adresse en même temps à l'histoire de cette ville. Depuis David, elle était non seulement la capitale de l'État juif, mais aussi la capitale...  Lire la suite

En s'adressant à Jérusalem, le Sauveur s'adresse en même temps à l'histoire de cette ville. Depuis David, elle était non seulement la capitale de l'État juif, mais aussi la capitale du yahvisme. Et elle demeura capitale jusqu'à l'époque évangélique, si l'on excepte une courte interruption à l'échelle de l'histoire, pendant l'exil de Babylone.

Et de tout temps, dans cette ville, la même tragédie se jouait encore et encore. La tragédie du refus d'accueillir ceux qui parlaient de la part de Dieu. Aucun des grands prophètes de l'antiquité n'eut à devenir triomphateur de son vivant. Même Isaïe de Jérusalem, qui avait de l'influence sur le roi Ézéchias, finit, si l'on en juge selon les mesures terrestres, par échouer : son influence ne suffit pas à déterminer la politique d'Ézéchias, qui pourtant paraissait favorable au prophète. Et bien que les récits de la mort martyre de ce prophète sous le règne de Manassé apparaissent beaucoup plus tard, il n'est pas exclu qu'une histoire réelle se tienne derrière eux : sous Manassé, il y eut effectivement des persécutions contre les disciples des prophètes.

D'autres eurent moins de chance : on les regardait, au mieux, comme des originaux importuns, et, au pire, comme des ennemis de leur pays et de leur peuple, comme ce fut le cas, par exemple, pour Jérémie. Certes, par la suite, déjà après l'exil de Babylone, les Juifs commencèrent à regarder les prophètes comme de grands hommes ; leur héritage fut étudié et systématisé, et c'est ainsi qu'apparurent les recueils des livres des premiers et des derniers prophètes. Mais quelque chose resta inchangé, et c'est précisément ce quelque chose qui empêcha beaucoup de contemporains de Jésus de voir en Lui le Messie promis par Dieu. Il s'agit de la méfiance, ou du manque de confiance, envers la révélation vivante.

Les contemporains de Jésus croyaient aux prophètes non pas tant parce que leur vie et leur expérience spirituelle leur permettaient de voir la profondeur de la révélation prophétique, mais parce qu'à cette époque les prophètes étaient déjà considérés comme des autorités spirituelles absolues, et que les livres prophétiques étaient entrés dans le canon de la sainte Écriture. Ils ne croyaient pas à l'Esprit, mais à la tradition. Et tout ce qui ne s'inscrivait pas dans la tradition devenait pour ces hommes aussi suspect que les paroles des anciens prophètes l'avaient été pour leurs contemporains.

Il y avait bien sûr des exceptions, mais elles étaient peu nombreuses. La vieille tragédie se répétait de nouveau. Mais il ne s'agissait plus désormais d'un prophète, mais du Messie. De Celui pour qui Dieu avait fait grandir Son peuple et lui avait donné une vie historique. C'est pourquoi le rejet du Messie devait inévitablement devenir pour ce peuple une catastrophe historique. Et le Sauveur, bien entendu, veut pour Jérusalem un autre destin. Mais même Lui n'est pas en mesure de changer le choix fait par Ses compatriotes. Car chacun choisit lui-même son chemin. Qu'il s'agisse d'un homme particulier ou d'un peuple entier.

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