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RÉFLEXIONS pour 2Co 3:17

17 Car le Seigneur, c’est l’Esprit, et où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
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Dans le troisième chapitre de l’épître aux Corinthiens, Paul parle l'apôtre de la compréhension de l'Ancien testament comme code d’interdictions et de permissions, dont Dieu attend que l’homme exécute.

Il souligne que c’est seulement par le Christ que l’Ancien testament s'ouvre à nous comme un témoignage de Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Le visage de Moise brillait par le reflet de la gloire du Tout-Puissant – dit l’apôtre, mais cette gloire reste cachée sans Christ pour ceux qui voient Moise, et pour ceux qui lisent ses livres. Pour ceux qui s’adressent à Christ, cette "couverture" est enlevée, ce voile nous retenant de la vision, de la face de la gloire de Dieu.

Et voici après ces mots, l'apôtre écrit : «le Seigneur c’est Esprit, et où est l'Esprit de Seigneur, là est la liberté». Les relations avec Dieu sont donc semblables non à la lettre des interdictions et des permissions, mais à la liberté de l'esprit. Mais cela ne signifie du tout pas que dans la liberté du Nouveau Testament nous pouvons violer les commandements, dont il était interdit aux Juifs de violer.

La non-liberté consiste en ce que la couverture se trouve dans nos cœurs humains, et ne nous donne pas la possibilité de voir la gloire de Dieu. C'est pourquoi l’apôtre dit de ceux qui s’adressent à Dieu : «nous tous qui le visage découvert, réfléchissons la gloire de Dieu, nous sommes transformés». Ainsi, il comprend par liberté la possibilité réelle de la rencontre avec Dieu et notre capacité de venir à cette rencontre.

Autres réflexions

 
Pour 2Co 3:17
17 Car le Seigneur, c’est l’Esprit, et où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
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Dans la Bible, on rencontre souvent l'affirmation que Dieu est esprit. L'apôtre relie à ce fait indubitable la liberté, comme s'il affirmait que Dieu, étant esprit, est le Dieu de la liberté et non de l'asservissement, même lorsqu'il s'agit d'asservissement à telle ou telle forme de religiosité. À première vue...  Lire la suite

Dans la Bible, on rencontre souvent l'affirmation que Dieu est esprit. L'apôtre relie à ce fait indubitable la liberté, comme s'il affirmait que Dieu, étant esprit, est le Dieu de la liberté et non de l'asservissement, même lorsqu'il s'agit d'asservissement à telle ou telle forme de religiosité.

À première vue, le lien entre ces deux affirmations n'apparaît pas. Mais si l'on y réfléchit, il n'est pas difficile de voir que ce lien existe bel et bien, même s'il n'est pas immédiatement visible. En effet, tout esprit, qu'il s'agisse de Dieu Lui-même ou de tout être spirituel créé par Lui, se distingue de la nature, dans toutes ses formes possibles, peut-être encore inconnues de nous aujourd'hui, précisément par une liberté pleine et absolue. Dieu n'a aucune nature ; Il est pure volonté et pure conscience de soi.

Ce n'est pas par hasard que, contrairement aux théologiens, la Bible ne nous dit rien de la nature de Dieu, alors qu'elle parle constamment de Sa volonté et de Ses qualités personnelles. La volonté est le fondement de tout esprit et sa manifestation première ; ce n'est pas par hasard qu'elle constitue la base de toute vie spirituelle, y compris humaine. La conscience de soi dérive de la volonté ; dans le cas normal, elle n'est conditionnée que par elle et ne dépend que d'elle.

Concrètement, cela signifie que l'esprit, au sens propre du terme, ne dépend que de lui-même et jamais de quoi que ce soit ni de qui que ce soit d'autre. Toute relation entre des êtres spirituels sera toujours libre et profondément personnelle, tandis que toute limitation de la manifestation de la volonté signifie aussi une limitation de la liberté, qui conduit en fin de compte à une diminution de la plénitude de la vie spirituelle de celui dont la volonté est limitée. Il en va autrement de la nature : elle ne détermine jamais son propre être, étant toujours dépendante de quelque chose, et finalement de quelqu'un, d'autre. Si l'esprit est libre par définition, de sorte que la diminution de sa liberté abaisse son potentiel spirituel, la nature est, tout aussi par définition, non libre.

Bien sûr, tout esprit peut interagir avec la nature sans perdre sa liberté, de même que Dieu a créé tout le monde naturel sans Se diminuer en rien ni restreindre par là Sa liberté. Son abaissement volontaire et Sa limitation volontaire ont été liés non à la nature, mais aux êtres spirituels créés par Lui, avec lesquels Le lient des relations d'amour. Un tel abaissement volontaire et une telle limitation volontaire peuvent bien sûr aussi être considérés formellement comme une limitation de liberté ; mais, puisqu'il s'agit d'un choix absolument volontaire, cette limitation cesse d'être extérieure et devient pour Dieu une forme organique de Sa propre existence.

Et dans le Royaume, toutes les formes se déterminent de la même manière, à partir des relations d'amour mutuel, qui supposent une limitation volontaire réciproque comme conséquence de la prise en compte de l'existence de ceux qui sont auprès de soi. Il n'y a ici aucune frontière extérieure ; il n'y a que la forme de son propre être volontairement acceptée par chacun, tenant compte des relations avec Dieu, avec le Christ, avec le prochain. Dans le monde non transfiguré, au contraire, toutes les limites sont liées avant tout à la composante naturelle de l'homme, qui, après la chute, a pris le dessus et s'est soumis ce souffle de vie que chaque homme reçoit à sa naissance. Il n'est donc pas étonnant qu'elles lient et entravent la liberté spirituelle de l'homme.

Et la religion ne fait pas exception : outre la composante spirituelle qui lui est propre, elle contient beaucoup de naturel, lié à la psyché et aux modèles de comportement de l'homme déchu. L'apôtre, bien sûr, ne pouvait pas l'ignorer. C'est pourquoi il appelle ses correspondants à la liberté. À cette liberté du Royaume sans laquelle de vraies relations pleines avec Dieu sont impossibles. Et donc le salut lui-même est impossible.

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Pour 2Co 3:12-18
12 En possession d’une telle espérance, nous nous comportons avec beaucoup d’assurance,
13 et non comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour empêcher les fils d’Israël de voir la fin de ce qui était passager...
14 Mais leur entendement s’est obscurci. Jusqu’à ce jour en effet, lorsqu’on lit l’Ancien Testament, ce même voile demeure. Il n’est point retiré ; car c’est le Christ qui le fait disparaître.
15 Oui, jusqu’à ce jour, toutes les fois qu’on lit Moïse, un voile est posé sur leur cœur.
16 C’est quand on se convertit au Seigneur que le voile est enlevé.
17 Car le Seigneur, c’est l’Esprit, et où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
18 Et nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est Esprit.
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L’existence spirituelle n’est pas soumise aux limitations propres à un objet matériel...  Lire la suite

L’existence spirituelle n’est pas soumise aux limitations propres à un objet matériel : forme, emplacement, enfermement dans l’instant présent, mouvement du temps dans une seule direction, etc. Lorsque Jésus dit, dans Son entretien avec la Samaritaine (Jn 4:24) : « Dieu est Esprit », Il détruit les conceptions humaines qui « attachent » Dieu à un lieu déterminé — pays, ville ou temple. L’apôtre Paul a en vue quelque chose d’un peu différent : il dit que l’Esprit peut agir non de l’extérieur mais de l’intérieur, détruisant notre servitude intérieure par Sa grâce de pardon et de paix.

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Pour 2Co 3:12-18
12 En possession d’une telle espérance, nous nous comportons avec beaucoup d’assurance,
13 et non comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour empêcher les fils d’Israël de voir la fin de ce qui était passager...
14 Mais leur entendement s’est obscurci. Jusqu’à ce jour en effet, lorsqu’on lit l’Ancien Testament, ce même voile demeure. Il n’est point retiré ; car c’est le Christ qui le fait disparaître.
15 Oui, jusqu’à ce jour, toutes les fois qu’on lit Moïse, un voile est posé sur leur cœur.
16 C’est quand on se convertit au Seigneur que le voile est enlevé.
17 Car le Seigneur, c’est l’Esprit, et où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
18 Et nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est Esprit.
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En parlant des Juifs croyants qui lisent la sainte Écriture, Paul mentionne le voile qui les empêche de voir le véritable sens du texte, de même qu'autrefois le voile jeté par Moïse sur son visage empêchait ceux qui l'entouraient de le voir...  Lire la suite

En parlant des Juifs croyants qui lisent la sainte Écriture, Paul mentionne le voile qui les empêche de voir le véritable sens du texte, de même qu'autrefois le voile jeté par Moïse sur son visage empêchait ceux qui l'entouraient de le voir. Que veut-il dire ?

Bien sûr, en lisant ce passage avec les yeux d'aujourd'hui, nous prêtons d'abord attention à la différence entre les traditions liées à l'interprétation, par les Juifs et par les chrétiens, des mêmes textes de l'Ancien Testament. Mais au temps de l'apôtre, il était encore trop tôt pour parler d'une tradition chrétienne particulière. Il existait peut-être déjà certains récits, tout à fait possiblement même écrits, sur la mort et la résurrection du Sauveur, mais il n'existait pas encore de corpus chrétien de textes sacrés. Pas plus qu'une tradition chrétienne particulière et élaborée d'interprétation de la Torah ou des livres prophétiques : trop peu de temps s'était encore écoulé pour que de telles interprétations puissent apparaître. Il s'agit, de toute évidence, d'autre chose.

Et ici viennent à l'esprit les paroles de l'évangéliste selon lesquelles Jésus Lui-même, après la résurrection, lors d'une de Ses rencontres avec les disciples, leur ouvrit l'intelligence pour comprendre l'Écriture. Il est peu probable qu'il s'agisse ici d'une exégèse mystérieuse accessible seulement aux « initiés ».

Il s'agissait plutôt d'autre chose, de l'essence même de ce que l'on pourrait appeler la compréhension de tout texte, et surtout d'un texte sacré et inspiré de Dieu. En effet, pour comprendre n'importe quel texte, il faut avant tout reconstituer le système de sens que l'auteur a créé en écrivant son texte. Car un texte (du moins un texte littéraire) est précisément un système de sens revêtu de mots. Or les sens ne peuvent pas être simplement copiés comme nous copions les lettres ; on ne peut que les recréer en parcourant avec l'auteur le chemin qu'il a parcouru en créant son texte.

Mais que faire si l'auteur n'était pas seul ? Si Dieu l'inspirait, s'Il révélait les sens et si l'auteur ne faisait que les incarner dans la parole ? Alors il s'ensuit qu'il faut parcourir le chemin non seulement avec l'auteur humain, mais aussi avec Dieu qui l'inspirait. Pour comprendre la Bible, il faut comprendre Dieu. Et nul ne peut enseigner cette compréhension mieux que le Sauveur. Plus encore : certaines choses fondamentales ne peuvent être enseignées que par le Sauveur Lui-même. Sinon, il y a le voile. Sinon, quelque chose reste fermé pour toujours.

Voilà ce que l'apôtre a en vue lorsqu'il dit que seul le souffle de Dieu, le souffle du Royaume, libère l'homme et lui donne la plénitude de la compréhension de la sainte Écriture comme parole de Dieu. Dieu est libre de toutes les limites humaines, et ce n'est que dans Sa liberté que l'on peut comprendre Sa parole.

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Pour 2Co 3:1-18
Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou bien aurions-nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous ou de vous ?
Notre lettre, c’est vous, une lettre écrite en vos cœurs, connue et lue par tous les hommes.
Vous êtes manifestement une lettre du Christ remise à nos soins, écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs.
Telle est la conviction que nous avons par le Christ auprès de Dieu.
Ce n’est pas que de nous-mêmes nous soyons capables de revendiquer quoi que ce soit comme venant de nous ; non, notre capacité vient de Dieu,
qui nous a rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, l’Esprit vivifie.
Or, si le ministère de la mort, gravé en lettres sur des pierres, a été entouré d’une telle gloire que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les yeux sur le visage de Moïse à cause de la gloire de son visage, pourtant passagère,
comment le ministère de l’Esprit n’en aurait-il pas davantage ?
Si en effet le ministère de la condamnation fut glorieux, combien plus le ministère de justice l’emporte-t-il en gloire !
10 Non, si de ce point de vue, on la compare à cette gloire suréminente, la gloire de ce premier ministère n’en fut pas une.
11 Car, si ce qui était passager s’est manifesté dans la gloire, combien plus ce qui demeure sera-t-il glorieux !
12 En possession d’une telle espérance, nous nous comportons avec beaucoup d’assurance,
13 et non comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour empêcher les fils d’Israël de voir la fin de ce qui était passager...
14 Mais leur entendement s’est obscurci. Jusqu’à ce jour en effet, lorsqu’on lit l’Ancien Testament, ce même voile demeure. Il n’est point retiré ; car c’est le Christ qui le fait disparaître.
15 Oui, jusqu’à ce jour, toutes les fois qu’on lit Moïse, un voile est posé sur leur cœur.
16 C’est quand on se convertit au Seigneur que le voile est enlevé.
17 Car le Seigneur, c’est l’Esprit, et où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
18 Et nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est Esprit.
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La lecture d’aujourd’hui contient ces paroles très connues : « la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie ». L’Apôtre...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui contient ces paroles très connues : « la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie ». L’Apôtre met en regard l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, et la lettre représente ici la loi ancienne mise par écrit. Pourquoi l’Apôtre affirme-t-il que la loi écrite est une chose meurtrière ? Et si la loi est juste et équitable ? La législation de l’Ancien Testament contient précisément des lois bonnes, nécessaires et justes. Mais, une fois écrite, la loi devient une sorte de réalité objective, séparée aussi bien de celui qui l’accomplit que, surtout, du législateur. Il ne s’agit pas seulement du fait qu’aucune loi écrite ne peut embrasser toute la diversité de la vie réelle, bien que cela soit évident. C’est une chose impersonnelle qui régit la vie de ceux que Dieu a dotés de l’image et de la ressemblance de Sa propre personnalité ; elle constitue donc une humiliation de cette image et de cette ressemblance. Ce n’est pas un hasard si, dans la période qui précède le Nouveau Testament, apparaît en Israël la notion de Sagesse de Dieu : elle est la personnification de la loi, son sens vivant, son esprit. Dans la Bible, les paroles sur la Sagesse se révèlent être des prophéties sur le Christ, car elles reflètent la volonté de Dieu de devenir directement le Souverain de Son Royaume.

À l’inverse, l’Esprit de l’Alliance toujours nouvelle permet à ceux qui y participent de vivre non sous l’autorité de tables de pierre, mais sous l’autorité personnelle du Législateur. Cela ne signifie nullement que, par exemple, des exigences morales différentes de celles qui s’imposaient aux participants de l’Alliance du Sinaï leur soient adressées. « Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir », dit le Seigneur Lui-même. Mais ces exigences ne constituent pas l’essence de la vie humaine. Leur accomplissement devient une fonction, une manifestation de la relation personnelle avec le Législateur. Après avoir parlé de la lettre qui tue et de l’Esprit qui donne la vie, l’Apôtre parle longuement de la gloire de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance. Hélas, notre triste histoire a considérablement déformé notre compréhension de ce mot, si bien qu’il doit être expliqué. Il ne s’agit nullement de ce qu’entendent les slogans. Nous nous souvenons de ces banderoles rouges tendues dans les rues qui portaient l’inscription « Gloire au PCUS » (qu’il vaut mieux ne pas évoquer la nuit). Nous nous souvenons de la gloire des rois et des puissants de ce monde. Nos frères chrétiens de la Rome antique ont très justement appelé cela pompa diaboli. Le sens biblique du mot « gloire » (grec δόξα, latin gloria) se manifeste avec le plus d’éclat dans la vision d’Isaïe : « et la gloire du Seigneur remplissait le Temple ». C’est une forme de la présence de Dieu dans laquelle l’homme reconnaît et bénit cette présence. Voilà précisément pourquoi la plénitude d’une telle gloire dans la Nouvelle Alliance est qualitativement plus grande que dans les lettres de l’ancienne Loi.

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