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RÉFLEXIONS pour Mc 12:13-17

13 Ils lui envoient alors quelques-uns des Pharisiens et des Hérodiens pour le prendre au piège dans sa parole.
14 Ils viennent et lui disent : " Maître, nous savons que tu es véridique et que tu ne te préoccupes pas de qui que ce soit ; car tu ne regardes pas au rang des personnes, mais tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à César ? Devons-nous payer, oui ou non ? "
15 Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : " Pourquoi me tendez-vous un piège ? Apportez-moi un denier, que je le voie. "
16 Ils en apportèrent un et il leur dit : " De qui est l'effigie que voici ? Et l'inscription ? " Ils lui dirent : " De César. "
17 Alors Jésus leur dit : " Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. " Et ils étaient fort surpris à son sujet.
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Les pharisiens viennent trouver Jésus pour Le prendre au piège dans Ses paroles. En Lui proposant de trancher la question de savoir s'il est permis à un Juif pieux de payer les impôts romains, ils Le placent devant une contradiction insoluble. À qui le croyant doit-il obéir : à Dieu ou aux autorités séculières ? Pour eux, ces choses sont absolument incompatibles. Mais pas pour Jésus, qui « ne fait acception de personne » et demeure libre des clichés établis. La logique du Seigneur frappe par sa simplicité. Au lieu de citer la Sainte Écriture, d'invoquer les sages ou de rapporter l'avis de personnes faisant autorité, Il demande qu'on Lui donne un denier et tire Sa conclusion d'une étonnante précision directement de la pièce avec laquelle on paie l'impôt.

Il nous arrive de nous retrouver dans le rôle de ces pharisiens, en posant à Dieu des questions sans nous attendre à ce qu'Il ait une réponse. Alors que la solution peut se trouver juste devant nous, si nous n'avons pas peur et si nous rejetons sans crainte tout préjugé.

Autres réflexions

 
Pour Mc 12:13-17
13 Ils lui envoient alors quelques-uns des Pharisiens et des Hérodiens pour le prendre au piège dans sa parole.
14 Ils viennent et lui disent : " Maître, nous savons que tu es véridique et que tu ne te préoccupes pas de qui que ce soit ; car tu ne regardes pas au rang des personnes, mais tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à César ? Devons-nous payer, oui ou non ? "
15 Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : " Pourquoi me tendez-vous un piège ? Apportez-moi un denier, que je le voie. "
16 Ils en apportèrent un et il leur dit : " De qui est l'effigie que voici ? Et l'inscription ? " Ils lui dirent : " De César. "
17 Alors Jésus leur dit : " Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. " Et ils étaient fort surpris à son sujet.
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Les paroles de Jésus sur les impôts (« tributs ») payés à l'empereur sont souvent comprises comme l'exigence d'une soumission totale à toute autorité, dont l'un des éléments serait le paiement exact de tous les impôts dus. Pourtant, dans le récit évangélique, la question se pose un peu autrement...  Lire la suite

Les paroles de Jésus sur les impôts (« tributs ») payés à l'empereur sont souvent comprises comme l'exigence d'une soumission totale à toute autorité, dont l'un des éléments serait le paiement exact de tous les impôts dus. Pourtant, dans le récit évangélique, la question se pose un peu autrement. Il ne s'agit pas ici de savoir s'il faut payer des impôts en général; on y discute de savoir s'il est permis de le faire.

Le fait est qu'à cette époque il existait en Judée des partisans d'opinions extrêmes, en réalité tout à fait extrémistes, sur le pouvoir romain, et plus largement sur tout pouvoir séculier. C'étaient les zélotes, autrement dit, les « zélateurs ». Ils estimaient qu'il fallait lancer l'insurrection messianique le plus tôt possible, et qu'elle devait être dirigée avant tout contre le pouvoir romain (la Judée faisait alors partie de l'Empire romain), puis contre tout autre pouvoir séculier en général, y compris celui d'Hérode le Tétrarque, qui gouvernait alors la Galilée.

Comme le gouvernement de la Judée était alors hiérocratique et que le pouvoir appartenait au grand prêtre, une telle situation demeurait dans l'ensemble acceptable pour les zélotes. Mais le procurateur romain présent à Jérusalem était pour eux un objet d'irritation constante, tout comme les soldats romains qui passaient, même rarement, dans les rues de la ville sainte, avec les collecteurs d'impôts qui travaillaient naturellement d'abord pour Rome. Ce sont ces zélotes qui considéraient qu'il était impie de payer les impôts, que c'était une trahison envers Dieu et envers la vraie foi, telle qu'ils la comprenaient.

Or un appel direct à refuser de payer les impôts équivalait, aux yeux des Romains, à un appel à la désobéissance au pouvoir et à la révolte; il était assimilé à une trahison de l'État, avec toutes les conséquences qui en découlaient. La question posée publiquement à Jésus était donc clairement provocatrice. Le Sauveur y répond pourtant d'une manière quelque peu inattendue: il dit que la question des impôts n'a pas de rapport direct avec la vie spirituelle. Que l'empereur reçoive ou non l'argent qui lui est dû est une question de ce monde; pour le Royaume, cela n'a aucune importance. En ne payant pas l'impôt, l'homme ne se rapprochera pas du Royaume, pas plus qu'il ne s'en rapprochera en étant le contribuable le plus scrupuleux. Les impôts, comme toute la problématique économique et politique en général, ne sont importants que dans la mesure où ils influent d'une manière ou d'une autre sur l'état spirituel de l'homme; tout le reste est secondaire.

C'était la réponse du Sauveur à ceux qui croyaient que le Royaume et son avènement étaient une question politique, et non spirituelle, que le Royaume se construirait selon les lois de ce monde. Jésus leur rappelle une fois encore: même si le Royaume entre dans notre monde déchu, il n'existe pas selon ses lois, et les impôts n'ont pas plus de rapport avec lui que toutes les autres institutions du monde déchu.

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Pour Mc 12:13-17
13 Ils lui envoient alors quelques-uns des Pharisiens et des Hérodiens pour le prendre au piège dans sa parole.
14 Ils viennent et lui disent : " Maître, nous savons que tu es véridique et que tu ne te préoccupes pas de qui que ce soit ; car tu ne regardes pas au rang des personnes, mais tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à César ? Devons-nous payer, oui ou non ? "
15 Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : " Pourquoi me tendez-vous un piège ? Apportez-moi un denier, que je le voie. "
16 Ils en apportèrent un et il leur dit : " De qui est l'effigie que voici ? Et l'inscription ? " Ils lui dirent : " De César. "
17 Alors Jésus leur dit : " Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. " Et ils étaient fort surpris à son sujet.
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Le passage d'aujourd'hui est très populaire chez les inspecteurs des impôts : on le cite habituellement pour prouver que...  Lire la suite

Le passage d'aujourd'hui est très populaire chez les inspecteurs des impôts : on le cite habituellement pour prouver qu'il faut payer les impôts, que le Sauveur Lui-même l'exige de nous. Cependant, dans le texte du passage, rien n'est dit sur la nécessité de payer les impôts. La question n'est pas de savoir s'il faut les payer, mais s'il est permis de le faire.

Une telle formulation de la question peut paraître étrange, mais dans la Judée de l'époque évangélique, il y avait des gens qui considéraient comme apostat quiconque collaborait d'une manière ou d'une autre avec le pouvoir romain, qu'ils regardaient comme un pouvoir d'occupation. Et le paiement des impôts était, de leur point de vue, bien sûr, une forme de cette collaboration. Il s'agit évidemment de représentants de mouvements marginaux, au fond extrémistes, partisans de la guerre sainte, qui toutefois n'étaient pas si peu nombreux en Judée à cette époque.

Et la question était sans aucun doute provocatrice : y répondre positivement signifiait passer, aux yeux des extrémistes, pour un collaborateur ; y répondre négativement équivalait à un appel à la révolte, avec toutes les conséquences qui en découlaient. À l'égard des « siens », on agissait selon le principe « vous ne demandez pas, nous ne répondons pas », mais Jésus, manifestement, n'était pas « des leurs » pour ceux qui L'interrogeaient.

Or Il répond à la question d'une manière tout à fait inattendue, déroutant ceux qui voulaient Le dérouter et L'embrouiller. Le sens de la parabole du denier (car c'est bien une parabole) est parfaitement transparent : le Royaume n'est pas déterminé par les réalités sociales et ne s'acquiert pas sur les voies de la lutte politique. Si les autorités de l'empire reçoivent leurs impôts, ce fait ne changera rien pour le Royaume. Le paiement des impôts est indifférent pour le Royaume : car le Royaume ne s'achète ni par l'argent, ni par la soumission aux autorités terrestres et aux lois humaines. Pas davantage, d'ailleurs, que par l'insoumission à ces autorités et à ces lois.

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Pour Mc 12:13-17
13 Ils lui envoient alors quelques-uns des Pharisiens et des Hérodiens pour le prendre au piège dans sa parole.
14 Ils viennent et lui disent : " Maître, nous savons que tu es véridique et que tu ne te préoccupes pas de qui que ce soit ; car tu ne regardes pas au rang des personnes, mais tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à César ? Devons-nous payer, oui ou non ? "
15 Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : " Pourquoi me tendez-vous un piège ? Apportez-moi un denier, que je le voie. "
16 Ils en apportèrent un et il leur dit : " De qui est l'effigie que voici ? Et l'inscription ? " Ils lui dirent : " De César. "
17 Alors Jésus leur dit : " Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. " Et ils étaient fort surpris à son sujet.
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Bien sûr, la manière dont cette question est posée au Maître est une provocation...  Lire la suite

Bien sûr, la manière dont cette question est posée au Maître est une provocation. Et nous voyons avec quel éclat Il sort de cette situation difficile (en effet, pour les Juifs, la représentation d'un homme est interdite, de sorte qu'ils ne peuvent même pas toucher des monnaies portant le profil de l'empereur), mais Jésus, dans Sa réponse, va beaucoup plus loin. La question du rapport entre les devoirs sociaux de l'homme et sa conscience est sans doute actuelle en tout temps. La célèbre réponse de Jésus (Mc 12:17) conduit l'homme à un discernement adulte et responsable de ce qui, dans ce monde, correspond à la volonté de Dieu et de ce qui la contredit. C'est peut-être cela, l'appel à la sainteté.

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Pour Mc 12:13-17
13 Ils lui envoient alors quelques-uns des Pharisiens et des Hérodiens pour le prendre au piège dans sa parole.
14 Ils viennent et lui disent : " Maître, nous savons que tu es véridique et que tu ne te préoccupes pas de qui que ce soit ; car tu ne regardes pas au rang des personnes, mais tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à César ? Devons-nous payer, oui ou non ? "
15 Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : " Pourquoi me tendez-vous un piège ? Apportez-moi un denier, que je le voie. "
16 Ils en apportèrent un et il leur dit : " De qui est l'effigie que voici ? Et l'inscription ? " Ils lui dirent : " De César. "
17 Alors Jésus leur dit : " Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. " Et ils étaient fort surpris à son sujet.
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Le fait que les pharisiens et les hérodiens, qui d’ordinaire ne s’entendent pas, soient prêts à « s’allier contre » n’étonne pas. Ce qui frappe...  Lire la suite

Le fait que les pharisiens et les hérodiens, qui d’ordinaire ne s’entendent pas, soient prêts à « s’allier contre » n’étonne pas. Ce qui frappe, c’est la question qu’ils posent au Christ. Non par son contenu, car ce n’est qu’une nouvelle tentative provocatrice de prendre le Christ au piège de Ses paroles, et combien y en eut-il ! Ce qui est révélateur, c’est la longue introduction alambiquée à la question, dont la construction même dévoile la ruse des interlocuteurs. C’est précisément de cela que le Christ parle directement avant de répondre à la question.
Bien sûr, après une telle réprimande, on pourrait ne pas répondre à la question posée. Mais même cette situation, le Christ l’utilise pour donner aux hommes la possibilité de regarder les choses avec plus d’acuité qu’à l’ordinaire. En répondant, Il a introduit dans le monde la compréhension que l’incommensurabilité de l’Autorité suprême et du pouvoir terrestre ne signifie pas la négation des devoirs terrestres. Mais la réponse du Christ est aussi un appel à ne pas tomber dans l’esclavage volontaire d’une nouvelle idole, en demeurant libre et fidèle à Dieu.
Une brève phrase sur Dieu et César, qui a renversé les conceptions de l’humanité...

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Pour Mc 12:17
17 Alors Jésus leur dit : " Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. " Et ils étaient fort surpris à son sujet.
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Les pharisiens posant la question à Jésus de savoir s’il faut payer le tribut a césar, comptent L’accuser soit comme dissident appelant a ne pas obéit le gouvernement, soit comme un traître des intérêts du peuple juif...  Lire la suite

Les pharisiens posant la question à Jésus de savoir s’il faut payer le tribut a césar, comptent L’accuser soit comme dissident appelant a ne pas obéit le gouvernement, soit comme un traître des intérêts du peuple juif. A en juger par les mots des chefs Juifs « nous n’avons de roi que césar », les dirigeants religieux Juifs ont déjà fait leur choix. Il faut dire que ce n’était un secret ni pour les juifs, ni pour Jésus, Qui voit le cœur des gens. Il est extraordinairement important pour la communauté humaine qui ne peut fonctionnée en dehors du cadre d’un gouvernement le fait que Jésus refuse catégoriquement de juger ce domaine.

Sa réponse « rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu» met de cote le problème de la structure de l’Etat. Pour les disciples de Jésus il est important de rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu. Ainsi, seulement ce qui est lie à l’éternité, à la relation avec Dieu a une vraie valeur. C’est pourquoi l’Eglise du Christ vie avec n’importe quel gouvernement, dans n’importe quel Etat et dans toute relation avec elle – des relations hostiles dans les empires Romains et soviétiques aux alliances plus étroites dans les empires byzantin et russe. Toute forme de relations avec le gouvernement a ses mérites et ses insuffisances. Mais nous sommes appelés en premier lieu à répondre devant Dieu de notre relation avec Lui.

Le devoir de charité envers son prochain reste immuable pour le chrétien dans chaque époque quel que soit la relation avec le gouvernement. La prouesse de la prière ne change pas non plus. Il est assez utile pour nous aujourd’hui de savoir que toutes relations avec n’importe quels gouvernements est quelque chose d’importante pour les chrétiens, mais pas essentiel. La vie reste vie, et c’est effectivement les mots de Jésus lus aujourd’hui qui lui donnent une dimension authentique et perpétuelle.

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Pour Mc 12:13-34
13 Ils lui envoient alors quelques-uns des Pharisiens et des Hérodiens pour le prendre au piège dans sa parole.
14 Ils viennent et lui disent : " Maître, nous savons que tu es véridique et que tu ne te préoccupes pas de qui que ce soit ; car tu ne regardes pas au rang des personnes, mais tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à César ? Devons-nous payer, oui ou non ? "
15 Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : " Pourquoi me tendez-vous un piège ? Apportez-moi un denier, que je le voie. "
16 Ils en apportèrent un et il leur dit : " De qui est l'effigie que voici ? Et l'inscription ? " Ils lui dirent : " De César. "
17 Alors Jésus leur dit : " Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. " Et ils étaient fort surpris à son sujet.
18 Alors viennent à lui des Sadducéens - de ces gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection - et ils l'interrogeaient en disant:
19 " Maître, Moïse a écrit pour nous : "Si quelqu'un a un frère qui meurt en laissant une femme sans enfant, que ce frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère. "
20 Il y avait sept frères. Le premier prit femme et mourut sans laisser de postérité.
21 Le second prit la femme et mourut aussi sans laisser de postérité, et de même le troisième;
22 et aucun des sept ne laissa de postérité. Après eux tous, la femme aussi mourut.
23 A la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d'entre eux sera-t-elle la femme ? Car les sept l'auront eue pour femme. "
24 Jésus leur dit : " N'êtes-vous pas dans l'erreur, en ne connaissant ni les Écritures ni la puissance de Dieu ?
25 Car, lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme des anges dans les cieux.
26 Quant au fait que les morts ressuscitent, n'avez-vous pas lu dans le Livre de Moïse, au passage du Buisson, comment Dieu lui a dit: Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob ?
27 Il n'est pas un Dieu de morts, mais de vivants. Vous êtes grandement dans l'erreur ! "
28 Un scribe qui les avait entendus discuter, voyant qu'il leur avait bien répondu, s'avança et lui demanda : " Quel est le premier de tous les commandements ? "
29 Jésus répondit : " Le premier c'est : Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur,
30  et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
31 Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. "
32 Le scribe lui dit : " Fort bien, Maître, tu as eu raison de dire qu'il est unique et qu'il n'y en a pas d'autre que Lui :
33  l'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-même, vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices. "
34 Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque pleine de sens, lui dit : " Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu. " Et nul n'osait plus l'interroger.
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Le passage d'aujourd'hui est consacré, comme nous le verrons bientôt, au thème de la Tradition et à la manière dont différentes personnes peuvent s'en servir différemment selon...  Lire la suite

Le passage d'aujourd'hui est consacré, comme nous le verrons bientôt, au thème de la Tradition et à la manière dont différentes personnes peuvent s'en servir différemment selon leurs intentions. Ce passage se compose de trois dialogues que le Sauveur mène avec différents interlocuteurs.

Le premier (v.13-17) a un caractère manifestement provocateur. La question de la légitimité du paiement des impôts aux autorités romaines, sous la domination desquelles se trouvait alors la Palestine, était d'ordinaire posée par les représentants de la partie la plus radicale de la Synagogue de ce temps, que l'Évangile appelle « zélotes » (c'est-à-dire « ardents défenseurs »). Ces gens avaient des vues sur le Royaume de Dieu peu différentes de celles qui étaient généralement admises aux temps de Josué et des Juges. Le Royaume de Dieu et le pouvoir romain en Palestine leur paraissaient incompatibles ; ils considéraient la lutte armée contre le pouvoir romain comme un devoir religieux pour tout Juif croyant, et le paiement de l'impôt à Rome comme une violation de la Loi. Il ne reste qu'à ajouter que tous ceux qui voyaient les choses de façon moins radicale, même s'ils étaient leurs coreligionnaires, les zélotes les tenaient pour des apostats et des ennemis de la foi méritant la mort. La question de l'impôt, posée publiquement à Jésus, dans une foule où se trouvaient sûrement des zélotes et des agents secrets du pouvoir romain, plaçait Celui qui répondait dans une position perdante d'avance : répondre « oui » signifiait attirer sur Lui la colère des zélotes ; répondre « non » équivalait à un crime d'État aux yeux des Romains, car selon les lois romaines les appels publics au refus de payer l'impôt à l'autorité légitime étaient assimilés à une révolte.

La deuxième question (v.18-27) ressemble surtout à un problème de manuel de théologie, ou à l'une de ces « questions difficiles » traditionnelles de l'époque que les adversaires de la foi en la résurrection utilisaient contre les croyants. Bien sûr, à cette question, comme à toutes les questions de ce genre à toutes les époques, il existait une réponse (et peut-être plus d'une), bien connue de quiconque avait reçu la formation correspondante. Mais on savait justement de Jésus qu'Il n'avait pas étudié la théologie, et ceux qui posaient la question étaient d'autant plus intéressés de voir ce que répondrait cet ignorant de Galilée, comme ils se l'imaginaient.

Le troisième dialogue (v.28-34) est déjà né, semble-t-il, non du désir de prendre le Maître au piège d'une parole, mais du désir réel de comprendre ce qu'Il pense de la Loi. Apparemment, celui qui interrogeait comprenait que cet Homme étonnant devait vraiment saisir quelque chose d'important et d'essentiel dans la Loi, et il voulut savoir quoi. Jésus, en réponse, le renvoie aux réponses traditionnelles que l'interrogateur connaissait parfaitement. Il est intéressant que, dans cette réponse, seule la première partie, qui parle de l'amour de Dieu, corresponde directement au texte de la Loi (Dt 6:4-5). La deuxième partie du commandement est une formule de la tradition rabbinique qui, aux temps évangéliques, était déjà généralement admise. Et Jésus, en l'occurrence, confirme la Tradition par Son autorité.

Il ne le fait ni dans le premier ni dans le deuxième dialogue. Bien sûr, dans ces cas aussi, ceux qui l'interrogent font appel à la Tradition, mais il s'agit ici, manifestement, plutôt d'un abus de la Tradition que d'un appui sur elle. Rien d'étonnant : la Tradition authentique reflète toujours l'expérience d'une communion réelle et vivante avec Dieu, conservée dans la mémoire de la communauté. Mais si le but n'est pas la communion avec Dieu, mais autre chose, par exemple le désir de prendre l'adversaire au piège de ses paroles ou de s'affirmer aux dépens de son interlocuteur, l'esprit de la Tradition disparaît, et il ne reste que sa forme vide et morte, qui ne donne rien sinon un appui à une religiosité tout aussi vide et morte et à l'orgueil humain.

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Pour Mc 12:13-34
13 Ils lui envoient alors quelques-uns des Pharisiens et des Hérodiens pour le prendre au piège dans sa parole.
14 Ils viennent et lui disent : " Maître, nous savons que tu es véridique et que tu ne te préoccupes pas de qui que ce soit ; car tu ne regardes pas au rang des personnes, mais tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à César ? Devons-nous payer, oui ou non ? "
15 Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : " Pourquoi me tendez-vous un piège ? Apportez-moi un denier, que je le voie. "
16 Ils en apportèrent un et il leur dit : " De qui est l'effigie que voici ? Et l'inscription ? " Ils lui dirent : " De César. "
17 Alors Jésus leur dit : " Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. " Et ils étaient fort surpris à son sujet.
18 Alors viennent à lui des Sadducéens - de ces gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection - et ils l'interrogeaient en disant:
19 " Maître, Moïse a écrit pour nous : "Si quelqu'un a un frère qui meurt en laissant une femme sans enfant, que ce frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère. "
20 Il y avait sept frères. Le premier prit femme et mourut sans laisser de postérité.
21 Le second prit la femme et mourut aussi sans laisser de postérité, et de même le troisième;
22 et aucun des sept ne laissa de postérité. Après eux tous, la femme aussi mourut.
23 A la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d'entre eux sera-t-elle la femme ? Car les sept l'auront eue pour femme. "
24 Jésus leur dit : " N'êtes-vous pas dans l'erreur, en ne connaissant ni les Écritures ni la puissance de Dieu ?
25 Car, lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme des anges dans les cieux.
26 Quant au fait que les morts ressuscitent, n'avez-vous pas lu dans le Livre de Moïse, au passage du Buisson, comment Dieu lui a dit: Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob ?
27 Il n'est pas un Dieu de morts, mais de vivants. Vous êtes grandement dans l'erreur ! "
28 Un scribe qui les avait entendus discuter, voyant qu'il leur avait bien répondu, s'avança et lui demanda : " Quel est le premier de tous les commandements ? "
29 Jésus répondit : " Le premier c'est : Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur,
30  et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
31 Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. "
32 Le scribe lui dit : " Fort bien, Maître, tu as eu raison de dire qu'il est unique et qu'il n'y en a pas d'autre que Lui :
33  l'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-même, vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices. "
34 Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque pleine de sens, lui dit : " Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu. " Et nul n'osait plus l'interroger.
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On peut trouver étrange que Jésus, sachant Sa mort proche, entre dans des discussions et des débats qui semblent inutiles, et qu’Il permette qu’on Le provoque...  Lire la suite

On peut trouver étrange que Jésus, sachant Sa mort proche, entre dans des discussions et des débats qui semblent inutiles, et qu’Il permette qu’on Le provoque. Les pharisiens et les hérodiens n’étaient nullement possédés par la soif de trouver la vérité. De même, les sadducéens, en posant une question sur la manière dont la loi du lévirat, si ingénieusement interprétée par eux (Dt 25:5-6), se refléterait dans la vie future, voulaient seulement se moquer de Jésus, car ils ne croyaient pas à la résurrection. Nous ne savons pas si les réponses de Jésus satisfirent les pharisiens et les sadducéens, mais elles firent sans aucun doute impression sur le scribe qui se tenait non loin. La question du plus grand commandement de la Loi préoccupait certainement cet homme, et la réponse de Jésus suscita en lui une réaction favorable. Jésus ramène tous les commandements de la Loi, non seulement les dix commandements, mais aussi tous les autres, qui, selon le compte des scribes, étaient 613 dans l’Ancien Testament, à deux commandements majeurs : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. C’est en même temps une réponse aux questions précédentes et à toutes les questions ultérieures au cours de l’histoire chrétienne : comment agir correctement dans tel ou tel cas ? Le Christ nous répond précisément par ces paroles. Et lorsque, en lisant l’Évangile, nous voyons qu’ici nous sommes du même côté que Jésus, lorsque nous répondons par les paroles du scribe : « Bien, Maître ! Tu as dit la vérité », cela signifie que les paroles de Jésus s’appliquent aussi à nous : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu ».

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