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RÉFLEXIONS pour Ps 121:6-7

De jour, le soleil ne te frappe, ni la lune en la nuit.
Yahvé te garde de tout mal, il garde ton âme.
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« Demandez la paix pour Jérusalem ! » : cet appel se rencontre plus d'une fois dans divers psaumes. Pour mes frères et mes proches, pour la maison de Yahvé, ajoute l'hymnographe. Que veut-il dire ? En parlant d'une situation historique concrète, on pourrait dire que la paix et la prospérité de Jérusalem et de la Judée signifiaient aussi la paix et la prospérité de ceux qui y vivaient.

Bien sûr, la prospérité est une notion relative, mais quoi qu'il en soit, en cas de guerre, il ne peut être question d'aucune prospérité pour les habitants d'un pays en guerre.

Et pourtant il ne s'agit pas seulement d'un bien-être extérieur. Le psaume où retentit l'appel à demander la paix pour Jérusalem est un chant de pèlerinage : les pèlerins le chantaient en montant d'abord à Jérusalem, qui se trouve à mille mètres au-dessus du niveau de la mer, puis en gravissant les marches du Temple au sommet de la montagne de Sion, jusqu'à la cour du Temple où se trouvait l'autel et où se faisait le sacrifice.

À l'époque du Second Temple, quand le psaume 122 fut sans doute écrit, le Temple de Jérusalem était le seul lieu où l'on pouvait offrir un sacrifice à l'Unique, et du bien-être de Jérusalem, cette ville sainte, dépendait la possibilité même de la communion avec Dieu dans toute sa plénitude. Cette vérité était particulièrement bien connue des Juifs de l'époque postexilique, qui, pendant tout le temps de l'exil, étaient restés sans Temple et sans sacrifices.

Il n'y a rien d'étonnant à cela : le sacrifice avait toujours été, dans le yahvisme, la forme principale de la communion avec Dieu, le repas commun de Dieu et de l'homme. Sans sacrifice, on ne peut dire que la communion avec Dieu soit pleine. Dans un tel contexte, souhaiter la paix à Jérusalem signifie aussi souhaiter le bien-être aux autels de Dieu.

Mais il y a encore un autre aspect, lié à l'histoire de l'alliance, à l'histoire des relations qui lient le peuple de Dieu à son Dieu. Il s'agit de l'alliance de Dieu avec David, à qui Dieu promit que ses descendants occuperaient le trône de Jérusalem aussi longtemps qu'il existerait.

C'est pourquoi, déjà dans la tradition prophétique d'avant l'exil, s'était affermie la conviction que le Messie, dont Isaïe de Jérusalem fut le premier des prophètes à parler, serait un Roi de la lignée de David et régnerait, comme David, à Jérusalem. Ici, le souhait de paix pour Jérusalem devient une demande adressée à Dieu pour qu'Il n'oublie pas Son alliance avec David et se souvienne de Son peuple qui attend le Messie promis.

Pour les pèlerins juifs montant à Jérusalem, les trois aspects liés au statut sacré de Jérusalem étaient actuels. Ils le demeurent aussi pour nous aujourd'hui : car l'alliance avec Dieu est unique, et les promesses données par Dieu le sont pour tous les temps.

Autres réflexions

 
Pour
Cantique pour les montées. Je lève les yeux vers les monts d'où viendra mon secours?
Le secours me vient de Yahvé qui a fait le ciel et la terre.
Qu'il ne laisse broncher ton pied! qu'il ne dorme, ton gardien!
Vois, il ne dort ni ne sommeille, le gardien d'Israël.
Yahvé est ton gardien, ton ombrage, Yahvé, à ta droite.
De jour, le soleil ne te frappe, ni la lune en la nuit.
Yahvé te garde de tout mal, il garde ton âme.
Yahvé te garde au départ, au retour, dès lors et à jamais.
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La joie que procure la maison du Seigneur est toujours la joie de Le rencontrer ; Son Temple ne peut donc que nous être cher...  Lire la suite

La joie que procure la maison du Seigneur est toujours la joie de Le rencontrer ; Son Temple, lieu visible où nous pouvons toucher Sa présence invisible, ne peut donc que nous être cher.

Pour le psalmiste, cependant, le Temple n’est pas seul à être un tel lieu : Jérusalem tout entière l’est aussi, ville sainte choisie pour qu’entre ses murs les prières et les rites sacrés unissent le ciel et la terre.

Commençant à l’autel et au Saint des Saints, la prière se répand dans le monde entier ; déjà, aux quatre coins de la terre, ceux qui prient deviennent participants du culte célébré dans l’ancien Temple. Celui-ci est détruit depuis longtemps, mais le Seigneur est vivant, et partout se dressent d’autres maisons de prière où se poursuit le service intarissable qui Lui est rendu.

Puis, à travers la brume des siècles et par la vision prophétique, nous distinguons les contours de la Jérusalem céleste, destinée à triompher à la fin des temps. Pourtant, dès maintenant, ses traits transparaissent à travers les images de la cité terrestre.

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