1 Du maître de chant. Sur les instruments à cordes. Poème. De David.
2 Lorsque les Ziphéens vinrent dire à Saül : "David n'est-il pas caché parmi nous?"
3 O Dieu, par ton nom sauve-moi, par ton pouvoir fais-moi raison;
4 ô Dieu, entends ma prière, écoute les paroles de ma bouche!
5 Contre moi ont surgi des orgueilleux, des forcenés pourchassent mon âme, point de place pour Dieu devant eux.
6 Mais voici Dieu qui vient à mon secours, le Seigneur avec ceux qui soutiennent mon âme.
7 Que retombe le mal sur ceux qui me guettent, Yahvé, par ta vérité détruis-les!
8 De grand cœur je t'offrirai le sacrifice, je rendrai grâce à ton nom, car il est bon,
9 car il m'a délivré de toute angoisse, mes ennemis me sont donnés en spectacle.
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Il n'est pas étonnant qu'un homme menacé d'être livré traîtreusement à son persécuteur demande à Dieu de le délivrer. Il s'agit bien sûr ici d'être délivré d'ennemis immédiats et présents, mais nous sommes en droit de voir dans cette demande concrète une image de notre espérance commune d'être sauvés du pouvoir du mal et du péché.
Ce qui frappe cependant, c'est que celui qui met son espérance en Dieu ne se contente pas de supplier pour sa délivrance, mais se tient aussi prêt à comparaître devant Son jugement. On pourrait y soupçonner de la présomption si l'on ne voyait avec quel respect le suppliant s'approche du Seigneur. Lorsqu'il souligne que celui qui se réfugie auprès du Très-Haut est digne de comparaître devant Son jugement, on n'entend pas de la vantardise, mais l'humble assurance que l'homme n'a pas le droit moral de s'adresser à Dieu dans n'importe quel état.
Le Seigneur nous entend et nous accueille sans aucun doute en toute circonstance. Il peut venir à notre secours malgré toutes nos contorsions, car Sa miséricorde surpasse tous nos péchés et toute notre abjection. Pourtant, lorsque nous nous réfugions auprès de Lui, n'oublions pas de nous regarder nous-mêmes et de voir ce que nous sommes.
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2 Lorsque les Ziphéens vinrent dire à Saül : "David n'est-il pas caché parmi nous?"
3 O Dieu, par ton nom sauve-moi, par ton pouvoir fais-moi raison;
4 ô Dieu, entends ma prière, écoute les paroles de ma bouche!
5 Contre moi ont surgi des orgueilleux, des forcenés pourchassent mon âme, point de place pour Dieu devant eux.
6 Mais voici Dieu qui vient à mon secours, le Seigneur avec ceux qui soutiennent mon âme.
7 Que retombe le mal sur ceux qui me guettent, Yahvé, par ta vérité détruis-les!
8 De grand cœur je t'offrirai le sacrifice, je rendrai grâce à ton nom, car il est bon,
9 car il m'a délivré de toute angoisse, mes ennemis me sont donnés en spectacle.
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Les ennemis pressent de nouveau. C’est désormais habituel, mais le psalmiste sait à qui demander de l’aide. Le secours viendra certainement...
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Les ennemis pressent de nouveau. C’est désormais habituel, mais le psalmiste sait à qui demander de l’aide. Le secours viendra certainement, et les ennemis seront couverts de honte, comme cela s’est déjà produit bien des fois.
Mais plus amère que les malheurs causés par les ennemis habituels est la menace qui vient maintenant d’un ami récent. Et non pas simplement d’un ami, mais de l’un de ceux avec lesquels il existait encore tout récemment une intimité spirituelle particulière, avec lesquels on allait ensemble à la maison de Dieu.
David supporte difficilement la trahison, l’un des malheurs les plus cruels de tous les temps. Viendront les jours où, parmi les souffrances que le Fils de David partagera avec tous les hommes, se trouvera aussi la douleur de la blessure infligée par la trahison...
Mais le Seigneur entend le juste. Non seulement Il le protégera de ses ennemis, mais Il préservera aussi la fermeté intérieure de celui qui s’est confié à Lui et ne le laissera pas chanceler sous les coups, que les ennemis cherchent à le frapper à la poitrine ou dans le dos.
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Dans le Livre des Psaumes, on rencontre souvent des souhaits de malheur et même des malédictions adressées aux impies. On entend souvent cette question : comment cela s'accorde-t-il avec l'appel évangélique à aimer les ennemis ? À première vue, il peut sembler que...
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Dans le Livre des Psaumes, on rencontre souvent des souhaits de malheur et même des malédictions adressées aux impies. On entend souvent cette question : comment cela s'accorde-t-il avec l'appel évangélique à aimer les ennemis ? À première vue, il peut sembler qu'il y ait là une contradiction insoluble. Mais qu'est-ce que l'amour des ennemis dont parle le Sauveur ?
Dans la Bible, l'amour est toujours, avant tout, une relation et une intention, non une appréciation ni une émotion. Nous aimons un homme non pas lorsqu'il nous plaît ou lorsque nous sommes d'accord et solidaires avec lui, mais lorsque nous voulons son bien. Qu'est-ce donc que le bien, s'il s'agit d'un pécheur et de son péché ? Autrement dit : comment pourrions-nous aider un pécheur si nous voulions vraiment son bien ?
Il va de soi que détruire le pécheur, le faire disparaître de nos yeux, l'isoler de la société ou en faire un exclu ne résoudra pas le problème : par là, le pécheur ne cessera pas de pécher, à moins que tout cela ne soit accompagné d'une action spirituelle tout autre sur son cœur.
La tâche suprême, dans ce cas, sera de faire en sorte que le pécheur cesse de pécher, non par contrainte, non par nécessité ou faute de possibilité, mais de son plein gré, à la suite du repentir et de la conversion. Il semblerait que la menace de mort ne soit pas ici le meilleur argument.
Bien sûr, sous la menace de la mort, le pécheur peut s'arrêter ; mais se repentir sincèrement, cela est bien moins sûr. Cependant il ne s'agit pas seulement ici d'une menace physique, mais de ce qu'on appelle le jugement de Dieu. Il semblerait qu'un jugement reste un jugement, qu'il demeure de toute façon un instrument de contrainte, et rien de plus.
Le criminel non repentant perçoit toujours le tribunal comme un instrument de violence exercée sur lui, et son opinion ne changera guère, même s'il sait qu'il n'y a pas et ne peut pas y avoir de tribunal plus élevé que celui devant lequel il se tient à cet instant.
Et pourtant il y a une différence entre le jugement humain, même le plus juste, et le jugement de Dieu : le jugement de Dieu n'est pas seulement appréciation et sentence, il est aussi rencontre avec Dieu face à face. Peu importe alors l'apparence extérieure de cette rencontre et les conséquences physiques qu'elle entraîne. Ce qui importe, c'est autre chose : cette rencontre devient pour l'homme un moment de vérité, et donc une chance de repentir, une chance que personne parmi les hommes ne pourra lui offrir.
L'homme ne peut que témoigner de Dieu, de Son jugement et de Sa miséricorde ; Dieu, Lui, peut manifester tout cela de manière visible. Bien sûr, l'homme peut ne pas saisir même une telle chance : la liberté reste la liberté. Mais dans ce cas, il devra vraisemblablement oublier le salut pour toujours.
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