15 Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous. |
Que signifie «sanctifier le Seigneur dans vos cœurs» ? Sûrement, tenir de toutes ses forces en soi-même la foi en la sainteté de Dieu, en Son extrême, absolu bonté. De cette foi résulte alors la volonté de glorifier Dieu, Le remercier et L'adorer.
La bonté de Dieu est et la source de tout notre espoir, notre espérance. Le compte-rendu de notre espérance est alors notre témoignage de Sa bonté, Son amour, et donc, et du Christ, Sa mort et Sa résurrection.
Un tel témoignage nous est ordonné par Dieu dans Sa «Grande mission» : allez dans le monde entier et prêchez l'Évangile à toutes les créatures, de toutes les nations faites des disciples. Nous savons nous cacher de cette mission, par exemple, avec les mots de Jésus : «ne jetez pas vos perles devant les porcs» (cf. Matt.7:6), - en sous-entendant implicitement que tous ceux avec qui nous ne voulons pas parler sont des porcs. L'apôtre Pierre nous appelle à sortir du refuge et rendre compte de "tout".
Des mots remarquables «avec douceur et respect» (1 Pierre 3:16). Le respect est claire ici, puisque nous devons parler de la sainteté de Dieu. Les turlupinades et les comparaisons sont évidemment déplacées ici, bien que notre parole doive être convaincante, «avec du sel» selon l'apôtre Paul. Et la douceur signifie que nous ne devons pas forcer nos auditeurs à accepter notre témoignage, leur faire la leçon du haut en bas. Nous pouvons partager avec eux notre expérience, l'expérience de l'Église, mais nous n'avons pas le droit d'attenter à leur liberté de la prise de décision.
15 Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous. |
Que signifie «sanctifier Dieu dans son coeur»? Sans doute garder en soi, de toutes ses forces, la foi en la sainteté de Dieu, en Sa bonté ultime et absolue. De cette foi découle alors aussi le désir de glorifier Dieu, de Le remercier et de L'adorer.
La bonté de Dieu est aussi la source de toute notre espérance, de notre confiance. Rendre compte de notre espérance, c'est alors notre témoignage à Sa bonté, à Son amour, et donc au Christ, à Sa mort et à Sa résurrection.
Ce témoignage nous est commandé par le Seigneur dans Son «grand mandat»: aller dans le monde entier et proclamer l'Évangile à toute créature, aller et enseigner toutes les nations. Nous savons nous protéger de ce mandat, par exemple au moyen des paroles de Jésus: «Ne jetez pas les perles devant les porcs» (cf. Mt 7:6), en sous-entendant silencieusement que tous ceux avec qui nous n'avons pas envie de parler sont des porcs. L'apôtre Pierre nous appelle à sortir de notre abri et à rendre compte «à quiconque».
Les mots «avec douceur et respect» sont remarquables. Le respect se comprend, puisque nous devons parler de la sainteté de Dieu. Ici, les plaisanteries stupides et les comparaisons déplacées sont manifestement hors de propos, même si notre parole doit être convaincante, «assaisonnée de sel», selon l'expression de l'apôtre Paul. Quant à la douceur, elle signifie que nous ne devons pas contraindre nos auditeurs à accepter notre témoignage, ni leur faire la leçon de haut. Nous pouvons partager avec eux notre expérience, l'expérience de l'Église, mais nous n'avons pas le droit d'attenter à leur liberté de décision.
10 Qui veut, en effet, aimer la vie et voir des jours heureux doit garder sa langue du mal et ses lèvres des paroles fourbes, |
11 s'éloigner du mal et faire le bien, chercher la paix et la poursuivre. |
12 Car le Seigneur a les yeux sur les justes et tend l'oreille à leur prière, mais le Seigneur tourne sa face contre ceux qui font le mal. |
13 Et qui vous ferait du mal, si vous devenez zélés pour le bien? |
14 Heureux d'ailleurs quand vous souffririez pour la justice! N'ayez d'eux aucune crainte et ne soyez pas troublés. |
15 Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous. |
16 Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d'une bonne conscience, afin que, sur le point même où l'on vous calomnie, soient confondus ceux qui décrient votre bonne conduite dans le Christ. |
17 Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si telle était la volonté de Dieu, qu'en faisant le mal. |
18 Le Christ lui-même est mort une fois pour les péchés, juste pour des injustes, afin de nous mener à Dieu. Mis à mort selon la chair, il a été vivifié selon l'esprit. |
19 C'est en lui qu'il s'en alla même prêcher aux esprits en prison, |
20 à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque se prolongeait la patience de Dieu, aux jours où Noé construisait l'Arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l'eau. |
21 Ce qui y correspond, c'est le baptême qui vous sauve à présent et qui n'est pas l'enlèvement d'une souillure charnelle, mais l'engagement à Dieu d'une bonne conscience par la résurrection de Jésus Christ, |
22 lui qui, passé au ciel, est à la droite de Dieu, après s'être soumis les Anges, les Dominations et les Puissances. |
Les douze versets de la première épître catholique de l’apôtre Pierre que nous lisons aujourd’hui semblent former un très long passage à cause de l’abondance de choses extrêmement importantes que dit l’apôtre. Le plus important est sans doute ce que l’apôtre dit de notre baptême. Les stéréotypes de notre conscience nous poussent à considérer le baptême, comment dire... de diverses manières. Parfois il est pour nous un rite d’initiation, ou quelque chose comme une vaccination contre les maladies et les malheurs.
C’est pourquoi il est si important d’entendre ce que dit l’apôtre Pierre : le baptême, selon lui, n’est pas le lavage des souillures de la chair, c’est-à-dire qu’il n’a pas de rapport avec la pureté rituelle. L’apôtre affirme que l’essentiel dans le baptême est l’engagement envers Dieu d’une bonne conscience. Le mot grec signifie ici non pas simplement une promesse, mais une promesse faite solennellement, un vœu. Pour diverses raisons, pour la plupart d’entre nous, cet événement même, la prononciation des vœux baptismaux, passe inaperçu. C’est en partie pourquoi nous ne gardons pas en mémoire ces vœux, cet « engagement envers Dieu d’une bonne conscience ». Or l’apôtre Pierre dit que c’est précisément un tel baptême, une promesse ou un serment au Christ, qui nous sauve par la résurrection de Jésus-Christ.
Il n’est pas moins important que tout le reste, sauf la bonne conscience, demeure hors champ. Le salut est donné par la résurrection de Jésus-Christ, et par rien d’autre. Pour l’obtenir, il faut promettre à Dieu d’avoir une bonne conscience et accomplir cette promesse. Premièrement, ce christocentrisme est important en lui-même, parce que tout ce qui prétend occuper la place centrale dans notre vie, en dehors du Fils de Dieu Lui-même, est une idole. Deuxièmement, ce regard de l’apôtre contient toute l’infinie diversité des formes de la vocation chrétienne.
À ce propos, il est également important que l’apôtre parle de notre destinée. Des persécutions qui échoient aux chrétiens, l’apôtre parle avec un calme étonnant, comme d’une chose qui lui est parfaitement compréhensible. Il l’explique par le fait qu’une bonne conscience devant Dieu entraîne tout chrétien sur ce chemin de Croix qu’a parcouru aussi le Chef de l’Église. Mais, à la suite du Maître et Seigneur, l’apôtre Pierre nous dit : n’ayez pas peur, c’est le chemin de la vie.
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