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RÉFLEXIONS pour He 9:16-17

16 Car là où il y a testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée.
17 Un testament, en effet, n’est valide qu’à la suite du décès, puisqu’il n’entre jamais en vigueur tant que vit le testateur.
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Parlant de la rénovation de l'union avec Dieu, l'auteur de l’épître la lie à la mort de Celui, qui a rendu possible cette rénovation. Et pour l'argumentation de ses mots, il cite pour exemple le testament, qui n’entre en vigueur qu’après la mort du testateur.

À première vue, le lien n'est pas évident: puisque l'union avec Dieu, comme toute autre union, ne se transmet pas en héritage, comme on transmet le bien, on n’a pas à faire à une propriété ici, mais à une relation, dont chacun doit établir de nouveau et soi-même. Mais tout de même, et s'il est impossible d'établir pour l’homme une relation avec Dieu, ou avec les gens, on peut au moins, l'introduire dans un cercle connu de gens, où établir de telles relations est plus facile. Le milieu ne définit pas certes entièrement le destin de l’homme, mais donne dans certains cas de telles possibilités, que dans un autre cas l’homme n’aurait jamais reçues.

C’est notamment ce qu’a fait Jésus pour nous tous ensemble et pour chacun en particulier: Il nous a conduit dans Son Royaume, dans ce milieu-là, où l'amour envers Dieu et envers le prochain est un milieu de vie naturel. Et, ayant conduit, Il a terminé Son chemin terrestre : ce n’est pas par hasard si la veille de Sa mort, la dernière chose qu’Il fit, était la Cène, séder de pâques, devenant ainsi la noce messianique, qui fut le premier repas sacré du Royaume.

Et puis, après la résurrection et l’Ascension Il s’en va, s'éloignant en quelque sorte, se dissolvant dans les profondeurs du Royaume, qui venant dans le monde devient de plus en plus large et vaste. Il va en nous accordant la possibilité de vivre dans le Royaume qu’Il a laissé. Vivre une vie avec Lui, et en même temps être tout à fait indépendant, libre et responsable. Pour qu'à la fin des temps, lorsque le Royaume s’ouvrira dans toute sa plénitude, nous puissions encore Le rencontrer. Cette fois non plus comme des esclaves ou les mercenaires, mais comme des amis.

Autres réflexions

 
Pour He 9:11-28
11 Le Christ, lui, survenu comme grand prêtre des biens à venir, traversant la Tente plus grande et plus parfaite qui n’est pas faite de main d’homme, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création,
12 entra une fois pour toutes dans le sanctuaire, non pas avec du sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle.
13 Si en effet du sang de boucs et de taureaux et de la cendre de génisse, dont on asperge ceux qui sont souillés, les sanctifient en leur procurant la pureté de la chair,
14 combien plus le sang du Christ, qui par un Esprit éternel s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes pour que nous rendions un culte au Dieu vivant.
15 Voilà pourquoi il est médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, sa mort ayant eu lieu pour racheter les transgressions de la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel promis.
16 Car là où il y a testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée.
17 Un testament, en effet, n’est valide qu’à la suite du décès, puisqu’il n’entre jamais en vigueur tant que vit le testateur.
18 De là vient que même la première alliance n’a pas été inaugurée sans effusion de sang.
19 Effectivement, lorsque Moïse eut promulgué au peuple entier chaque prescription selon la teneur de la Loi, il prit le sang des jeunes taureaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate et de l’hysope, et il aspergea le livre lui-même et tout le peuple
20 en disant : Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a prescrite pour vous.
21 Puis, de la même manière, il aspergea de sang la Tente et tous les objets du culte.
22 D’ailleurs, selon la Loi, presque tout est purifié par le sang, et sans effusion de sang il n’y a point de rémission.
23 Il est donc nécessaire, d’une part que les copies des réalités célestes soient purifiées de cette manière, d’autre part que les réalités célestes elles-mêmes le soient aussi, mais par des sacrifices plus excellents que ceux d’ici-bas.
24 Ce n’est pas, en effet, dans un sanctuaire fait de main d’homme, dans une image de l’authentique, que le Christ est entré, mais dans le ciel lui-même, afin de paraître maintenant devant la face de Dieu en notre faveur.
25 Ce n’est pas non plus pour s’offrir lui-même à plusieurs reprises, comme fait le grand prêtre qui entre chaque année dans le sanctuaire avec un sang qui n’est pas le sien,
26 car alors il aurait dû souffrir plusieurs fois depuis la fondation du monde. Or c’est maintenant, une fois pour toutes, à la fin des siècles, qu’il s’est manifesté pour abolir le péché par son sacrifice.
27 Et comme les hommes ne meurent qu’une fois, après quoi il y a un jugement,
28 ainsi le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois — hors du péché — à ceux qui l’attendent, pour leur donner le salut.
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Tout le monde a entendu parler de la seconde venue du Christ, mais nous ne saurions pas tous en expliquer immédiatement le but. Tout n'a-t-il pas...  Lire la suite

Tout le monde a entendu parler de la seconde venue du Christ, mais nous ne saurions pas tous en expliquer immédiatement le but. Tout n'a-t-il pas été accompli pour notre salut lors de Sa première venue ? La rédemption n'a-t-elle pas eu lieu ? Bien sûr que si. Mais la rédemption n'est qu'une partie de ce que Dieu a conçu. En S'offrant en sacrifice, le Christ a apporté au monde la libération de l'esclavage du péché ; Il a donné aux hommes la possibilité — mais non l'obligation ! — de s'unir à Lui et de s'élever vers le salut. Pourtant, le mal est encore présent dans le monde, et pas seulement dans les hommes. La rédemption est le commencement de la victoire sur le mal, le gage de cette victoire, mais celle-ci doit encore se manifester dans toute sa plénitude, dans le temps et dans l'espace, en ce monde. C'est précisément pour cette victoire définitive que le Christ viendra dans la puissance et la gloire, Se révélant d'un seul coup à tout et à tous comme le Bien absolu et victorieux de tout. Ce moment sera le jugement du monde et la fin de ce monde. Tout ce qui est racheté, tout ce qui a accueilli ce don de la rédemption, se rassemblera auprès du Christ victorieux ; tout ce qui n'a pas part à la rédemption sera privé d'existence, et alors le Christ sera véritablement tout et en tous.

Ainsi, ce qui a commencé lors de la première venue trouve son accomplissement définitif lors de la seconde. Mais remarquons le parallèle établi par l'auteur de l'Épître. De la même manière, quelque chose commence dans la vie de l'homme qui reçoit sa détermination et son achèvement définitifs après la mort, au jugement. Notons que l'Écriture dit ici assez clairement que l'homme ne meurt qu'une seule fois : il n'y a donc ni vie « multiple » ni réincarnation. Et, de fait, il n'y a aucun « événement » entre la mort et le jugement : par la mort physique, l'homme est « transporté » au jugement. Quel que soit le temps écoulé, selon notre mesure terrestre, entre sa mort et la seconde venue, ce sera pour lui comme un seul instant, car le temps n'a d'importance que pour l'existence corporelle. Ainsi, dans sa propre perception, il n'y a pas de temps entre sa mort physique et sa résurrection corporelle.

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Pour He 9:11-22
11 Le Christ, lui, survenu comme grand prêtre des biens à venir, traversant la Tente plus grande et plus parfaite qui n’est pas faite de main d’homme, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création,
12 entra une fois pour toutes dans le sanctuaire, non pas avec du sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle.
13 Si en effet du sang de boucs et de taureaux et de la cendre de génisse, dont on asperge ceux qui sont souillés, les sanctifient en leur procurant la pureté de la chair,
14 combien plus le sang du Christ, qui par un Esprit éternel s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes pour que nous rendions un culte au Dieu vivant.
15 Voilà pourquoi il est médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, sa mort ayant eu lieu pour racheter les transgressions de la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel promis.
16 Car là où il y a testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée.
17 Un testament, en effet, n’est valide qu’à la suite du décès, puisqu’il n’entre jamais en vigueur tant que vit le testateur.
18 De là vient que même la première alliance n’a pas été inaugurée sans effusion de sang.
19 Effectivement, lorsque Moïse eut promulgué au peuple entier chaque prescription selon la teneur de la Loi, il prit le sang des jeunes taureaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate et de l’hysope, et il aspergea le livre lui-même et tout le peuple
20 en disant : Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a prescrite pour vous.
21 Puis, de la même manière, il aspergea de sang la Tente et tous les objets du culte.
22 D’ailleurs, selon la Loi, presque tout est purifié par le sang, et sans effusion de sang il n’y a point de rémission.
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« Servir le Dieu vivant et véritable. » Comme le dit l’Apôtre, la possibilité même d’un tel labeur n’existe que parce que...  Lire la suite

« Servir le Dieu vivant et véritable. » Comme le dit l’Apôtre, la possibilité même d’un tel labeur n’existe que parce que le Sang du Christ a été versé pour la rédemption de nos péchés. Et dans l’Évangile, nous lisons que suivre, imiter directement le chemin du Christ, est notre unique voie vers le Royaume des Cieux. Le Seigneur agira envers nous comme Il l’a fait envers Isaac, qu’Abraham était prêt à immoler sur l’autel. À quoi Isaac a-t-il pensé, et qu’a-t-il su, pendant tout le reste de sa vie après les événements du mont Moriah ? Très probablement, il a toujours remercié le Seigneur d’avoir arrêté la main de son père. Le miracle de son salut lui est arrivé, un miracle que Dieu a accompli sur lui. Il en va de même pour les chrétiens : même s’ils ne sont pas appelés à monter sur la croix, leur cœur doit éprouver la même joie et la même gratitude envers le Christ pour ce qu’Il a fait à notre place. Et si le monde a besoin que l’Évangile y soit de nouveau proclamé à travers les tortures et la croix, alors chaque chrétien entendra cette question qui lui est adressée : « Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, ou être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ? » En attendant, par le repentir et la Communion, nous pouvons purifier notre conscience, servir et être serviteurs pour la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ.

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Pour He 9:11-22
11 Le Christ, lui, survenu comme grand prêtre des biens à venir, traversant la Tente plus grande et plus parfaite qui n’est pas faite de main d’homme, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création,
12 entra une fois pour toutes dans le sanctuaire, non pas avec du sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle.
13 Si en effet du sang de boucs et de taureaux et de la cendre de génisse, dont on asperge ceux qui sont souillés, les sanctifient en leur procurant la pureté de la chair,
14 combien plus le sang du Christ, qui par un Esprit éternel s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes pour que nous rendions un culte au Dieu vivant.
15 Voilà pourquoi il est médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, sa mort ayant eu lieu pour racheter les transgressions de la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel promis.
16 Car là où il y a testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée.
17 Un testament, en effet, n’est valide qu’à la suite du décès, puisqu’il n’entre jamais en vigueur tant que vit le testateur.
18 De là vient que même la première alliance n’a pas été inaugurée sans effusion de sang.
19 Effectivement, lorsque Moïse eut promulgué au peuple entier chaque prescription selon la teneur de la Loi, il prit le sang des jeunes taureaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate et de l’hysope, et il aspergea le livre lui-même et tout le peuple
20 en disant : Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a prescrite pour vous.
21 Puis, de la même manière, il aspergea de sang la Tente et tous les objets du culte.
22 D’ailleurs, selon la Loi, presque tout est purifié par le sang, et sans effusion de sang il n’y a point de rémission.
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Poursuivant le thème du Messie-Grand Prêtre, l’auteur de l’épître porte son attention principale sur le sacrifice comme forme...  Lire la suite

Poursuivant le thème du Messie-Grand Prêtre, l’auteur de l’épître porte son attention principale sur le sacrifice comme forme de communion avec Dieu, reliant l’homme à Dieu par la purification et la sanctification. Ce n’est pas par hasard qu’il parle du Christ comme de Celui qui est passé par un sanctuaire plus grand et plus parfait, créé non par les hommes mais par Dieu Lui-même, en L’appelant « grand prêtre des biens déjà manifestés » (v. 11; dans la traduction synodale: « Grand Prêtre des biens à venir »; le texte grec peut signifier non seulement « venu avec une tente plus grande et plus parfaite », mais aussi « passé par une tente plus grande et plus parfaite »). Les sacrifices anciens purifiaient l’homme de l’extérieur, touchant avant tout sa composante extérieure, corporelle, naturelle (v. 13). Une telle purification pouvait délivrer celui qui était purifié des conséquences d’un péché concret, si ce péché avait été commis involontairement ou par ignorance, mais elle ne pouvait pas libérer l’homme entièrement du pouvoir du péché, ce qui n’a rien d’étonnant: car la purification extérieure ne visait pas la cause première de la condition pécheresse de l’homme, mais seulement ses manifestations concrètes.

Jésus, Lui, rend possible une « rédemption éternelle », une libération complète du péché, après laquelle celui-ci n’a plus de pouvoir sur l’homme (v. 12). Cela devient possible parce que le Royaume qu’Il a apporté dans le monde, en le payant de Sa mort sur la croix, change l’homme non pas partiellement, en ne touchant que sa nature, mais entièrement, en transfigurant son cœur et donc sa vie spirituelle et morale, « purifiant la conscience des œuvres de mort pour servir le Dieu vivant » (v. 14).

Depuis les temps de Moïse, le sang sacrificiel sanctifiait aussi bien une personne particulière que tout un peuple, unissant à Dieu ceux qui le voulaient. Il purifiait aussi l’homme des conséquences des péchés qu’il avait commis, le libérant du pouvoir de ce mal dans lequel le monde repose (v. 19-22). Cette libération était parfois appelée rachat (« rédemption »), en comparant la libération de l’homme du pouvoir du mal du monde, et donc de la mort, au rachat et à la libération d’un compatriote tombé en esclavage, ce qui fut toujours considéré comme une œuvre juste. Mais auparavant le rachat était temporaire, la libération relative; maintenant est venu dans le monde Celui qui, au prix de Son sang, rachète pour toujours quiconque est prêt à accepter Son autorité, libérant définitivement Ses fidèles du pouvoir du péché et de la mort (v. 15). L’ancienne alliance exigeait le sang sacrificiel pour purifier et sanctifier ceux qui l’avaient conclue avec Dieu (v. 18); la nouvelle alliance unit les fidèles à Dieu non par le sang sacrificiel, mais par cette vie du Royaume que le Ressuscité donne à quiconque est prêt à Lui faire confiance et à Le suivre.

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