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RÉFLEXIONS pour Jn 14:26

26 Mais le Paraclet, l’Esprit Saint,
que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout
et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
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En prononçant le mot «Consolateur», chacun se représente quelque chose à sa manière, mais il y a aussi des traits communs que l'on peut dégager. Le Consolateur doit délivrer de la tristesse et de l'angoisse, essuyer les larmes, caresser la tête et dire quelque chose d'agréable. Est-ce ainsi que le Seigneur comprend ce mot lorsqu'il parle du Consolateur? Nous ne trouvons rien de tel: le Consolateur enseignera tout et rappellera tout. La consolation apparaît devant nous comme la connaissance, l'accueil et l'assimilation des paroles du Christ. C'est seulement en cela que le Seigneur voit pour nous la possibilité d'être consolés, de trouver le bonheur et la liberté.

Autres réflexions

 
Pour Jn 14:26
26 Mais le Paraclet, l’Esprit Saint,
que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout
et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
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En prononçant le mot «Consolateur», chacun se représente quelque chose à sa manière, mais il y a aussi des traits communs...  Lire la suite

En prononçant le mot «Consolateur», chacun se représente quelque chose à sa manière, mais il y a aussi des traits communs que l’on peut dégager. Le Consolateur doit délivrer de la tristesse et de l’angoisse, essuyer les larmes, caresser la tête et dire quelque chose d’agréable. Est-ce ainsi que le Seigneur comprend ce mot lorsqu’il parle du Consolateur?

Nous ne trouvons rien de tel: le Consolateur enseignera tout et rappellera tout. La consolation se présente devant nous comme connaissance, accueil et assimilation des paroles du Christ. C’est seulement là que le Seigneur voit pour nous la possibilité d’être consolés, de trouver le bonheur et la liberté.

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Pour Jn 14:26
26 Mais le Paraclet, l’Esprit Saint,
que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout
et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
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La traduction russe du mot grec «Paraklètos» souligne seulement un sens de ce mot polysémique. Et nous attendons parfois de l’Esprit Saint d’abord la consolation dans nos peines. Mais remarquons que Jésus parle d’œuvres de l’Esprit tout à fait différentes...  Lire la suite

La traduction russe du mot grec «Paraklètos» souligne seulement un sens de ce mot polysémique. Et nous attendons parfois de l’Esprit Saint d’abord la consolation dans nos peines. Mais remarquons que Jésus parle d’œuvres de l’Esprit tout à fait différentes, qui se rapportent plutôt à d’autres traductions de Son Nom. On appelait Paraklètos l’avocat dans une audience judiciaire, celui qui pouvait suggérer à l’accusé le comportement juste, les paroles justes. Il est dit aussi ailleurs dans le Nouveau Testament que l’Esprit Saint donne la force et les paroles pour témoigner du Christ (voir Mt 10:19-20; Jn 15:26; Ac 1:8). Mais l’Esprit ne met pas seulement des paroles dans la bouche; Il apporte l’amour et la vérité dans le cœur, et ce sont précisément l’amour et la vérité qui deviennent la source de toutes nos relations, la force motrice de tous nos actes. C’est ce qui s’est produit avec les apôtres à la Pentecôte, et c’est ce qui se produira aussi avec nous, si seulement nous le demandons, parce que «le Père céleste donnera l’Esprit Saint à ceux qui Le lui demandent» (Lc 11:13).

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Pour Jn 13:31-18:28
31 Quand donc il fut sorti, Jésus dit :« Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié
et Dieu a été glorifié en lui.
32 Si Dieu a été glorifié en lui,
Dieu aussi le glorifiera en lui-même
et c’est aussitôt qu’il le glorifiera.
33 Petits enfants,
c’est pour peu de temps que je suis encore avec vous.
Vous me chercherez,
et comme je l’ai dit aux Juifs :
où je vais,
vous ne pouvez venir,
à vous aussi je le dis à présent.
34 Je vous donne un commandement nouveau :
vous aimer les uns les autres ;
comme je vous ai aimés,
aimez-vous les uns les autres.
35 À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples :
si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
36 Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; mais tu me suivras plus tard. »
37 Pierre lui dit : « Pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je déposerai ma vie pour toi. »
38 Jésus répond : « Tu déposeras ta vie pour moi ? En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois.
1 « Que votre cœur cesse de se troubler !
Croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
2 Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ;
sinon, je vous l’aurais dit ;
je vais vous préparer une place.
3 Et quand je serai allé et que je vous aurai préparé une place,
à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi,
afin que, là où je suis,
vous aussi, vous soyez.
4 Et du lieu où je vais, vous savez le chemin. »
5 Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin ? »
6 Jésus lui dit :« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.
Nul ne vient au Père sinon par moi.
7 Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père ;
dès à présent vous le connaissez et vous l’avez vu. »
8 Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. »
9 Jésus lui dit : « Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ?Qui m’a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père ! » ?
10 Ne crois-tu pas
que je suis dans le Père et que le Père est en moi ?
Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même :
mais le Père demeurant en moi fait ses œuvres.
11 Croyez-m’en !
je suis dans le Père et le Père est en moi.
Croyez du moins à cause des œuvres mêmes.
12 En vérité, en vérité, je vous le dis,
celui qui croit en moi
fera, lui aussi, les œuvres que je fais ;
et il en fera même de plus grandes,
parce que je vais vers le Père.
13 Et tout ce que vous demanderez en mon nom,
je le ferai,
afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
14 Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.
15 Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ;
16 et je prierai le Père
et il vous donnera un autre Paraclet,
pour qu’il soit avec vous à jamais,
17 l’Esprit de Vérité,
que le monde ne peut pas recevoir,
parce qu’il ne le voit pas ni ne le reconnaît.
Vous, vous le connaissez,
parce qu’il demeure auprès de vous ;
et en vous il sera.
18 Je ne vous laisserai pas orphelins.
Je viendrai vers vous.
19 Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus.
Mais vous, vous verrez que je vis
et vous aussi, vous vivrez.
20 Ce jour-là,
vous reconnaîtrez que je suis en mon Père
et vous en moi et moi en vous.
21 Celui qui a mes commandements et qui les garde,
c’est celui-là qui m’aime ;
or celui qui m’aime sera aimé de mon Père ;
et je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »
22 Judas — pas l’Iscariote — lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous et non pas au monde ? »
23 Jésus lui répondit :« Si quelqu’un m’aime,
il gardera ma parole,
et mon Père l’aimera
et nous viendrons vers lui
et nous nous ferons une demeure chez lui.
24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles ;
et ma parole n’est pas de moi,
mais du Père qui m’a envoyé.
25 Je vous ai dit cela
tandis que je demeurais près de vous.
26 Mais le Paraclet, l’Esprit Saint,
que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout
et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
27 Je vous laisse la paix ;
c’est ma paix que je vous donne ;
je ne vous la donne pas comme le monde la donne.
Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie.
28 Vous avez entendu que je vous ai
dit :
Je m’en vais et je reviendrai vers vous.
Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez
de ce que je vais vers le Père,
parce que le Père est plus grand que moi.
29 Je vous le dis maintenant avant que cela n’arrive,
pour qu’au moment où cela arrivera,
vous croyiez.
30 Je ne m’entretiendrai plus beaucoup avec vous,
car il vient, le Prince de ce monde ;
sur moi il n’a aucun pouvoir,
31 mais il faut que le monde reconnaisse que j’aime le Père
et que je fais comme le Père m’a commandé.
Levez-vous ! Partons d’ici !
1 « Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron.
2 Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit,
il l’enlève,
et tout sarment qui porte du fruit,
il l’émonde,
pour qu’il porte encore plus de fruit.
3 Déjà vous êtes purs
grâce à la parole que je vous ai dite.
4 Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit
s’il ne demeure pas sur la vigne,
ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
5 Moi, je suis la vigne ;
vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi, et moi en lui,
celui-là porte beaucoup de fruit ;
car hors de moi vous ne pouvez rien faire.
6 Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est jeté dehors comme le sarment
et il se dessèche ;
on les ramasse et on les jette au feu
et ils brûlent.
7 Si vous demeurez en moi
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez ce que vous voudrez,
et vous l’aurez.
8 C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
9 Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez en mon amour,
comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père
et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela
pour que ma joie soit en vous
et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement :
vous aimer les uns les autres
comme je vous ai aimés.
13 Nul n’a plus grand amour que celui-ci :
déposer sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis,
si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas
ce que fait son maître ;
mais je vous appelle amis,
parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ;
mais c’est moi qui vous ai choisis
et vous ai établis
pour que vous alliez et portiez du fruit
et que votre fruit demeure,
afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donne.
17 Ce que je vous commande,
c’est de vous aimer les uns les autres.
18 « Si le monde vous hait,
sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde,
le monde aimerait son bien ;
mais parce que vous n’êtes pas du monde,
puisque mon choix vous a tirés du monde,
pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
Le serviteur n’est pas plus grand que son maître.
S’ils m’ont persécuté,
vous aussi ils vous persécuteront ;
s’ils ont gardé ma parole,
la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
22 Si je n’étais pas venu
et ne leur avais pas parlé,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils n’ont pas d’excuse à leur péché.
23 Qui me hait, hait aussi mon Père.
24 Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres
que nul autre n’a faites,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils ont vu et ils nous haïssent,
et moi et mon Père.
25 Mais c’est pour que s’accomplisse la parole écrite dans leur Loi :
Ils m’ont haï sans raison.
26 Lorsque viendra le Paraclet,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
l’Esprit de vérité, qui vient du Père,
il me rendra témoignage.
27 Mais vous aussi, vous témoignerez,
parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.
1 « Je vous ai dit cela
pour vous éviter le scandale.
2 On vous exclura des synagogues.
Bien plus, l’heure vient
où quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu.
3 Et cela, ils le feront
pour n’avoir reconnu ni le Père ni moi.
4 Mais je vous ai dit cela,
pour qu’une fois leur heure venue,
vous vous rappeliez que je vous l’ai dit.
« Je ne vous ai pas dit cela dès le commencement,
parce que j’étais avec vous.
5 Mais maintenant je m’en vais vers celui qui m’a envoyé
et aucun de vous ne me demande : « Où vas-tu ? »
6 Mais parce que je vous ai dit cela,
la tristesse remplit vos cœurs.
7 Cependant je vous dis la vérité :
c’est votre intérêt que je parte ;
car si je ne pars pas,
le Paraclet ne viendra pas vers vous ;
mais si je pars,
je vous l’enverrai.
8 Et lui, une fois venu,
il établira la culpabilité du monde
en fait de péché,
en fait de justice
et en fait de jugement :
9 de péché,
parce qu’ils ne croient pas en moi ;
10 de justice,
parce que je vais vers le Père
et que vous ne me verrez plus ;
11 de jugement,
parce que le Prince de ce monde est jugé.
12 J’ai encore beaucoup à vous dire,
mais vous ne pouvez pas le porter à présent.
13 Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous guidera dans la vérité tout entière ;
car il ne parlera pas de lui-même,
mais ce qu’il entendra, il le dira
et il vous expliquera les choses à venir.
14 Lui me glorifiera,
car c’est de mon bien qu’il recevra
et il vous l’expliquera.
15 Tout ce qu’a le Père est à moi.
Voilà pourquoi j’ai dit
que c’est de mon bien qu’il reçoit
et qu’il vous expliquera.
16 « Encore un peu et vous ne me verrez plus et puis un peu encore et vous me verrez. »
17 Quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux : « Qu’est-ce qu’il nous dit là : « Encore un peu et vous ne me verrez plus et puis un peu encore et vous me verrez », et : « Je vais vers le Père » ? »
18 Ils disaient : « Qu’est-ce que ce : « un peu » ? Nous ne savons pas ce qu’il veut dire. »
19 Jésus comprit qu’ils voulaient le questionner et il leur dit : « Vous vous interrogez entre vous sur ce que j’ai dit :“Encore un peu et vous ne me verrez plus
et puis un peu encore et vous me verrez.”
20 En vérité, en vérité, je vous le dis,
vous pleurerez et vous vous lamenterez,
et le monde se réjouira ;
vous serez tristes,
mais votre tristesse se changera en joie.
21 La femme, sur le point d’accoucher, s’attriste
parce que son heure est venue ;
mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus des douleurs,
dans la joie qu’un homme soit venu au monde.
22 Vous aussi, maintenant vous voilà tristes ;
mais je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie,
et votre joie, nul ne vous l’enlèvera.
23 Ce jour-là,
vous ne me poserez aucune question.
En vérité, en vérité, je vous le dis,
ce que vous demanderez au Père,
il vous le donnera en mon nom.
24 Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ;
demandez et vous recevrez,
pour que votre joie soit complète.
25 Tout cela, je vous l’ai dit en figures.
L’heure vient
où je ne vous parlerai plus en figures,
mais je vous entretiendrai du Père en toute clarté.
26 Ce jour-là,
vous demanderez en mon nom
et je ne vous dis pas que j’interviendrai pour vous auprès du Père,
27 car le Père lui-même vous aime,
parce que vous m’aimez
et que vous croyez que je suis sorti d’auprès de Dieu.
28 Je suis sorti d’auprès du Père et venu dans le monde.
À présent je quitte le monde et je vais vers le Père. »
29 Ses disciples lui disent : « Voilà que maintenant tu parles en clair et sans figures !
30 Nous savons maintenant que tu sais tout et n’as pas besoin qu’on te questionne. À cela nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
31 Jésus leur répondit :« Vous croyez à présent ?
32 Voici venir l’heure — et elle est venue —
où vous serez dispersés chacun de votre côté
et me laisserez seul.
Mais je ne suis pas seul :
le Père est avec moi.
33 Je vous ai dit ces choses,
pour que vous ayez la paix en moi.
Dans le monde vous aurez à souffrir.
Mais gardez courage !
Moi, j’ai bel et bien vaincu le monde. »
1 Ainsi parla Jésus, et levant les yeux au ciel, il dit :« Père, l’heure est venue :
glorifie ton Fils,
afin que ton Fils te glorifie
2 et que, selon le pouvoir que tu lui as donné sur toute chair,
il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés !
3 Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent,
toi, le seul véritable Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.
4 Je t’ai glorifié sur la terre,
en menant à bonne fin l’œuvre
que tu m’as donné de faire.
5 Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi
de la gloire que j’avais auprès de toi,
avant que fût le monde.
6 J’ai manifesté ton Nom aux hommes,
que tu as tirés du monde pour me les donner.
Ils étaient à toi et tu me les as donnés
et ils ont gardé ta parole.
7 Maintenant ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi ;
8 car les paroles que tu m’as données,
je les leur ai données,
et ils les ont accueillies
et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d’auprès de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.
9 C’est pour eux que je prie ;
je ne prie pas pour le monde,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi,
10 et tout ce qui est à moi est à toi,
et tout ce qui est à toi est à moi,
et je suis glorifié en eux.
11 Je ne suis plus dans le monde ;
eux sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi.
Père saint,
garde-les dans ton Nom que tu m’as donné,
pour qu’ils soient un comme nous.
12 Quand j’étais avec eux,
je les gardais dans ton Nom que tu m’as donné.
J’ai veillé et aucun d’eux ne s’est perdu,
sauf le fils de perdition,
afin que l’Écriture fût accomplie.
13 Mais maintenant je viens vers toi
et je parle ainsi dans le monde,
afin qu’ils aient en eux-mêmes ma joie complète.
14 Je leur ai donné ta parole
et le monde les a haïs,
parce qu’ils ne sont pas du monde,
comme moi je ne suis pas du monde.
15 Je ne te prie pas de les enlever du monde,
mais de les garder du Mauvais.
16 Ils ne sont pas du monde,
comme moi je ne suis pas du monde.
17 Sanctifie-les dans la vérité :
ta parole est vérité.
18 Comme tu m’as envoyé dans le monde,
moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
19 Pour eux je me sanctifie moi-même,
afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.
20 Je ne prie pas pour eux seulement,
mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi,
21 afin que tous soient un.
Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi,
qu’eux aussi soient en nous,
afin que le monde croie que tu m’as envoyé.
22 Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,
pour qu’ils soient un comme nous sommes un :
23 moi en eux et toi en moi,
afin qu’ils soient parfaits dans l’unité,
et que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé
et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
24 Père,
ceux que tu m’as donnés,
je veux que là où je suis,
eux aussi soient avec moi,
afin qu’ils contemplent ma gloire,
que tu m’as donnée
parce que tu m’as aimé
avant la fondation du monde.
25 Père juste,
le monde ne t’a pas connu,
mais moi je t’ai connu
et ceux-ci ont reconnu
que tu m’as envoyé.
26 Je leur ai fait connaître ton nom
et je le leur ferai connaître,
pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux
et moi en eux. »
1 Ayant dit cela, Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron. Il y avait là un jardin dans lequel il entra, ainsi que ses disciples.
2 Or Judas, qui le livrait, connaissait aussi ce lieu, parce que bien des fois Jésus et ses disciples s’y étaient réunis.
3 Judas donc, menant la cohorte et des gardes détachés par les grands prêtres et les Pharisiens, vient là avec des lanternes, des torches et des armes.
4 Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui advenir, sortit et leur dit : « Qui cherchez-vous ? »
5 Ils lui répondirent : « Jésus le Nazôréen. » Il leur dit : « C’est moi. » Or Judas, qui le livrait, se tenait là, lui aussi, avec eux.
6 Quand Jésus leur eut dit : « C’est moi », ils reculèrent et tombèrent à terre.
7 De nouveau il leur demanda : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazôréen. »
8 Jésus répondit : « Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez ceux-là s’en aller »,
9 afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite :
« Ceux que tu m’as donnés, je n’en ai pas perdu un seul. »
10 Alors Simon-Pierre, qui portait un glaive, le tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite. Ce serviteur avait nom Malchus.
11 Jésus dit à Pierre : « Rentre le glaive dans le fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, ne la boirai-je pas ? »
12 Alors la cohorte, le tribun et les gardes des Juifs saisirent Jésus et le lièrent.
13 Ils le menèrent d’abord chez Anne ; c’était en effet le beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là.
14 Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : « Il y a intérêt à ce qu’un seul homme meure pour le peuple. »
15 Or Simon-Pierre suivait Jésus, ainsi qu’un autre disciple. Ce disciple était connu du grand prêtre et entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre,
16 tandis que Pierre se tenait près de la porte, dehors. L’autre disciple, celui qui était connu du grand prêtre, sortit donc et dit un mot à la portière et il fit entrer Pierre.
17 La servante, celle qui gardait la porte, dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme ? » Lui dit : « Je n’en suis pas. »
18 Les serviteurs et les gardes, qui avaient fait un feu de braise, parce que le temps était froid, se tenaient là et se chauffaient. Pierre aussi se tenait là avec eux et se chauffait.
19 Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
20 Jésus lui répondit : « C’est au grand jour que j’ai parlé au monde, j’ai toujours enseigné en synagogue et dans le Temple où tous les Juifs s’assemblent et je n’ai rien dit en secret.
21 Pourquoi m’interroges-tu ? Demande à ceux qui ont entendu ce que je leur ai enseigné ; eux, ils savent ce que j’ai dit. »
22 À ces mots, l’un des gardes, qui se tenait là, donna une gifle à Jésus en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ? »
23 Jésus lui répondit :
« Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
24 Anne l’envoya alors, toujours lié, au grand prêtre, Caïphe.
25 Or Simon-Pierre se tenait là et se chauffait. Ils lui dirent : « N’es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ? » Lui le nia et dit : « Je n’en suis pas. »
26 Un des serviteurs du grand prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait tranché l’oreille, dit : « Ne t’ai-je pas vu dans le jardin avec lui ? »
27 De nouveau Pierre nia, et aussitôt un coq chanta.
28 Alors ils mènent Jésus de chez Caïphe au prétoire. C’était le matin. Eux-mêmes n’entrèrent pas dans le prétoire, pour ne pas se souiller, mais pour pouvoir manger la Pâque.
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Un Vendredi saint, un Vendredi saint qui n'est pas loin de nous mais plus proche que jamais, même si nous n'étions pas encore de ce monde...  Lire la suite

Un Vendredi saint, un Vendredi saint qui n'est pas loin de nous mais plus proche que jamais, même si nous n'étions pas encore de ce monde, le métropolite Antoine de Souroge prononçait en chaire ces paroles : « <...> La Mère se tenait près de la Croix ; Son Fils, trahi, outragé, rejeté, battu, déchiré, torturé, mourait sur la Croix. Et Elle mourait avec Lui… Beaucoup, sans doute, regardaient le Christ ; beaucoup, sans doute, eurent honte et peur et ne regardèrent pas Sa Mère en face. Et voici que nous nous tournons vers Elle en disant : Mère, je suis coupable — parmi d'autres, certes — de la mort de Ton Fils ; je suis coupable : intercède pour moi. Sauve-nous par Ta prière, par Ta protection, car si Tu pardonnes, personne ne nous condamnera ni ne nous perdra… Mais si Tu ne pardonnes pas, Ta parole sera plus forte que toute parole prononcée pour notre défense… <...> Tenons-nous donc devant le jugement de notre conscience, éveillée par Sa douleur, et apportons un cœur repentant et contrit ; adressons au Christ la prière de nous donner la force de nous réveiller, de reprendre nos esprits, de revivre, de devenir humains, de rendre notre vie profonde, vaste, capable d'accueillir l'amour et la présence du Seigneur. Et avec cet amour, allons dans la vie pour créer la vie, pour façonner et bâtir un monde profond et spacieux, qui serait comme un vêtement enveloppant la présence du Seigneur, qui rayonnerait de toute la lumière et de toute la joie du paradis. C'est notre vocation ; c'est ce que nous devons accomplir en nous brisant nous-mêmes, en nous donnant, en mourant s'il le faut — et il le faut ! —, car aimer, c'est mourir à soi-même, c'est ne plus s'estimer soi-même, mais estimer l'autre, qu'il soit Dieu ou un être humain ; c'est vivre pour l'autre en laissant de côté le souci de soi. Mourons autant que nous le pouvons, mettons toutes nos forces à mourir pour vivre d'amour et vivre pour Dieu et pour les autres. » Ce vendredi où le métropolite prononçait ces paroles nous est si proche, comme tous les Vendredis saints passés et à venir. « Je suis coupable. » Je n'étais pas encore de ce monde, mais je suis coupable. On ne peut voir dans ce jour une commémoration symbolique d'événements survenus autrefois. Non. Car le Corps et le Sang auxquels nous communions ne sont pas un symbole, mais le Corps Lui-même et le Sang Lui-même. Me voici, et je suis coupable ici et maintenant. Il est effrayant de voir des gens commencer à se souhaiter de joyeuses Pâques à l'avance — cela arrive vraiment, et souvent ! Aujourd'hui, je ne sais rien de Pâques ; je sais seulement une chose : femme ou homme, je suis coupable, car Il est mort, et je n'ai rien fait pour l'empêcher.

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Pour Jn 14:25-31
25 Je vous ai dit cela
tandis que je demeurais près de vous.
26 Mais le Paraclet, l’Esprit Saint,
que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout
et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
27 Je vous laisse la paix ;
c’est ma paix que je vous donne ;
je ne vous la donne pas comme le monde la donne.
Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie.
28 Vous avez entendu que je vous ai
dit :
Je m’en vais et je reviendrai vers vous.
Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez
de ce que je vais vers le Père,
parce que le Père est plus grand que moi.
29 Je vous le dis maintenant avant que cela n’arrive,
pour qu’au moment où cela arrivera,
vous croyiez.
30 Je ne m’entretiendrai plus beaucoup avec vous,
car il vient, le Prince de ce monde ;
sur moi il n’a aucun pouvoir,
31 mais il faut que le monde reconnaisse que j’aime le Père
et que je fais comme le Père m’a commandé.
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L’Esprit Saint vous enseignera toutes choses, mais Il vous rappellera aussi tout ce que le Christ a dit. Ces paroles contiennent la réponse à une question souvent posée...  Lire la suite

L’Esprit Saint vous enseignera toutes choses, mais Il vous rappellera aussi tout ce que le Christ a dit. Ces paroles contiennent la réponse à une question souvent posée : selon quel principe les Évangiles canoniques ont-ils été retenus, puisque l’on sait que les récits évangéliques étaient bien plus nombreux ? Les paroles et les épisodes consignés par les quatre évangélistes ont été conservés précisément parce que l’Esprit Saint n’a pas permis qu’ils tombent dans l’oubli. Par ailleurs, quiconque connaît un tant soit peu les « évangiles apocryphes » conviendra que, bien qu’ils reprennent certains motifs évangéliques, ils appartiennent à un autre genre de littérature.

En partant, Il laisse la paix à Ses disciples, mais souligne que Sa paix ne ressemble pas à celle à laquelle les hommes sont habitués. Malheureusement, la paix qui s’établit ordinairement dans les relations humaines ne peut se définir que négativement, comme une absence temporaire de guerre et d’hostilité, et c’est là que résident sa faiblesse et sa fragilité. Mais la paix apportée par le Christ équivaut à l’authenticité de la vie. À côté d’elle, toute hostilité ressemble à une sombre fissure où la lumière n’a pas encore pénétré.

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Pour Jn 14:21-26
21 Celui qui a mes commandements et qui les garde,
c’est celui-là qui m’aime ;
or celui qui m’aime sera aimé de mon Père ;
et je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »
22 Judas — pas l’Iscariote — lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous et non pas au monde ? »
23 Jésus lui répondit :« Si quelqu’un m’aime,
il gardera ma parole,
et mon Père l’aimera
et nous viendrons vers lui
et nous nous ferons une demeure chez lui.
24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles ;
et ma parole n’est pas de moi,
mais du Père qui m’a envoyé.
25 Je vous ai dit cela
tandis que je demeurais près de vous.
26 Mais le Paraclet, l’Esprit Saint,
que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout
et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
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Les choses les plus simples sont les plus difficiles à accepter. Il est très difficile de répondre à une question qui n’admet que deux réponses, « oui » ou « non ». Rien de plus simple pourtant : il faut décider qui est Jésus...  Lire la suite

Les choses les plus simples sont les plus difficiles à accepter. Il est très difficile de répondre à une question qui n’admet que deux réponses, « oui » ou « non ». Rien de plus simple pourtant : il faut décider qui est Jésus. Si la réponse est : « Il est le Messie », alors, selon Ses paroles, tout ce qui suit est simple. Tu L’aimes, tu gardes Sa parole, et la vie devient quelque chose de littéralement surnaturel. Dieu le Créateur, le Tout-Puissant, établira Sa demeure en celui qui aime le Fils. Ce qui dérange le plus ici, c’est la simplicité du choix. Tu aimes ou tu n’aimes pas. Tu crois ou tu ne crois pas. Tu accomplis ou tu n’accomplis pas. Je crois, semble-t-il, mais je n’accomplis pas. Qu’en est-il alors ? Celui qui aime accomplit nécessairement, donc je n’aime pas. Et je ne pourrai pas devenir une demeure ? On pourrait continuer ainsi à tourner dans ce cercle vicieux, dont il ne semble exister qu’une seule issue humaine : puisque tout est si terrible et que, par mes propres forces, je ne pourrai jamais accomplir les paroles de Jésus, il est inutile d’essayer. Et aussitôt vient la réponse. Par nos seules forces humaines, bien sûr, rien ne réussira. Mais Celui qui va à la Croix pour le salut de chaque homme enverra le Consolateur, qui rappellera tout ce qui a été oublié dans l’agitation et relèvera chacun de ceux qui tombent sans cesse, même sur un terrain plat.

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Pour Jn 14:15-31
15 Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ;
16 et je prierai le Père
et il vous donnera un autre Paraclet,
pour qu’il soit avec vous à jamais,
17 l’Esprit de Vérité,
que le monde ne peut pas recevoir,
parce qu’il ne le voit pas ni ne le reconnaît.
Vous, vous le connaissez,
parce qu’il demeure auprès de vous ;
et en vous il sera.
18 Je ne vous laisserai pas orphelins.
Je viendrai vers vous.
19 Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus.
Mais vous, vous verrez que je vis
et vous aussi, vous vivrez.
20 Ce jour-là,
vous reconnaîtrez que je suis en mon Père
et vous en moi et moi en vous.
21 Celui qui a mes commandements et qui les garde,
c’est celui-là qui m’aime ;
or celui qui m’aime sera aimé de mon Père ;
et je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »
22 Judas — pas l’Iscariote — lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous et non pas au monde ? »
23 Jésus lui répondit :« Si quelqu’un m’aime,
il gardera ma parole,
et mon Père l’aimera
et nous viendrons vers lui
et nous nous ferons une demeure chez lui.
24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles ;
et ma parole n’est pas de moi,
mais du Père qui m’a envoyé.
25 Je vous ai dit cela
tandis que je demeurais près de vous.
26 Mais le Paraclet, l’Esprit Saint,
que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout
et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
27 Je vous laisse la paix ;
c’est ma paix que je vous donne ;
je ne vous la donne pas comme le monde la donne.
Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie.
28 Vous avez entendu que je vous ai
dit :
Je m’en vais et je reviendrai vers vous.
Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez
de ce que je vais vers le Père,
parce que le Père est plus grand que moi.
29 Je vous le dis maintenant avant que cela n’arrive,
pour qu’au moment où cela arrivera,
vous croyiez.
30 Je ne m’entretiendrai plus beaucoup avec vous,
car il vient, le Prince de ce monde ;
sur moi il n’a aucun pouvoir,
31 mais il faut que le monde reconnaisse que j’aime le Père
et que je fais comme le Père m’a commandé.
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Quelqu’un, quelque part, a dit : « L’amour est un instrument de connaissance ». Et en effet, que pouvons-nous savoir de celui...  Lire la suite

Quelqu’un, quelque part, a dit : « L’amour est un instrument de connaissance ». Et en effet, que pouvons-nous savoir de celui que nous n’aimons pas ? En se détournant d’une personne, on ne peut pas entrer en contact avec elle, devenir plus proche d’elle, la comprendre. Cela est vrai aussi lorsqu’il s’agit de la connaissance de Dieu. Ce que l’on peut savoir de Lui sans L’aimer, sans tendre vers Lui, n’est qu’une « scolastique » sèche et relative disant qu’Il est, prétend-on, si grand, si fort et si sage.

Mais Le connaître vraiment, Le « connaître », dans la langue de l’Écriture, c’est-à-dire s’unir à Lui, « demeurer en Lui », n’est donné qu’à celui qui est prêt à aimer. C’est précisément pourquoi Jésus dit qu’Il Se révélera non pas au monde entier, mais seulement aux disciples, qui recevront l’Esprit de vérité, révélant le Père à ceux qui peuvent Le comprendre, c’est-à-dire L’aimer.

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Pour Jn 14:15-31
15 Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ;
16 et je prierai le Père
et il vous donnera un autre Paraclet,
pour qu’il soit avec vous à jamais,
17 l’Esprit de Vérité,
que le monde ne peut pas recevoir,
parce qu’il ne le voit pas ni ne le reconnaît.
Vous, vous le connaissez,
parce qu’il demeure auprès de vous ;
et en vous il sera.
18 Je ne vous laisserai pas orphelins.
Je viendrai vers vous.
19 Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus.
Mais vous, vous verrez que je vis
et vous aussi, vous vivrez.
20 Ce jour-là,
vous reconnaîtrez que je suis en mon Père
et vous en moi et moi en vous.
21 Celui qui a mes commandements et qui les garde,
c’est celui-là qui m’aime ;
or celui qui m’aime sera aimé de mon Père ;
et je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »
22 Judas — pas l’Iscariote — lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous et non pas au monde ? »
23 Jésus lui répondit :« Si quelqu’un m’aime,
il gardera ma parole,
et mon Père l’aimera
et nous viendrons vers lui
et nous nous ferons une demeure chez lui.
24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles ;
et ma parole n’est pas de moi,
mais du Père qui m’a envoyé.
25 Je vous ai dit cela
tandis que je demeurais près de vous.
26 Mais le Paraclet, l’Esprit Saint,
que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout
et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
27 Je vous laisse la paix ;
c’est ma paix que je vous donne ;
je ne vous la donne pas comme le monde la donne.
Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie.
28 Vous avez entendu que je vous ai
dit :
Je m’en vais et je reviendrai vers vous.
Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez
de ce que je vais vers le Père,
parce que le Père est plus grand que moi.
29 Je vous le dis maintenant avant que cela n’arrive,
pour qu’au moment où cela arrivera,
vous croyiez.
30 Je ne m’entretiendrai plus beaucoup avec vous,
car il vient, le Prince de ce monde ;
sur moi il n’a aucun pouvoir,
31 mais il faut que le monde reconnaisse que j’aime le Père
et que je fais comme le Père m’a commandé.
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En parlant à ses disciples de son chemin et de son ministère, Jésus mentionne un « Paraclet » que le Père leur enverra et dont Jésus lui-même dit que le monde ne peut ni le voir ni le connaître. Ce « Paraclet », que Jésus appelle aussi « l'Esprit Saint » et « l'Esprit de vérité », rappellera en son temps aux apôtres tout ce que...  Lire la suite

En parlant à ses disciples de son chemin et de son ministère, Jésus mentionne un « Paraclet » que le Père leur enverra et dont Jésus lui-même dit que le monde ne peut ni le voir ni le connaître (v. 16-17). Ce « Paraclet », que Jésus appelle aussi « l'Esprit Saint » (v. 26) et « l'Esprit de vérité » (v. 17), rappellera en son temps aux apôtres tout ce qu'ils entendent maintenant de leur Maître (v. 25-26). La mention de l'esprit, ou du souffle, de Dieu — le mot grec correspondant, comme son équivalent hébreu, peut signifier l'un et l'autre — dans le contexte du récit sur le Royaume n'est évidemment pas fortuite. Les prophètes de l'Ancien Testament ont été les premiers à parler de l'esprit, ou du souffle, de Dieu. Pour eux, l'esprit n'était pas un concept théologique ou philosophique abstrait, mais une partie de l'expérience vivante de la communion avec Dieu; ils sentaient réellement Dieu respirer dans leur cœur.

Mais Jésus veut manifestement dire quelque chose de plus. Il parle de l'esprit comme d'une réalité à l'échelle universelle, cosmique, qui demeure cependant cachée au monde, car elle appartient à un autre ordre que notre monde encore non transfiguré. Le souffle de Dieu unit tous ceux qui demeurent dans le Royaume, faisant d'eux un seul tout: le Père, Jésus lui-même, les apôtres et tous ceux qui entreront dans le Royaume par leurs prières et sous l'action de leur prédication. Si autrefois seuls quelques hommes ressentaient le souffle de Dieu à des moments particuliers et exceptionnels de leur vie, il se révèle désormais à chacun de ceux qui demeurent dans le Royaume. Rien d'étonnant: le souffle de Dieu pénètre le Royaume, lui donne la vie et lui donne la force d'agir sur le monde en le transfigurant. Grâce à lui, il n'y a pas de distances dans le Royaume: seules la qualité des relations et l'intensité de l'amour déterminent la proximité mutuelle.

Jusqu'ici, les apôtres n'avaient vu le Royaume que grâce à Jésus: ils le regardaient, et par lui la puissance de Dieu se révélait à eux. Maintenant, ils devaient entrer à l'intérieur et voir du dedans ce qu'ils n'avaient auparavant vu que du dehors. Le temps approchait où Jésus deviendrait invisible au monde, qui n'est capable de voir que ce qui n'est pas encore transfiguré. Les apôtres eux-mêmes ne le verraient donc plus de leurs yeux physiques; mais, entrés dans le Royaume, ils l'y trouveraient, le voyant non plus des yeux, mais du cœur (v. 19-20). Ce n'est pas un hasard si Jésus parle d'une paix que le monde non transfiguré ne connaît pas (v. 27): la paix et l'harmonie véritables ne sont possibles que dans le Royaume pénétré par le souffle de Dieu et uni par les liens de l'amour. Jésus appelle encore et encore les apôtres dans ce Royaume afin que, devenus une partie de celui-ci, ils puissent le porter dans le monde qui a tant besoin de transfiguration et de sanctification.

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