Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Lc 7:18-23

18 Les disciples de Jean l’informèrent de tout cela. Appelant à lui deux de ses disciples, Jean
19 les envoya dire au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
20 Arrivés auprès de lui, ces hommes dirent : « Jean le Baptiste nous envoie te dire : Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
21 À cette heure-là, il guérit beaucoup de gens affligés de maladies, d’infirmités, d’esprits mauvais, et rendit la vue à beaucoup d’aveugles.
22 Puis il répondit aux envoyés : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ;
23 et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »
Masquer

Jean-Baptiste envoie ses disciples demander à Jésus s’Il est le Messie. Le Seigneur écoute les messagers, mais ne donne pas de réponse directe ; Il indique plutôt les miracles qui accompagnent Sa prédication. Il ne leur remet pas une réponse toute faite et sans ambiguïté, mais leur propose de trancher eux-mêmes la question à partir de certains faits. « Les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres »—voilà ce que les disciples doivent rapporter à Jean comme leur propre expérience, le témoignage qui pourra toucher son cœur. Nous essayons souvent de chercher Dieu dans des traités théologiques ou de longs offices. Il est beaucoup plus difficile de regarder librement les choses qui se passent autour de nous comme faisant partie de la providence divine. Ce chemin nous effraie parce qu’il comporte le risque de nous découvrir aveugles et insensibles. Mais sans ce risque, une relation authentique avec Dieu est impossible.

Voir les signes évidents de la présence de Dieu dans le monde fait partie de la vocation chrétienne. Et si nous ne faisons pas l’effort de voir ces signes, comme le Précurseur l’a fait en envoyant ses disciples, alors nous « trébucherons à cause de Lui ».

Autres réflexions

 
Pour Lc 7:23
23 et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »
Masquer
Les paroles de Jésus: «Heureux celui qui ne sera pas scandalisé à cause de Moi!» peuvent être comprises de différentes manières. La compréhension la plus répandue, déjà devenue courante, en est aussi la plus directe: il faut recevoir Jésus comme Fils de Dieu et comme Messie, et ceux qui Le recevront ainsi iront très bien...  Lire la suite

Les paroles de Jésus: «Heureux celui qui ne sera pas scandalisé à cause de Moi!» peuvent être comprises de différentes manières. La compréhension la plus répandue, déjà devenue courante, en est aussi la plus directe: il faut recevoir Jésus comme Fils de Dieu et comme Messie; ceux qui Le recevront ainsi iront très bien, ils entreront dans le Royaume, et le salut leur est garanti.

Formellement, une telle compréhension peut être tenue pour absolument juste, mais elle part des réalités des époques chrétiennes plus tardives, époques où chacun, dans le monde chrétien bien sûr, connaît depuis l'enfance toutes les paroles justes écrites et dites sur Jésus par ceux qui ont vécu tout cela dans leur propre expérience. Dans ce cas, «ne pas être scandalisé» signifie seulement rester fidèle aux vérités de foi communément admises, connues depuis l'enfance.

Jésus, Lui, s'adressait à un auditoire pour lequel ce qu'il devait accepter n'avait rien d'évident. À en juger par Ses paroles, il devait y avoir dans les cœurs de ceux qui devaient «ne pas être scandalisés» quelque chose qui leur permettrait de Le reconnaître précisément dans la qualité où Il est venu dans le monde.

De quoi s'agit-il donc? Si l'on regarde de près les situations qui décrivent l'accueil de Jésus par ceux qui cherchent Son aide, et si, d'autre part, on regarde ceux qui Le rejettent, bien des choses s'éclaircissent. Ce n'est pas un hasard si ceux qui L'accueillent sont le plus souvent ceux qui se trouvent dans une situation sans issue.

Il ne s'agit pas du fait que tous ces hommes auraient été brisés par le malheur tombé sur eux, mais du fait qu'une situation critique, par elle-même, lave facilement et rapidement du cœur et de l'âme de l'homme tout ce qui est superficiel et artificiel, de sorte qu'il ne reste que l'essentiel. Par conséquent, pour «ne pas être scandalisé», il faut avant tout laisser de côté toutes les constructions intellectuelles artificielles, tous les concepts préparés d'avance, toutes les représentations a priori du Messie et du Royaume, et même de la vie spirituelle en général, en ne gardant que l'essentiel: la Torah, les commandements, le chemin de la justice.

Si l'on regarde ceux qui n'accueillent pas Jésus, on voit clairement qu'ils Le rejettent soit pour les mêmes raisons «idéologiques», préférant à la réalité évidente leurs propres concepts théologiques dans le cadre desquels «une telle chose est impossible», soit par peur humaine ordinaire, non pas tant la peur des persécutions que la peur de perdre ce qui est devenu une part habituelle et inséparable de la vie: des biens, un statut social, ou simplement un mode de vie établi et tant aimé. À cela s'ajoute aussi la crainte de perdre une religiosité habituelle: l'apparition même de Jésus tel qu'Il est venu dans le monde détruisait beaucoup de représentations religieuses habituelles.

Ainsi, pour «ne pas être scandalisé», il faut se débarrasser résolument de deux choses: des opinions et des concepts habituels et aimés, qui se transforment souvent en formules commodes, et des peurs de perdre les formes habituelles de vie dont l'homme déchu est imprégné de la tête aux pieds. Ce n'est pas facile, mais la récompense sera le Royaume et le salut.

Masquer
 
Pour Lc 7:18-35
18 Les disciples de Jean l’informèrent de tout cela. Appelant à lui deux de ses disciples, Jean
19 les envoya dire au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
20 Arrivés auprès de lui, ces hommes dirent : « Jean le Baptiste nous envoie te dire : Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
21 À cette heure-là, il guérit beaucoup de gens affligés de maladies, d’infirmités, d’esprits mauvais, et rendit la vue à beaucoup d’aveugles.
22 Puis il répondit aux envoyés : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ;
23 et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »
24 Quand les envoyés de Jean furent partis, il se mit à dire aux foules au sujet de Jean : « Qu’êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ?
25 Alors qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu d’habits délicats ? Mais ceux qui ont des habits magnifiques et vivent dans les délices sont dans les palais royaux.
26 Alors qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et plus qu’un prophète.
27 C’est celui dont il est écrit :Voici que j’envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi.
28 « Je vous le dis : de plus grand que Jean parmi les enfants des femmes, il n’y en a pas ; et cependant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui.
29 Tout le peuple qui a écouté, et même les publicains, ont justifié Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean ;
30 mais les Pharisiens et les légistes ont annulé pour eux le dessein de Dieu en ne se faisant pas baptiser par lui.
31 « À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? À qui ressemblent-ils ?
32 Ils ressemblent à ces gamins qui sont assis sur une place et s’interpellent les uns les autres, en disant :“Nous vous avons joué de la flûte,
et vous n’avez pas dansé !
Nous avons entonné un chant funèbre,
et vous n’avez pas pleuré !”
33 « Jean le Baptiste est venu en effet, ne mangeant pas de pain ni ne buvant de vin, et vous dites : « Il est possédé ! »
34 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : « Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! »
35 Et la Sagesse a été justifiée par tous ses enfants. »
Masquer
Pourquoi Jean, qui avait lui-même témoigné de Jésus et vu l'Esprit descendre sur lui, lui envoie-t-il soudain ses disciples avec une telle question? Veut-il peut-être...  Lire la suite

Pourquoi Jean, qui avait lui-même témoigné de Jésus et vu l'Esprit descendre sur lui, lui envoie-t-il soudain ses disciples avec une telle question? Veut-il peut-être affermir leur foi? Ou peut-être traversait-il lui-même en prison les dernières épreuves de la foi?

Dans tous les cas, cette question est extrêmement importante pour nous: « Es-tu celui qui doit venir? » Nous sommes appelés non simplement à « croire », mais à faire un pas tout à fait décisif: nous charger de la croix et le suivre. Et pour cela, nous devons être certains que c'est bien lui.

Jésus répond par les paroles d'une prophétie messianique: que les disciples de Jean jugent d'après les œuvres mêmes qu'il accomplit. Il semble qu'il ne nous reste rien d'autre non plus: regarder ce qu'il accomplit dans notre vie et dans celle de nos proches, et en tirer les bonnes conclusions.

Masquer
 
Pour Lc 7:18-35
18 Les disciples de Jean l’informèrent de tout cela. Appelant à lui deux de ses disciples, Jean
19 les envoya dire au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
20 Arrivés auprès de lui, ces hommes dirent : « Jean le Baptiste nous envoie te dire : Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
21 À cette heure-là, il guérit beaucoup de gens affligés de maladies, d’infirmités, d’esprits mauvais, et rendit la vue à beaucoup d’aveugles.
22 Puis il répondit aux envoyés : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ;
23 et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »
24 Quand les envoyés de Jean furent partis, il se mit à dire aux foules au sujet de Jean : « Qu’êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ?
25 Alors qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu d’habits délicats ? Mais ceux qui ont des habits magnifiques et vivent dans les délices sont dans les palais royaux.
26 Alors qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et plus qu’un prophète.
27 C’est celui dont il est écrit :Voici que j’envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi.
28 « Je vous le dis : de plus grand que Jean parmi les enfants des femmes, il n’y en a pas ; et cependant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui.
29 Tout le peuple qui a écouté, et même les publicains, ont justifié Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean ;
30 mais les Pharisiens et les légistes ont annulé pour eux le dessein de Dieu en ne se faisant pas baptiser par lui.
31 « À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? À qui ressemblent-ils ?
32 Ils ressemblent à ces gamins qui sont assis sur une place et s’interpellent les uns les autres, en disant :“Nous vous avons joué de la flûte,
et vous n’avez pas dansé !
Nous avons entonné un chant funèbre,
et vous n’avez pas pleuré !”
33 « Jean le Baptiste est venu en effet, ne mangeant pas de pain ni ne buvant de vin, et vous dites : « Il est possédé ! »
34 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : « Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! »
35 Et la Sagesse a été justifiée par tous ses enfants. »
Masquer
La lecture d’aujourd’hui touche un thème très important, lié au service et au témoignage non seulement de Jean le Baptiste, mais aussi de Jésus Lui-même. Pour Jésus, ce que beaucoup de ceux qui venaient à Jean n’ont pas vu est absolument évident : il était...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui touche un thème très important, lié au service et au témoignage non seulement de Jean le Baptiste, mais aussi de Jésus Lui-même. Pour Jésus, ce que beaucoup de ceux qui venaient à Jean n’ont pas vu est absolument évident : il était le plus grand de tous les prophètes qui aient jamais prêché au peuple de Dieu (v. 28). Or ceux qui ne reconnaissent pas Jean sont justement ceux qui se considéraient comme le reste messianique dont parlaient les prophètes : les pharisiens et les maîtres de la Torah, les « scribes » (v. 30). Et dans le passage d’aujourd’hui, nous voyons comment Jésus explique ce refus. Il compare ceux qui rejettent Jean à des enfants vexés contre leurs camarades, qui ne veulent pas jouer selon les règles qu’ils ont fixées (v. 32). Voilà pourquoi ni l’ascétisme strict de Jean ni l’accessibilité et l’ouverture de Jésus ne leur conviennent (v. 33–34).

Jésus exprime le fond du problème en une seule phrase : la sagesse est justifiée par ses enfants (v. 35). Pour mieux comprendre cette phrase, il faut garder à l’esprit que, chez les Juifs, la notion de sagesse était depuis longtemps associée non pas tant à la théorie et au savoir abstrait qu’à la pratique. Au début, il s’agissait des compétences pratiques de tel ou tel métier ; plus tard, de la pratique des relations humaines, si nécessaire aux dirigeants, aux juges et aux hommes d’État ; puis, après l’exil de Babylone, on associa aussi à la sagesse la pratique de l’observance de la Torah, qui exigeait elle aussi une certaine compétence, que l’on pourrait appeler, en un sens, l’art de vivre dans la justice.

Jésus a en vue une autre compétence et une autre pratique : la pratique de ces débats théologiques qu’aimaient tant les rabbins savants et les croyants simplement instruits. À l’époque évangélique, ce genre de débats était l’occupation et le passe-temps favori de beaucoup d’habitants de Jérusalem. Et il arriva que, pour beaucoup, à ce qu’il semble, ces débats devinrent une fin en soi. Il ne s’agissait plus de comprendre, en lisant l’Écriture, la volonté de Dieu à travers elle, mais d’imaginer encore d’autres interprétations de ce qu’on avait lu.

Bien sûr, de tels exercices intellectuels sont en eux-mêmes assez inoffensifs, et ils peuvent même parfois être utiles. Mais si l’on s’y attache trop, ils éloignent parfois de la réalité. Car tous ces exercices gardent toujours, dans une certaine mesure, un caractère conventionnel. Et si l’on s’habitue à voir le monde exclusivement à travers le prisme de concepts théologiques, même fondés sur l’Écriture, il devient très facile de ne pas voir derrière eux Dieu et Celui qu’Il envoie dans le monde. D’autant plus qu’en accueillant le Christ, il faudra renoncer à beaucoup de concepts. On voudrait bien sûr que le Messie réel leur corresponde, afin de n’avoir à renoncer à rien. Mais la correspondance n’existe pas, et il faut alors choisir. Pour certains, leur propre sagesse peut devenir plus importante que le Royaume. Et là, même Dieu ne peut rien y faire : tel est le prix de la liberté humaine.

Masquer
 
Pour Lc 7:18-35
18 Les disciples de Jean l’informèrent de tout cela. Appelant à lui deux de ses disciples, Jean
19 les envoya dire au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
20 Arrivés auprès de lui, ces hommes dirent : « Jean le Baptiste nous envoie te dire : Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
21 À cette heure-là, il guérit beaucoup de gens affligés de maladies, d’infirmités, d’esprits mauvais, et rendit la vue à beaucoup d’aveugles.
22 Puis il répondit aux envoyés : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ;
23 et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »
24 Quand les envoyés de Jean furent partis, il se mit à dire aux foules au sujet de Jean : « Qu’êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ?
25 Alors qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu d’habits délicats ? Mais ceux qui ont des habits magnifiques et vivent dans les délices sont dans les palais royaux.
26 Alors qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et plus qu’un prophète.
27 C’est celui dont il est écrit :Voici que j’envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi.
28 « Je vous le dis : de plus grand que Jean parmi les enfants des femmes, il n’y en a pas ; et cependant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui.
29 Tout le peuple qui a écouté, et même les publicains, ont justifié Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean ;
30 mais les Pharisiens et les légistes ont annulé pour eux le dessein de Dieu en ne se faisant pas baptiser par lui.
31 « À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? À qui ressemblent-ils ?
32 Ils ressemblent à ces gamins qui sont assis sur une place et s’interpellent les uns les autres, en disant :“Nous vous avons joué de la flûte,
et vous n’avez pas dansé !
Nous avons entonné un chant funèbre,
et vous n’avez pas pleuré !”
33 « Jean le Baptiste est venu en effet, ne mangeant pas de pain ni ne buvant de vin, et vous dites : « Il est possédé ! »
34 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : « Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! »
35 Et la Sagesse a été justifiée par tous ses enfants. »
Masquer
Dans l'Évangile de Luc, nous lirons encore plus d'une fois le récit des différents miracles accomplis par Jésus-Christ...  Lire la suite

Dans l'Évangile de Luc, nous lirons encore plus d'une fois le récit des différents miracles accomplis par Jésus-Christ. Le moment est venu pour l'évangéliste d'expliquer au lecteur pourquoi il rapporte toutes ces histoires dans son livre. Le mystère nous est révélé lorsque Jésus, répondant aux disciples du Baptiste, cite les prophéties d'Isaïe (Is 35,5-6 ; 61,1-2), qui annonçaient le Jour du Seigneur et la venue du Royaume messianique de Dieu. Les aveugles et les boiteux de ce Royaume sont les hommes que Jésus a guéris, mais pas seulement eux : ce sont aussi ceux dont le cœur a retrouvé la vue, dont l'esprit a été guéri et qui ont découvert leur vocation et le but de leur vie. Ce n'est pas par hasard que le Seigneur les oppose aux pharisiens et aux légistes qui n'ont pas voulu retrouver la vue ni être guéris, incapables de répondre à l'Évangile et de comprendre le message du Baptiste et de Jésus sur la venue du Royaume. Ainsi, le sens des miracles messianiques s'étend aussi à la vie de ceux qui n'ont jamais boité et ont toujours bien vu, aux lecteurs de l'Évangile, anciens et modernes.

Masquer
 
Pour Lc 7:17-30
17 Et ce propos se répandit à son sujet dans la Judée entière et tout le pays d’alentour.
18 Les disciples de Jean l’informèrent de tout cela. Appelant à lui deux de ses disciples, Jean
19 les envoya dire au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
20 Arrivés auprès de lui, ces hommes dirent : « Jean le Baptiste nous envoie te dire : Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
21 À cette heure-là, il guérit beaucoup de gens affligés de maladies, d’infirmités, d’esprits mauvais, et rendit la vue à beaucoup d’aveugles.
22 Puis il répondit aux envoyés : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ;
23 et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »
24 Quand les envoyés de Jean furent partis, il se mit à dire aux foules au sujet de Jean : « Qu’êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ?
25 Alors qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu d’habits délicats ? Mais ceux qui ont des habits magnifiques et vivent dans les délices sont dans les palais royaux.
26 Alors qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et plus qu’un prophète.
27 C’est celui dont il est écrit :Voici que j’envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi.
28 « Je vous le dis : de plus grand que Jean parmi les enfants des femmes, il n’y en a pas ; et cependant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui.
29 Tout le peuple qui a écouté, et même les publicains, ont justifié Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean ;
30 mais les Pharisiens et les légistes ont annulé pour eux le dessein de Dieu en ne se faisant pas baptiser par lui.
Masquer
Lorsque nous lisons dans l'Évangile selon Luc que Jean le Baptiste, emprisonné, envoie ses disciples interroger le Seigneur Jésus...  Lire la suite

Lorsque nous lisons dans l'Évangile selon Luc que Jean le Baptiste, emprisonné, envoie ses disciples interroger le Seigneur Jésus : « Es-Tu Celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? », le plus souvent une autre question nous vient : pourquoi Jean doute-t-il ? Cette question est devenue un lieu commun et revient régulièrement chez toutes sortes de personnes. Peut-être se posait-elle aussi aux disciples qui accompagnaient Jésus-Christ, dont certains avaient auparavant été disciples du Baptiste et avaient été dirigés vers Jésus par Jean lui-même. Cela explique en partie pourquoi, après avoir répondu aux envoyés de Jean, le Seigneur se tourne vers le peuple et prononce ces paroles étonnantes au sujet du Baptiste : « Parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'est pas de prophète plus grand que Jean. » En tout cas, dans ce passage, et particulièrement dans la réponse aux envoyés, on ne trouve aucun reproche de peu de foi, comme le Seigneur en adresse parfois aux disciples et au peuple.

Apparemment, la question de Jean le Baptiste est plus profonde que nous ne le pensons. Elle est d'ailleurs posée par un homme qui, contrairement à nous, n'a pas lu l'Évangile et ne connaît pas la résurrection. Nous pouvons tenter de reconstituer le sens de la question à partir de la réponse du Christ, comme il faut souvent le faire en lisant l'Évangile. Très probablement, Jean, qui connaît bien l'esprit et la lettre de l'Ancien Testament, interroge Jésus sur quelque chose qui se rapporte aux prophéties concernant le Royaume du Messie : la Lumière de Dieu y transfigurera le monde entier, tout mal y sera vaincu et Dieu Lui-même essuiera toute larme humaine. Les prophètes de l'Ancien Testament annonçaient le sens spirituel de ce que Dieu donnerait par le Christ, mais le mystère de Sa première et de Sa seconde venue ne leur avait pas été révélé. Ils ne distinguaient pas ce qui s'accomplirait dans la Nouvelle Alliance de ce qui aurait lieu à la fin des temps. Jean le Baptiste demande probablement justement s'il faut attendre l'accomplissement de ces prophéties et comment il se réalisera. Il ne faut pas oublier non plus qu'à cette époque, la théorie de deux Messies — un Roi et un Prêtre, dont les ministères seraient différents — était populaire parmi les théologiens juifs. Cette théorie était née de l'interprétation de certaines prophéties, alors que le mystère de l'Incarnation du Fils de Dieu demeurait encore inaccessible aux hommes. Enfin, à ce moment-là, selon le témoignage des évangélistes, le Seigneur Jésus n'avait pas encore parlé de la Nouvelle Alliance. Les évangélistes témoignent unanimement que la Nouvelle Alliance n'est conclue qu'à la dernière Cène, mais cela reste encore caché au Baptiste.

Il ne s'agit donc pas d'un doute de Jean sur le fait que Jésus de Nazareth est le Messie. Pour lui, le messager du Royaume de Dieu, il importe de voir ce qui se passe à la lumière des prophéties. C'est précisément pourquoi le Seigneur répond à sa question en indiquant les prophéties qui s'accomplissent déjà dans les événements du moment, et cette réponse satisfait apparemment Jean. On comprend aussi pourquoi le Christ ajoute : « Heureux celui pour qui Je ne serai pas une occasion de chute. » Le Seigneur attire ainsi l'attention de Jean sur le fait que les prophéties sont plus profondes que leur compréhension littérale et que leurs interprétations courantes ne sont pas entièrement justes.

Enfin, l'évangéliste Luc nous rapporte qu'après avoir écouté le Christ, tout le peuple rendit gloire à Dieu, ayant reçu le baptême de Jean. Cela signifie que le Seigneur a confirmé par Sa parole le ministère de Jean le Baptiste comme dernier messager de la Nouvelle Alliance. Peut-être était-ce là, en réalité, le sens sous-jacent de la question de Jean : il s'adresse au Fils de Dieu Lui-même pour L'interroger sur son propre ministère. Toute la vie de Jean avait été consacrée à prêcher le repentir et la préparation à la venue du Christ ; maintenant, il soumet ce ministère au jugement du Fils de Dieu. Et le Seigneur lui répond que, dans le Royaume des Cieux annoncé par Jean le Baptiste, le don de Dieu aux hommes dépasse incomparablement tout ce que nous pouvons concevoir. Le plus petit dans le Royaume possédera davantage que Jean ne possède maintenant. Cela rappelle les paroles de l'apôtre Paul : aujourd'hui, nous voyons Dieu comme à travers un verre obscur, de manière énigmatique, tandis que dans le Royaume, la Lumière de Dieu atteindra nos yeux sans obstacle.

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.