13 Quelqu’un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » |
14 Il lui dit : « Homme, qui m’a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? » |
15 Puis il leur dit : « Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l’abondance, la vie d’un homme n’est pas assurée par ses biens. » |
Les relations familiales dans notre monde sont complexes. Il n’existe pas de parents parfaits, pas plus qu’il n’existe d’enfants parfaits. Nous sommes pleins de colère, de rancœur et de déception envers nos proches, et nous déversons tout cela sur eux. Il nous est difficile d’accepter les imperfections des membres de notre famille, et plus difficile encore d’accepter nos propres imperfections. Mais les paroles du Christ—« Si donc, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-Il l’Esprit Saint à ceux qui Le Lui demandent »—portent une immense espérance pour nous tous. Car, malgré toute l’altération que le péché originel a fait subir à notre nature, les relations au sein de notre famille peuvent devenir un reflet, une image de la Paternité de Dieu.
Ces paroles peuvent nourrir la réflexion non seulement des parents, mais aussi des enfants. Souvent, nous ne nous rendons pas compte du nombre de dons bienfaisants que nous recevons de nos parents. Nous oublions de les remercier ; nous tenons pour acquis la soupe, les vêtements propres, la chaleur du foyer et les bras qui s’ouvrent pour nous accueillir. Pourtant, dans ces choses simples se trouvent non seulement l’amour de nos parents pour nous, mais aussi le souffle de l’Amour du Seigneur, un reflet du Royaume.
13 Quelqu’un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » |
14 Il lui dit : « Homme, qui m’a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? » |
15 Puis il leur dit : « Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l’abondance, la vie d’un homme n’est pas assurée par ses biens. » |
16 Il leur dit alors une parabole : « Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté. |
17 Et il se demandait en lui-même : « Que vais-je faire ? Car je n’ai pas où recueillir ma récolte. » |
18 Puis il se dit : « Voici ce que je vais faire : j’abattrai mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y recueillerai tout mon blé et mes biens, |
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. » |
20 Mais Dieu lui dit : « Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l’aura ? » |
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s’enrichir en vue de Dieu. » |
Dans l'Évangile, il y a beaucoup de paraboles racontées par le Sauveur sur les riches, sur la richesse, sur sa signification dans la vie et sur la vie elle-même. Parfois, comme dans le cas présent, les paraboles étaient liées à une situation concrète: on demande à Jésus de régler, comme on dirait aujourd'hui, un litige d'héritage, et Il refuse en déclarant que de tels litiges ne relèvent pas de Lui. La parabole devient alors l'illustration de Ses paroles, l'explication de Son refus de s'occuper du partage du bien d'autrui. Pourtant la demande adressée à Jésus témoignait précisément de Son autorité aux yeux de ceux qui s'adressaient à Lui, de la reconnaissance du fait que Lui, Jésus, saurait procéder au partage de l'héritage justement et conformément à la Torah. Chez les Juifs de l'Antiquité (et par la suite aussi), on allait souvent, pour des questions que les païens règlent d'ordinaire devant les tribunaux, vers les maîtres de la Torah et les rabbins savants, qui les tranchaient, y compris les problèmes liés au droit familial, successoral et patrimonial. En principe, n'importe qui pouvait être juge s'il connaissait la Torah, pouvait prendre une décision conforme à la Torah et si les parties en conflit lui faisaient confiance. Ce genre d'arbitrage était largement répandu dans la société juive à toutes les époques.
Voilà donc que l'on demande à Jésus de devenir un tel juge dans une affaire d'héritage, et Il refuse. Puis, ayant refusé, Il raconte cette même parabole de celui que nous appelons d'ordinaire le riche insensé. On peut avoir l'impression que, par cette parabole, Jésus veut seulement nous dire qu'il vaut mieux être pauvre que riche, car il est alors plus simple d'entrer dans le Royaume. En réalité, tout est un peu plus complexe. La pauvreté aussi, les hommes la vivent de manières différentes.
Le message principal est ailleurs: la vraie vie authentique de l'homme ne dépend pas de ses biens. La vie de l'homme, non seulement la vie spirituelle, mais la vie tout court, n'est pas déterminée par ce qu'il possède ni par la quantité qu'il possède, mais par qui il est et ce qu'il est. On peut être pauvre ou riche; la question principale est de savoir à quoi l'homme lie sa propre personne, son «moi», où se trouve, pour parler le langage de l'Évangile, son trésor. Car là où est son trésor, là aussi est son cœur. Là est sa vraie vie.
Si elle se trouve liée à ce que l'homme peut facilement perdre, ne serait-ce qu'en mourant, alors sa vie prendra fin au moment où il se séparera de ce qu'il ne peut ni prendre ni emporter avec lui. Alors, au moment de quitter la vie terrestre, la seule réalité absolue pour l'homme sera la séparation, la perte, la mort. Quant à la vie, cette vie du Royaume dont il aurait pu vivre en plénitude, l'homme ne la connaîtra pas. Ici, pourtant, c'est son propre choix. À chacun le sien.
13 Quelqu’un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » |
14 Il lui dit : « Homme, qui m’a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? » |
15 Puis il leur dit : « Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l’abondance, la vie d’un homme n’est pas assurée par ses biens. » |
16 Il leur dit alors une parabole : « Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté. |
17 Et il se demandait en lui-même : « Que vais-je faire ? Car je n’ai pas où recueillir ma récolte. » |
18 Puis il se dit : « Voici ce que je vais faire : j’abattrai mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y recueillerai tout mon blé et mes biens, |
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. » |
20 Mais Dieu lui dit : « Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l’aura ? » |
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s’enrichir en vue de Dieu. » |
Cette parabole est le rêve de l'humanité. Accumuler autant que possible, s'assurer contre tout malheur, prendre toutes les précautions possibles pour que rien ne puisse détruire notre existence prospère. Tout le développement de la civilisation est bâti sur ce désir: après avoir travaillé, tout rassembler dans un grenier et se sentir indépendant de ce qui arrive.
Quand on parle avec les gens, on se heurte sans cesse à la certitude que cela est possible et que, si l'on n'arrive pas à atteindre ce but, on peut y voir un malheur et une défaite totale dans la lutte pour le grenier. Pourtant, le problème est que cette illusion est la première chose qui périt non seulement au contact de la réalité, mais même sous un regard plus attentif porté sur ce qui se passe autour de nous. Un seul regard attentif, et l'on verra que la seule garantie pour l'homme n'est pas de remplir un grenier, mais de s'attacher à Dieu, ce que Jésus Lui-même a décrit comme la vie des sarments auprès de la vigne, afin qu'aucune tempête ne puisse nous arracher à Lui. C'est la seule recette qu'Il nous donne pour vivre dans le monde.
1 Sur ces entrefaites, la foule s’étant rassemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d’abord à ses disciples : « Méfiez-vous du levain c’est-à-dire de l’hypocrisie des Pharisiens. |
2 Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu. |
3 C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits. |
4 « Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. |
5 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le. |
6 Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Et pas un d’entre eux n’est en oubli devant Dieu ! |
7 Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte ; vous valez mieux qu’une multitude de passereaux. |
8 « Je vous le dis, quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu ; |
9 mais celui qui m’aura renié à la face des hommes sera renié à la face des anges de Dieu. |
10 « Et quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis, mais à qui aura blasphémé contre le Saint Esprit, cela ne sera pas remis. |
11 « Lorsqu’on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire, |
12 car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu’il faut dire. » |
13 Quelqu’un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » |
14 Il lui dit : « Homme, qui m’a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? » |
15 Puis il leur dit : « Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l’abondance, la vie d’un homme n’est pas assurée par ses biens. » |
16 Il leur dit alors une parabole : « Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté. |
17 Et il se demandait en lui-même : « Que vais-je faire ? Car je n’ai pas où recueillir ma récolte. » |
18 Puis il se dit : « Voici ce que je vais faire : j’abattrai mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y recueillerai tout mon blé et mes biens, |
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. » |
20 Mais Dieu lui dit : « Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l’aura ? » |
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s’enrichir en vue de Dieu. » |
22 Puis il dit à ses disciples : « Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. |
23 Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. |
24 Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux ! |
25 Qui d’entre vous d’ailleurs peut, en s’en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? |
26 Si donc la plus petite chose même passe votre pouvoir, pourquoi vous inquiéter des autres ? |
27 Considérez les lis, comme ils ne filent ni ne tissent. Or, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. |
28 Que si, dans les champs, Dieu habille de la sorte l’herbe qui est aujourd’hui, et demain sera jetée au four, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi ! |
29 Vous non plus, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez ; ne vous tourmentez pas. |
30 Car ce sont là toutes choses dont les païens de ce monde sont en quête ; mais votre Père sait que vous en avez besoin. |
31 Aussi bien, cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît. |
32 « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s’est complu à vous donner le Royaume. |
33 « Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n’approche ni mite ne détruit. |
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. |
En parlant du Royaume à ses disciples, Jésus le décrit avant tout comme une vie nouvelle, ouverte à ceux qui la cherchent. Mais on ne peut la trouver qu'à condition d'être soi-même absolument ouvert. Pour vivre de la vie du Royaume, il faut renoncer à sa propre vie. Non pas à l'espace vital en tant que tel, ni au courant de vie que la Bible appelle l'âme, mais au fait de s'approprier cet espace et ce courant, de les considérer comme sa propriété inaliénable, comme quelque chose qui vous appartient de droit.
Dans le Royaume, tout est autrement. Là, la vie est commune. Une seule pour tous. Elle n'est pas une propriété, elle est à l'usage de tous. Et l'ampleur de cet usage n'est limitée par rien, sinon par le potentiel spirituel de la personne elle-même. Autant de vie du Royaume elle pourra contenir, autant elle en recevra. Mais elle ne devient la propriété de personne au sens où nous avons l'habitude d'employer ce mot pour les rapports de propriété dans notre monde.
La vie du Royaume est tienne dans la mesure où tu peux vivre de cette vie. C'est pourquoi Jésus conseille de s'abandonner au courant de la vie du Royaume. D'y entrer comme dans un fleuve. Et d'avancer avec lui. Sans chercher, comme on dit aujourd'hui, à fixer quoi que ce soit. Sans chercher à évaluer ses propres états, ses réussites ou ses échecs. Sans s'accrocher à rien de ce qui attire et retient l'homme dans ce monde. Et surtout sans tenter de faire entrer la vie du Royaume dans des cadres religieux: ni avec le levain des pharisiens, ni avec celui des sadducéens, on ne pétrit la vie nouvelle. Le Royaume n'entre dans aucun cadre humain, mais il entre dans le coeur humain. Si, bien sûr, il devient pour l'homme le trésor principal. Car là où est le trésor, là aussi est le coeur.
1 Sur ces entrefaites, la foule s’étant rassemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d’abord à ses disciples : « Méfiez-vous du levain c’est-à-dire de l’hypocrisie des Pharisiens. |
2 Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu. |
3 C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits. |
4 « Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. |
5 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le. |
6 Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Et pas un d’entre eux n’est en oubli devant Dieu ! |
7 Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte ; vous valez mieux qu’une multitude de passereaux. |
8 « Je vous le dis, quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu ; |
9 mais celui qui m’aura renié à la face des hommes sera renié à la face des anges de Dieu. |
10 « Et quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis, mais à qui aura blasphémé contre le Saint Esprit, cela ne sera pas remis. |
11 « Lorsqu’on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire, |
12 car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu’il faut dire. » |
13 Quelqu’un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » |
14 Il lui dit : « Homme, qui m’a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? » |
15 Puis il leur dit : « Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l’abondance, la vie d’un homme n’est pas assurée par ses biens. » |
16 Il leur dit alors une parabole : « Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté. |
17 Et il se demandait en lui-même : « Que vais-je faire ? Car je n’ai pas où recueillir ma récolte. » |
18 Puis il se dit : « Voici ce que je vais faire : j’abattrai mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y recueillerai tout mon blé et mes biens, |
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. » |
20 Mais Dieu lui dit : « Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l’aura ? » |
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s’enrichir en vue de Dieu. » |
22 Puis il dit à ses disciples : « Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. |
23 Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. |
24 Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux ! |
25 Qui d’entre vous d’ailleurs peut, en s’en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? |
26 Si donc la plus petite chose même passe votre pouvoir, pourquoi vous inquiéter des autres ? |
27 Considérez les lis, comme ils ne filent ni ne tissent. Or, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. |
28 Que si, dans les champs, Dieu habille de la sorte l’herbe qui est aujourd’hui, et demain sera jetée au four, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi ! |
29 Vous non plus, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez ; ne vous tourmentez pas. |
30 Car ce sont là toutes choses dont les païens de ce monde sont en quête ; mais votre Père sait que vous en avez besoin. |
31 Aussi bien, cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît. |
32 « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s’est complu à vous donner le Royaume. |
33 « Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n’approche ni mite ne détruit. |
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. |
« Vous valez plus que beaucoup de petits oiseaux » : pour beaucoup de gens aujourd'hui, ces paroles résonnent comme une révélation. Quand une vie humaine ne vaut presque rien (ou vaut beaucoup d'argent), la nourriture devient inévitablement plus importante que l'âme, et le vêtement plus important que le corps. La réalité du Royaume de Dieu nous libère de cet esclavage de l'argent, de la nourriture, du vêtement et de l'angoisse accablante du lendemain. Le Seigneur nous dit simplement : « Pour Moi, vous êtes plus importants et plus précieux que tout cela. » Nous savons très bien voir la laideur de ce monde et celle des gens qui nous entourent (et parfois la nôtre). Mais le Seigneur dit : « Pour Moi, vous êtes plus beaux que les fleurs des champs. » Nous tremblons de peur pour notre bien-être, notre santé et notre vie. Mais Il nous rassure : « N'ayez pas peur, Mon Royaume vous appartient. »
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