Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Lc 13:24

24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
Masquer

Jésus Christ prononce ces mots en réponse à la question perplexe qu’a posée cet inconnu concernant le nombre de ceux qui seront sauvés. Comme on peut en juger, c’est la logique du dialogue dont l’évangéliste Luc a écrit seulement les paroles de Jésus. Le Seigneur dit plusieurs fois que le salut ne dépend pas des pensées et des actes de l’homme, ni de l’état de son cœur, de sa relation envers Dieu.  Il convie à la repentance et au changement des comportements, c’est évident que sans tout ceci, le salut est impossible. Plusieurs Juifs de cette époque croyaient qu’avec la venue du Messie, le salut serait automatiquement donné à tous les participants «mérités» de l’Ancien Testament. Une telle approche était en partie définie par la compréhension très primitive des paroles des prophètes, et en partie c’était l’héritage de la religion formelle après l’époque de la captivité. D’une manière ou d’une autre, l’idée selon laquelle le salut du péché et de la mort ne sera pas donné automatiquement, et ni à tous provoquait un embarras chez plusieurs, et même parfois une protestation impétueuse. C’est surement dans ce contexte que cette question a été posée à Jésus: «Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé?»

«Puisque si le petit nombre sera sauvé, et si tous les juifs n’entrent pas automatiquement dans ce nombre, alors je peux ne pas y être!», voila peut-être le non-dit émotionnel de cette question. Il faudrait dire que la «majoration» indépendamment de l’aspect spirituel personnel de toutes catégories aux sauvés est quelque chose de très répandue, intrinsèque pas seulement aux juifs, mais en général à toute la mentalité humaine. En répondant à cette question, le Seigneur Jésus Christ transfère complètement la conversation dans un autre plan; Il ne propose pas de critères de sélection de ceux qui seront sauvés ou pas. Le Seigneur s’adresse personnellement à l’interrogateur, disant que le salut dépend de la volonté et des efforts de chaque personne concrète. Il faut chercher le chemin du salut et l’entrée au Royaume – la porte étroite, où on ne peut passer qu’avec beaucoup d’efforts. «Luttez» dit le texte grec de l’Évangile; «efforcez» (du mot Effort) – le texte de Louis Segond traduit splendidement ce verbe.  Il ne s’agit donc pas de savoir combien la porte est étroite, mais de savoir quelles sont la volonte et les efforts de l’homme lui-même.

Autres réflexions

 
Pour Lc 13:24
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
Masquer
Le Seigneur Jésus-Christ a prononcé ces paroles en réponse à la question perplexe d'un homme inconnu de nous sur le nombre de ceux qui sont sauvés. Autant qu'on puisse en juger, la logique de l'entretien dont l'évangéliste Luc n'a noté que les paroles du Christ est la suivante...  Lire la suite

Le Seigneur Jésus-Christ a prononcé ces paroles en réponse à la question perplexe d'un homme inconnu de nous sur le nombre de ceux qui sont sauvés. Autant qu'on puisse en juger, la logique de l'entretien dont l'évangéliste Luc n'a noté que les paroles du Christ est la suivante. Le Seigneur dit plus d'une fois que le salut dépend des pensées et des actes de l'homme, de l'état de son coeur, de son attitude envers Dieu. Il appelle à la repentance et à la correction de la vie; il est évident qu'en l'absence de tout cela, le salut est impossible. Beaucoup de Juifs de cette époque, bien que pas tous, pensaient qu'à la venue du Messie le salut serait automatiquement donné à tous les participants «à part entière» de l'Ancienne Alliance. Ce point de vue tenait en partie à une compréhension trop primitive des paroles des prophètes, en partie à l'héritage de la religiosité formelle de l'époque postexilique. Quoi qu'il en soit, l'idée que le salut du péché et de la mort ne serait pas donné à tous ni automatiquement provoquait chez beaucoup l'incompréhension, voire une vive protestation. C'est dans ce contexte que résonne apparemment la question posée au Christ: «N'y aura-t-il que peu de sauvés?».

«Car si les sauvés sont vraiment peu nombreux, si tous les Juifs n'en font pas automatiquement partie, alors je peux ne pas en être!» Tel est sans doute le sous-texte émotionnel de la question. Il faut dire que l'«inscription» parmi les sauvés par catégories entières, indépendamment de l'aspect spirituel personnel, est une chose très répandue, propre non seulement à la pensée juive, mais à la pensée humaine en général. En répondant, le Seigneur Jésus-Christ déplace l'entretien sur un tout autre plan. Il ne propose pas de nouveaux critères de sélection de ceux qui seront ou ne seront pas sauvés. Le Seigneur s'adresse personnellement à celui qui interroge, en disant que le salut dépend de la volonté et des efforts de chaque personne concrète. Il faut chercher le chemin du salut, et l'entrée dans le Royaume est une porte étroite que l'on ne peut franchir qu'en faisant effort. «Luttez», dit le texte grec de l'Évangile; «efforcez-vous», traduit brillamment le texte synodal. Ainsi, l'essentiel n'est pas de savoir à quel point la porte est étroite, mais quelles sont la volonté et les efforts de l'homme lui-même.

Masquer
 
Pour Lc 13:22-30
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
Masquer
La porte étroite devient très concrète lorsqu’on entre dans le métro chargé de grands sacs. Il faut franchir rapidement le tourniquet, mais voilà qu’une valise vous pend au bras...  Lire la suite

La porte étroite devient très concrète lorsqu’on entre dans le métro chargé de grands sacs. Il faut franchir rapidement le tourniquet, mais voilà qu’une valise, deux sacs et deux pots de fleurs enveloppés dans du papier journal vous pendent aux bras. Tout cela est très lourd ; on n’a aucune envie de l’abandonner et l’on veut absolument passer. Mais on n’y arrive pas, parce qu’une chose s’accroche à une autre, tout vous ralentit, cherche à s’échapper et vous empêche d’aller là où il faut absolument arriver. Il en va sans doute de même avec le Royaume des Cieux : on désire vivement y entrer, mais il faut pour cela renoncer à tout ce qui n’est pas notre véritable être.

Masquer
 
Pour Lc 13:18-35
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Masquer
Lorsqu'il parle du Royaume, Jésus évoque souvent son caractère discret : au début, son apparition dans le monde peut passer totalement inaperçue si l'on n'y regarde pas de près...  Lire la suite

Lorsqu'il parle du Royaume, Jésus évoque souvent son caractère discret : au début, son apparition dans le monde peut passer totalement inaperçue si l'on n'y regarde pas de près. Un peu comme on peut facilement ne pas remarquer le levain mis dans la pâte ou la semence tombée en terre. Mais le résultat devient évident pour chacun. Cette vision du Royaume différait sensiblement des représentations populaires. À cette époque, tous les hommes religieux et pieux étaient persuadés que le Royaume était pour eux, qu'ils y avaient pleinement droit et étaient tout à fait prêts à y entrer pour en devenir les habitants. Ils n'avaient plus rien de particulier à faire : il suffisait d'attendre que le Royaume advienne.

Jésus, pourtant, dit autre chose. Le Royaume n'entrera pas dans le monde d'un seul coup, et on ne le recevra pas tout fait. Il entre progressivement dans le monde, d'abord sans se faire remarquer, non de l'extérieur mais de l'intérieur, agissant de même sur ce monde de l'intérieur et le transfigurant. Il s'agit d'un processus, et d'un processus long. Mais il y a plus important encore : l'homme qui cherche le Royaume y participe lui aussi. Le Royaume entre également dans le monde à travers lui, avec sa participation directe, naissant simultanément dans le monde et dans le cœur de ceux qui le cherchent.

C'est précisément en cela que consiste le sens de la vie chrétienne. Ceux qui ne participent pas à l'entrée du Royaume dans le monde restent en dehors du Royaume, même si tout s'est déroulé sous leurs yeux et si, extérieurement, ils pouvaient se considérer comme témoins et acteurs directs des événements. Le seul fait que le Sauveur ait parcouru les rues d'une ville n'est pas en lui-même salvateur pour ses habitants. Cela se comprend : le Royaume est une réalité non pas physique à proprement parler, mais spirituelle.

Cela ne signifie pas qu'il n'interagisse nullement avec la nature physique. Mais on ne peut y entrer physiquement, comme on se déplace dans l'espace. On peut être physiquement près de lui, pour ainsi dire sur son territoire, et traverser le Royaume sans même le remarquer, en restant étranger à ce qui s'y passe. On ne peut entrer dans le Royaume qu'à une seule condition : porter soi-même son souffle dans son propre cœur. Alors, la porte est ouverte. Mais seul le Roi lui-même peut l'ouvrir. La clé, de toute façon, lui appartient. Et l'on ne peut se passer de la rencontre avec lui. Quant à savoir si cette rencontre changera ou non la vie de l'homme, cela ne dépend que de l'homme lui-même. De son cœur.

Masquer
 
Pour Lc 13:18-35
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Masquer
Le Royaume de Dieu, la présence du Christ dans notre vie, se présente souvent comme quelque chose de grand et de lumineux, qu'on ne peut manquer de remarquer...  Lire la suite

Le Royaume de Dieu, la présence du Christ dans notre vie, se présente souvent comme quelque chose de grand et de lumineux, qu'on ne peut manquer de remarquer. Mais dans la parabole du grain de moutarde, le Seigneur Jésus nous donne une image tout autre. La graine de l'arbre de moutarde se distingue à peine à l'oeil nu. Elle est si petite qu'elle passe inaperçue pour un étranger, et souvent aussi pour son propriétaire lui-même.

C'est-à-dire que le Royaume nous est déjà donné comme en puissance, sous la forme d'une minuscule graine. Il ne ressemble pas à un grand arbre, à une présence tangible que nous désirons tant. Et pourtant, de même que, génétiquement, la graine et l'arbre sont un seul et même organisme, de même la petite parcelle du Royaume qui est en chacun de nous et qui doit grandir est le même Royaume que celui qui s'est manifesté en plénitude dans la personne de Jésus.

Masquer
 
Pour Lc 13:18-35
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Masquer
Nous avons déjà lu bien des fois que le Royaume du Christ ne ressemble à aucun de nos «royaumes» humains. Il est comme le sel dans la nourriture, comme le levain dans la pâte, comme...  Lire la suite

Nous avons déjà lu bien des fois que le Royaume du Christ ne ressemble à aucun de nos «royaumes» humains. Il est comme le sel dans la nourriture, comme le levain dans la pâte, comme une graine qui n'a pas encore germé dans la terre. Il est réel, mais invisible à «l'oeil nu». Il ne se laisse pas définir par nos notions, mais sa présence transforme irréversiblement ce monde.

C'est précisément pourquoi il est si difficile de limiter l'«appartenance» à ce Royaume, quels que soient les efforts des «élus» de toute espèce pour le faire. La question posée à Jésus sur le nombre de ceux qui sont sauvés, c'est-à-dire des participants au Royaume de Dieu, signifie au fond l'exigence d'indiquer les frontières du salut: «qui est dedans et qui est dehors?»

Cette question reste sans réponse: au lieu d'une secte limitée, il y a un appel adressé à tous. Oui, entrer par la «porte étroite» est difficile, et le risque de rester dehors est bien réel. Mais la porte n'est pas fermée; elle est seulement étroite, et chacun pour qui cela est vraiment important et nécessaire peut se trouver au festin du Christ avec ceux qui ont, eux aussi, parcouru ce chemin.

Masquer
 
Pour Lc 13:18-35
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
31 À cette heure même s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent : « Pars et va-t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer. »
32 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé !
33 Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem.
34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes... et vous n’avez pas voulu !
35 Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Masquer
La lecture d'aujourd'hui poursuit le thème du Royaume, mais sous un aspect quelque peu différent, eschatologique. On confond souvent l'eschatologie avec l'apocalyptique ; pourtant, ce n'est pas la même chose. L'eschatologie est une rupture du temps et de l'histoire à travers laquelle on aperçoit...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui poursuit le thème du Royaume, mais sous un aspect quelque peu différent, eschatologique. On confond souvent l'eschatologie avec l'apocalyptique ; pourtant, ce n'est pas la même chose. L'eschatologie est une rupture du temps et de l'histoire à travers laquelle on aperçoit le Royaume ; l'apocalyptique est une philosophie de l'histoire dans laquelle celle-ci est considérée comme le processus par lequel le monde se dirige vers le Royaume.

Jésus parle souvent de la venue du Royaume comme d'une rupture du temps, où l'ordre ancien des choses prend fin. Il devient alors clair que, face à la réalité nouvelle qui se révèle au moment de cette rupture, les évaluations et critères anciens se montrent inadéquats. Cela se manifeste avant tout par un changement de priorités : si la proximité extérieure jouait auparavant un rôle déterminant, ce sont désormais les relations spirituelles qui le jouent.

En parlant de proximité extérieure, il ne faut évidemment pas entendre seulement la proximité territoriale ou géographique. Il s'agit aussi de la proximité nationale, religieuse et de toute autre forme de proximité déterminée d'une manière ou d'une autre par la structure et les lois du monde non transfiguré (v. 25-28). La proximité spirituelle, au contraire, devient déterminante (v. 29-30). C'est pourquoi le chemin vers le Royaume se révèle étroit (v. 23-24) : il commence dans un monde qui n'est pas encore transfiguré et qui vit selon des lois très éloignées de celles du Royaume ; mais pour entrer dans le Royaume, il faut commencer à vivre selon ses lois dès maintenant.

Ce n'est ni un caprice ni une épreuve de fidélité. On ne peut avancer sur le chemin du Royaume que si l'on vit selon ses lois. Car le Royaume lui-même, dans notre monde qui n'est pas encore entièrement transfiguré, dépend de ceux qui le cherchent. Ce n'est pas par hasard que Jésus attire l'attention de Ses auditeurs sur le fait que le Royaume est d'abord tout à fait imperceptible dans le monde qui le rejette et qu'il ne devient visible qu'à la fin, lorsque le monde est transfiguré (v. 18-21). Seul trouve le Royaume celui qui le porte en lui, et un tel homme ne peut vivre selon les lois du monde plongé dans le mal. C'est pourquoi le chemin qui mène au Royaume se révèle étroit. Mais au bout se trouve la plénitude de la vie, qui attend chacun de ceux qui suivront ce chemin jusqu'à la fin.

Masquer
 
Pour Lc 13:18-30
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »
Masquer
Aujourd’hui, nous lisons les merveilleuses paroles du Christ sur le Royaume des Cieux. Avant de prononcer ces paroles, le Seigneur s’adresse aux Juifs dans la synagogue...  Lire la suite

Aujourd’hui, nous lisons les merveilleuses paroles du Christ sur le Royaume des Cieux. Avant de prononcer ces paroles, le Seigneur s’adresse aux Juifs dans la synagogue. Il a guéri la femme courbée et a dit : « Cette fille d’Abraham, que Satan a liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer le jour du sabbat ? » L’évangéliste Luc rapporte que tous ses adversaires furent couverts de honte, tandis que tout le peuple se réjouissait de ses œuvres glorieuses. C’est à ce moment que le Seigneur dit que le Royaume des Cieux est semblable à un grain de moutarde. Il parle d’une petite expérience de compassion qui augmente, « grandit » et pénètre notre vie. Il parle d’une expérience de la vérité, des valeurs authentiques, lorsque l’on donne de l’importance non aux choses extérieures et formelles, mais à ce qui compte aux yeux de Dieu. Cette petite graine du Royaume est l’expérience de ce qui, comme la compassion, ne se ternit pas avec le temps et ne change pas au gré des circonstances historiques passagères. Cette expérience est discrète, et c’est pourquoi il est difficile de fonder précisément sur elle notre vie. Mais elle est, au fond, une expérience de l’éternité, de la vie de Dieu, que Dieu nous donne.

Plus tard, alors que le Seigneur se dirige vers Jérusalem, quelqu’un lui demande si seuls quelques élus peuvent, en cette vie, connaître cette saveur d’éternité et rencontrer Dieu au plus profond du cœur. Le Seigneur répond : luttez pour entrer par la porte étroite. À en juger par ces paroles, la possibilité d’entrer dans le Royaume ne dépend pas du fait que l’on figure parmi ceux qui y sont destinés, que l’on ait reçu, pour ainsi dire, un « billet d’entrée ». Ce qui importe, c’est de vouloir y entrer et de s’y efforcer. Mais le Seigneur ne nous laisse pas penser qu’il entend par là des efforts dirigés vers soi-même : des exercices ascétiques ou l’accomplissement de rites. « Nous avons mangé et bu devant toi, et tu nous as enseignés » : ces paroles renvoient aux principales composantes de la vie religieuse juive, les repas sacrificiels et les enseignements rabbiniques. « Éloignez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » — littéralement : « ceux qui commettent l’injustice, qui font du tort ». Voilà ceux que le Seigneur repousse : les injustes et les impitoyables, ceux qui maltraitent les autres. L’effort auquel il appelle est donc un effort de miséricorde et de compassion envers les hommes.

Masquer
 
Pour Lc 13:18-29
18 Il disait donc : « À quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. »
20 Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Il leur dit :
24 « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 « Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous », il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. »
26 Alors vous vous mettrez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. »
27 Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. »
28 « Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
Masquer
Lorsqu'Il parle du Royaume, Jésus recourt souvent à des comparaisons qui suggèrent son action progressive et imperceptible sur...  Lire la suite

Lorsqu'Il parle du Royaume, Jésus recourt souvent à des comparaisons qui suggèrent son action progressive et imperceptible sur notre monde en voie de transfiguration, une action qui le transforme pas à pas dans la bonne direction. À première vue, on pourrait y voir une sorte de progressisme spirituel : le perfectionnement spirituel progressif et imperceptible des individus et de la société dans son ensemble aboutirait finalement au résultat voulu. Mais en réalité, les choses ne sont pas si simples.

Si le monde n'avait pas été corrompu par le péché qui y est entré après la chute, un progrès spirituel graduel aurait peut-être été possible. Mais, dans son état actuel, le monde ne peut simplement accueillir les influences spirituelles qui viennent du Royaume : il leur résistera inévitablement. Ainsi, quiconque choisit le Royaume se trouve en opposition avec le monde : ce n'est pas un hasard si Jésus parle de la « porte étroite ».

Comment, dans ces conditions, une transfiguration est-elle possible, et qui plus est progressive ? Elle ne l'est manifestement que grâce à la participation de ceux qui, dès maintenant, sans attendre l'achèvement du processus, prennent part au Royaume pour vivre de sa vie. C'est précisément cela, le christianisme : vivre de la vie du Royaume que le Christ a apporté au monde, et donc partager une même vie avec Lui, car Il porte en Lui-même toute la plénitude du Royaume. Bien sûr, on ne peut vivre de la vie du Royaume grâce au monde déchu, mais malgré lui.

C'est pourtant ainsi, et seulement ainsi, que l'on peut assurer la présence du Royaume et de son souffle transfigurant dans notre monde : ceux qui le portent sont ses habitants, qui, portant en eux la vie du Royaume, à l'image du Sauveur Lui-même, l'introduisent dans un monde en voie de transfiguration, mais non encore transfiguré. Ils l'y introduisent malgré les forces du mal, qui résisteront manifestement jusqu'au bout à l'avancée du Royaume. Et à la fin, au jour du retour du Sauveur et du triomphe définitif du Royaume, ses habitants, qui en auront été les témoins dans le monde en voie de transfiguration, partageront ce triomphe avec le Vainqueur qu'ils auront suivi et dont ils auront partagé le chemin.

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.