RÉFLEXIONS pour Mt 9:1-8 — le 1 juillet 2021

RÉFLEXIONS pour Mt 9:1-8

Il arrive que nous n'ayons pas la force de commencer une tâche, ni celle de réévaluer notre position civique, religieuse ou autre ; parfois, nous n'avons tout simplement pas la force de nous lever. Nous manquons de forces parce que nous les avons dépensées à autre chose ou parce que la maladie nous tourmente : peu importe. Péché ou maladie, est-ce important ? Ce peut être le péché, ce peut être la maladie. Souvent, il est impossible de tracer une frontière entre les deux.

Nous le désirons vivement, nous voulons vraiment cette clarté, mais nous ne l'avons pas et nous n'en avons pas besoin, car il n'existe que le bien et le mal, et c'est seulement entre eux qu'une ligne de démarcation stricte est nécessaire. Mais il ne faut classifier ni l'un ni l'autre. On nous dira : « Nous ne savons pas vers qui aller, chez le médecin ou chez le prêtre. » Allez vers l'un et vers l'autre, mais en allant vers chacun, souvenez-vous que vous allez vers Dieu afin qu'Il vous guérisse.

On parle beaucoup aujourd'hui de la collaboration entre le prêtre et le psychologue. Et c'est une bonne chose. Le temps de la divergence des domaines d'activité est passé, car une limite fondamentale a été atteinte ; voici venu le temps où une convergence recommence peu à peu. Elle enrichira chacun. Car, dans chaque phénomène du monde visible, on discerne l'empreinte de Celui qui l'a créé. Mais elle se montre sous des angles différents, et il faut un grand travail pour faire apparaître une image non pas « plane », mais « en volume » ; c'est toutefois un travail béni.