21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien. |
Le mal peut nous influencer par différents moyens: l'hostilité et la violence venant d'autres gens, les accidents, les maladies, la mort... Mais tout cela ne nous vainc pas, avant que nous ne le laissions pas entrer dans notre monde intérieur, spirituel. La victoire du mal c’est lorsque le caractère vindicatif, le murmure, la tristesse nous prennent de l’intérieur. Le mal ne peut être vaincu par une récompense juste, il y a seulement une voie à la victoire sur le mal, et le Christ l'a manifesté – un amour efficace, le sacrifice de Soi pour le salut des pécheurs.
21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien. |
Le mal peut agir sur nous par les voies les plus diverses: par l'hostilité et la violence de la part d'autres hommes, par les catastrophes, les maladies, la mort... Mais rien de tout cela ne nous vainc tant que nous ne le laissons pas entrer dans notre monde intérieur, spirituel. La victoire du mal, c'est lorsque la vengeance, le murmure, le découragement s'emparent de nous de l'intérieur. On ne le vaincra pas par une juste rétribution: il n'y a qu'un seul chemin vers la victoire, et le Christ l'a manifesté. C'est l'amour agissant, le sacrifice de soi pour le salut des pécheurs.
9 Que votre charité soit sans feinte, détestant le mal, solidement attachés au bien ; |
10 que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, chacun regardant les autres comme plus méritants, |
11 d’un zèle sans nonchalance, dans la ferveur de l’esprit, au service du Seigneur, |
12 avec la joie de l’espérance, constants dans la tribulation, assidus à la prière, |
13 prenant part aux besoins des saints, avides de donner l’hospitalité. |
14 Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, ne maudissez pas. |
15 Réjouissez-vous avec qui est dans la joie, pleurez avec qui pleure. |
16 Pleins d’une égale complaisance pour tous, sans vous complaire dans l’orgueil, attirés plutôt par ce qui est humble, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse.
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17 Sans rendre à personne le mal pour le mal, ayant à cœur ce qui est bien devant tous les hommes, |
18 en paix avec tous si possible, autant qu’il dépend de vous, |
19 sans vous faire justice à vous-mêmes, mes bien-aimés, laissez agir la colère ; car il est écrit : C’est moi qui ferai justice, moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. |
20 Bien plutôt, si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; ce faisant, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête.
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21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien. |
Paul considère que la condition principale de la vie chrétienne est la nécessité de vaincre le mal par le bien. Et il explique assez précisément ce qu’il entend par là : il s’agit notamment de prier pour tous ceux que nous connaissons et avec lesquels des relations se sont établies, y compris nos ennemis ; d’être ouverts, ce qui suppose l’hospitalité et la disponibilité à prendre part à la vie du prochain lorsque cette participation est nécessaire ; de garder le calme au temps de l’épreuve ; et de vivre cette unité d’esprit qui naît dans les relations lorsque ce sont précisément elles qui occupent la première place, et non le désir de s’affirmer.
Tout cela n’est possible que lorsque la vie même de l’homme est pleine et qu’elle se remplit du souffle de Dieu, du souffle de ce Royaume dont tout chrétien est citoyen. La vie humaine est un courant que Dieu remplit avec la participation de l’homme lui-même.
Dieu est prêt à remplir de son souffle la vie de quiconque s’ouvre à Lui, et le Christ est prêt à révéler la plénitude du Royaume à quiconque se confie en Lui. Mais l’ouverture à Dieu suppose aussi l’ouverture au monde. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » est l’un des principaux principes de la vie chrétienne, de la vie du Royaume. Le courant de la vie doit couler librement. Mais nous sommes tous des hommes déchus, et la nature humaine déchue a peur d’une telle liberté. Il nous semble sans cesse que, si nous laissons notre vie couler librement, elle va très vite s’écouler tout entière et que le courant se tarira.
En réalité, c’est exactement le contraire : toute tentative d’arrêter le courant de la vie, d’élever un barrage sur son cours ou même tout un système de digues et de barrages conduit inévitablement à son tarissement, tandis que l’eau accumulée se transforme lentement mais sûrement en bourbier. C’est précisément contre cela que l’apôtre met en garde, en donnant des recommandations très pratiques, mais qui ne peuvent être suivies que si le courant de notre vie coule librement et se remplit des eaux du Royaume. Autrement, aucune force ne suffira pour vivre la vie que décrit l’apôtre.
Du moins pour la vivre constamment, surtout lorsqu’il s’agit d’aimer ses ennemis et de renoncer à la vengeance. Bien sûr, on peut préserver les apparences pour des raisons idéologiques ou religieuses. On peut « pardonner » à son ennemi entre ses dents et même se retenir de se venger par un effort de volonté. Mais il s’agit de tout autre chose : que la pensée même de cette vengeance ne surgisse pas et que l’on ne pense à ses ennemis que dans la mesure nécessaire pour ne pas leur permettre de nous empêcher d’accomplir l’œuvre de Dieu.
Dès que la lutte contre les ennemis devient une fin en soi, la bataille est perdue. Et la lutte contre le mal l’est aussi, si l’on se donne pour but le triomphe sur les forces du mal plutôt que la manifestation au monde de la vie du Royaume, qui est le sens principal de la vie du chrétien. Une rivière, en creusant son lit, ne lutte contre personne ; elle avance seulement, sans dévier, vers le but que Dieu lui a assigné, vers la mer ou l’océan dans lequel elle se jette. La vie chrétienne ressemble à un courant qui prend sa source dans le Royaume et se déverse dans le monde à travers le cœur des chrétiens. Être un tel courant est la tâche principale de la vie chrétienne.
9 Que votre charité soit sans feinte, détestant le mal, solidement attachés au bien ; |
10 que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, chacun regardant les autres comme plus méritants, |
11 d’un zèle sans nonchalance, dans la ferveur de l’esprit, au service du Seigneur, |
12 avec la joie de l’espérance, constants dans la tribulation, assidus à la prière, |
13 prenant part aux besoins des saints, avides de donner l’hospitalité. |
14 Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, ne maudissez pas. |
15 Réjouissez-vous avec qui est dans la joie, pleurez avec qui pleure. |
16 Pleins d’une égale complaisance pour tous, sans vous complaire dans l’orgueil, attirés plutôt par ce qui est humble, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse.
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17 Sans rendre à personne le mal pour le mal, ayant à cœur ce qui est bien devant tous les hommes, |
18 en paix avec tous si possible, autant qu’il dépend de vous, |
19 sans vous faire justice à vous-mêmes, mes bien-aimés, laissez agir la colère ; car il est écrit : C’est moi qui ferai justice, moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. |
20 Bien plutôt, si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; ce faisant, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête.
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21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien. |
Toutes les recommandations de l’apôtre Paul dans cette partie de l’Épître aux Romains sont remarquables et méritent un examen particulier. Mais il importe surtout de s’arrêter sur certains liens internes entre les règles de la vie chrétienne proposées par Paul aux versets 11 et 12.
« Ne ralentissez pas votre zèle. » Nous appelons habituellement zèle une activité persévérante qui demande un effort de volonté et se fraie un chemin à travers notre propre paresse. Mais vient aussitôt : « soyez fervents d’esprit ». Lorsque le feu de l’esprit s’allume en nous, aucun effort n’est nécessaire ; tout se fait comme « de soi-même ». Ce sont deux antithèses dans la description de notre activité, après lesquelles Paul donne une synthèse : « servez le Seigneur ». Ainsi, nos actes sont appelés à être un service de Dieu, qu’ils soient accomplis avec aisance ou au prix d’un grand effort.
Voici maintenant le groupe de trois suivant. « Réjouissez-vous dans l’espérance. » Par l’attente d’un bien à venir, l’espérance fait naître en nous dès maintenant un état lumineux. « Soyez patients dans la détresse. » Quelque chose de négatif survenu dans le passé nous plonge dans une affliction difficile à supporter ; nous avons donc besoin de patience. Mais voici de nouveau la synthèse : « persévérez dans la prière » ! L’état lumineux comme l’état sombre de l’âme doivent nous pousser à la communion avec Dieu.
Paul connaît donc les alternances de notre vie : à l’essor succède le déclin, et inversement. Mais il dit qu’en toute circonstance, Dieu demeure au centre de la vie du chrétien, de son attention et de ses actes.
9 Que votre charité soit sans feinte, détestant le mal, solidement attachés au bien ; |
10 que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, chacun regardant les autres comme plus méritants, |
11 d’un zèle sans nonchalance, dans la ferveur de l’esprit, au service du Seigneur, |
12 avec la joie de l’espérance, constants dans la tribulation, assidus à la prière, |
13 prenant part aux besoins des saints, avides de donner l’hospitalité. |
14 Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, ne maudissez pas. |
15 Réjouissez-vous avec qui est dans la joie, pleurez avec qui pleure. |
16 Pleins d’une égale complaisance pour tous, sans vous complaire dans l’orgueil, attirés plutôt par ce qui est humble, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse.
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17 Sans rendre à personne le mal pour le mal, ayant à cœur ce qui est bien devant tous les hommes, |
18 en paix avec tous si possible, autant qu’il dépend de vous, |
19 sans vous faire justice à vous-mêmes, mes bien-aimés, laissez agir la colère ; car il est écrit : C’est moi qui ferai justice, moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. |
20 Bien plutôt, si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; ce faisant, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête.
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21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien. |
En décrivant la vie du Royaume et de ceux qui y ont part, Paul souligne une particularité très importante de notre époque, l'époque du Royaume qui vient, qui se révèle avec une plénitude toujours plus grande et accueille sans cesse de nouveaux habitants.
Auparavant, parlant des manières dont Dieu agit dans le monde, l'apôtre, en se référant à la Torah, attirait l'attention de ses lecteurs sur le fait que Dieu peut agir même par ceux qui lui résistent; mais alors ce n'était plus l'action de l'amour de Dieu, mais celle de sa puissance. Maintenant, à première vue, le tableau change: l'action de l'amour de Dieu est visible, et Paul décrit avec détail ses manifestations dans les relations entre frères comme dans celles des chrétiens avec ceux qui ne connaissent pas encore le Royaume (v. 9-18).
Mais Paul ne mentionne pas les manifestations de la puissance de Dieu du genre de celles dont il parle en se référant aux textes de l'Exode. Au contraire, il interdit la vengeance, suivant ici les enseignements de Jésus lui-même, et propose de la remettre jusqu'au moment où Dieu manifestera directement sa puissance et exercera son jugement (v. 19-21). Mais, à en juger par ce que Paul dit du Royaume et du retour du Sauveur, le jugement définitif sur les ennemis de Dieu, et donc sur les ennemis des fidèles, est remis à la fin des temps.
À première vue, on peut avoir l'impression que Dieu expose ainsi son peuple aux coups, car les fidèles devront attendre encore longtemps le jugement de Dieu. Mais cette manière d'agir dans notre monde déchu apparaît comme la seule possible. En effet, on ne peut parler du jugement définitif de Dieu que lorsque l'homme se trouve dans le Royaume ou devant le Royaume, et un Royaume révélé dans toute sa plénitude.
Certes, Dieu voit dès maintenant le cœur de chacun. Mais l'histoire du Royaume ne fait que commencer; il ne s'est pas encore révélé au point de transformer jusqu'au bout notre monde, qui n'est pas encore libéré du péché. Cela signifie que l'ancienne histoire, où le choix d'une voie ne signifiait encore que le choix d'une voie, n'est pas tout à fait terminée. L'ancien monde a cessé d'être l'unique réalité de l'histoire, mais il en constitue encore une part réelle. Par conséquent, tout choix fait par l'homme dans ce monde ambigu et divisé ne peut être tenu pour définitif, sauf pour ceux qui ont choisi le Royaume et ont parcouru leur chemin jusqu'au bout. Tous les autres ont encore, jusqu'au retour du Sauveur, la possibilité de changer d'avis, de modifier leur décision et leur choix.
Mais alors il faut aussi leur donner le temps d'utiliser cette possibilité. Et Dieu, en différant son jugement, leur donne du temps afin d'employer jusqu'au bout toutes les possibilités pour le salut de chacun. Pour ceux qui sont déjà dans le Royaume, le chemin du salut est ouvert. Il est maintenant temps pour eux de penser à ceux qui ne connaissent pas encore ce chemin, afin que le Sauveur soit réellement le Sauveur de chacun de ceux qui peuvent encore être sauvés.
Il n’y a pas de lecture pour dimanche
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