31 N'envie pas l'homme violent, ne choisis jamais ses chemins, |
Le monde déchu nous propose souvent des solutions, qui semblent d'une manière séduisante simples, mais, quand tu cherches à les utiliser, elles {les solutions} mènent à l’impasse spirituelle (et parfois pas seulement spirituelle). L’un des exemples d'une telle séduisante voie facile, conduisant à l'impasse, est la violence. Parfois il semble que par la violence on peut résoudre un certain problème invétéré, couper le noeud gordien, qu'autrement on ne peut défaire.
Mais sur vérification il s’avère toujours que, ayant résolu un certain problème pour un temps court, nous engendrons également plusieurs autres, des nouveaux, et ils sont même assez souvent plus difficiles que celui dont nous croyions avoir résolu. Pourquoi c’est ainsi? Est-ce que le recours à la force est toujours mauvais? Évidemment, non, car même la Torah dans certains cas n'interdit pas d’utiliser la force. La seule question est de savoir, si elle peut être utilisée pour l'observation des commandements donnés par Dieu ou pour leur violation. Au fait, on ne peut parler de violence que dans le second cas.
Et le plus terrible ici n’est pas dans le recours à la force comme tel (on ne peut pas considérer ni bon, ni mauvais cette action en soi-même) et même non plus dans la violation de la justice par rapport au prochain (bien qu'elle soit horrible), mais en ce que la force dirigée contre les commandements donnés par Dieu, fait de nous Ses ennemis, met entre Lui et nous un mur, dont surmonter sera très difficile. Et la logique du recours à la force est telle qu'un acte de violence entraînera inévitablement l'autre, et le mur grandira de plus en plus. Ce même mur, qui, si on ne le détruit pas, nous fermera le chemin au Royaume. Pour toujours.
31 N'envie pas l'homme violent, ne choisis jamais ses chemins, |
Le monde déchu nous propose souvent des solutions qui semblent d’une simplicité séduisante, mais qui, lorsqu’on y recourt, mènent à une impasse spirituelle, et parfois pas seulement spirituelle. L’un des exemples d’un tel chemin séduisant par sa facilité, mais conduisant à une impasse, est la violence. Il semble parfois qu’on puisse résoudre par la violence un vieux problème, trancher un nœud gordien qu’il serait autrement impossible de dénouer. Mais à l’épreuve, il apparaît toujours qu’en résolvant pour peu de temps un certain problème, nous en engendrons en même temps plusieurs autres, nouveaux, et ceux-ci sont souvent bien plus complexes que celui que nous pensions avoir résolu.
Pourquoi donc ? L’usage de la force est-il toujours mauvais ? À l’évidence, non, puisque la Torah elle-même, dans certains cas, n’interdit pas de recourir à la force. La seule question est de savoir si elle est employée pour observer les commandements donnés par Dieu ou pour les violer. À proprement parler, on ne peut parler de violence que dans le second cas. Et le plus terrible ici n’est pas l’emploi de la force comme tel (en soi, cet acte ne peut être considéré ni comme bon ni comme mauvais), ni même la violation de la justice envers le prochain (bien qu’elle soit terrible elle aussi), mais le fait que la force dirigée contre le commandement donné par Dieu fait de nous Ses ennemis, dresse entre Lui et nous un mur qu’il sera très difficile de franchir. Or la logique de l’usage de la force est telle qu’un acte de violence en entraîne inévitablement un autre, et le mur montera toujours plus haut. Ce même mur qui, si on ne le détruit pas, nous fermera la route du Royaume. Pour toujours.
27 Ne refuse pas un bienfait à qui y a droit quand il est en ton pouvoir de le faire. |
28 Ne dis pas à ton prochain: " Va-t'en! repasse! demain je te donnerai! " quand la chose est en ton pouvoir. |
29 Ne machine pas le mal contre ton prochain, alors qu'il demeure en confiance avec toi. |
30 Ne te querelle pas sans motif avec un homme, s'il ne t'a fait aucun mal. |
31 N'envie pas l'homme violent, ne choisis jamais ses chemins, |
32 car les pervers sont l'abomination de Yahvé, lui qui fait des hommes droits ses familiers. |
33 Malédiction de Yahvé sur la maison du méchant! mais il bénit la demeure des justes. |
34 Il raille les railleurs, mais aux pauvres il donne sa faveur. |
35 La gloire est la part des sages, mais les sots héritent le mépris. |
Ce que le Sage nous dit aujourd’hui est, au fond, simple et évident. C’est à peu près ce que chacun de nous a appris dans son enfance de sa mère, et ce que l’on appelle à peu près la « loi morale » : tu peux aider—alors aide ; ne remets pas à demain ce qui peut être fait aujourd’hui ; ne creuse pas une fosse pour autrui ; n’envie pas le scélérat... Tout est simple. Mais le passage s’achève par une phrase qui, selon la logique du texte (même si, pour un lecteur moderne, cette construction du sermon peut ne pas paraître évidente), constitue la conclusion de tout ce qui précède : « Les sages hériteront la gloire, mais les insensés le déshonneur. » Ce n’est pas la suite de la liste, mais son bilan. Car tout ce qui a été dit plus haut est la sagesse, tandis que le rejet de la loi morale est folie.
1 Mon fils, n'oublie pas mon enseignement, et que ton cœur garde mes préceptes, |
2 car ils augmenteront la durée de tes jours, tes années de vie et ton bien-être. |
3 Que piété et fidélité ne te quittent! Fixe-les à ton cou, inscris-les sur la tablette de ton cœur. |
4 Tu trouveras ainsi faveur et réussite aux regards de Dieu et des hommes. |
5 Repose-toi sur Yahvé de tout ton cœur, ne t'appuie pas sur ton propre entendement; |
6 en toutes tes démarches, reconnais-le et il aplanira tes sentiers. |
7 Ne te figure pas être sage, crains Yahvé et te détourne du mal: |
8 cela sera salutaire à ton corps et rafraîchissant pour tes os. |
9 Honore Yahvé de tes biens et des prémices de tout ton revenu; |
10 alors tes greniers regorgeront de blé et tes cuves déborderont de vin nouveau. |
11 Ne méprise pas, mon fils, la correction de Yahvé, et ne prends pas mal sa réprimande, |
12 car Yahvé reprend celui qu'il aime, comme un père le fils qu'il chérit. |
13 Heureux l'homme qui a trouvé la sagesse, l'homme qui acquiert l'intelligence! |
14 Car mieux vaut la gagner que gagner de l'argent, son revenu vaut mieux que de l'or. |
15 Elle est précieuse plus que les perles, rien de ce que tu désires ne l'égale. |
16 Dans sa droite: longueur des jours! Dans sa gauche: richesse et honneur! |
17 Ses chemins sont chemins de délices, tous ses sentiers, de bonheur! |
18 C'est un arbre de vie pour qui la saisit, et qui la tient devient heureux. |
19 Yahvé, par la sagesse, a fondé la terre, il a établi les cieux par l'intelligence. |
20 Par sa science furent creusés les abîmes, et les nues distillent la rosée. |
21 Mon fils, sans les quitter des yeux, observe le conseil et la prudence; |
22 ils seront vie pour ton âme et grâce pour ton cou. |
23 Tu iras ton chemin en sécurité, ton pied n'achoppera pas. |
24 Si tu te couches, tu seras sans frayeur, une fois couché, ton sommeil sera doux. |
25 Ne redoute ni terreur soudaine ni attaque qui vienne des méchants, |
26 car Yahvé sera ton assurance, il préservera tes pas du piège. |
27 Ne refuse pas un bienfait à qui y a droit quand il est en ton pouvoir de le faire. |
28 Ne dis pas à ton prochain: " Va-t'en! repasse! demain je te donnerai! " quand la chose est en ton pouvoir. |
29 Ne machine pas le mal contre ton prochain, alors qu'il demeure en confiance avec toi. |
30 Ne te querelle pas sans motif avec un homme, s'il ne t'a fait aucun mal. |
31 N'envie pas l'homme violent, ne choisis jamais ses chemins, |
32 car les pervers sont l'abomination de Yahvé, lui qui fait des hommes droits ses familiers. |
33 Malédiction de Yahvé sur la maison du méchant! mais il bénit la demeure des justes. |
34 Il raille les railleurs, mais aux pauvres il donne sa faveur. |
35 La gloire est la part des sages, mais les sots héritent le mépris. |
L’espérance dans le Seigneur se révèle inséparable de la confiance en Sa sagesse, qui dépasse sans mesure la sagesse humaine, et d’une compréhension lucide des limites de notre propre raison. Une telle attitude envers la raison ne comporte ni humiliation excessive de soi ni renoncement au droit d’utiliser ses facultés intellectuelles : l’homme demeure le sommet de la Création, fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, et la raison est l’un des dons les plus importants du Créateur ; personne ne nous l’enlève. Mais c’est précisément la raison qui nous aide à comprendre le moment concret où elle se trouve devant une tâche qui dépasse ses capacités ; nous pouvons alors nous tourner vers Celui qui possède une sagesse plus grande.
Les paroles « le Seigneur châtie celui qu’Il aime » peuvent paraître étranges, mais réfléchissons à ceci : si Dieu dépasse incomparablement l’homme et si Ses œuvres ne ressemblent pas aux œuvres humaines, ce que le langage humain appelle un châtiment peut-il ressembler à la manière dont les hommes se punissent les uns les autres ? Ce que les hommes perçoivent comme un châtiment est en réalité une protection contre le mal, un avertissement contre quelque chose de pire et, dans bien des cas, la conséquence de ce que nous avons nous-mêmes fait.
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