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RÉFLEXIONS pour 1Jn 3:21-24

21 Bien-aimés,
si notre cœur ne nous condamne pas,
nous avons pleine assurance devant Dieu :
22 quoi que nous lui demandions,
nous le recevons de lui,
parce que nous gardons ses commandements
et que nous faisons ce qui lui est agréable.
23 Or voici son commandement :
croire au nom de son Fils Jésus Christ
et nous aimer les uns les autres
comme il nous en a donné le commandement.
24 Et celui qui garde ses commandements
demeure en Dieu et Dieu en lui ;
à ceci nous savons qu’il demeure en nous :
à l’Esprit qu’il nous a donné.
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«Bien-aimés! si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu…» Le cœur… mais pourquoi le cœur? Car la capacité de porter des jugements semble appartenir à l’intelligence, non au cœur. Il y eut un homme nullement religieux, un homme des Temps modernes (il vécut au XVIIe siècle), François de La Rochefoucauld, moraliste qui précéda l’apparition de Voltaire, Rousseau et Diderot, et il disait ceci: l’esprit est toujours la dupe du cœur. Il voulait peut-être dire autre chose que ce que nous allons tenter de lui faire dire. Mais voici encore une opinion, celle d’un homme tout différent, bien qu’ayant vécu à peu près à la même époque: les paroles de Spinoza selon lesquelles les passions ne sont vaincues non par la raison, mais seulement par des passions plus fortes. Ce n’est pas par hasard que nous parlons maintenant de cela, et ce n’est pas par hasard que l’Apôtre parle du cœur qui ne condamne pas, car nous sommes aux portes du Grand Carême. Nous mangerons moins et nourrirons moins bien notre cerveau afin de contraindre le cœur à devenir plus sensible et à nous dire s’il nous condamne. Car très souvent, sinon toujours, nous nous repentons de ce que notre intelligence nous propose pour la confession. Or que sont nos péchés? Presque tous sont des passions, et voilà que nous essayons de les vaincre par l’intelligence. Bien sûr, nous tâchons de faire comme si nous les vainquions par l’ascèse… Mais quelle ascèse peut pratiquer l’homme urbain moderne, qui doit aller travailler chaque jour et réfléchir au travail malgré l’hypoglycémie, qui doit courir avec ses enfants et ses parents âgés? L’ascèse au sens véritable est impossible dans de telles conditions; tout cela n’est qu’une autolimitation à la mesure de ses forces. Il ne nous reste alors, pour lutter contre les passions, que l’intelligence. Mais voici le témoignage de deux hommes si différents: cela peut être tout à fait inutile. Revenons maintenant aux paroles de l’Apôtre: «…si notre cœur ne nous condamne pas…». Regardons cet organe merveilleux: le cœur. C’est l’un des mots les plus fréquents de la Bible. Voici ce qu’écrit le philosophe du cœur, comme certains l’appellent, B. Vycheslavtsev: «Il faut reconnaître le cœur comme l’organe fondamental des expériences religieuses. Dans la simplicité et l’accessibilité de ce mot “cœur”, de ce symbole constamment présent dans le langage courant, réside sa haute valeur religieuse. Un homme “sans cœur” est un homme sans amour et sans religion; l’irréligion est, en fin de compte, absence de cœur». Consacrons le Grand Carême à accueillir dans notre cœur le Saint Cœur de Jésus et à chercher, dans l’infini Saint Cœur de Jésus, une petite place pour notre propre cœur.

Autres réflexions

 
Pour 1Jn 3:21
21 Bien-aimés,
si notre cœur ne nous condamne pas,
nous avons pleine assurance devant Dieu :
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La question de ce qui est péché et de ce qui ne l'est pas devient centrale pour tout homme religieux. De quels critères peut-on se guider dans ce cas? La Bible nous propose les commandements et...  Lire la suite

La question de ce qui est péché et de ce qui ne l'est pas devient centrale pour tout homme religieux. De quels critères peut-on se guider dans ce cas? La Bible nous propose les commandements et une multitude d'interprétations très diverses.

Au fond, tous les livres bibliques sont liés d'une manière ou d'une autre à la question de l'observance, ou de la violation, des commandements donnés par Dieu. Mais on peut se rapporter à leur observance de différentes manières. On peut se guider par des critères extérieurs, comme le fait d'ordinaire la majorité des croyants. Dans ce cas, beaucoup dépend de la manière de comprendre tel ou tel commandement, de la manière de l'interpréter. Que faut-il, par exemple, considérer ou ne pas considérer comme meurtre, vol, débauche, blasphème?

Le Décalogue interdit déjà tout cela. Mais il y a eu et il y a une multitude de variantes d'interprétation des commandements du Décalogue. Avant tout parce que tous les interprètes les ont analysés d'une manière ou d'une autre de l'extérieur, comme de côté, cherchant à établir une fois pour toutes des règles et des lois données. La Bible elle-même réfute une telle approche. L'Ancien Testament déjà nous propose au moins deux variantes de législation fondées sur le Décalogue. Et elles ne coïncident pas en tout. Ainsi la Bible nous dit pour ainsi dire: ne cherchez pas l'interprétation unique, juste et seule possible; elle n'existe pas. L'accomplissement des commandements dépend du lieu et du temps.

Seule est inébranlable la volonté de Dieu, ces intentions de Dieu qui se tiennent derrière chacun des commandements du Décalogue. Le comportement de l'homme, lui, peut être différent selon les situations. La législation vétérotestamentaire n'est qu'un exemple de la manière dont on peut et doit appliquer les commandements dans la vie réelle. Il aurait pu y avoir plus d'exemples. Et pour ne pas se perdre, les commandements de Dieu doivent devenir pour l'homme un impératif spirituel intérieur. Ce que l'on appelait aux temps évangéliques la Torah intérieure.

Ses commandements, comme le disait Jérémie, ne sont pas gravés sur des pierres, mais écrits dans le cœur de l'homme. Alors chaque situation sera perçue par l'homme à travers le prisme de cette Torah intérieure. Et l'on pourra se fier à son cœur en ce qui concerne le péché ou son absence. Si le cœur, conduit par la Torah intérieure, ne condamne pas l'homme, alors il peut s'adresser à Dieu avec paix. Un tel homme, bien sûr, n'est pas sans péché, mais il peut dire d'un cœur pur à lui-même et à Dieu: pour lutter contre mon péché, j'ai fait tout ce que je pouvais.

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Pour 1Jn 3:23
23 Or voici son commandement :
croire au nom de son Fils Jésus Christ
et nous aimer les uns les autres
comme il nous en a donné le commandement.
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Il a été depuis longtemps observé que le thème principal des messages de Jean est le thème de l'amour. Bien sûr il n’y a rien de surprenant ici : car même la dernière conversation du Sauveur pendant la Cène était aussi consacrée notamment à l'amour, cet amour qui devient le signe distinctif des chrétiens et le signe distinctif du...  Lire la suite

Il a été depuis longtemps observé que le thème principal des messages de Jean est le thème de l'amour. Bien sûr il n’y a rien de surprenant ici : car même la dernière conversation du Sauveur pendant la Cène était aussi consacrée notamment à l'amour, cet amour qui devient le signe distinctif des chrétiens et le signe distinctif du Royaume. Semblerait-il même avant beaucoup a été dit et écrit sur l'amour, y compris dans les livres bibliques. Alors pourquoi Jésus parle de l'amour, comme «d’un nouveau commandement» ? Et pourquoi l'apôtre répète Ses mots, liant cet amour à la personnalité de Jésus-Christ, à Qui sans confiance il est impossible ?

Bien sûr s'il s'agissait de cet amour, qui était connu longtemps avant l'arrivée au monde du Sauveur, il n’y aurait vraiment rien eu de nouveau dans le commandement sur l'amour. Mais Il dit Lui-même: aimez vous les uns les autres, comme Je vous ai aimé. Ce n'est pas étonnant que l'apôtre lie la possibilité de l'amour chrétien entre les gens à la foi en Jésus-Christ : Sans confiance à Celui, qui a manifesté ce nouvel amour au monde, sans relation avec Lui, sans le fait de vivre avec Lui une même vie du Royaume, personne des hommes ne peut aimer ainsi.

Et le problème ici n’est pas dans l'intensité ou la profondeur de la relation (et l'amour dans ce sens, dans lequel les auteurs des livres bibliques comprennent ce mot, n’est pas l'émotion, mais surtout la relation), mais dans sa nouvelle qualité. Certes l'amour reste l'amour et dans le Royaume, et dans le monde non transformé. Mais dans le monde non transformé il ne peut pas être rien de grand, que la relation. Mais voici dans le Royaume il devient non seulement la relation, mais aussi ce milieu spirituel, à l'intérieur duquel cette relation naît et se développe. Ce genre de milieu existe aussi dans le monde non transformé, mais ici il reste naturel, psychique (car la psyché est aussi une partie de la nature, bien que tout à fait spéciale).

Mais dans le Royaume, où la nature humaine se transforme, les relations entre les gens ne peuvent plus déjà exister dans un milieu purement naturel, ici elles demandent une médiation spirituelle, puisque le Royaume lui aussi est pénétré par le souffle de Dieu, il est avant tout spirituel, et ensuite naturel. Et l'amour devient ce milieu spirituel, à l'intérieur duquel on construit toutes les relations du Royaume. On pourrait appeler l'amour la principale substance du Royaume, sa propre nature. Et les formes concrètes de l'existence de cette nature sont définies par ces relations de l'amour, qui lient les habitants du Royaume entre eux. Ce n'est pas étonnant que Jean appelle les chrétiens à l'amour : car c’est la même chose que les appeler à vivre la vie du Royaume. Cette seule vie, que l'on peut considérer chrétienne.

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Pour 1Jn 4:1-6
Bien-aimés,
ne vous fiez pas à tout esprit,
mais éprouvez les esprits
pour voir s’ils viennent de Dieu,
car beaucoup de faux prophètes
sont venus dans le monde.
À ceci reconnaissez l’esprit de Dieu :
tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair
est de Dieu ;
et tout esprit qui ne confesse pas Jésus
n’est pas de Dieu ;
c’est là l’esprit de l’Antichrist.
Vous avez entendu dire
qu’il allait venir ;
eh bien ! maintenant, il est déjà dans le monde.
Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu
et vous les avez vaincus.
Car Celui qui est en vous
est plus grand que celui qui est dans le monde.
Eux, ils sont du monde ;
c’est pourquoi ils parlent d’après le monde
et le monde les écoute.
Nous, nous sommes de Dieu.
Qui connaît Dieu nous écoute,
qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas.
C’est à quoi nous reconnaissons
l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur.
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Le monde est rempli de phénomènes, d'événements et d'enseignements spirituels. Tout cela est très varié, parce que même d'un seul Esprit, l'Esprit Saint, peuvent provenir des dons et des fruits très différents...  Lire la suite

Le monde est rempli de phénomènes, d'événements et d'enseignements spirituels. Tout cela est très varié, parce que même d'un seul Esprit, l'Esprit Saint, peuvent provenir des dons et des fruits très différents. Mais l'Esprit Saint n'est pas le seul esprit qui agisse dans le monde. Comment s'y retrouver, comment discerner de quel esprit provient tel ou tel phénomène ou enseignement ?

L'apôtre Jean propose un critère qui, au premier abord, paraît quelque peu inattendu. Tout ce que l'Esprit de Dieu révélait aux hommes, dans l'Ancien Testament par exemple, parlait-il toujours de Jésus-Christ ? Directement, semble-t-il, non. Mais Jésus dit aux disciples : « Scrutez les Écritures, car elles parlent de moi ». Et l'apôtre Paul appelle l'Ancien Testament un « pédagogue vers le Christ ». En effet, la chaîne des alliances qui forme l'axe de l'histoire sainte ne prend sens et finalité que lorsqu'elle conduit à la plénitude de l'union de Dieu et de l'homme, donc à la divino-humanité du Christ, au Fils de Dieu venu dans la chair.

Ce critère « fonctionne-t-il » aujourd'hui, alors que les phénomènes spirituels sont devenus plus variés que jamais et que tous les enseignements, d'une manière ou d'une autre, sont obligés de tenir compte du phénomène du christianisme ? Je pense qu'il « fonctionne », comme critère nécessaire, mais non suffisant. Un enseignement venant de Dieu affirmera nécessairement la divino-humanité du Christ ; mais une « mimique » est possible, lorsque « l'esprit qui ne vient pas de Dieu » enseigne : « Oui, le Christ, bien sûr, mais il faut encore... ». Et là, nous ne pouvons nous passer d'un don particulier de l'Esprit Saint : le don du discernement des esprits.

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Pour 1Jn 4:2-3
À ceci reconnaissez l’esprit de Dieu :
tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair
est de Dieu ;
et tout esprit qui ne confesse pas Jésus
n’est pas de Dieu ;
c’est là l’esprit de l’Antichrist.
Vous avez entendu dire
qu’il allait venir ;
eh bien ! maintenant, il est déjà dans le monde.
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L'apôtre nous parle de la nécessité d'éprouver les esprits, c'est-à-dire de distinguer dans la vie ce qui est de Dieu et ce qui est satanique...  Lire la suite

L'apôtre nous parle de la nécessité d'éprouver les esprits, c'est-à-dire de distinguer dans la vie ce qui est de Dieu et ce qui est satanique. Avant ces paroles, l'apôtre souligne que ce qui caractérise un chrétien, c'est la foi, l'observance des commandements et un coeur ouvert devant Dieu. Et il formule les paroles célèbres parfois appelées « critère de l'apôtre Jean ». Tout esprit, dit l'apôtre, qui confesse le Christ venu dans la chair est de Dieu. Si nous regardons attentivement l'histoire du développement dogmatique du christianisme à l'époque des conciles oecuméniques, nous verrons qu'en fin de compte tous les faux enseignements ont été rejetés par l'Église précisément selon ce critère. Et, inversement, la correspondance à ce critère aide à distinguer les confessions chrétiennes des sectes quasi chrétiennes.

Mais, outre leur signification dogmatique et historique, ces paroles sont aussi très importantes dans la vie pratique des chrétiens. Avant tout, l'apôtre Jean parle du discernement des esprits qui parlent dans le coeur humain. Ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, ce qui est digne d'un chrétien et ce qui en est indigne : pour le distinguer dans sa propre vie, il faut, dans une large mesure, utiliser précisément le critère de l'apôtre Jean.

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Pour 1Jn 3:11-24
11 Car tel est le message
que vous avez entendu dès le début :
nous devons nous aimer les uns les autres,
12 loin d’imiter Caïn,
qui, étant du Mauvais, égorgea son frère.
Et pourquoi l’égorgea-t-il ?
Parce que ses œuvres étaient mauvaises,
tandis que celles de son frère étaient justes.
13 Ne vous étonnez pas, frères,
si le monde vous hait.
14 Nous savons, nous, que nous sommes passés de la mort à la vie,
parce que nous aimons nos frères.
Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
15 Quiconque hait son frère
est un homicide ;
or vous savez qu’aucun homicide
n’a la vie éternelle demeurant en lui.
16 À ceci nous avons connu l’Amour :
celui-là a donné sa vie pour nous.
Et nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères.
17 Si quelqu’un, jouissant des biens de ce monde,
voit son frère dans la nécessité
et lui ferme ses entrailles,
comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ?
18 Petits enfants,
n’aimons ni de mots ni de langue,
mais en actes et en vérité.
19 À cela nous saurons que nous sommes de la vérité,
et devant lui nous apaiserons notre cœur,
20 si notre cœur venait à nous condamner,
car Dieu est plus grand que notre cœur,
et il connaît tout.
21 Bien-aimés,
si notre cœur ne nous condamne pas,
nous avons pleine assurance devant Dieu :
22 quoi que nous lui demandions,
nous le recevons de lui,
parce que nous gardons ses commandements
et que nous faisons ce qui lui est agréable.
23 Or voici son commandement :
croire au nom de son Fils Jésus Christ
et nous aimer les uns les autres
comme il nous en a donné le commandement.
24 Et celui qui garde ses commandements
demeure en Dieu et Dieu en lui ;
à ceci nous savons qu’il demeure en nous :
à l’Esprit qu’il nous a donné.
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La pensée que l’apôtre Jean veut nous transmettre est extrêmement simple : croyez en Jésus et aimez-vous les uns les autres. Mais combien de fois...  Lire la suite

La pensée que l’apôtre Jean veut nous transmettre est extrêmement simple : croyez en Jésus et aimez-vous les uns les autres. Mais combien de fois l’apôtre la répète-t-il dans ce court texte et dans une épître qui n’est pas très longue ? Il l’aborde sous différents angles et utilise des exemples tirés de la Sainte Écriture et de la vie afin de transmettre ce qui est pour lui le plus important et le plus évident. Cette clarté est celle de l’esprit ; au-delà, chacun se heurte à l’impuissance des mots, incapables de transmettre l’expérience spirituelle, l’expérience du contact avec la vérité. Il est impossible de garder la révélation en soi : des fleuves d’eau vive jaillissent de celui qui a connu Dieu qui est Amour ; et chaque fois que l’apôtre dit « aimez-vous les uns les autres », il est évident pour lui qu’il n’existe réellement rien de plus important. Mais ces paroles resteront un son vide tant que celui qui les lit n’aura pas lui-même touché le Dieu vivant, tant qu’il n’aura pas simplement aimé. Alors seulement l’homme devient capable de comprendre qu’il n’y a rien de plus important que l’amour, et que c’est précisément pourquoi le mal s’acharne si violemment contre tout signe que, quelque part — même très peu, et pas encore de la manière dont Jean l’écrit —, les hommes choisissent non pas la haine, mais l’amour.

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Pour 1Jn 4:1-12
Bien-aimés,
ne vous fiez pas à tout esprit,
mais éprouvez les esprits
pour voir s’ils viennent de Dieu,
car beaucoup de faux prophètes
sont venus dans le monde.
À ceci reconnaissez l’esprit de Dieu :
tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair
est de Dieu ;
et tout esprit qui ne confesse pas Jésus
n’est pas de Dieu ;
c’est là l’esprit de l’Antichrist.
Vous avez entendu dire
qu’il allait venir ;
eh bien ! maintenant, il est déjà dans le monde.
Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu
et vous les avez vaincus.
Car Celui qui est en vous
est plus grand que celui qui est dans le monde.
Eux, ils sont du monde ;
c’est pourquoi ils parlent d’après le monde
et le monde les écoute.
Nous, nous sommes de Dieu.
Qui connaît Dieu nous écoute,
qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas.
C’est à quoi nous reconnaissons
l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur.
Bien-aimés,
aimons-nous les uns les autres,
puisque l’amour est de Dieu
et que quiconque aime
est né de Dieu et connaît Dieu.
Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu,
car Dieu est Amour.
En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous :
Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde
afin que nous vivions par lui.
10 En ceci consiste l’amour :
ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu,
mais c’est lui qui nous a aimés
et qui a envoyé son Fils
en victime de propitiation pour nos péchés.
11 Bien-aimés,
si Dieu nous a ainsi aimés,
nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
12 Dieu, personne ne l’a jamais contemplé.
Si nous nous aimons les uns les autres,
Dieu demeure en nous,
en nous son amour est accompli.
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L’apôtre propose d’éprouver les esprits parce que beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. Jean n’en...  Lire la suite

L’apôtre propose d’éprouver les esprits parce que beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. Jean ne l’écrit pas, mais nous pouvons développer son avertissement : prenons garde de devenir nous-mêmes de tels faux prophètes en prenant une voix venue des ténèbres pour une voix venue d’en haut. Pour éviter cela, Jean propose un critère simple : observer comment l’esprit qui prétend être prophétique réagit au Christ. Un tel esprit ne Le rejettera pas nécessairement de façon directe; il pourra même parler de Lui avec respect. Mais, même alors, tôt ou tard, il commencera inévitablement à assortir ses louanges du Christ de nombreux « mais », dont le but ultime est de nier le Christ réel venu dans la chair. Nous avons donc la possibilité de discerner ce à quoi nous avons affaire : des divergences d’opinion dont l’apôtre Paul écrivait qu’elles étaient inévitables, ou une déformation des fondements mêmes de l’Évangile.

Les faux prophètes prétendent souvent posséder une connaissance particulière, mais, en règle générale, ils n’ont pas d’amour. Cela n’a rien d’étonnant, puisqu’ils n’ont pas le Christ. La présence ou l’absence de l’amour peut sembler à beaucoup un critère trop simple et peu fiable, surtout à notre époque où l’accumulation de l’information est devenue l’un des fondements de la civilisation. Les faux docteurs d’autrefois comme ceux d’aujourd’hui prétendent à la connaissance, non à l’amour; celui-ci leur paraît trop peu sérieux et, s’il est reconnu, il est réduit à autre chose, par exemple à la sentimentalité, ce qui n’est pas encore la pire possibilité.

Mais il n’y a pas de sentimentalité dans le sacrifice du Golgotha.

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