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RÉFLEXIONS pour 1Tm 4:9-15; Lc 19:1-10

9 Elle est sûre cette parole et digne d’une entière créance.
10 Si en effet nous peinons et combattons, c’est que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant, le Sauveur de tous les hommes, des croyants surtout.
11 Tel doit être l’objet de tes prescriptions et de ton enseignement.
12 Que personne ne méprise ton jeune âge. Au contraire, montre-toi un modèle pour les croyants, par la parole, la conduite, la charité, la foi, la pureté.
13 En attendant que je vienne, consacre-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement.
14 Ne néglige pas le don spirituel qui est en toi, qui t’a été conféré par une intervention prophétique accompagnée de l’imposition des mains du collège des presbytres.
15 Prends cela à cœur. Sois-y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes à tous.
1 Entré dans Jéricho, il traversait la ville.
2 Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c’était un chef de publicains, et qui était riche.
3 Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille.
4 Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là.
5 Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. »
6 Et vite il descendit et le reçut avec joie.
7 Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : « Il est allé loger chez un homme pécheur ! »
8 Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple. »
9 Et Jésus lui dit : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham.
10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
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Aujourd’hui, nous lisons le récit de l’évangéliste Luc sur la conversion de Zachée. À partir de ce jour, les lectures dominicales de l’Évangile nous donneront matière à réflexion et à prière, afin de nous aider à nous préparer au Grand Carême et donc, dans une certaine mesure, à Pâques. Et ce chemin commence pour nous avec le récit de Zachée, chef des publicains, qui fit peu de cas de son rang social pour voir le Seigneur Jésus.

Homme de petite taille, il ne pouvait pas s’approcher du Christ à cause de la foule. Il importe de noter précisément à quoi Zachée dut renoncer. Car il était non seulement riche, mais aussi chef de l’administration fiscale. Il représentait le pouvoir romain, et son activité de perception des impôts et des taxes concernait chacun des habitants de Jéricho. Les Juifs méprisaient les publicains comme des traîtres, mais ils craignaient le pouvoir romain. Ainsi, « se rabaisser » aux yeux des habitants signifiait pour Zachée à la fois des difficultés innombrables et une poussée de mépris social. Tout cela, pour reprendre les mots de l’apôtre Paul, il le « regarda comme une perte ».

Nous lisons ce récit parce que, pendant le carême qui approche, chaque chrétien reçoit la possibilité de chercher le Christ sans se demander de quoi il a l’air aux yeux des autres. Voilà pourquoi l’exemple de Zachée est si important pour nous. Voilà aussi pourquoi il est si important que le Seigneur le récompense par ces paroles : « Aujourd’hui, le salut est entré dans cette maison ».

Autres réflexions

 
Pour 1Tm 4:12-14
12 Que personne ne méprise ton jeune âge. Au contraire, montre-toi un modèle pour les croyants, par la parole, la conduite, la charité, la foi, la pureté.
13 En attendant que je vienne, consacre-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement.
14 Ne néglige pas le don spirituel qui est en toi, qui t’a été conféré par une intervention prophétique accompagnée de l’imposition des mains du collège des presbytres.
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Paul mentionne en passant une institution propre à l'Église primitive: celle des presbytres, ou anciens. À en juger par le fait qu'à côté de l'imposition des mains il est question...  Lire la suite

Paul mentionne en passant une institution propre à l'Église primitive: celle des presbytres, ou anciens. À en juger par le fait qu'à côté de l'imposition des mains il est question de «prophétie» comme don, ou de «prophétisation» comme état spirituel particulier propre au prophète au moment où il vit une révélation (le mot grec correspondant peut désigner l'un et l'autre), on peut penser que la communauté des «anciens» (presbytres) était, en tout cas dans l'Église de la période primitive, une communauté charismatique. Quoi qu'il en soit, l'imposition des mains supposait une prière pour que Dieu envoie l'esprit qui devait renouveler celui pour qui l'on priait, et toute la tradition yahviste, puis synagogale, de même que la tradition des confréries religieuses juives existant à l'époque évangélique, liait un tel renouvellement au don de prophétie.

Certes, celui qui avait vécu une expérience de ce genre ne devenait pas forcément prophète, mais il éprouvait en lui-même l'action du souffle de Dieu, qui, à proprement parler, fait du prophète biblique un prophète. Dans le peuple de Dieu, certains ministères supposaient depuis longtemps la nécessité d'une telle expérience; on connaît bien l'exemple des premiers rois d'Israël, qui ne pouvaient prétendre au pouvoir sans passer par une consécration prophétique (l'exemple typique en est la consécration de Saül, 1 S 10:1-12). D'ailleurs, l'exemple de Saül est aussi la meilleure preuve qu'aucune consécration, en elle-même, ne change automatiquement l'homme sans sa volonté et ses efforts spirituels. Voilà pourquoi Paul appelle Timothée à prendre soin des dons reçus de Dieu lors de l'imposition des mains, dons qu'il est autrement facile de perdre.

Quant à la communauté des «anciens» (presbytres), elle était, semble-t-il, charismatique non pas en ce sens que tous ses membres étaient prophètes, mais en ce sens qu'ils avaient tous vécu l'expérience de la descente de l'Esprit, comme Timothée l'avait vécue. Il est probable qu'après une telle imposition des mains, celui qui avait vécu un renouvellement spirituel devenait lui-même presbytre, comme ce fut le cas de Timothée, qui auparavant, à en juger par le contexte de l'épître, était sans doute un simple diacre, placé à la tête de la communauté. Désormais il était devenu diacre-presbytre, et, semble-t-il, inhabituellement jeune du point de vue de la pratique ecclésiale de l'époque; cela, à en juger par l'encouragement que Paul adresse à son disciple, suscitait chez certains de l'étonnement et une attitude méprisante envers le jeune «ancien».

Visiblement, l'apôtre se souvenait de ce que certains de ses coreligionnaires oubliaient: l'âge spirituel et l'âge physique ne sont pas la même chose. Le premier se détermine par le nombre des années vécues, le second par l'intensité de la vie spirituelle et la mesure de l'enracinement dans le Royaume. Et Paul, semble-t-il, conseille à Timothée de se soucier avant tout du second, sans accorder beaucoup d'importance au premier.

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Pour Lc 19:1-10
1 Entré dans Jéricho, il traversait la ville.
2 Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c’était un chef de publicains, et qui était riche.
3 Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille.
4 Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là.
5 Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. »
6 Et vite il descendit et le reçut avec joie.
7 Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : « Il est allé loger chez un homme pécheur ! »
8 Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple. »
9 Et Jésus lui dit : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham.
10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
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Et l’on se souvient encore de Zachée, le publicain, un homme de petite taille, qui voulait apercevoir au moins d’un œil...  Lire la suite

«Et l’on se souvient encore de Zachée, le publicain, un homme de petite taille, qui voulait apercevoir au moins d’un œil le Sauveur. Il ne pouvait pas se frayer un chemin à travers la foule, et les gens le méprisaient parce qu’il était petit; mais il monta dans un arbre, resta là et regarda... Et le Seigneur l’appela, et vint dans sa maison. Et nous aussi, nous sommes petits de taille, spirituellement. Et nous ne méritons nullement qu’Il vienne chez nous. Pourtant, Il vient...

Le Seigneur dit à Zachée: “Aujourd’hui Je serai avec toi”. Et à chacun de nous Il dit: “Aujourd’hui Je serai avec toi”. “Je serai avec toi”, dit le Seigneur; de quoi avons-nous encore besoin!? Seulement de bien comprendre qu’Il vient dans une maison mal préparée, non dans une maison où tout le monde attend l’Hôte, où tout brille et tout est décoré, mais dans une maison misérable, sombre, pleine de poussière, comme abandonnée.

Telle est notre âme, avec son peu de foi et sa négligence, sa paresse spirituelle, avec une prière qui vacille à peine comme une petite flamme qui s’éteint. Avec le mépris des commandements et des règles de l’Église, avec l’irritation permanente contre tout, avec l’amertume constante et le jugement les uns des autres.

Tu viens à nous,
et pendant ce temps nos pensées errent au loin...
Et il en résulte que ce n’est pas Toi notre Roi,
mais notre orgueil, notre volonté propre, notre amour de nous-mêmes,
notre ambition, notre vanité,
toute cette agitation après laquelle nous courons,
à laquelle nous nous accrochons»

(père Alexandre Men, d’après le livre d’Andreï Eremine «Un pasteur au tournant des siècles»)

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Pour Lc 19:1-10
1 Entré dans Jéricho, il traversait la ville.
2 Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c’était un chef de publicains, et qui était riche.
3 Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille.
4 Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là.
5 Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. »
6 Et vite il descendit et le reçut avec joie.
7 Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : « Il est allé loger chez un homme pécheur ! »
8 Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple. »
9 Et Jésus lui dit : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham.
10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
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Parfois, pour voir Jésus, nous devons faire quelque chose qui nous paraît impossible. Ce n'est pas parce que Dieu veut nous punir. Dieu veut nous montrer que...  Lire la suite

Parfois, pour voir Jésus, nous devons faire quelque chose qui nous paraît impossible. Ce n'est pas parce que Dieu veut nous punir. Dieu veut nous montrer que nous avons été créés par lui pour plus grand, pour l'éternité, pour l'amour. Dieu ne peut pas simplement rassembler tous les pécheurs qui périssent et les changer : ce serait de la violence. Dieu aide à devenir autres ceux qui y sont prêts, ceux qui veulent changer et renoncer à quelque chose.

Peut-être le fier chef des publicains, Zachée, n'aurait-il jamais osé promettre ce qu'il promit à Jésus (« Je donnerai la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai fait tort à quelqu'un, je lui rendrai quatre fois autant »), si auparavant, en surmontant son orgueil, la honte de sa petite taille et la gêne, il n'était pas monté sur un arbre pour voir Dieu. Jésus le vit sur le sycomore, et sans doute, assis là et rougissant de honte, Zachée avait déjà changé en lui quelque chose de si important qu'il ne lui fut pas difficile de transformer entièrement sa vie. Zachée fit un pas vers l'humilité, et le Seigneur le poussa à faire un pas dans l'amour.

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Pour Lc 19:2-4
2 Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c’était un chef de publicains, et qui était riche.
3 Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille.
4 Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là.
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Zachée est un homme étonnamment sympathique. L'évangéliste nous rapporte qu'il était de petite taille. D'un côté, cela est simplement nécessaire pour...  Lire la suite

Zachée est un homme étonnamment sympathique. L'évangéliste nous rapporte qu'il était de petite taille. D'un côté, cela est simplement nécessaire pour expliquer son geste inhabituel. Mais, d'un autre côté, essayons d'entrer un peu dans cette image. Les personnes de petite taille ont très souvent un amour-propre douloureux ou vulnérable, parce que, dans l'enfance, et même ensuite, on les taquine souvent, les garçons se moquent d'elles. Pour vous en convaincre, souvenez-vous au moins du conte de Wilhelm Hauff « Le Nain Long-Nez ». Et maintenant, imaginez : un tel homme grimpe publiquement dans un arbre comme un chat, sans craindre de devenir de nouveau la risée des gens. Cela nous rappelle de loin quelque chose de la folie en Christ. Nous nous trouvons toujours devant ce choix : l'opinion des hommes ou l'élan vers Dieu. Si vous vivez dans un milieu athée, on peut vous dire en face ou derrière votre dos, mais vous le sentez toujours, que vous n'avez pas toute votre tête, parce que vous allez à l'église, qu'il y a toujours un mouton noir dans la famille. Tout peut arriver. Mais quelle différence entre le fait que les gens puissent se moquer de toi et le fait que tu puisses voir Dieu ! Dans une des chansons de Vladimir Vissotski, il y a ces mots : « La girafe est grande, elle voit mieux ». Et si vous êtes si petit que même un vieux perroquet ne prendra pas votre défense par de telles paroles, combien faut-il avoir d'amour pour Dieu pour tout surmonter. Efforçons-nous donc de voir dans les personnages de l'Évangile des personnes vivantes, car elles l'étaient, et de nous lier d'amitié avec elles d'une certaine manière, comme nous nous lions d'amitié avec les membres de notre communauté.

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Pour Lc 19:5
5 Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. »
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Comment le Sauveur trouve-t-Il les personnes dans la maison desquelles Il est prêt à entrer ? Sans doute de la même manière que ceux qu'Il appelle à Le suivre. Et pourtant, comment ? Voici Zachée, un homme qui, selon aucune mesure admise dans le milieu religieux, ne convenait pour une visite. Pas seulement un collecteur d'impôts...  Lire la suite

Comment le Sauveur trouve-t-Il les personnes dans la maison desquelles Il est prêt à entrer ? Sans doute de la même manière que ceux qu'Il appelle à Le suivre. Et pourtant, comment ? Voici Zachée, un homme qui, selon aucune mesure admise dans le milieu religieux, ne convenait pour une visite. Pas seulement un collecteur d'impôts, mais le chef, dirions-nous aujourd'hui, du service local des impôts. L'activité était déjà douteuse en elle-même, et dans ces conditions concrètes plus encore : il fallait travailler pour le pouvoir romain, pour des étrangers, on pourrait dire pour des occupants.

Certes, même les pharisiens les plus religieux, dont personne ne mettait en doute la piété, sauf peut-être les zélotes, payaient les impôts ; mais ceux-ci étaient de véritables fanatiques, appelant à la guerre religieuse contre Rome jusqu'à la victoire finale, jusqu'à la venue du Messie. Cependant, payer les impôts est une chose, aider à les percevoir en est une autre. La première est contrainte, la seconde volontaire. Or le péché volontaire n'est pas pardonné ; on ne peut pas se purifier de ses conséquences, même après un repentir sincère. La volonté du mal est chose terrible et irréversible, pensaient les Juifs croyants de cette époque.

Zachée, semble-t-il, désirait très fort cette même réversibilité. C'est pourquoi il est monté dans l'arbre, sans tenir compte de sa position respectable : il avait visiblement entendu dire qu'en Judée et en Samarie passait Quelqu'un qui pouvait purifier même d'un péché commis de plein gré. Et un tel désir de pureté, de délivrance du péché, est immédiatement visible au regard de Dieu. Donc aussi au regard du Messie, car Il voit la situation avec le regard de Dieu. Et Il se dirige aussitôt vers la maison de celui qui veut être délivré du pouvoir du péché. Car c'est bien pour cela que le Christ est venu : délivrer du pouvoir du péché ceux qui veulent en être délivrés. Et donner à de tels hommes la possibilité de recommencer leur vie à neuf, dans Son Royaume.

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Pour Lc 19:10
10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
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Les paroles du Christ nous apportent une grande joie, mais les suivre est peut-être ce qu'il y a de plus difficile. La position que le Seigneur Jésus exprime par ces paroles suscita le plus d'indignation et de protestation chez les scribes et les pharisiens qui L'entouraient...  Lire la suite

Les paroles du Christ nous apportent une grande joie, mais les suivre est peut-être ce qu'il y a de plus difficile. La position que le Seigneur Jésus exprime par ces paroles suscita le plus d'indignation et de protestation chez les scribes et les pharisiens qui L'entouraient.

Ces paroles du Christ nous obligent à beaucoup. Avant tout, il est très important de nous en souvenir lorsque nous voyons ceux qui nous déplaisent, ceux dont l'apparence ou les actes provoquent notre indignation, ceux que nous considérons comme « mauvais ». C'est précisément eux, les perdus, non pas en train de se perdre mais déjà définitivement perdus, que le Seigneur Jésus est venu chercher et sauver. Il est évident qu'après cela, les mépriser est absolument impossible.

Mais l'essentiel est qu'Il est venu nous chercher et nous sauver, chacun de nous. Non pas de magnifiques justes qui auraient mérité et seraient devenus dignes d'une récompense, mais nous, perdus sous le poids de péchés incurables.

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Pour 1Tm 4:11-16
11 Tel doit être l’objet de tes prescriptions et de ton enseignement.
12 Que personne ne méprise ton jeune âge. Au contraire, montre-toi un modèle pour les croyants, par la parole, la conduite, la charité, la foi, la pureté.
13 En attendant que je vienne, consacre-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement.
14 Ne néglige pas le don spirituel qui est en toi, qui t’a été conféré par une intervention prophétique accompagnée de l’imposition des mains du collège des presbytres.
15 Prends cela à cœur. Sois-y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes à tous.
16 Veille sur ta personne et sur ton enseignement ; persévère en ces dispositions. Agissant ainsi, tu te sauveras, toi et ceux qui t’écoutent.
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Timothée était membre du conseil des anciens qui dirigeait alors l'Église, ayant reçu un don de Dieu...  Lire la suite

Timothée était membre du conseil des anciens qui dirigeait alors l'Église, ayant reçu un certain don de Dieu «par prophétie, avec l'imposition des mains des presbytres» (dans la traduction synodale, les presbytres sont appelés «sacerdoce»). À cette époque, l'Église, comme d'autres fraternités religieuses juives de l'époque évangélique, était dirigée par un conseil des anciens, qui était un organe en partie représentatif (on y trouvait habituellement des représentants des différentes communautés composant la fraternité), en partie coopté (selon toute apparence, de nouveaux membres ne pouvaient entrer au conseil des anciens qu'avec l'accord de tous ses participants).

Il n'est pas étonnant que, lors de l'admission de nouveaux membres au conseil, on priât pour eux avec imposition des mains: cette pratique ancienne était liée à la tradition des communautés prophétiques et constituait une sorte d'initiation: en entrant dans la communauté, une personne devait vivre ce qui est lié à l'expérience de cette communauté, comprendre ce qui constitue précisément le fondement de sa vie spirituelle.

Une telle pratique existait dans chaque communauté ecclésiale, et il aurait été étrange qu'elle fût absente du conseil des anciens, qui était lui aussi avant tout une communauté d'Église, et non quelque centre dirigeant et administratif. Nous ne savons pas comment se déroulait exactement la prière avec imposition des mains aux temps des premiers chrétiens, et il ne reste qu'à deviner de quelle «prophétie» parle l'apôtre. Il n'est pas exclu que l'un des prophètes de l'Église (or le ministère prophétique, dans la première période chrétienne, était la norme dans l'Église) ait reçu une révélation particulière concernant la personne de Timothée et son ministère.

Si tel est le cas, il n'est pas étonnant que Paul l'appelle à ne pas oublier ce qu'il a reçu pendant cette prière. À en juger par la mention que l'apôtre fait de «l'enseignement», dans lequel il conseille à Timothée de «s'appliquer», il s'agit du ministère de docteur-rabbin dans l'Église, dont Paul parle d'ailleurs beaucoup dans l'épître à Timothée. Il faut noter que les docteurs-rabbins se trouvaient souvent membres du conseil des anciens: dans toute fraternité, leur ministère était considéré comme l'un des plus importants, et leur expérience, liée non seulement à l'étude des livres sacrés, mais aussi à l'acquisition de la Torah intérieure, pouvait être importante pour toute la fraternité (dans le cas présent, pour toute l'Église).

Entre-temps, Timothée, à en juger par la mention de sa «jeunesse», était plus jeune que ne l'étaient habituellement les membres du conseil des anciens, et ce fait pouvait même troubler quelqu'un, si bien que Paul dut l'encourager: si les membres du conseil l'ont jugé digne d'entrer dans leur communauté, cela signifie qu'il en est réellement digne, malgré son âge. Comme on le voit, l'apôtre appelle Timothée à être devant Dieu celui qu'il est, en restant lui-même en toutes circonstances: c'est ainsi précisément qu'il accomplira le mieux le ministère que Dieu lui a confié.

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Pour 1Tm 4:11-16
11 Tel doit être l’objet de tes prescriptions et de ton enseignement.
12 Que personne ne méprise ton jeune âge. Au contraire, montre-toi un modèle pour les croyants, par la parole, la conduite, la charité, la foi, la pureté.
13 En attendant que je vienne, consacre-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement.
14 Ne néglige pas le don spirituel qui est en toi, qui t’a été conféré par une intervention prophétique accompagnée de l’imposition des mains du collège des presbytres.
15 Prends cela à cœur. Sois-y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes à tous.
16 Veille sur ta personne et sur ton enseignement ; persévère en ces dispositions. Agissant ainsi, tu te sauveras, toi et ceux qui t’écoutent.
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Dans la lettre de l’apôtre Paul, la vie chrétienne se présente tout autrement que nous avons l’habitude de la voir...  Lire la suite

Dans la lettre de l’apôtre Paul, la vie chrétienne se présente tout autrement que nous avons l’habitude de la voir. Notre tâche principale devient de garder l’esprit constamment jeune. Nous ne pouvons nous permettre de nous fatiguer, de nous relâcher ni de décider que nous savons déjà tout. L’essentiel est de chercher sans cesse et de suivre sans cesse la vérité. Nous ne pouvons nous permettre de cesser de brûler ni de devenir tièdes. Et nous devons toujours avoir conscience que nous sommes jeunes et inexpérimentés, encore au début du chemin. Pour le parcourir jusqu’au bout, nous devons veiller et apprendre sans cesse.

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Pour 1Tm 4:1-10
1 L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains renieront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques,
2 séduits par des menteurs hypocrites marqués au fer rouge dans leur conscience :
3 ces gens-là interdisent le mariage et l’usage d’aliments que Dieu a créés pour être pris avec action de grâces par les croyants et ceux qui ont la connaissance de la vérité.
4 Car tout ce que Dieu a créé est bon et aucun aliment n’est à proscrire, si on le prend avec action de grâces
5 la parole de Dieu et la prière le sanctifient.
6 Si tu exposes cela aux frères, tu seras un bon serviteur du Christ Jésus, nourri des enseignements de la foi et de la bonne doctrine dont tu t’es toujours montré le disciple fidèle.
7 Quant aux fables profanes, racontars de vieilles femmes, rejette-les. Exerce-toi à la piété.
8 Les exercices corporels, eux, ne servent pas à grand-chose : la piété au contraire est utile à tout, car elle a la promesse de la vie, de la vie présente comme de la vie future.
9 Elle est sûre cette parole et digne d’une entière créance.
10 Si en effet nous peinons et combattons, c’est que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant, le Sauveur de tous les hommes, des croyants surtout.
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Il est difficile de déterminer comment les mêmes paroles de l'Écriture sainte résonnent à travers les siècles. Peut-être la lecture d'aujourd'hui a-t-elle souvent...  Lire la suite

Il est difficile de déterminer comment les mêmes paroles de l'Écriture sainte résonnent à travers les siècles. Peut-être la lecture d'aujourd'hui a-t-elle souvent été actuelle au cours des deux mille ans d'histoire du christianisme, mais pour nous elle peut devenir une lecture quotidienne. Mangez ceci, ne mangez pas cela. Ce qui, durant toute l'histoire humaine, était considéré comme naturel est maintenant tenu pour nuisible, et inversement. Le mariage et la famille sont un mal, la vie ne vaut rien. L'essentiel n'est pas la piété, mais l'exercice, le régime et un sourire aux dents éclatantes. Pourtant, à tous ceux qui reprochent à l'Église et aux chrétiens d'adorer des choses rituelles, cérémonielles, donc extérieures, on ne peut opposer que les paroles de l'apôtre, qui restent jusqu'à ce jour la règle de vie de ceux qui croient à la mort et à la résurrection de Jésus : « ...l'exercice corporel est peu utile, tandis que la piété est utile à tout, car elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir. »

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Pour 1Tm 4:1-10
1 L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains renieront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques,
2 séduits par des menteurs hypocrites marqués au fer rouge dans leur conscience :
3 ces gens-là interdisent le mariage et l’usage d’aliments que Dieu a créés pour être pris avec action de grâces par les croyants et ceux qui ont la connaissance de la vérité.
4 Car tout ce que Dieu a créé est bon et aucun aliment n’est à proscrire, si on le prend avec action de grâces
5 la parole de Dieu et la prière le sanctifient.
6 Si tu exposes cela aux frères, tu seras un bon serviteur du Christ Jésus, nourri des enseignements de la foi et de la bonne doctrine dont tu t’es toujours montré le disciple fidèle.
7 Quant aux fables profanes, racontars de vieilles femmes, rejette-les. Exerce-toi à la piété.
8 Les exercices corporels, eux, ne servent pas à grand-chose : la piété au contraire est utile à tout, car elle a la promesse de la vie, de la vie présente comme de la vie future.
9 Elle est sûre cette parole et digne d’une entière créance.
10 Si en effet nous peinons et combattons, c’est que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant, le Sauveur de tous les hommes, des croyants surtout.
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En parlant des derniers temps, Paul mentionne certains faux docteurs à la « conscience cautérisée » qui, selon lui...  Lire la suite

En parlant des derniers temps, Paul mentionne certains faux docteurs à la « conscience cautérisée » qui, selon lui, tenteront d'interdire aux fidèles ce que Dieu ne leur interdit nullement (v. 1–5). Apparemment, certains de ces faux docteurs essayaient déjà de prêcher dans l'Église quelque chose de semblable, si l'on admet que les « fables de vieilles femmes » mentionnées par l'apôtre (v. 7–9) ont un rapport avec les faux enseignements dont il parle. Paul, à ce qu'il semble, ne mentionne pas ici par hasard les exercices physiques : le mot grec correspondant pouvait désigner non seulement la gymnastique au sens où nous en parlons aujourd'hui, mais aussi, plus généralement, un certain système de maintien du corps dans un état déterminé, y compris peut-être un système que nous appellerions aujourd'hui plutôt non pas gymnastique, mais ascèse.

Bien sûr, on voit clairement ici l'attitude réservée et sceptique, propre au judaïsme, envers l'ascèse telle qu'elle existait dans certains systèmes religieux et philosophiques païens, y compris grecs. Par la suite, des pratiques de ce genre sont partiellement entrées dans la vie de l'Église, mais cela s'est produit sensiblement plus tard, déjà au Moyen Âge. Quant à l'Église des premiers chrétiens, d'après tout ce que nous savons d'elle aujourd'hui, elle les évitait, en s'orientant davantage vers la piété juive traditionnelle, où le rôle clé n'était pas joué par l'ascèse extérieure et corporelle, mais par la pratique de la prière continuelle et les efforts liés à l'acquisition de la Torah intérieure.

Mais, apparemment, il ne s'agissait pas seulement de cela. Paul, à en juger par toutes ses épîtres, n'accordait généralement pas une importance particulière à la religiosité et à la piété, les considérant comme peu importantes pour la vie spirituelle. Mais il s'est toujours opposé résolument à ce que la religion ou la piété traditionnelle se dressent sur le chemin de celui qui veut vivre la vie du Royaume dans toute sa plénitude. Et maintenant, l'apôtre, à ce qu'il semble, ne s'oppose pas à une forme de piété au profit d'une autre, mais aux restrictions qui sont absolument inutiles à l'homme sur le chemin du Royaume. Il comprend parfaitement que l'ascèse est souvent liée non pas tant au désir d'accomplir la volonté de Dieu qu'au désir de s'affirmer soi-même, pour lequel les accomplissements ascétiques constituent un excellent terreau. C'est pourquoi l'apôtre s'élève avec vigueur contre ceux qui font de l'ascèse le centre et le sens de la vie spirituelle, indiquant avec justesse qu'un tel déplacement des accents n'a rien de commun avec la révélation chrétienne.

Et cela n'a rien d'étonnant : car l'ascèse comprise de cette manière suppose non pas cette « vie en abondance », selon les paroles du Sauveur, qu'Il a apportée au monde en ouvrant au monde le Royaume, mais une privation et une autolimitation éternelles. Une religiosité de ce genre amenait involontairement à penser que Dieu n'est pas du tout un Père aimant, qui ne manque de rien, mais un administrateur sévère et peu miséricordieux, distribuant avec parcimonie ses dons à ceux qui sont prêts à souffrir pour lui, à souffrir non pas parce que le monde gît dans le mal, mais parce que ces souffrances sont nécessaires à l'administrateur lui-même. Une telle religiosité n'était pas un témoignage, mais un contre-témoignage. Un contre-témoignage avec lequel l'apôtre ne pouvait ni ne voulait composer, en permettant à ceux qui le portaient d'obscurcir le visage de Dieu et d'égarer ceux qui cherchent le Royaume hors du bon chemin.

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Pour Lc 19:1-27
1 Entré dans Jéricho, il traversait la ville.
2 Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c’était un chef de publicains, et qui était riche.
3 Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille.
4 Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là.
5 Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. »
6 Et vite il descendit et le reçut avec joie.
7 Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : « Il est allé loger chez un homme pécheur ! »
8 Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple. »
9 Et Jésus lui dit : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham.
10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
11 Comme les gens écoutaient cela, il dit encore une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on pensait que le Royaume de Dieu allait apparaître à l’instant même.
12 Il dit donc : « Un homme de haute naissance se rendit dans un pays lointain pour recevoir la dignité royale et revenir ensuite.
13 Appelant dix de ses serviteurs, il leur remit dix mines et leur dit : « Faites-les valoir jusqu’à ce que je vienne. »
14 Mais ses concitoyens le haïssaient et ils dépêchèrent à sa suite une ambassade chargée de dire : « Nous ne voulons pas que celui-là règne sur nous. »
15 « Et il advint qu’une fois de retour, après avoir reçu la dignité royale, il fit appeler ces serviteurs auxquels il avait remis l’argent, pour savoir ce que chacun lui avait fait produire.
16 Le premier se présenta et dit : « Seigneur, ta mine a rapporté dix mines. » ­
17 « C’est bien, bon serviteur, lui dit-il ; puisque tu t’es montré fidèle en très peu de chose, reçois autorité sur dix villes. »
18 Le second vint et dit : « Ta mine, Seigneur, a produit cinq mines. »
19 À celui-là encore il dit : « Toi aussi, sois à la tête de cinq villes. »
20 « L’autre aussi vint et dit : « Seigneur, voici ta mine, que je gardais déposée dans un linge.
21 Car j’avais peur de toi, qui es un homme sévère, qui prends ce que tu n’as pas mis en dépôt et moissonnes ce que tu n’as pas semé. » ­
22 « Je te juge, lui dit-il, sur tes propres paroles, mauvais serviteur. Tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n’ai pas semé.
23 Pourquoi donc n’as-tu pas confié mon argent à la banque ? À mon retour, je l’aurais retiré avec un intérêt. »
24 Et il dit à ceux qui se tenaient là : « Enlevez-lui sa mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines. » ­
25 « Seigneur, lui dirent-ils, il a dix mines ! »... ­
26 « Je vous le dis : à tout homme qui a l’on donnera ; mais à qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a. »
27 « « Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence. » »
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Que représentent les mines d'argent — ou les talents dans une autre version — dans cette parabole ? Il ne s'agit pas seulement de « talents », comme savoir jouer du violon ou multiplier mentalement des nombres à quatre chiffres. De toute évidence, il s'agit de tout ce qui...  Lire la suite

Que représentent les mines d'argent — ou les talents dans une autre version — dans cette parabole ? Il ne s'agit pas seulement de « talents », comme savoir jouer du violon ou multiplier mentalement des nombres à quatre chiffres. De toute évidence, il s'agit de tout ce qui nous a été donné. (Et qu'est-ce qui ne nous a pas été donné ?) Tout bien qui apparaît, ne serait-ce que rarement, dans notre vie peut devenir une monnaie appropriée pour acquérir le Royaume de Dieu. Non qu'il puisse s'acheter, mais on peut y « investir ».

Zachée, par exemple, n'a épargné ni son argent ni sa réputation de respectable « bandit », comme on dit aujourd'hui. Beaucoup n'ont pas épargné leur vie ou, du moins, leur confort, leur « bonheur terrestre ». Et nous, souvent, nous sommes avares d'un simple sourire envers un passant. Nous sommes avares de nos forces pour aider nos proches, de notre temps pour nous arracher à l'agitation et penser à l'éternité.

L'avarice spirituelle conduit à la faillite encore plus vite que l'avarice matérielle. C'est que, premièrement, le rendement des opérations spirituelles est bien plus élevé et que, deuxièmement, les valeurs spirituelles ne peuvent être conservées en espèces : elles se déprécient rapidement. Ainsi, l'Évangile nous appelle à mettre le plus vite possible en circulation des « fonds » qui ne sont pas les nôtres, d'autant plus que nous n'avons rien qui nous appartienne.

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Pour Lc 19:1-27
1 Entré dans Jéricho, il traversait la ville.
2 Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c’était un chef de publicains, et qui était riche.
3 Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille.
4 Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là.
5 Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. »
6 Et vite il descendit et le reçut avec joie.
7 Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : « Il est allé loger chez un homme pécheur ! »
8 Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple. »
9 Et Jésus lui dit : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham.
10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
11 Comme les gens écoutaient cela, il dit encore une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on pensait que le Royaume de Dieu allait apparaître à l’instant même.
12 Il dit donc : « Un homme de haute naissance se rendit dans un pays lointain pour recevoir la dignité royale et revenir ensuite.
13 Appelant dix de ses serviteurs, il leur remit dix mines et leur dit : « Faites-les valoir jusqu’à ce que je vienne. »
14 Mais ses concitoyens le haïssaient et ils dépêchèrent à sa suite une ambassade chargée de dire : « Nous ne voulons pas que celui-là règne sur nous. »
15 « Et il advint qu’une fois de retour, après avoir reçu la dignité royale, il fit appeler ces serviteurs auxquels il avait remis l’argent, pour savoir ce que chacun lui avait fait produire.
16 Le premier se présenta et dit : « Seigneur, ta mine a rapporté dix mines. » ­
17 « C’est bien, bon serviteur, lui dit-il ; puisque tu t’es montré fidèle en très peu de chose, reçois autorité sur dix villes. »
18 Le second vint et dit : « Ta mine, Seigneur, a produit cinq mines. »
19 À celui-là encore il dit : « Toi aussi, sois à la tête de cinq villes. »
20 « L’autre aussi vint et dit : « Seigneur, voici ta mine, que je gardais déposée dans un linge.
21 Car j’avais peur de toi, qui es un homme sévère, qui prends ce que tu n’as pas mis en dépôt et moissonnes ce que tu n’as pas semé. » ­
22 « Je te juge, lui dit-il, sur tes propres paroles, mauvais serviteur. Tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n’ai pas semé.
23 Pourquoi donc n’as-tu pas confié mon argent à la banque ? À mon retour, je l’aurais retiré avec un intérêt. »
24 Et il dit à ceux qui se tenaient là : « Enlevez-lui sa mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines. » ­
25 « Seigneur, lui dirent-ils, il a dix mines ! »... ­
26 « Je vous le dis : à tout homme qui a l’on donnera ; mais à qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a. »
27 « « Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence. » »
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La parabole des mines est généralement perçue par la plupart des chrétiens comme la parabole des mines : peut-être, bien sûr, non pas comme une parabole sur l'argent au sens propre, mais certainement comme une parabole sur les dons donnés par Dieu à l'homme. Sur le fait que les talents donnés par Dieu ne doivent pas rester sans développement : car au jour du Jugement il faudra...  Lire la suite

La parabole des mines est généralement perçue par la plupart des chrétiens comme la parabole des mines : peut-être, bien sûr, non pas comme une parabole sur l'argent au sens propre, mais certainement comme une parabole sur les dons donnés par Dieu à l'homme. Sur le fait que les talents donnés par Dieu ne doivent pas rester sans développement : car au jour du Jugement il faudra Lui rendre tout avec profit. Mais ce n'est qu'un côté, extérieur, de la situation décrite par la parabole. Elle contient aussi une couche de sens plus profonde. Et ce n'est pas un hasard si le Sauveur utilise comme image centrale de Sa parabole précisément de l'argent remis à différentes personnes pour qu'elles le mettent en circulation. Tout le monde sait que l'argent doit travailler. Il doit être en circulation. En mouvement constant. Sinon, d'une manière ou d'une autre, il se déprécie.

La valeur de l'argent est soutenue par la dynamique de sa circulation. Et c'est précisément en cela que, si paradoxal que cela paraisse, il ressemble le plus à ce souffle du Royaume que nous appelons la grâce. Ce qu'ils ont en commun ici, c'est justement la dynamique. Comme l'argent ne peut fonctionner normalement qu'en étant en circulation, de même le souffle du Royaume, la grâce, ne peut exister que dans une dynamique constante. L'homme reçoit gratuitement de Dieu ce souffle, mais son existence ultérieure est déterminée autant par Dieu que par l'homme. C'est compréhensible : le souffle est justement un processus, il ne peut se limiter à une seule inspiration et expiration. Et maintenir ce processus sans la participation de l'homme est impossible.

Or la vie spirituelle de l'homme dépend de l'intensité de ce processus. Ou plutôt, c'est ce processus lui-même qui est la vie spirituelle. Et la participation de l'homme à ce processus transforme peu à peu celui qui y participe en porteur du souffle du Royaume, transforme son cœur en un vase capable de contenir ce souffle. Et elle détermine avec quoi l'homme viendra à Dieu au jour du Jugement.

Il n'est pas étonnant que celui qui a rendu au maître toute la somme sans profit ait perdu ce qui lui avait été donné. Car il n'a pas changé. Il est resté le même. Dans ce souffle du Royaume qui respirait en lui, il n'y avait aucun mérite de sa part : il l'avait reçu gratuitement. Et il n'a rien fait pour qu'il le touche lui-même ne serait-ce qu'un peu. Pour qu'il transforme d'une manière ou d'une autre sa propre vie. À la fin du chemin, cet homme est resté tel qu'il était au commencement. Et il est resté sans rien. Conclusion triste, mais logique.

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Pour Lc 19:1-27
1 Entré dans Jéricho, il traversait la ville.
2 Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c’était un chef de publicains, et qui était riche.
3 Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille.
4 Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là.
5 Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. »
6 Et vite il descendit et le reçut avec joie.
7 Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : « Il est allé loger chez un homme pécheur ! »
8 Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple. »
9 Et Jésus lui dit : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham.
10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
11 Comme les gens écoutaient cela, il dit encore une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on pensait que le Royaume de Dieu allait apparaître à l’instant même.
12 Il dit donc : « Un homme de haute naissance se rendit dans un pays lointain pour recevoir la dignité royale et revenir ensuite.
13 Appelant dix de ses serviteurs, il leur remit dix mines et leur dit : « Faites-les valoir jusqu’à ce que je vienne. »
14 Mais ses concitoyens le haïssaient et ils dépêchèrent à sa suite une ambassade chargée de dire : « Nous ne voulons pas que celui-là règne sur nous. »
15 « Et il advint qu’une fois de retour, après avoir reçu la dignité royale, il fit appeler ces serviteurs auxquels il avait remis l’argent, pour savoir ce que chacun lui avait fait produire.
16 Le premier se présenta et dit : « Seigneur, ta mine a rapporté dix mines. » ­
17 « C’est bien, bon serviteur, lui dit-il ; puisque tu t’es montré fidèle en très peu de chose, reçois autorité sur dix villes. »
18 Le second vint et dit : « Ta mine, Seigneur, a produit cinq mines. »
19 À celui-là encore il dit : « Toi aussi, sois à la tête de cinq villes. »
20 « L’autre aussi vint et dit : « Seigneur, voici ta mine, que je gardais déposée dans un linge.
21 Car j’avais peur de toi, qui es un homme sévère, qui prends ce que tu n’as pas mis en dépôt et moissonnes ce que tu n’as pas semé. » ­
22 « Je te juge, lui dit-il, sur tes propres paroles, mauvais serviteur. Tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n’ai pas semé.
23 Pourquoi donc n’as-tu pas confié mon argent à la banque ? À mon retour, je l’aurais retiré avec un intérêt. »
24 Et il dit à ceux qui se tenaient là : « Enlevez-lui sa mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines. » ­
25 « Seigneur, lui dirent-ils, il a dix mines ! »... ­
26 « Je vous le dis : à tout homme qui a l’on donnera ; mais à qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a. »
27 « « Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence. » »
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Si auparavant Jésus suscitait le mécontentement des gens pieux par Ses relations avec les publicains (collecteurs d'impôts) et les pécheurs...  Lire la suite

Si auparavant Jésus suscitait le mécontentement des gens pieux par Ses relations avec les publicains (collecteurs d'impôts) et les pécheurs (ceux qui ne respectaient pas ouvertement la Loi), maintenant Il dépasse toutes les limites: Il entre dans la maison du principal destructeur de vies et lui annonce le pardon des péchés pour la seule raison qu'il a promis de se corriger. Il le justifie par le fait que Zachée, voyez-vous, est lui aussi «fils d'Abraham». Dans cette langue, cela signifie qu'il est lui aussi un homme, que Dieu l'a créé pour Lui-même, pour la vie et la joie.

En théorie, nous savons nous aussi que «l'homme est créé pour le bonheur», mais pour nous l'humanité se divise tout de même entre ceux qui ont mérité ce bonheur et ceux qui ne l'ont pas mérité, entre les dignes et les indignes. Nous-mêmes, bien sûr, nous nous retrouvons parmi la «meilleure partie»; voilà pourquoi les pharisiens, comme tous les gens normaux, «se mirent à murmurer» lorsque le Christ se trouva dans la maison d'un «homme pécheur». Le Seigneur sait voir l'homme en chacun, et il faut apprendre cette aptitude.

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Lectures du  14 février 2021

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