52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! » |
C’est surtout les pharisiens et les scribes, ceux pour qui toute relation avec Dieu est ramenée à l’accomplissement des commandements et de nombreuses règles et normes déduites de ces commandements, qui ont causé la plus grande indignation de Jésus. Le vrai Dieu, le Dieu Vivant devient superflu dans une telle approche de la loi: c’est suffisant qu’une fois qu’Il ait donné Sa loi, qu’Il puisse ne plus apparaitre après. Et dans ce cas, celui qui refuse avoir un rapport direct avec Dieu devient un interprétateur non autorisé des commandements de Dieu, il change graduellement les lois de Dieu aux préceptes humains (voire Mc 7:6-8) et pense que leur observation mène au salut. Tout ceci contrarie complètement le plan de Dieu concernant Ses relations avec l’homme - dont Jésus est venu dans ce monde pour son accomplissement. Mais la colère particulière de Jésus envers les docteurs de la loi n’est pas due au fait qu’ils suivaient le chemin de l’auto-disculpation menant à la mort, plutôt du fait qu’ils se faisaient autorités spirituelles d’Israël, proclamant leur voie du chemin de la justice et du salut, enseignant les autres à les imiter et de ce fait s’éloigner de Dieu.
Il ne faut pas du tout croire que le légalisme est mort avec les pharisiens et scribes de l’époque de Jésus. L’apôtre Paul lutte dans tout son sermon contre les séductions du légalisme, car ce virus a très vite pénétré la nouvelle Eglise. Et aujourd’hui, on rencontre dans toute confession, dans toute communauté chrétienne les mêmes prétentions à la «clef de la science», la même substitution des relations réelles avec Dieu par le chenal des vives courants des traditions d’église - l’exécution irréfléchie des règles et coutumes accumulées par telle ou autre dénomination durant sa courte ou longue existence. Essayons donc de ne pas violer ces règles, en conservant la concorde dans notre Eglise, et cherchant en même temps quelque chose de meilleure – cette rencontre avec Jésus Christ et ce remplissage avec le Saint Esprit qui feront de nous des porteurs d’amour envers Dieu et envers les hommes dans nos cœur.
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués ! |
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez ! |
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront, |
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde, |
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération. |
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! » |
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses, |
54 lui tendant des pièges pour surprendre de sa bouche quelque parole. |
L'expression clé qui sous-tend le dialogue du Christ avec les pharisiens que nous lisons aujourd'hui est « et c'est tout ». Voilà ce qu'il y a de plus séduisant dans le légalisme : ses limites. Le légalisme enseigne qu'il faut accomplir dans les moindres détails un ensemble de commandements connus depuis Moïse — et c'est tout. Rien de plus n'est requis. Il ne reste qu'à signer le reçu des biens du paradis. À vrai dire, la participation de Dieu à tout cela n'est ni nécessaire ni envisagée : Il est tenu de « verser » le salut dû à ceux qui remplissent certaines conditions connues, dont nous avons nous-mêmes attribué l'origine à Dieu. Et, en raison de son extraordinaire commodité, le légalisme ne se limite nullement au judaïsme : c'est une maladie spirituelle de l'humanité tout entière. Ce n'est pas sans raison que le Seigneur Jésus-Christ exhorte Ses disciples à se garder de ce levain.
Lorsque les gens traitent ainsi leur employeur, nous appelons cela une « grève à l'italienne », une grève du zèle — je ne sais pas pourquoi on la dit italienne ! Et nous savons tous qu'au cours d'une grève du zèle, quand on applique strictement les instructions sans s'en écarter d'un pas et sans rien faire qui sorte de sa fiche de poste, le travail de toute institution s'arrête complètement. Même la simple vie professionnelle est incomparablement plus riche que n'importe quel ensemble de règles. De plus, l'expérience montre qu'au cours d'une grève du zèle, un mur opaque et infranchissable se dresse entre vous et l'employeur. Au fond, le légalisme est une grève du zèle contre Dieu.
À l'inverse, le mot clé du chemin auquel le Christ nous appelle est « ensemble ». Ensemble avec Dieu dans le tourbillon de la vie, où le nouveau et l'imprévu surgissent à chaque pas. Ensemble avec Dieu, lorsque la seule « instruction » ferme est de toujours demeurer avec Lui. Ce n'est pas par hasard que, dans le passage d'aujourd'hui, le Seigneur Jésus évoque les prophètes que le légalisme a fait périr. Toute leur prédication est un appel à être avec Dieu à chaque instant. Toute l'essence du message prophétique se résume à ceci : le seul but de notre vie, c'est Dieu. Il ne nous est pas destiné de recevoir autre chose en récompense, mais peut-il y avoir une récompense plus grande ?
Et les prophètes, précédant le Seigneur Jésus, disent qu'il faut très peu de chose pour être avec Dieu : participer à l'amour dont Il aime nos prochains. Le plus souvent, cela reste presque invisible aux autres et n'apporte donc pas d'honneur, pas de « premières places dans les synagogues », selon l'expression du Christ. Dieu, Lui non plus, ne nous donne pas Ses louanges, mais Lui-même. Le choix entre le chemin du Christ et le légalisme se révèle ainsi être un choix entre l'Incompréhensible Lui-même et ce que l'on peut obtenir de Lui.
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués ! |
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez ! |
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront, |
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde, |
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération. |
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! » |
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses, |
54 lui tendant des pièges pour surprendre de sa bouche quelque parole. |
1 Sur ces entrefaites, la foule s’étant rassemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d’abord à ses disciples : « Méfiez-vous du levain c’est-à-dire de l’hypocrisie des Pharisiens. |
Que signifient, peut-on se demander, les paroles du Sauveur sur les prophètes tués auxquels les descendants de leurs meurtriers élèvent des monuments ? Pourquoi est-Il si certain que Ses contemporains, durant Sa vie terrestre, auraient fait la même chose s'ils avaient été à la place de leurs pères ? Cela signifie-t-il que rien n'avait changé dans la vie du peuple de Dieu au cours des siècles écoulés depuis la mort des prophètes ? Probablement pas : beaucoup de choses avaient changé, dont certaines peuvent être jugées extrêmement importantes sur le plan spirituel. Quiconque a lu la Bible sait, par exemple, combien de fois les prophètes, surtout ceux d'avant l'exil, ont dénoncé l'apostasie du peuple, son culte des dieux païens et sa participation aux cultes et aux rites païens.
Or Jésus, qui reproche bien des choses à Ses contemporains, ne leur reproche pas cela. Apparemment, le paganisme en milieu juif avait disparu une fois pour toutes pendant l'exil, ce qu'on peut considérer comme une réussite incontestable dans la vie spirituelle du peuple-communauté. Mais, outre le paganisme, cette vie connaissait d'autres problèmes, engendrés par la religion elle-même, qui a toujours été un phénomène spirituellement ambigu. En effet, dès son origine, la religion comportait d'un côté la quête de Dieu et des étincelles de révélation divine, et de l'autre le ritualisme, voire la pensée magique, introduits par la mentalité et les comportements de l'homme déchu.
Par la suite, c'est la religion qui donne au peuple de Dieu les formes dans lesquelles s'incarne la révélation qu'il a reçue. Mais elle devient aussi la source de nombreux problèmes, liés avant tout au fait que toute religion est, par nature, totalisante : elle exige toujours l'homme tout entier, déterminant sa vie spirituelle et sa vie en général jusque dans les détails les plus infimes et les moins significatifs. Tout ce qui ne tient pas dans le cadre de sa religion est perçu par l'homme comme une menace pour ce qu'on appellerait aujourd'hui son identité religieuse, et donc pour son existence spirituelle et psychologique, et souvent même physique.
Pourtant, tout en empruntant à la religion son langage, la révélation n'a jamais tenu entièrement dans les cadres religieux. Ainsi, toute personne religieuse jusqu'au bout et de manière cohérente se montre hostile à toute révélation nouvelle et vivante : elle y voit une menace pour sa religion. C'est ainsi que leurs contemporains regardaient les prophètes, et que ceux du ministère terrestre du Sauveur Le regardaient, Lui et le Royaume. Pour une personne religieuse jusqu'au bout et de manière cohérente, seule est sans danger la révélation passée, que la tradition religieuse a déjà fait entrer dans ses cadres.
On peut même élever un monument à ceux qui ont exprimé une telle révélation « traditionnelle » : l'existence de la tradition religieuse actuelle sous sa forme présente leur doit aussi quelque chose. Mais la révélation présente, qui ne s'intègre pas à la tradition, reste aussi hostile à l'homme religieux que l'était, pour ses prédécesseurs, la révélation qu'il considère désormais lui-même comme faisant partie de la tradition. Et l'homme religieux qui semble honorer les prophètes peut fort bien saisir des pierres si quelqu'un de semblable à eux se présente à ses yeux.
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués ! |
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez ! |
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront, |
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde, |
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération. |
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! » |
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses, |
54 lui tendant des pièges pour surprendre de sa bouche quelque parole. |
1 Sur ces entrefaites, la foule s’étant rassemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d’abord à ses disciples : « Méfiez-vous du levain c’est-à-dire de l’hypocrisie des Pharisiens. |
Quand le Christ dit: «Malheur à vous...», on est tenté de dire que ces paroles s'adressent, bien sûr, à ses auditeurs directs. Pourtant, toujours et en tout temps, Ses paroles s'adressent à nous-mêmes, et seulement à nous. Bien sûr, il est agréable de penser que les paroles sur l'amour de Dieu pour le monde nous concernent, mais personne n'aime entendre une dénonciation. Et pourtant, en chacun de nous vit ce même docteur de la loi qui cherche sans cesse à s'approprier la «clé de la connaissance». Nous pouvons reconnaître en paroles le droit d'un autre à un regard différent, à une autre manière de confesser Dieu, à un style de pensée qui ne nous ressemble pas, mais quelque part au-dedans résonne toujours une petite voix calme et nette: «Mais moi, je sais qu'en réalité ils ont tous tort. Car moi seul sais ce qui est juste».
Laissons l'origine de cette voix hors du champ de la réflexion; une chose est claire: elle appartient à l'homme en général. Parfois cette voix nous plaît tellement que nous lui donnons le droit de parler tout haut. Et cela est beaucoup plus terrible que n'importe quelle non-observance de la loi. Parce que toute l'essence du Nouveau Testament, toute l'essence de la Bonne Nouvelle, tient au passage de la Loi à la Grâce. Le Seigneur nous propose une tout autre manière de voir le monde et d'y vivre: aimer son frère jusqu'à la mort, jusqu'à la croix, pleurer et se réjouir avec lui. C'est seulement ainsi, et non par l'accomplissement des rites, des jeûnes et des règles internes à l'Église, que nous pouvons être avec Dieu, du même côté que Lui. Et si nous nous tenons devant Dieu, ne sommes-nous pas tous également dans l'erreur? Mais, heureusement, Son amour pour nous n'est nullement déterminé par notre justice ni par notre intelligence.
29 Comme les foules se pressaient en masse, il se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise ; elle demande un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. |
30 Car, tout comme Jonas devint un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération. |
31 La reine du Midi se lèvera lors du Jugement avec les hommes de cette génération et elle les condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici plus que Salomon ! |
32 Les hommes de Ninive se dresseront lors du Jugement avec cette génération et ils la condamneront, car ils se repentirent à la proclamation de Jonas, et il y a ici plus que Jonas ! |
33 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la met en quelque endroit caché ou sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la clarté. |
34 « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux. |
35 Vois donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténèbres ! |
36 Si donc ton corps tout entier est lumineux, sans aucune partie ténébreuse, il sera lumineux tout entier, comme lorsque la lampe t’illumine de son éclat. » |
37 Tandis qu’il parlait, un Pharisien l’invite à déjeuner chez lui. Il entra et se mit à table. |
38 Ce que voyant, le Pharisien s’étonna de ce qu’il n’eût pas fait d’abord les ablutions avant le déjeuner. |
39 Mais le Seigneur lui dit : « Vous voilà bien, vous, les Pharisiens ! L’extérieur de la coupe et du plat, vous le purifiez, alors que votre intérieur à vous est plein de rapine et de méchanceté ! |
40 Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? |
41 Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. |
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela. |
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ! |
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! » |
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! » |
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts ! |
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués ! |
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez ! |
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront, |
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde, |
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération. |
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! » |
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses, |
Dans plusieurs épisodes, l'évangéliste rapporte différentes paroles du Seigneur sur la vie dans le Royaume de Dieu qui vient. Jésus ne prêchait pas dans le vide—autour de Lui se trouvaient des croyants, plus ou moins pieux. Naturellement, tous comprenaient un peu différemment qui est Dieu et comment il faut vivre avec Lui. Pourtant, dans les paroles rapportées par l'évangéliste, on peut discerner deux grands « types de vie religieuse » : d'un côté, l'être humain dont l'œil est pur et simple, rempli de lumière comme celle d'une lampe visible pour tous ceux qui sont dans les ténèbres ; de l'autre, la piété formelle de ceux qui se souviennent du moment où il faut se laver les mains et payer la dîme, mais qui oublient parfois—non par méchanceté, mais uniquement en raison des limites de la mémoire humaine—des réalités telles que le pardon, la miséricorde et la confiance en Dieu. Bien sûr, ces deux formes sont véritablement des « types », des sortes d'idéaux de la vie spirituelle ; elles dessinent néanmoins assez clairement les deux directions dans lesquelles peut s'engager un disciple de Jésus-Christ.
29 Comme les foules se pressaient en masse, il se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise ; elle demande un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. |
30 Car, tout comme Jonas devint un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération. |
31 La reine du Midi se lèvera lors du Jugement avec les hommes de cette génération et elle les condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici plus que Salomon ! |
32 Les hommes de Ninive se dresseront lors du Jugement avec cette génération et ils la condamneront, car ils se repentirent à la proclamation de Jonas, et il y a ici plus que Jonas ! |
33 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la met en quelque endroit caché ou sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la clarté. |
34 « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux. |
35 Vois donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténèbres ! |
36 Si donc ton corps tout entier est lumineux, sans aucune partie ténébreuse, il sera lumineux tout entier, comme lorsque la lampe t’illumine de son éclat. » |
37 Tandis qu’il parlait, un Pharisien l’invite à déjeuner chez lui. Il entra et se mit à table. |
38 Ce que voyant, le Pharisien s’étonna de ce qu’il n’eût pas fait d’abord les ablutions avant le déjeuner. |
39 Mais le Seigneur lui dit : « Vous voilà bien, vous, les Pharisiens ! L’extérieur de la coupe et du plat, vous le purifiez, alors que votre intérieur à vous est plein de rapine et de méchanceté ! |
40 Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? |
41 Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. |
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela. |
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ! |
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! » |
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! » |
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts ! |
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués ! |
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez ! |
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront, |
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde, |
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération. |
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! » |
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses, |
La lecture d'aujourd'hui est consacrée au thème central de la polémique qui s'est développée entre Jésus et une partie de la fraternité pharisienne: le thème du Royaume et de la religiosité. Pour comprendre la situation, il importe de garder à l'esprit qu'il ne s'agit pas d'une forme spécifique de religiosité. La religiosité des pharisiens avait bien sûr des traits tout à fait concrets, propres à l'époque; mais, d'un autre côté, c'est précisément la mentalité pharisienne que l'on pourrait considérer comme la quintessence de la religiosité en tant que telle, et, en un certain sens, toute autre religiosité connue dans l'histoire, du moins dans l'histoire des religions abrahamiques, peut être comparée à la religiosité pharisienne comme à un étalon.
Mais le fait est que Jésus n'était pas le fondateur d'une nouvelle religion. Le christianisme n'est pas une religion, mais la vie dans le Royaume, et le Sauveur essaie sans cesse de faire comprendre cette pensée à Ses interlocuteurs. Ce n'est pas par hasard qu'Il répond si longuement au pharisien qui L'a invité chez lui à propos du lavage rituel des mains avant le repas (v. 38-44). La question de la pureté rituelle est la question centrale de toute religion; elle détermine l'appartenance d'une personne à la communauté religieuse et sa plénitude religieuse.
Jésus, Lui, parle de la pureté non comme d'un état religieux, mais comme d'un état spirituel. Car la possibilité de demeurer dans le Royaume est déterminée non par les qualités de l'homme, morales ou religieuses, mais par ses relations avec Dieu et avec ses prochains. La religion et la morale peuvent purifier l'homme extérieurement; l'accomplissement minutieux des obligations religieuses rend l'homme irréprochable religieusement, il correspond à toutes les prescriptions de la Torah, si l'on comprend celle-ci seulement comme une législation religieuse sans rapport avec la vie intérieure de l'homme.
On pourrait appeler cela du formalisme religieux, mais ce ne serait pourtant pas toute la vérité, car les mêmes pharisiens s'efforçaient d'accomplir les prescriptions de la Loi non seulement formellement; ils étaient simplement absolument certains qu'en payant soigneusement la dîme, ils étaient réellement purs devant Dieu (v. 42). Ce n'est pas par hasard que Jésus parle de l'aumône (v. 41), de ce qu'aucune loi ne peut réglementer: seul le renoncement aux tentatives de tout formaliser dans les relations avec Dieu peut amener l'homme à penser non à ses obligations et à ses droits religieux, mais à ses relations avec Dieu et avec les hommes. Alors, un tel homme n'accordera pas non plus une importance particulière au statut, si important dans la vie religieuse (v. 43). Et le problème principal ici est que ce n'est pas une religion particulière et nouvelle qui mène au Royaume, mais le renoncement à toute religion en général. Cela était inacceptable même pour les «scribes», les enseignants de la Torah (v. 45). Mais Jésus remarque en réponse que la théologie rabbinique, comme toute théologie traditionnelle en général, s'occupe de justifier cette même religiosité qui, soit dit en passant, n'oblige les théologiens eux-mêmes à rien (v. 46).
Mais le pire est que la religion et ses défenseurs, en tout temps, se sont opposés aux témoins de Dieu et ont cherché à s'en débarrasser. Il en fut ainsi auparavant, et au temps de Jésus rien n'a changé (v. 46-52). Et voilà que des hommes pleinement religieux, instruits et extérieurement pieux condamnent à la croix Celui qu'ils attendaient, selon leurs propres assurances, depuis de nombreux siècles. En choisissant entre la religion et le Royaume, ils choisissent, comme on le voit, la religion. Et ils restent avec ce qu'ils ont choisi.
29 Comme les foules se pressaient en masse, il se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise ; elle demande un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. |
30 Car, tout comme Jonas devint un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération. |
31 La reine du Midi se lèvera lors du Jugement avec les hommes de cette génération et elle les condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici plus que Salomon ! |
32 Les hommes de Ninive se dresseront lors du Jugement avec cette génération et ils la condamneront, car ils se repentirent à la proclamation de Jonas, et il y a ici plus que Jonas ! |
33 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la met en quelque endroit caché ou sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la clarté. |
34 « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux. |
35 Vois donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténèbres ! |
36 Si donc ton corps tout entier est lumineux, sans aucune partie ténébreuse, il sera lumineux tout entier, comme lorsque la lampe t’illumine de son éclat. » |
37 Tandis qu’il parlait, un Pharisien l’invite à déjeuner chez lui. Il entra et se mit à table. |
38 Ce que voyant, le Pharisien s’étonna de ce qu’il n’eût pas fait d’abord les ablutions avant le déjeuner. |
39 Mais le Seigneur lui dit : « Vous voilà bien, vous, les Pharisiens ! L’extérieur de la coupe et du plat, vous le purifiez, alors que votre intérieur à vous est plein de rapine et de méchanceté ! |
40 Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? |
41 Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. |
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela. |
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ! |
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! » |
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! » |
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts ! |
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués ! |
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez ! |
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront, |
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde, |
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération. |
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! » |
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses, |
Les paroles du Sauveur adressées aux pharisiens et aux maîtres de la Torah, qu’on appelait alors ordinairement « scribes », peuvent paraître trop dures, comme elles l’ont paru à certains de Ses auditeurs. Mais la question était trop sérieuse, et il fallait appeler les choses par leur nom. Les accusations sont graves : au fond, Jésus reproche aussi bien aux militants religieux de la Synagogue de ce temps, les pharisiens, qu’aux éminents maîtres de la Torah, de ne pas observer eux-mêmes ce à quoi ils appellent les autres. Accusation étrange, semble-t-il : car ce sont précisément les pharisiens et les maîtres de la Torah qui, dans les Évangiles, sont présentés comme des zélateurs de la Torah ; ce sont eux qui reprochent sans cesse à Jésus de violer telle ou telle de ses prescriptions. Mais Jésus désigne clairement le problème : une religiosité extérieure privée de contenu spirituel. C’est précisément cette religiosité qui devint le principal problème de la vie spirituelle synagogale à l’époque évangélique. Beaucoup de pharisiens s’y tenaient, et beaucoup de maîtres de la Torah l’enseignaient au peuple.
Une alternative existait, bien sûr, mais peu nombreux étaient ceux qui la représentaient. Les livres du Nouveau Testament nous ont transmis les noms de certains d’entre eux : Nicodème, Gamaliel... Mais ce n’étaient pas eux qui déterminaient l’atmosphère générale de la vie synagogale de ce temps. Et il apparaissait alors que les appels à la vie spirituelle s’accompagnaient d’un enseignement non pas tant de la vie spirituelle que de la vie religieuse. Non pas comment acquérir l’intégrité intérieure et la lumière intérieure, ce fameux « œil lumineux » dont parle Jésus, mais comment observer les prescriptions rituelles. Bien sûr, elles aussi ne sont pas apparues sans raison, et derrière elles se trouve une certaine expérience spirituelle qui les a engendrées ; mais cette expérience s’était déjà oubliée, tandis que les prescriptions étaient restées.
Et voilà qu’on propose désormais au peuple de vivre d’une seule religiosité sans contenu spirituel, de prescriptions sans communion avec Dieu. Quant aux maîtres eux-mêmes, ils se sentent alors comme les propriétaires de la Torah : ce sont eux qui la commentent et l’interprètent, c’est à eux qu’on demande conseil, c’est précisément leur autorité qui, aux yeux des gens simples, est incontestable.
Tous n’étaient pas ainsi, bien sûr, mais il y en avait assez pour qu’une immense multitude de personnes se referme dans le cercle de la religiosité formelle sans aucune possibilité d’en sortir. Et toute parole libre de Dieu, tout souffle de l’Esprit de Dieu dans ce milieu est perçu comme quelque chose d’inutile et même de dangereux : car cela mine le monopole des maîtres et des interprètes sur la Torah, et donc sur la vie spirituelle. Ce n’est pas par hasard que Jésus dit à ceux qui élèvent des monuments aux anciens prophètes qu’ils ne valent pas mieux que leurs pères, qui tuaient ces mêmes prophètes. La vie spirituelle vivante ne leur est pas nécessaire, pas plus qu’elle ne l’était à leurs pères. Et donc le Royaume ne leur est pas nécessaire non plus.
29 Comme les foules se pressaient en masse, il se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise ; elle demande un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. |
30 Car, tout comme Jonas devint un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération. |
31 La reine du Midi se lèvera lors du Jugement avec les hommes de cette génération et elle les condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici plus que Salomon ! |
32 Les hommes de Ninive se dresseront lors du Jugement avec cette génération et ils la condamneront, car ils se repentirent à la proclamation de Jonas, et il y a ici plus que Jonas ! |
33 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la met en quelque endroit caché ou sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la clarté. |
34 « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux. |
35 Vois donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténèbres ! |
36 Si donc ton corps tout entier est lumineux, sans aucune partie ténébreuse, il sera lumineux tout entier, comme lorsque la lampe t’illumine de son éclat. » |
37 Tandis qu’il parlait, un Pharisien l’invite à déjeuner chez lui. Il entra et se mit à table. |
38 Ce que voyant, le Pharisien s’étonna de ce qu’il n’eût pas fait d’abord les ablutions avant le déjeuner. |
39 Mais le Seigneur lui dit : « Vous voilà bien, vous, les Pharisiens ! L’extérieur de la coupe et du plat, vous le purifiez, alors que votre intérieur à vous est plein de rapine et de méchanceté ! |
40 Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? |
41 Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. |
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela. |
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ! |
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! » |
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! » |
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts ! |
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués ! |
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez ! |
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront, |
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde, |
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération. |
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! » |
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses, |
Dans l'Évangile, nous ne trouvons aucune dénonciation courroucée de Jésus contre les voleurs, les extorqueurs, les prostituées, les épouses infidèles, les occupants ou les autres pécheurs. Le seul groupe qu'Il dénonce est celui des scribes et des pharisiens. Quelle faute ces hommes avaient-ils donc commise, eux qui étudiaient la Loi, enseignaient aux autres et étaient en quelque sorte la « conscience de la nation » ? Leur faute la plus grave est probablement exprimée au verset 52 : appelés à conduire les hommes à la connaissance de Dieu, ils sont eux-mêmes passés à côté de ce qui est le plus important dans la vie humaine. Sans connaître Dieu, aucune connaissance sur Dieu n'aura de sens.
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