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RÉFLEXIONS pour Mt 18:7

7 Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !
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Nous voyons encore ici un témoignage sur le caractère personnel de la bonne nouvelle du Christ, et nous ne l’acceptons pas aussi facilement. Nous nous demandons : pourquoi punir (et quelle punition en plus : «une meule de moulin au cou ») une personne qui devient le conducteur de cette nécessité objective s’il faudra que dans tous les cas les scandales viennent ? Car il suffit seulement d’imaginer qu’on ne trouvera pas une telle personne, et cela signifiera que le besoin de punir ne se posera pas. C'est-à-dire l’homme conducteur des scandales devient objectivement exécuteur de la volonté de Dieu . Comme Judas qui trahi Jésus.

L’erreur dans ce raisonnement consiste en ce qu’un certain « besoin » objectif s’identifie a la volonté de Dieu. L’altération pécheresse de toute créature du monde conduit objectivement a l’apparition des scandales, et l’Homme tombant sur ces scandales ou passant a travers eux peut beaucoup apprendre et venir à d’autres raisons; mais quoi qu’il en soit, c’est le péché qui se trouve à la base de tout scandale et non la volonté de Dieu. L’Homme porteur de scandales ne succombe seulement pas au péché mais provoque aussi les autres gens à ce péché, et ceci est totalement contraire à ce que Jésus appelle « la justice ». L’existence objective du péché et ses conséquences n’aboli pas ainsi la responsabilité personnelle de chaque personne pour chacun de ses péchés. La mort de Jésus étant une nécessité objective pour notre salut ne justifie pas ceux qui Le trahissent, Le condamne et Le crucifient.

Autres réflexions

 
Pour Mt 18:1-14
1 À ce moment les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? »
2 Il appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux
3 et dit : « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
4 Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux.
5 « Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille.
6 Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer.
7 Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !
8 « Si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de péché, coupe-les et jette-les loin de toi : mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou estropié que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
9 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : mieux vaut pour toi entrer borgne dans la Vie que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
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À plusieurs reprises, en diverses circonstances, les disciples ont demandé au Sauveur qui entrerait dans le Royaume et qui y occuperait les premières...  Lire la suite

À plusieurs reprises, en diverses circonstances, les disciples ont demandé au Sauveur qui entrerait dans le Royaume et qui y occuperait les premières places. La lecture d'aujourd'hui nous donne l'une de Ses réponses les plus connues : ceux qui entrent dans le Royaume y sont comparés à des enfants, et Il parle ainsi en pensant à leur conversion et à leur « abaissement » (v. 2–4).

Cette réponse a suscité de nombreuses théories de l'« innocence enfantine », dont les auteurs croyaient sincèrement que les enfants étaient presque sans péché ou, du moins, moins pécheurs que les adultes. Pourtant, saint Augustin, qui observait attentivement le comportement des enfants, avait déjà remarqué que, s'ils pèchent moins que les adultes, c'est seulement parce qu'ils n'ont pas assez de force pour pécher « comme des grands ».

Mais pourquoi Jésus compare-t-Il alors ceux qui entrent dans le Royaume à des enfants ? Peut-être parce que les enfants, au moins dans la société traditionnelle, sont limités dans la liberté de choisir leur chemin jusqu'à un certain moment — plus précisément jusqu'à la majorité. Ce sont leurs parents, ou ceux qui les remplacent, qui choisissent pour eux. Bien sûr, un adulte ne peut renoncer à sa liberté de choix et devenir littéralement semblable à un enfant. Mais, pour entrer dans le Royaume, il faut manifestement pouvoir faire confiance, comme un enfant, à Celui qui a apporté ce Royaume dans le monde.

Une telle confiance ressemble évidemment fort peu à un « retour en enfance » au sens d'un abandon de la responsabilité. Il s'agit précisément d'un choix conscient, d'une décision librement prise par laquelle on accepte de suivre le Christ, en un certain sens, comme un enfant : en renonçant, dans certaines situations, à décider par soi-même. C'est manifestement ce choix, qui suppose une limitation spirituelle volontaire de soi pour le Royaume, que Jésus vise en parlant de s'abaisser soi-même. Ses paroles sur les occasions de chute et sur ceux qui font tomber « ces petits » deviennent alors compréhensibles (v. 6–7). Toute personnalité marquante, tout chef, surtout religieux, attire inévitablement l'attention ; s'il ne cherche pas lui-même le Royaume, il égarera inévitablement ceux qui lui font confiance. Peu importe alors ce qui l'a détourné du but : une activité extérieure mal orientée — l'« occasion de chute de la main » et « du pied » (v. 8) —, ou une attention portée sur ce qui ne devait pas la retenir — l'« occasion de chute de l'œil » (v. 9). L'une comme l'autre peut faire de lui un faux maître au sort fort triste.

Il est remarquable que Jésus indique dans Sa réponse l'un des signes distinctifs du véritable serviteur de Dieu, dont Il est Lui-même l'exemple : un tel serviteur ne « travaille » jamais avec une « masse ». La magie des grands nombres n'a aucun pouvoir sur lui, et chaque « brebis » qui a besoin d'aide compte pour lui de manière absolue, au point qu'il peut laisser tout le « troupeau » pour une seule « brebis » (v. 12–14). Rien d'étonnant à cette attitude : ce n'est pas une « masse » ni un collectif où l'individu compte peu ou pas du tout qui entre dans le Royaume. C'est une personne concrète, dont le destin importe absolument à Dieu, même si ces personnes sont nombreuses.

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Pour Mt 18:1-14
1 À ce moment les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? »
2 Il appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux
3 et dit : « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
4 Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux.
5 « Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille.
6 Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer.
7 Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !
8 « Si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de péché, coupe-les et jette-les loin de toi : mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou estropié que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
9 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : mieux vaut pour toi entrer borgne dans la Vie que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
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Comment comprendre les paroles selon lesquelles il faut devenir comme des enfants pour entrer dans le Royaume des Cieux ? Sans doute chacun de ceux qui connaissent un peu...  Lire la suite

Comment comprendre les paroles selon lesquelles il faut devenir comme des enfants pour entrer dans le Royaume des Cieux ? Sans doute chacun de ceux qui connaissent un peu les petits enfants sait qu’ils ne sont nullement des anges (bien que leurs anges se tiennent devant le trône du Très-Haut dans les cieux). Peut-être l’essentiel est-il justement dans leur petitesse, leur absence de défense, leur dépendance à l’égard des parents — car le Seigneur parle précisément d’abaissement (v. 4). Ils sont les plus exposés au danger du scandale, de la tromperie, de l’action du mal du monde ; c’est pourquoi ils ont tant besoin de l’amour et de la protection de Dieu. Apparemment, ce sont précisément de telles relations avec Dieu qui constituent la réalisation du Royaume des Cieux.

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Pour Mt 18:1-14
1 À ce moment les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? »
2 Il appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux
3 et dit : « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
4 Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux.
5 « Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille.
6 Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer.
7 Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !
8 « Si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de péché, coupe-les et jette-les loin de toi : mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou estropié que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
9 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : mieux vaut pour toi entrer borgne dans la Vie que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
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Les paroles sur les enfants qu’il faut devenir pour entrer dans le Royaume des Cieux sont reliées par l’évangéliste à une petite parabole sur le berger et la brebis perdue, et cela remet aussitôt tout à sa place. Il ne s’agit pas seulement de...  Lire la suite

Les paroles sur les enfants qu’il faut devenir pour entrer dans le Royaume des Cieux sont reliées par l’évangéliste à une petite parabole sur le berger et la brebis perdue, et cela remet aussitôt tout à sa place. Il ne s’agit pas seulement de devenir faibles, sans défense et dépendants, même s’il nous est parfois vraiment nécessaire de nous sentir enfants devant Dieu ; le Christ parle clairement ici d’une « nouvelle enfance », c’est-à-dire d’une seconde naissance : non seulement de nous sentir enfants par rapport à Dieu, mais de devenir réellement enfants du Père céleste, et ici aucune infantilité n’a sa place, tant cet appel est élevé.

Dans cette compréhension, le commandement habituel « soyez comme des enfants » devient un appel insondable à participer à la vie de Dieu, à devenir des fils et des filles bien-aimés dans le Fils unique bien-aimé : le chemin qui s’ouvre devant nous dans la Résurrection du Christ...

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Pour Mt 18:1-11
1 À ce moment les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? »
2 Il appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux
3 et dit : « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
4 Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux.
5 « Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille.
6 Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer.
7 Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !
8 « Si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de péché, coupe-les et jette-les loin de toi : mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou estropié que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
9 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : mieux vaut pour toi entrer borgne dans la Vie que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
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La question de ce que signifie être comme des enfants préoccupe les chrétiens depuis de nombreux siècles. Cela se comprend: c'est bien la condition indispensable pour entrer dans le Royaume. Le plus souvent, on mentionne ici...  Lire la suite

La question de ce que signifie être comme des enfants préoccupe les chrétiens depuis de nombreux siècles. Cela se comprend: c'est bien la condition indispensable pour entrer dans le Royaume. Le plus souvent, on mentionne ici l'innocence enfantine et la naïveté enfantine. En réalité, cependant, les choses ne sont pas si simples avec la naïveté et l'innocence.

Déjà Augustin avait remarqué que les enfants ne sont nullement innocents; ils n'ont simplement pas encore assez de force ni d'habileté pour pécher «comme des adultes», mais il n'est pas possible de parler de leur absence de péché, ni même d'une moindre culpabilité par rapport aux adultes, car tous les grands pécheurs grandissent naturellement à partir de petits, s'ils ne tentent pas de résister à leur péché. Avec la naïveté non plus, tout n'est pas simple: les enfants comprennent d'habitude beaucoup plus qu'ils ne disent aux adultes, bien que, en règle générale, ils le fassent à leur manière, dans le cadre de leur propre logique et de leurs propres représentations du monde.

Il existe cependant une différence essentielle entre les enfants et les adultes, du moins jusqu'à un certain âge: ils se soucient d'habitude assez peu de l'image qu'ils donnent aux autres et de la place qu'ils occupent dans le monde «adulte». Pendant cette période de leur vie, les enfants ignorent simplement les repères du monde «adulte», tout en comprenant qu'il est une réalité objective. Les adultes perçoivent généralement cette existence de l'enfant comme un jeu permanent, plus important pour lui que la vie que les adultes considèrent comme «réelle».

Pour l'enfant, en ce temps-là, ce qui importe est ce qu'il considère lui-même comme réel et véritable, et non ce qu'il est convenu de considérer comme tel selon des règles admises par tous, auxquelles les adultes eux-mêmes ne croient souvent pas beaucoup. Une telle attitude enfantine devant la vie est un trésor inestimable pour quiconque aspire à une vie spirituelle normale et plénière. Car une vie spirituelle normale est impossible si l'on ne vit pas de ce que l'on reconnaît soi-même comme vrai, authentique, réel.

En grandissant, nous apprenons plus ou moins à renoncer à ce que nous-mêmes considérons comme vrai et authentique au profit de ce qu'il est convenu de considérer comme tel, et nous passons de la réalité à l'illusion, dont nous nous efforçons de toutes nos forces de convaincre nous-mêmes et les autres qu'elle est réelle. Être comme des enfants signifie renoncer à cette tromperie de soi. Ce n'est bien sûr que le premier pas sur le chemin du Royaume, vers la vie spirituelle authentique, mais sans le premier pas il n'y aura pas les suivants, et donc il n'y aura pas non plus de chemin.

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Pour Mt 18:1-11
1 À ce moment les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? »
2 Il appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux
3 et dit : « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
4 Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux.
5 « Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille.
6 Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer.
7 Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !
8 « Si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de péché, coupe-les et jette-les loin de toi : mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou estropié que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
9 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : mieux vaut pour toi entrer borgne dans la Vie que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
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Depuis longtemps, la question de l'origine et de la nature du mal dans le monde occupe et tourmente l'homme. Et personne n'aurait sans doute pu en dire davantage que Jésus, qui devait affronter le mal du monde. Pourtant, il parle peu à ses disciples du diable et du mal du monde; il leur dit seulement...  Lire la suite

Depuis longtemps, la question de l'origine et de la nature du mal dans le monde occupe et tourmente l'homme. Et personne n'aurait sans doute pu en dire davantage que Jésus, qui devait affronter le mal du monde. Pourtant, il parle peu à ses disciples du diable et du mal du monde; il leur dit seulement que le diable est vaincu et qu'un jour viendra où cela deviendra clairement visible pour tous.

En revanche, il parle longuement et en détail à ses disciples et à ceux qui le suivent de la manière de résister au mal dans la vie quotidienne. L'une des tentations les plus sérieuses de cette vie, en ce qui concerne les actes mauvais, est celle de l'impuissance imaginaire de l'homme devant le mal qui s'accomplit. Il ne s'agit même pas de la possibilité d'arrêter ceux qui font le mal, mais de la prétendue absurdité de s'en abstenir. La logique du mal suggère: ta participation ou ta non-participation ne changera rien; si ce n'est pas toi, ce sera un autre. Et en essayant de résister au mal, même sous la forme d'un refus d'y participer, tu ne fais que compliquer ta vie sans rien obtenir du tout, car il n'y a pas moins de mal dans le monde pour autant.

Cette logique paraît d'une simplicité séduisante, et elle serait exhaustive si le monde non transfiguré était l'unique et l'ultime réalité. Mais, heureusement, il n'en est pas ainsi. L'homme qui refuse de participer au mal a une bonne raison d'agir comme il le fait. Il s'agit ici non seulement, ni même principalement, du monde qui gît au pouvoir du mal, mais de l'homme et de son destin spirituel: pourra-t-il entrer dans le Royaume ou demeurera-t-il dans les « ténèbres extérieures »? Même si la situation dans le monde déchu échappe souvent réellement au pouvoir de l'homme — « il faut que les scandales arrivent » —, son propre choix reste toujours en son pouvoir. Jésus ne tient manifestement aucun compte de ce que l'on appelle l'influence du milieu, le déterminisme social et les autres justifications semblables du mal commis par l'homme.

Cela ne signifie évidemment pas qu'il ne tienne pas compte de la situation dans laquelle l'homme doit faire son choix. Il dit seulement que l'on ne doit pas consentir au mal ni capituler intérieurement devant lui en l'acceptant comme norme simplement parce qu'il est la norme du monde déchu. La norme du monde déchu n'est pas une norme, mais une perversion, et quiconque accepte de devenir le conducteur des forces du mal doit s'en souvenir, car « malheur à l'homme par qui le scandale arrive ». Il peut certes se produire que, même en refusant de participer au mal, l'homme ne puisse empêcher ce mal. Mais il pourra l'empêcher de pénétrer dans son propre cœur et ainsi préserver ce cœur pour le Royaume.

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Pour Mt 18:1-9
1 À ce moment les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? »
2 Il appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux
3 et dit : « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
4 Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux.
5 « Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille.
6 Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer.
7 Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !
8 « Si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de péché, coupe-les et jette-les loin de toi : mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou estropié que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
9 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : mieux vaut pour toi entrer borgne dans la Vie que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
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Il est si difficile d'assimiler que le Royaume des Cieux ne ressemble en rien aux royaumes terrestres. C'est pourquoi la question « qui est le plus grand ? », posée par les disciples, montre vivement non seulement...  Lire la suite

Il est si difficile d'assimiler que le Royaume des Cieux ne ressemble en rien aux royaumes terrestres. C'est pourquoi la question « qui est le plus grand ? », posée par les disciples, montre vivement non seulement leur niveau, car malgré leur proximité avec le Maître ils se laissent encore guider par des notions terrestres. Cette question reflète l'état de toute notre nature déchue, avec les représentations de domination et de soumission qui lui sont propres et qui sont devenues si familières au fil de tant de millénaires.

Chaque fois que quelqu'un cherche à fonder le principe de domination, il n'est pas difficile de remarquer l'espérance de celui qui le fonde : que ce soit justement lui qui dominera. Mais le Christ, comme en bien d'autres cas, nous donne ici un regard tout différent sur le problème. À des adultes, sérieux, habitués à se respecter eux-mêmes, Il propose de devenir comme des enfants. Il nous est recommandé de rejeter ce que nous avons l'habitude de tenir pour une valeur, non seulement le statut social, mais aussi, dans une certaine mesure, l'expérience. Mais si cette expérience est celle d'une vie imprégnée de péché, elle peut ne pas avoir la valeur d'une véritable expérience de vie. Le Christ nous propose de nous ouvrir au Père comme un enfant qui reçoit avec confiance des plus âgés tout ce qui est nouveau. Seulement, à la différence des adultes, le Père n'abusera jamais de la confiance enfantine.

Et ce n'est pas un hasard si, aussitôt après ces paroles, le Christ parle des scandales. Comme il est facile de traumatiser pour toute la vie un enfant confiant, et comme il est amer que des personnes sincèrement attirées vers la lumière se heurtent à des pharisiens et à de faux docteurs. Les paroles sévères sur le retranchement des membres peuvent sembler un appel à se mutiler, mais en réalité nous avons ici, exprimé sous une forme extrême, un appel à être exigeants envers nous-mêmes, à surmonter le mal qui niche en nous. Ce mal ne nous détruit pas seulement nous-mêmes, il menace aussi ceux qui sont près de nous. Et tout particulièrement ceux qui ont su devenir ouverts comme des enfants.

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Lectures du  16 août 2020

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