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RÉFLEXIONS pour Ep 6:10

10 En définitive, rendez-vous puissants dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
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Aux différentes époques de l’histoire yahviste, comme de l’histoire juive et chrétienne, on a compris différemment la puissance de Dieu. La représentation la plus ancienne ne différait pas beaucoup de la représentation païenne : Dieu possède une force plus forte que toute force de notre monde, et personne ne peut donc Lui résister.

C’est sans doute ainsi que pensait Abraham, à qui Dieu s’est révélé sous le nom d’El-Shaddaï, qui signifie littéralement « Dieu de force », nom que l’on traduit habituellement par « Dieu tout-puissant » ; et Jacob aussi, qui désirait tant recevoir au moins une part de cette force à la veille de sa rencontre avec Ésaü, lorsqu’il lutta toute une nuit avec son Dieu.

Et chaque fois, il apparaissait que la puissance de Dieu n’est pas simplement un instrument dont on pourrait disposer à sa guise après l’avoir reçu de Dieu, mais l’instrument de l’action de Dieu, inséparable de Lui et transformant de l’intérieur l’homme qui se décide à l’accueillir.

Ce n’est pas par hasard qu’Abraham comme Jacob reçoivent de nouveaux noms après leurs rencontres décisives : le nouveau nom signifie que l’homme, tout en restant extérieurement le même, a changé intérieurement, changé au point que l’ancien n’existe plus et que le nouveau, venu prendre sa place, mérite aussi un nouveau nom. La puissance de Dieu, si nous voulons la recevoir, nous transformera nécessairement nous-mêmes, car elle est inséparable de la présence de Dieu ; et le lieu de cette présence doit alors devenir notre propre cœur, qui doit changer afin que Dieu puisse y entrer.

Plus tard, au temps des Juges et des premiers rois, on regarda la puissance de Dieu autrement : on la voyait là où Dieu entre dans les affaires humaines, par exemple lorsqu’Il intervient dans le cours d’une guerre pour la faire tourner en faveur de Son peuple.

Ici, la puissance de Dieu est déjà perçue de manière plus spirituelle ; elle est personnelle et inséparable de la volonté de Dieu, on ne peut pas la séparer de Dieu ni l’utiliser à sa guise. Mais l’initiative, dans ce cas, revient encore aux hommes, et non à Dieu. Ils entreprennent des affaires qu’ils considèrent justes et nécessaires non seulement pour eux, mais aussi pour Dieu, puis demandent à Dieu d’y entrer comme assistant.

Pourtant, Dieu a besoin de Sa puissance pour accomplir Ses desseins, non les nôtres. Cela devait devenir particulièrement clair pour le peuple au temps de l’exil babylonien, lorsque tout ce qui était humain s’effondra, tandis que la proximité de Dieu était vécue avec une intensité sans précédent.

Dieu n’a pas donné ces leçons à Son peuple par hasard : sans leur assimilation, il était difficile d’attendre que la puissance de Dieu manifestée au monde dans le Christ, et le souffle du Royaume que le Christ a apporté au monde, soient compris et accueillis.

Autres réflexions

 
Pour Ep 6:10
10 En définitive, rendez-vous puissants dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
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À différentes époques de l’histoire yahviste, comme de l’histoire juive et chrétienne, on a compris la force de Dieu de manières différentes. La représentation la plus ancienne ne se distinguait pas beaucoup...  Lire la suite

À différentes époques de l’histoire yahviste, comme de l’histoire juive et chrétienne, on a compris la force de Dieu de manières différentes. La représentation la plus ancienne ne se distinguait pas beaucoup de la représentation païenne: Dieu possède une force plus forte que toute force de notre monde, et personne ne peut donc Lui résister.

Abraham pensait sans doute ainsi, lui à qui Dieu s’était révélé sous le nom d’El-Shaddaï, qui signifie littéralement «Dieu de force» (on traduit habituellement ce nom par «Dieu tout-puissant»), ainsi que Jacob, qui voulait tant obtenir au moins une part de cette force à la veille de sa rencontre avec Ésaü, lorsqu’il lutta toute la nuit avec son Dieu.

Et chaque fois, il s’avérait que la force de Dieu n’est pas simplement un instrument dont on pourrait disposer à sa guise après l’avoir reçu de Dieu, mais un moyen de l’action de Dieu, inséparable de Lui et changeant de l’intérieur l’homme qui se décide à l’accueillir.

Ce n’est pas un hasard si Abraham et Jacob reçoivent, après leurs rencontres mémorables, de nouveaux noms: le nom nouveau signifie que l’homme, resté extérieurement le même, a changé intérieurement, changé au point que son ancien moi n’existe plus, tandis que le nouveau, venu à la place de l’ancien, mérite un nouveau nom. La force de Dieu, si nous voulons la recevoir, nous changera nécessairement nous-mêmes: elle est inséparable de la présence de Dieu, et le lieu de cette présence doit alors devenir notre propre cœur, qui doit changer pour que Dieu puisse y entrer.

Plus tard, au temps des Juges et des premiers rois, on regarda la force de Dieu autrement: on la voyait là où Dieu entre dans les affaires humaines, par exemple lorsqu’Il intervient dans le cours d’une guerre pour le modifier en faveur de Son peuple.

Ici, la force de Dieu est déjà perçue de manière plus spirituelle; elle est personnelle et inséparable de la volonté de Dieu, on ne peut la séparer de Dieu ni l’utiliser à sa guise. Mais, dans ce cas, l’initiative vient tout de même des hommes et non de Dieu. Ils entreprennent des affaires qu’ils considèrent justes et nécessaires non seulement pour eux, mais aussi pour Dieu, puis demandent à Dieu de s’y joindre comme aide.

Pourtant, Dieu a besoin de Sa force pour accomplir Ses plans, non les nôtres. Cela devait devenir particulièrement clair pour le peuple au temps de l’exil à Babylone, lorsque tout ce qui était humain s’effondra, tandis que la proximité de Dieu était vécue avec une intensité jamais connue.

Dieu n’a pas donné ces leçons à Son peuple par hasard: sans les assimiler, il était difficile d’espérer que la force de Dieu manifestée au monde dans le Christ, et le souffle du Royaume que le Christ a apporté au monde, seraient compris et accueillis.

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Pour Ep 6:10-24
10 En définitive, rendez-vous puissants dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
11 Revêtez l’armure de Dieu, pour pouvoir résister aux manœuvres du diable.
12 Car ce n’est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes.
13 C’est pour cela qu’il vous faut endosser l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre, rester fermes.
14 Tenez-vous donc debout, avec la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse,
15 et pour chaussures le Zèle à propager l’Évangile de la paix ;
16 ayez toujours en main le bouclier de la Foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Mauvais ;
17 enfin recevez le casque du Salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu.
18 Vivez dans la prière et les supplications ; priez en tout temps, dans l’Esprit ; apportez-y une vigilance inlassable et intercédez pour tous les saints.
19 Priez aussi pour moi, afin qu’il me soit donné d’ouvrir la bouche pour parler et d’annoncer hardiment le mystère de l’Évangile,
20 dont je suis l’ambassadeur dans mes chaînes ; obtenez-moi la hardiesse d’en parler comme je le dois.
21 Je désire que vous sachiez, vous aussi, où j’en suis et ce que je deviens ; vous serez informés de tout par Tychique, ce frère bien-aimé qui m’est un fidèle assistant dans le Seigneur.
22 Je vous l’envoie tout exprès pour vous donner de nos nouvelles et réconforter vos cœurs.
23 Que Dieu le Père et le Seigneur Jésus Christ accordent paix aux frères, ainsi que charité et foi.
24 La grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ, dans la vie incorruptible !
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Du thème des relations sociales, Paul passe à celui du service chrétien et de sa place dans la société. Il proclame aussitôt...  Lire la suite

Du thème des relations sociales, Paul passe à celui du service chrétien et de sa place dans la société. Il proclame aussitôt que les chrétiens ne combattent pas les hommes, même si ces hommes détiennent le pouvoir (suivant l’usage juif, il les appelle « chair et sang »), mais que le but de leur combat est les forces spirituelles qui déterminent l’état du monde déchu. Il les appelle « principautés », « puissances » et « régisseurs des ténèbres d’ici-bas » (« dominateurs des ténèbres de ce siècle »), leur associant « le souffle du mal qui est sous le ciel » (« les esprits du mal dans les lieux célestes », v. 12). Le but des chrétiens, on le voit, n’est pas la prise du pouvoir ni les transformations sociales comme telles, mais la diminution de l’influence des forces du mal qui, agissant principalement à travers les hommes, ne sont pas elles-mêmes humaines et n’utilisent l’homme que comme instrument ; bien sûr, l’homme ne peut devenir un tel instrument qu’en y donnant son consentement.

En parlant ainsi, l’apôtre voulait sans doute mettre en garde ceux qui étaient séduits par les idées d’un messianisme religieux et politique, largement répandu en ces jours-là dans le milieu synagogal et autour des synagogues. D’ailleurs, toute lutte pour le pouvoir en général, lorsqu’elle devient une fin en soi, ne diminue nullement la mesure du mal dans le monde ; elle donne aux esprits des ténèbres un champ extrêmement vaste pour leur activité. Seul le Royaume entrant dans le monde peut diminuer cette mesure ; c’est pourquoi la tâche principale du chrétien est le témoignage rendu au Royaume et au salut, ainsi qu’à Celui qui l’a apporté dans le monde. Mais pour que le témoignage soit adéquat, il faut au témoin fidélité (« vérité ») et justice, sans lesquelles on ne peut participer au Royaume (v. 14-15). Et l’arme principale du témoin dans l’opposition au mal où gît le monde est la confiance en Dieu (« la foi »), la justice, qui est le meilleur témoignage rendu au Royaume, et la Torah, la parole de Dieu, qui permet de distinguer le bien du mal et de faire le bon choix dans les situations difficiles où le témoin devra tôt ou tard se trouver (v. 14-17). Un choix dont dépendra en fin de compte non seulement le destin de ceux à qui il rend témoignage, mais aussi son propre salut.

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Pour Ep 6:10-24
10 En définitive, rendez-vous puissants dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
11 Revêtez l’armure de Dieu, pour pouvoir résister aux manœuvres du diable.
12 Car ce n’est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes.
13 C’est pour cela qu’il vous faut endosser l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre, rester fermes.
14 Tenez-vous donc debout, avec la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse,
15 et pour chaussures le Zèle à propager l’Évangile de la paix ;
16 ayez toujours en main le bouclier de la Foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Mauvais ;
17 enfin recevez le casque du Salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu.
18 Vivez dans la prière et les supplications ; priez en tout temps, dans l’Esprit ; apportez-y une vigilance inlassable et intercédez pour tous les saints.
19 Priez aussi pour moi, afin qu’il me soit donné d’ouvrir la bouche pour parler et d’annoncer hardiment le mystère de l’Évangile,
20 dont je suis l’ambassadeur dans mes chaînes ; obtenez-moi la hardiesse d’en parler comme je le dois.
21 Je désire que vous sachiez, vous aussi, où j’en suis et ce que je deviens ; vous serez informés de tout par Tychique, ce frère bien-aimé qui m’est un fidèle assistant dans le Seigneur.
22 Je vous l’envoie tout exprès pour vous donner de nos nouvelles et réconforter vos cœurs.
23 Que Dieu le Père et le Seigneur Jésus Christ accordent paix aux frères, ainsi que charité et foi.
24 La grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ, dans la vie incorruptible !
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Instruisant les chrétiens d’Éphèse, l’apôtre Paul énumère à la fin de sa lettre les moyens spirituels qui nous ont été donnés...  Lire la suite

Instruisant les chrétiens d’Éphèse, l’apôtre Paul énumère à la fin de sa lettre les moyens spirituels qui nous ont été donnés afin que nous puissions servir Dieu et résister au mal. Il les appelle « l’armure complète de Dieu », d’où vient la notion même d’armes spirituelles. Après avoir énuméré tout ce qui en fait partie, l’apôtre explique comment il convient d’employer ces armes ; c’est à cela qu’est consacré le passage final de la lettre que nous lisons aujourd’hui. Il est ici question avant tout de la prière. C’est précisément dans la prière, sous toutes les formes diverses qu’elle peut prendre, que l’apôtre nous appelle à utiliser « l’armure complète de Dieu ». L’apôtre refuse par principe de choisir des formes ou des catégories de prière particulières ; il parle de « toute » prière. À ses yeux, l’essentiel est que la prière soit offerte. La constance de notre esprit dans cette offrande à Dieu de nous-mêmes, des autres hommes et du monde entier, voilà le principal appel de l’apôtre. Le deuxième point important est l’appel à accueillir dans notre prière toute l’Église, et tout particulièrement sa mission. Les dernières phrases de l’apôtre nous ouvrent une possibilité extraordinaire de participer au ministère accompli par d’autres personnes, en priant pour elles et en les accueillant dans notre cœur.

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Lectures du  19 juillet 2020

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