1 En possession de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, achevant de nous sanctifier dans la crainte de Dieu.
2 Faites-nous place en vos cœurs. Nous n'avons fait tort à personne, nous n'avons ruiné personne, nous n'avons exploité personne.
3 Je ne dis pas cela pour vous condamner. Je vous l'ai déjà dit: vous êtes dans nos cœurs à la vie et à la mort.
4 J'ai grande confiance en vous, je suis très fier de vous. Je suis comblé de consolation ; je surabonde de joie dans toute notre tribulation.
5 De fait, à notre arrivée en Macédoine, notre chair ne connut pas de repos. Partout des tribulations: au-dehors, des luttes; au-dedans, des craintes.
6 Mais Celui qui console les humiliés, Dieu, nous a consolés par l'arrivée de Tite,
7 et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation que vous-mêmes lui aviez donnée. Il nous a fait part de votre ardent désir, de votre désolation, de votre zèle pour moi, si bien qu'en moi la joie a prévalu.
8 Vraiment, si je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette pas. Et si je l'ai regretté - je vois bien que cette lettre vous a, ne fût-ce qu'un moment, attristés -
9 je m'en réjouis maintenant, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que cette tristesse vous a portés au repentir. Car vous avez été attristés selon Dieu, en sorte que vous n'avez, de notre part, subi aucun dommage.
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Paul s’adresse aux frères corinthiens avec une demande en son nom et au nom de ses compagnons: faites-nous place. Par là il poursuit son propos sur les cœurs étroits et larges, appelant ceux à qui il écrit à élargir leurs cœurs.
L’apôtre dit: si je me réjouis, ce n’est pas d’avoir attristé certains d’entre vous, mais de ce que nos relations demeurent inébranlables; car elles sont enracinées plus profondément que les réactions émotionnelles, qui sont tout à fait naturelles mais ne touchent pas la véritable profondeur spirituelle, celle-là même que Paul, suivant l’usage traditionnel du mot, appelle le cœur. Et il s’adresse d’abord à cette profondeur spirituelle, au vrai «moi» de l’homme, à l’homme en tant que tel, et non à ses enveloppes extérieures ou à ses états passagers. Il ne s’agit pas seulement du désir d’être compris et accueilli.
Il s’agit du fait que les relations authentiques entre les personnes sont en elles-mêmes un critère d’authenticité, de l’authenticité de la vie spirituelle et de la vie en général. En recevant l’expérience de véritables relations spirituelles, l’homme apprend la vie spirituelle elle-même, il apprend à distinguer le réel de ce qui n’est qu’ajouté. Il apprend, pour parler le langage de Paul, à élargir son cœur. Voilà ce qui importe à l’apôtre: il veut que sa venue et son activité à Corinthe contribuent non pas à démontrer qu’il a raison, car Paul n’a pas besoin de s’affirmer, mais à la formation spirituelle de ses frères corinthiens.
S’ils pouvaient maintenant faire le premier pas, accueillir l’apôtre tel qu’il est venu à eux, afin que la forme sous laquelle Paul s’adresse à eux ne les empêche pas de percevoir le sens de ce que l’apôtre veut leur dire, ils élargiraient leurs cœurs. Ils recevraient une nouvelle expérience de la véritable vie spirituelle. Ils se rapprocheraient du Royaume. Ils feraient donc encore un pas sur leur chemin chrétien. Un pas vers le salut.
Autres réflexions
Pour 2Co 7:1-16
1 En possession de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, achevant de nous sanctifier dans la crainte de Dieu.
2 Faites-nous place en vos cœurs. Nous n'avons fait tort à personne, nous n'avons ruiné personne, nous n'avons exploité personne.
3 Je ne dis pas cela pour vous condamner. Je vous l'ai déjà dit: vous êtes dans nos cœurs à la vie et à la mort.
4 J'ai grande confiance en vous, je suis très fier de vous. Je suis comblé de consolation ; je surabonde de joie dans toute notre tribulation.
5 De fait, à notre arrivée en Macédoine, notre chair ne connut pas de repos. Partout des tribulations: au-dehors, des luttes; au-dedans, des craintes.
6 Mais Celui qui console les humiliés, Dieu, nous a consolés par l'arrivée de Tite,
7 et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation que vous-mêmes lui aviez donnée. Il nous a fait part de votre ardent désir, de votre désolation, de votre zèle pour moi, si bien qu'en moi la joie a prévalu.
8 Vraiment, si je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette pas. Et si je l'ai regretté - je vois bien que cette lettre vous a, ne fût-ce qu'un moment, attristés -
9 je m'en réjouis maintenant, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que cette tristesse vous a portés au repentir. Car vous avez été attristés selon Dieu, en sorte que vous n'avez, de notre part, subi aucun dommage.
10 La tristesse selon Dieu produit en effet un repentir salutaire qu'on ne regrette pas; la tristesse du monde, elle, produit la mort.
11 Voyez plutôt ce qu'elle a produit chez vous, cette tristesse selon Dieu. Quel empressement! Que dis-je? Quelles excuses! Quelle indignation! Quelle crainte! Quel ardent désir! Quel zèle! Quelle punition! Vous avez montré de toutes manières que vous étiez innocents en cette affaire.
12 Aussi bien, si je vous ai écrit, ce n'est ni à cause de l'offenseur ni à cause de l'offensé. C'était pour faire éclater chez vous devant Dieu l'empressement que vous avez à notre égard.
13 Voilà ce qui nous a consolés. À cette consolation personnelle s'est ajoutée une joie bien plus grande encore, celle de voir la joie de Tite, dont l'esprit a reçu apaisement de vous tous.
14 Que si devant lui je me suis quelque peu glorifié à votre sujet, je n'ai pas eu à en rougir. Au contraire, de même qu'en toutes choses nous vous avons dit la vérité, ainsi ce dont nous nous sommes glorifiés auprès de Tite s'est trouvé être la vérité.
15 Et son affection pour vous redouble, quand il se rappelle votre obéissance à tous, comment vous l'avez accueilli avec crainte et tremblement.
16 Je me réjouis de pouvoir en tout compter sur vous.
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Dans la lecture d’aujourd’hui, l’apôtre Paul souligne que la sainteté est la norme de vie à laquelle tous les chrétiens sont appelés...
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Dans la lecture d’aujourd’hui, l’apôtre Paul souligne que la sainteté est la norme de vie à laquelle tous les chrétiens sont appelés. La logique de ses paroles repose sur ce qu’il a écrit dans les lignes précédentes, à la fin du chapitre 6 (bien que la lettre originale, comme tous les manuscrits des premiers siècles, n’ait pas été divisée en chapitres, de sorte que la pensée n’était pas interrompue). L’apôtre a donc parlé de la promesse de Dieu d’adopter comme Ses enfants les disciples du Christ. Puis, dans la lecture d’aujourd’hui, il poursuit : c’est précisément parce que cette promesse nous a été faite que nous devons nous purifier de toute souillure du corps et de l’esprit. Non pas pour l’état du corps ou de l’esprit en lui-même, mais à cause de la promesse, parce que Dieu nous accueille. Les mots « achevant notre sanctification (άγιοσύνη, sainteté) dans la crainte de Dieu » parlent précisément du tremblement révérencieux devant l’amour immérité et sans mesure du Tout-Puissant. Cela est important, car nous sommes enclins à céder à la tentation de l’ascèse pour l’ascèse. Ce n’est nullement ce qui est nécessaire. Comme le Seigneur Lui-même le dit : si nous L’aimons, nous garderons Ses commandements. Alors seulement nous trouverons le désir, la force et la possibilité de le faire. C’est pourquoi le cœur de la prédication des apôtres est l’amour du Christ qui se donne sur la croix, et non les menaces de châtiment.
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