1 Du maître de chant. Pour la maladie. Poème. De David.
2 L'insensé a dit en son cœur "Non, plus de Dieu!" Ils sont faux, corrompus, abominables; non, il n'est plus d'honnête homme.
3 Des cieux Dieu se penche vers les fils d'Adam, pour voir s'il en est un de sensé, un qui cherche Dieu?
4 Tous ils ont dévié, ensemble pervertis. Non, il n'est plus d'honnête homme, non, plus un seul.
5 Le savent-ils, les malfaisants? Ils mangent mon peuple, voilà le pain qu'ils mangent, ils n'invoquent pas Dieu.
6 Là ils seront frappés d'effroi sans cause d'effroi. Car Dieu disperse les ossements de ton assiégeant, on les bafoue, car Dieu les rejette.
7 Qui donnera de Sion le salut d'Israël? Lorsque Dieu ramènera son peuple, allégresse à Jacob et joie pour Israël!
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Pourquoi celui qui dit « il n'y a pas de Dieu » est-il insensé ? Non pas celui qui joue devant un public, mais celui qui prononce intérieurement ces paroles dans son cœur et instaure ainsi pour lui-même une manière d'exister entièrement nouvelle. Le monde devient alors rempli d'un mal sans cause, car s'il n'y a pas de Dieu, il n'y a pas non plus de diable qui se soit révolté contre Lui. Ce mal nous guette à chaque pas ; nous sommes contraints de nous défendre comme nous le pouvons, et la meilleure défense devient alors l'attaque. Pour prévenir un coup éventuel, il faut donc tuer immédiatement. Il est impossible de lutter pour sa vie ou de donner la vie à des enfants si l'on dit dans son cœur : « Dieu n'existe pas. » Car s'il en est ainsi, il n'y a pas une seule raison de continuer à vivre. Il n'est plus nécessaire de lutter, de souffrir ni d'aimer, parce qu'il ne reste dans le monde qu'une seule constante : la mort. Celui qui rejette Dieu n'est pas toujours prêt à reconnaître que le chemin qui s'ouvre désormais devant lui est un chemin vers une mort terrible et douloureuse.
Autres réflexions
Pour Ps 53:1
1 Du maître de chant. Pour la maladie. Poème. De David.
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Il n'est pas étonnant qu'un homme menacé d'être livré traîtreusement à son persécuteur demande à Dieu de le délivrer...
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Il n'est pas étonnant qu'un homme menacé d'être livré traîtreusement à son persécuteur demande à Dieu de le délivrer. Il s'agit bien sûr ici d'être délivré d'ennemis immédiats et présents, mais nous sommes en droit de voir dans cette demande concrète une image de notre espérance commune d'être sauvés du pouvoir du mal et du péché.
Ce qui frappe cependant, c'est que celui qui met son espérance en Dieu ne se contente pas de supplier pour sa délivrance, mais se tient aussi prêt à comparaître devant Son jugement. On pourrait y soupçonner de la présomption si l'on ne voyait avec quel respect le suppliant s'approche du Seigneur. Lorsqu'il souligne que celui qui se réfugie auprès du Très-Haut est digne de comparaître devant Son jugement, on n'entend pas de la vantardise, mais l'humble assurance que l'homme n'a pas le droit moral de s'adresser à Dieu dans n'importe quel état.
Le Seigneur nous entend et nous accueille sans aucun doute en toute circonstance. Il peut venir à notre secours malgré toutes nos contorsions, car Sa miséricorde surpasse tous nos péchés et toute notre abjection. Pourtant, lorsque nous nous réfugions auprès de Lui, n'oublions pas de nous regarder nous-mêmes et de voir ce que nous sommes.
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