1 L’ange qui me parlait revint et me réveilla comme un homme qui est tiré de son sommeil. 2 Et il me dit : « Que vois-tu ? » Je répondis : « Je regarde, et voici : il y a un lampadaire tout en or, avec un réservoir à son sommet ; et sept lampes tout en haut, sept becs pour les lampes qui sont à son sommet. 3 Près de lui sont deux oliviers, l’un à la droite du réservoir, l’autre à sa gauche. » 4 Prenant la parole, je dis à l’ange qui me parlait : « Que signifient ces choses, mon Seigneur ? » 5 L’ange qui me parlait me répondit : « Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses ? » Je dis : « Non, mon Seigneur. » |
6a Alors il me répondit en ces termes : ... |
10b « Ces sept-là sont les yeux de Yahvé, ils vont par toute la terre. » 11 Je pris alors la parole et lui dis : « Que signifient ces deux oliviers, à droite du chandelier et à sa gauche ? » 12 (Je repris la parole et lui dis : « Que signifient les deux branches d’olivier qui, par les deux tuyaux d’or, déversent l’or ? ») 13 Il me répondit : « Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses ? » Je dis : « Non, mon Seigneur. » 14 Il dit : « Ce sont les deux Oints qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre. » |
6b Voici la parole de Yahvé touchant Zorobabel : Ce n’est pas par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit — dit Yahvé Sabaot. 7 Qu’es-tu, grande montagne ? Devant Zorobabel, deviens une plaine ! Il arrachera la pierre de faîte, tandis qu’on criera : « Bravo, bravo pour elle ! » 8 La parole de Yahvé me fut adressée en ces termes : 9 Les mains de Zorobabel ont fondé ce Temple : ses mains l’achèveront. (Et vous saurez que Yahvé Sabaot m’a envoyé vers vous.) |
10a Car qui donc méprisait ce jour d’événements minimes ? On se réjouira en voyant la pierre d’étain dans la main de Zorobabel. |
Servir le Seigneur sur la terre ne doit pas ressembler au gouvernement d'un État ; cela ne peut s'accomplir ni par les armées ni par la puissance. Ceux qui ont reçu l'onction sacrée et la bénédiction pour un ministère particulier sont comparés, dans la vision prophétique, à une lampe qui dissipe les ténèbres. Pourtant, au fil des siècles, combien de fois les hommes ont-ils voulu, et veulent-ils encore aujourd'hui, établir la vérité et la justice précisément par les armées et par la force, moyens si familiers qu'ils paraissent inséparables des fondements de l'existence !
Mais le Seigneur nous propose de briller. Si nous sommes prêts non pas à « remettre de l'ordre », mais à refléter paisiblement Sa lumière et Son amour et à les porter plus loin, nous pourrons bientôt constater nous-mêmes que l'observance paisible des commandements et l'union priante avec le Seigneur changent le monde, peut-être pas brutalement, mais bien plus profondément et durablement que les transformations violentes.
1 L’ange qui me parlait revint et me réveilla comme un homme qui est tiré de son sommeil. 2 Et il me dit : « Que vois-tu ? » Je répondis : « Je regarde, et voici : il y a un lampadaire tout en or, avec un réservoir à son sommet ; et sept lampes tout en haut, sept becs pour les lampes qui sont à son sommet. 3 Près de lui sont deux oliviers, l’un à la droite du réservoir, l’autre à sa gauche. » 4 Prenant la parole, je dis à l’ange qui me parlait : « Que signifient ces choses, mon Seigneur ? » 5 L’ange qui me parlait me répondit : « Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses ? » Je dis : « Non, mon Seigneur. » |
6a Alors il me répondit en ces termes : ... |
10b « Ces sept-là sont les yeux de Yahvé, ils vont par toute la terre. » 11 Je pris alors la parole et lui dis : « Que signifient ces deux oliviers, à droite du chandelier et à sa gauche ? » 12 (Je repris la parole et lui dis : « Que signifient les deux branches d’olivier qui, par les deux tuyaux d’or, déversent l’or ? ») 13 Il me répondit : « Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses ? » Je dis : « Non, mon Seigneur. » 14 Il dit : « Ce sont les deux Oints qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre. » |
6b Voici la parole de Yahvé touchant Zorobabel : Ce n’est pas par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit — dit Yahvé Sabaot. 7 Qu’es-tu, grande montagne ? Devant Zorobabel, deviens une plaine ! Il arrachera la pierre de faîte, tandis qu’on criera : « Bravo, bravo pour elle ! » 8 La parole de Yahvé me fut adressée en ces termes : 9 Les mains de Zorobabel ont fondé ce Temple : ses mains l’achèveront. (Et vous saurez que Yahvé Sabaot m’a envoyé vers vous.) |
10a Car qui donc méprisait ce jour d’événements minimes ? On se réjouira en voyant la pierre d’étain dans la main de Zorobabel. |
Les visions du prophète Zacharie se poursuivent et, de nouveau, avec plus de clarté encore, le Seigneur lui annonce le caractère double du ministère du Messie à venir, le Libérateur d'Israël. Dans la nouvelle vision, le Messie est représenté par un chandelier d'or à sept branches, dont la lumière éclaire les pièces intérieures du Temple en construction. Placé à l'entrée du Saint des saints, lieu de la mystérieuse présence de l'Invisible, ce chandelier était l'unique source de lumière dans la Tente de Moïse et occupait une place centrale auprès de l'autel du Temple de Salomon. Son feu symbolisait la flamme brûlante de la Présence de Dieu, et ses sept lampes exprimaient la plénitude de la vie divine. C'est précisément du chandelier de la Tente de Moïse que vient l'usage d'allumer des lampes et des cierges pendant la prière, en signe de ce qu'à cet instant les hommes se tiennent devant Dieu Lui-même. Il est donc naturel que le chandelier soit devenu pour Zacharie le symbole du Christ, qui a apporté au monde la lumière de l'amour divin.
Et voici que le prophète voit, auprès des lampes du chandelier, deux oliviers, source de l'huile qui alimente la flamme. Au chapitre précédent, il parlait du ministère de grand prêtre du Serviteur de Dieu, le Messie ; cette révélation diffère sensiblement du Messie-Roi connu par les prophètes antérieurs. Zacharie voit ainsi le double ministère du Christ, Roi et Grand Prêtre de l'Alliance à venir. Dans la Jérusalem de son temps, la préfiguration du Messie aurait plutôt dû être Zorobabel, prince de la lignée de David qui avait pris la tête des habitants du pays après leur retour de Babylone. Aussi le prophète s'adresse-t-il à Zorobabel pour dire que le ministère du Messie ne s'accomplira ni par la force des armes ni par celle du pouvoir terrestre. Ce ministère est d'une autre nature, mystérieuse : « Ni par une armée ni par la force, dit le Seigneur à Zorobabel par le prophète, mais par Mon Esprit » s'accomplira le dessein de purification, de restauration et de salut d'Israël.
Pour la Jérusalem de ces jours-là, ces paroles signifient aussi la bénédiction de Dieu sur la restauration du Temple. Le Seigneur promet qu'aucun obstacle, en premier lieu militaire ou politique, n'arrêtera la construction et qu'il sera donné à Zorobabel d'en voir l'achèvement comme il en a vu le début. Il est pourtant tout à fait évident que l'action salvatrice de Dieu qui doit s'accomplir à la venue du Messie dépasse le cadre de la restauration du Temple. Zorobabel ne sera donc qu'une préfiguration du Messie, accomplissant partiellement Son ministère.
Le chapitre 4 s'achève sur les paroles selon lesquelles les deux oliviers auprès du chandelier représentent « les deux oints d'huile ». Il s'agit du prince et du grand prêtre, Zorobabel et Josué, qui préfigurent ensemble deux aspects différents mais inséparables du ministère salvateur du Christ. Le Messie est Roi et Prêtre, et Il accomplira ces deux ministères par l'Esprit de Dieu : telle est la pensée centrale de ce chapitre.
Cette prophétie de Zacharie sur le double ministère du Messie fut l'un des fondements de la théorie des deux Messies, répandue parmi les Juifs au temps de la vie terrestre du Seigneur Jésus-Christ. Ses partisans pensaient qu'il fallait attendre le Messie-Roi annoncé par les anciens prophètes et le Messie-Grand Prêtre, qui accomplirait la purification des hommes conformément à la prophétie de Zacharie. En effet, du point de vue des coutumes juives, cette union de la royauté et du sacerdoce du Messie paraît impossible. Le sacerdoce en Israël était strictement limité à la tribu de Lévi ; seuls les descendants d'Aaron pouvaient s'approcher de l'autel, et les lévites devaient épouser uniquement des femmes d'origine lévitique. Or, selon toutes les prophéties, le Messie devait être un descendant de David, de la tribu de Juda. Cette contradiction trouva néanmoins sa résolution en Jésus de Nazareth : Sa Mère très pure était proche parente de la famille sacerdotale de Zacharie, père de Jean le Baptiste, tandis que Joseph, qui L'avait adopté, descendait de David.
L'essentiel est que le Seigneur Jésus unit réellement en Lui les deux ministères, ce qui nous permet de considérer les chapitres 3 et 4 de Zacharie comme une prophétie à Son sujet. On ne peut manquer de noter aussi que le ministère princier, strictement terrestre, de Zorobabel peut être interprété comme un symbole de la nature humaine du Christ, et le ministère spirituel du grand prêtre comme un symbole de Sa nature divine. Mais il est peu probable que Zacharie lui-même ait consciemment cherché à rendre possible une telle interprétation : le mystère de la nature divine et humaine du Christ restait caché pour l'Ancien Testament.
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