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RÉFLEXIONS pour Ac 15:35-41

35 Paul et Barnabé toutefois demeurèrent à Antioche où, avec beaucoup d’autres, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle, la parole du Seigneur.
36 Quelque temps après, Paul dit à Barnabé : « Retournons donc visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir où ils en sont. »
37 Mais Barnabé voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ;
38 Paul, lui, n’était pas d’avis d’emmener celui qui les avait abandonnés en Pamphylie et n’avait pas été à l’œuvre avec eux.
39 L’irritation devint telle qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Barnabé prit Marc avec lui et s’embarqua pour Chypre.
40 De son côté, Paul fit choix de Silas et partit, après avoir été confié par les frères à la grâce de Dieu.
41 Il traversa la Syrie et la Cilicie, où il affermit les Églises.
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D’une certaine manière, il est très réconfortant de découvrir que les apôtres étaient eux aussi des êtres humains bien vivants. Bien que le Seigneur ait fait d’eux Ses grands serviteurs, ils savaient apparemment eux aussi se tromper et se quereller, et parfois ne pas s’entendre. Paul et Barnabé, deux hommes conduits par l’Esprit, ne parviennent pourtant pas à s’accorder sur la question de savoir s’il faut ou non donner une seconde chance au jeune disciple qui, une fois déjà, n’avait pas répondu à leurs attentes. Leurs avis divergent au point qu’ils partent chacun de leur côté, et Paul choisit un autre compagnon. Il est même un peu triste de comprendre que, chez eux aussi, tout pouvait être tellement « humain »... Pourtant, à la fin, tout retrouvera sa juste place. Le fait que Paul et Marc renoueront de bonnes relations est attesté par le fait qu’ils seront même emprisonnés ensemble (voir Col 4,10). Pour nous, cette histoire est extrêmement instructive : elle nous aide à comprendre que notre situation n’est pas aussi mauvaise qu’elle pourrait l’être. Les saints ont péché eux aussi. Mais, en même temps, nous avons encore du chemin à parcourir, car ces pécheurs sont tout de même devenus des saints.

Autres réflexions

 
Pour Ac 15:35-41
35 Paul et Barnabé toutefois demeurèrent à Antioche où, avec beaucoup d’autres, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle, la parole du Seigneur.
36 Quelque temps après, Paul dit à Barnabé : « Retournons donc visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir où ils en sont. »
37 Mais Barnabé voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ;
38 Paul, lui, n’était pas d’avis d’emmener celui qui les avait abandonnés en Pamphylie et n’avait pas été à l’œuvre avec eux.
39 L’irritation devint telle qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Barnabé prit Marc avec lui et s’embarqua pour Chypre.
40 De son côté, Paul fit choix de Silas et partit, après avoir été confié par les frères à la grâce de Dieu.
41 Il traversa la Syrie et la Cilicie, où il affermit les Églises.
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Il est à sa manière très consolant de constater que les apôtres étaient eux aussi, semble-t-il, des êtres vivants. Bien que le Seigneur ait fait d'eux ses grands serviteurs, ils savaient apparemment eux aussi se tromper, se quereller et parfois...  Lire la suite

Il est à sa manière très consolant de constater que les apôtres étaient eux aussi, semble-t-il, des êtres vivants. Bien que le Seigneur ait fait d'eux ses grands serviteurs, ils savaient apparemment eux aussi se tromper, se quereller et parfois ne pas s'entendre entre eux.

Paul et Barnabé, deux hommes conduits par l'Esprit, ne parviennent pourtant pas à s'accorder pour savoir s'il faut donner une seconde chance à un jeune disciple qui, une fois, n'a pas répondu à leurs attentes. Leurs opinions diffèrent tellement qu'ils partent chacun de leur côté, et Paul choisit un autre compagnon. Il est même un peu triste de comprendre que, chez eux aussi, tout pouvait se passer « humainement »...

Mais ensuite tout reviendra tout de même là où il faut. Le fait que Paul et Marc finiront par se réconcilier est attesté au moins par ceci: ils seront même ensemble dans la même prison (voir Col 4:10).

Pour nous, cette histoire est extrêmement instructive. D'un côté, elle nous aide à comprendre que tout n'est pas aussi mauvais chez nous que cela pourrait l'être: les saints aussi ont péché. De l'autre, elle nous rappelle que nous avons encore à grandir, car ces hommes imparfaits sont pourtant devenus saints.

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Pour Ac 15:36
36 Quelque temps après, Paul dit à Barnabé : « Retournons donc visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir où ils en sont. »
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Toute l’histoire de l’Église primitive est une histoire d’apostolat. De mission. De témoignage. Les apôtres sont sans cesse en chemin. Bien sûr, cela tient à l’essence même du ministère apostolique. Dans les confréries religieuses juives des temps évangéliques, l’envoyé...  Lire la suite

Toute l’histoire de l’Église primitive est une histoire d’apostolat. De mission. De témoignage. Les apôtres sont sans cesse en chemin. Bien sûr, cela tient à l’essence même du ministère apostolique. Dans les confréries religieuses juives des temps évangéliques, l’envoyé (c’est ainsi que se traduit le mot grec « apôtre ») devait être avant tout précisément un témoin, témoin de tels ou tels événements qui se produisaient dans telle ou telle communauté. Les confréries juives, tout comme l’Église primitive, étaient des mouvements communautaires qui avaient un conseil d’anciens, mais ni centre unique ni structure rigide. L’institution des envoyés-apôtres jouait dans ces conditions le rôle de lien entre les communautés qui composaient la confrérie, et aussi d’instrument particulier d’échange d’expérience spirituelle : car les apôtres pouvaient, entre autres, raconter des événements importants de la vie spirituelle de telle ou telle communauté.

Pour l’Église, bien entendu, l’événement principal était la résurrection du Christ ; elle rendit possible l’existence même de l’Église, et il n’est pas étonnant que la communauté des apôtres, témoins directs de cet événement et de tout ce qui s’y rattachait, soit devenue le noyau de l’Église. Sans le témoignage apostolique, la vie de l’Église primitive était impensable : c’est précisément ce témoignage de la réalité de la Résurrection qui donnait sens au christianisme et donnait espérance aux nouveaux venus. Le témoignage de Paul avait une importance particulière : il avait en effet rencontré le Christ ressuscité après la Pentecôte ; il s’était converti en s’appuyant non sur le témoignage d’autrui, mais sur sa propre expérience.

Cela signifiait que les rencontres avec le Christ n’étaient pas restées dans le passé, qu’elles n’appartenaient pas seulement à ces quarante jours qui séparent la Résurrection de l’Ascension, qu’elles faisaient partie de l’histoire chrétienne, de l’histoire de l’Église, de l’histoire du Royaume entrant dans le monde. Mais il y avait encore dans le témoignage apostolique quelque chose qui ne pouvait exister dans l’apostolat traditionnel. C’est le Royaume lui-même, que le chrétien, s’il est chrétien non seulement en paroles, porte toujours avec lui. C’est cela le principal témoignage chrétien.

Autrement, il ne sera pas possible de témoigner du Christ et du Royaume ; les paroles seules ne suffisent pas ici. Et si le chrétien témoigne du Royaume qu’il porte avec lui, alors, par lui, le Royaume se répand dans le monde et le saisit toujours davantage. C’est en cela que consiste la tâche principale de l’Église : demeurer dans le monde en lui portant le Royaume. Quant à la parole sur le Christ et sur le Royaume, elle n’est qu’un complément de l’essentiel. Un complément important, mais non absolument nécessaire : là où se manifeste la puissance du Royaume et où souffle son haleine, les paroles ne sont pas tellement nécessaires.

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Pour Ac 15:36-16:10
36 Quelque temps après, Paul dit à Barnabé : « Retournons donc visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir où ils en sont. »
37 Mais Barnabé voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ;
38 Paul, lui, n’était pas d’avis d’emmener celui qui les avait abandonnés en Pamphylie et n’avait pas été à l’œuvre avec eux.
39 L’irritation devint telle qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Barnabé prit Marc avec lui et s’embarqua pour Chypre.
40 De son côté, Paul fit choix de Silas et partit, après avoir été confié par les frères à la grâce de Dieu.
41 Il traversa la Syrie et la Cilicie, où il affermit les Églises.
1 Il gagna ensuite Derbé, puis Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une juive devenue croyante, mais d’un père grec.
2 Les frères de Lystres et d’Iconium lui rendaient un bon témoignage.
3 Paul décida de l’emmener avec lui. Il le prit donc et le circoncit, à cause des Juifs qui se trouvaient dans ces parages, car tout le monde savait que son père était grec.
4 Dans les villes où ils passaient, ils transmettaient, en recommandant de les observer, les décrets portés par les apôtres et les anciens de Jérusalem.
5 Ainsi les Églises s’affermissaient dans la foi et croissaient en nombre de jour en jour.
6 Ils parcoururent la Phrygie et la région galate, le Saint Esprit les ayant empêchés d’annoncer la parole en Asie.
7 Parvenus aux confins de la Mysie, ils tentèrent d’entrer en Bithynie, mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.
8 Ils traversèrent donc la Mysie et descendirent à Troas.
9 Or, pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien était là, debout, qui lui adressait cette prière : « Passe en Macédoine, viens à notre secours ! »
10 Aussitôt après cette vision, nous cherchâmes à partir pour la Macédoine, persuadés que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.
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Le désaccord sur la question d'emmener ou non Jean-Marc aurait pu conduire à une rupture. Mais nous voyons que même la séparation entre les frères s'est révélée féconde...  Lire la suite

Le désaccord sur la question d'emmener ou non Jean-Marc aurait pu conduire à une rupture. Mais nous voyons que même la séparation entre les frères s'est révélée féconde : partis dans des lieux différents, ils ont pu prêcher à un plus grand nombre de personnes. Même les disputes et les désaccords provoqués par le désordre humain, le Seigneur les tourne vers le bien, suppléant à ce que nous nous efforçons de gâter.

Il semblerait que Paul, qui rejetait le caractère obligatoire des rites de l'Ancien Testament pour les non-Juifs et qui, plus généralement, ne paraît guère partisan d'un légalisme formel, aurait pu ne pas circoncire Timothée. Il est vrai que Timothée appartient par sa mère au peuple juif ; la circoncision est donc nécessaire si Paul et Timothée doivent fréquenter les Juifs. Mais ce n'est pas seulement pour céder à l'opinion publique que Paul, comme il peut sembler, s'écarte de ses propres principes. Les actes de Paul ont une double dimension : il est impossible d'exercer un libre choix en détruisant la loi et, inversement, des règles claires peuvent servir d'appui à une action libre.

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Pour Ac 15:36-16:15
36 Quelque temps après, Paul dit à Barnabé : « Retournons donc visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir où ils en sont. »
37 Mais Barnabé voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ;
38 Paul, lui, n’était pas d’avis d’emmener celui qui les avait abandonnés en Pamphylie et n’avait pas été à l’œuvre avec eux.
39 L’irritation devint telle qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Barnabé prit Marc avec lui et s’embarqua pour Chypre.
40 De son côté, Paul fit choix de Silas et partit, après avoir été confié par les frères à la grâce de Dieu.
41 Il traversa la Syrie et la Cilicie, où il affermit les Églises.
1 Il gagna ensuite Derbé, puis Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une juive devenue croyante, mais d’un père grec.
2 Les frères de Lystres et d’Iconium lui rendaient un bon témoignage.
3 Paul décida de l’emmener avec lui. Il le prit donc et le circoncit, à cause des Juifs qui se trouvaient dans ces parages, car tout le monde savait que son père était grec.
4 Dans les villes où ils passaient, ils transmettaient, en recommandant de les observer, les décrets portés par les apôtres et les anciens de Jérusalem.
5 Ainsi les Églises s’affermissaient dans la foi et croissaient en nombre de jour en jour.
6 Ils parcoururent la Phrygie et la région galate, le Saint Esprit les ayant empêchés d’annoncer la parole en Asie.
7 Parvenus aux confins de la Mysie, ils tentèrent d’entrer en Bithynie, mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.
8 Ils traversèrent donc la Mysie et descendirent à Troas.
9 Or, pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien était là, debout, qui lui adressait cette prière : « Passe en Macédoine, viens à notre secours ! »
10 Aussitôt après cette vision, nous cherchâmes à partir pour la Macédoine, persuadés que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.
11 De Troas, gagnant le large nous cinglâmes droit sur Samothrace, et le lendemain sur Néapolis,
12 d’où nous gagnâmes Philippes, cité de premier rang de ce district de Macédoine et colonie. Nous passâmes quelques jours dans cette ville,
13 puis, le jour du sabbat, nous nous rendîmes en dehors de la porte, sur les bords de la rivière, où nous pensions qu’il y avait un lieu de prière. Nous étant assis, nous adressâmes la parole aux femmes qui s’étaient réunies.
14 L’une d’elles, nommée Lydie, nous écoutait ; c’était une négociante en pourpre, de la ville de Thyatire ; elle adorait Dieu. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul.
15 Après avoir été baptisée ainsi que les siens, elle nous fit cette prière : « Si vous me tenez pour une fidèle du Seigneur, venez demeurer dans ma maison. » Et elle nous y contraignit.
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Sur quoi nous orientons-nous lorsque nous réfléchissons à ce qu'une personne doit ou ne doit pas faire pour être sauvée...  Lire la suite

Sur quoi nous orientons-nous lorsque nous réfléchissons à ce qu'une personne doit ou ne doit pas faire pour être sauvée, ou lorsque nous discutons de l'organisation de l'Église, lorsque nous nous posons des questions comme: «comment croire et en quoi?», «quelle décision sera agréable à Dieu?», «qu'attend-Il personnellement de moi»?

D'habitude, nous nous rappelons telle ou telle parole de l'Écriture, des règles ecclésiales, de l'expérience d'autres personnes. Au pire, nous agissons comme bon nous semble. Mais le livre des Actes nous ouvre un exemple étonnant de foi apostolique, lorsque l'Esprit Saint leur donne clairement de voir comment agir et où aller. C'est pourquoi Luc peut dire si simplement: «l'Esprit ne les laissa pas aller là-bas»...

Il ne reste qu'une question: si l'expérience des apôtres diffère fortement de la nôtre, que nous donne-t-elle: un motif d'abattement et de désespoir, ou un motif de supplication pour recevoir l'Esprit?

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Pour Ac 15:36-16:15
36 Quelque temps après, Paul dit à Barnabé : « Retournons donc visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir où ils en sont. »
37 Mais Barnabé voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ;
38 Paul, lui, n’était pas d’avis d’emmener celui qui les avait abandonnés en Pamphylie et n’avait pas été à l’œuvre avec eux.
39 L’irritation devint telle qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Barnabé prit Marc avec lui et s’embarqua pour Chypre.
40 De son côté, Paul fit choix de Silas et partit, après avoir été confié par les frères à la grâce de Dieu.
41 Il traversa la Syrie et la Cilicie, où il affermit les Églises.
1 Il gagna ensuite Derbé, puis Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une juive devenue croyante, mais d’un père grec.
2 Les frères de Lystres et d’Iconium lui rendaient un bon témoignage.
3 Paul décida de l’emmener avec lui. Il le prit donc et le circoncit, à cause des Juifs qui se trouvaient dans ces parages, car tout le monde savait que son père était grec.
4 Dans les villes où ils passaient, ils transmettaient, en recommandant de les observer, les décrets portés par les apôtres et les anciens de Jérusalem.
5 Ainsi les Églises s’affermissaient dans la foi et croissaient en nombre de jour en jour.
6 Ils parcoururent la Phrygie et la région galate, le Saint Esprit les ayant empêchés d’annoncer la parole en Asie.
7 Parvenus aux confins de la Mysie, ils tentèrent d’entrer en Bithynie, mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.
8 Ils traversèrent donc la Mysie et descendirent à Troas.
9 Or, pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien était là, debout, qui lui adressait cette prière : « Passe en Macédoine, viens à notre secours ! »
10 Aussitôt après cette vision, nous cherchâmes à partir pour la Macédoine, persuadés que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.
11 De Troas, gagnant le large nous cinglâmes droit sur Samothrace, et le lendemain sur Néapolis,
12 d’où nous gagnâmes Philippes, cité de premier rang de ce district de Macédoine et colonie. Nous passâmes quelques jours dans cette ville,
13 puis, le jour du sabbat, nous nous rendîmes en dehors de la porte, sur les bords de la rivière, où nous pensions qu’il y avait un lieu de prière. Nous étant assis, nous adressâmes la parole aux femmes qui s’étaient réunies.
14 L’une d’elles, nommée Lydie, nous écoutait ; c’était une négociante en pourpre, de la ville de Thyatire ; elle adorait Dieu. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul.
15 Après avoir été baptisée ainsi que les siens, elle nous fit cette prière : « Si vous me tenez pour une fidèle du Seigneur, venez demeurer dans ma maison. » Et elle nous y contraignit.
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La lecture d'aujourd'hui nous aide à mieux comprendre comment le Royaume se répand dans le monde après la Pentecôte...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous aide à mieux comprendre comment le Royaume se répand dans le monde après la Pentecôte. Le récit commence par un désaccord entre Paul et Barnabé sur la composition de leur futur groupe missionnaire (Ac, v. 36–41). Ce désaccord était assez sérieux pour créer une tension dans leurs relations : c'est le sens littéral du mot grec correspondant. Il était probablement lié au caractère ardent et résolu de Paul, qui ne semblait guère faire confiance à Jean-Marc : celui-ci, nous dit l'évangéliste, avait auparavant quitté Paul et Barnabé en Pamphylie. Ces divergences ont apparemment conduit les apôtres à se séparer. L'épisode nous montre clairement que même ceux qui connaissent le Royaume sont parfois loin d'être à l'abri des désaccords, voire des querelles. La question est seulement de savoir comment ces querelles se terminent. Dans notre monde encore non transfiguré, elles débouchent souvent, on le sait, sur l'inimitié. Dans le Royaume, on n'en arrive pas là : en cas de désaccord de principe, les personnes concernées se séparent généralement, le plus souvent pour un temps, et poursuivent chacune de leur côté l'œuvre confiée par Dieu, sans que celle-ci cesse d'être commune. Certes, la querelle n'est pas la meilleure forme des relations humaines. Mais, si elle ne mène ni à l'inimitié ni à la haine, les divergences ne deviennent pas insurmontables et ne détruisent pas l'unité sans laquelle le Royaume est impossible. Une telle situation crée évidemment des obstacles et des difficultés, mais la puissance de Dieu les surmonte : il n'y a pas ici cette résistance à Sa volonté devant laquelle Dieu s'arrête, respectant la liberté de choix de l'homme. La situation de Timothée, mentionnée par Luc, est également intéressante (Ac 16,1–3). Au vu des décisions du concile des Apôtres, sa circoncision semblait tout à fait inutile. Pourtant, Paul le circoncit, selon l'évangéliste, « à cause des Juifs ». Apparemment, il ne s'agit pas de dire que « sans circoncision, il n'y a pas de salut », mais de ne pas s'opposer à une Église particulière, probablement composée entièrement ou en majorité de Juifs. Dans une telle situation, observer les règles religieuses juives était tout naturel ; c'est plutôt leur rejet ostentatoire qui aurait troublé la communauté. Ainsi se résout la question religieuse dans le Royaume : si la religion fait organiquement partie de la vie d'une personne ou d'une communauté entière, elle trouve sa place dans le Royaume comme dans l'Église. Elle devient alors elle-même l'une des formes du Royaume, aussi multiple que la vie de ceux qui y entrent.

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Pour Ac 15:1-35
1 Cependant certaines gens descendus de Judée enseignaient aux frères : « Si vous ne vous faites pas circoncire suivant l’usage qui vient de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. »
2 Après bien de l’agitation et une discussion assez vive engagée avec eux par Paul et Barnabé, il fut décidé que Paul, Barnabé et quelques autres des leurs monteraient à Jérusalem auprès des apôtres et des anciens pour traiter de ce litige.
3 Eux donc, après avoir été escortés par l’Église, traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des païens, et ils causaient une grande joie à tous les frères.
4 Arrivés à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les apôtres et les anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
5 Mais certaines gens du parti des Pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour déclarer qu’il fallait circoncire les païens et leur enjoindre d’observer la Loi de Moïse.
6 Alors les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette question.
7 Après une longue discussion, Pierre se leva et dit :
« Frères, vous le savez : dès les premiers jours, Dieu m’a choisi parmi vous pour que les païens entendent de ma bouche la parole de la Bonne Nouvelle et embrassent la foi.
8 Et Dieu, qui connaît les cœurs, a témoigné en leur faveur, en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous.
9 Et il n’a fait aucune distinction entre eux et nous, puisqu’il a purifié leur cœur par la foi.
10 Pourquoi donc maintenant tentez-vous Dieu en voulant imposer aux disciples un joug que ni nos pères ni nous-mêmes n’avons eu la force de porter ?
11 D’ailleurs, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, exactement comme eux. »
12 Alors toute l’assemblée fit silence. On écoutait Barnabé et Paul exposer tout ce que Dieu avait accompli par eux de signes et prodiges parmi les païens.
13 Quand ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi.
14 Syméon a exposé comment, dès le début, Dieu a pris soin de tirer d’entre les païens un peuple réservé à son Nom.
15 Ce qui concorde avec les paroles des Prophètes, puisqu’il est écrit :
16 Après cela je reviendrai
et je relèverai la tente de David qui était tombée ;
je relèverai ses ruines
et je la redresserai
,
17 afin que le reste des hommes cherchent le Seigneur,
ainsi que toutes les nations
qui ont été consacrées à mon Nom,
dit le Seigneur qui fait
18 connaître ces choses depuis des siècles.
19 « C’est pourquoi je juge, moi, qu’il ne faut pas tracasser ceux des païens qui se convertissent à Dieu.
20 Qu’on leur mande seulement de s’abstenir de ce qui a été souillé par les idoles, des unions illégitimes, des chairs étouffées et du sang.
21 Car depuis les temps anciens Moïse a dans chaque ville ses prédicateurs, qui le lisent dans les synagogues tous les jours de sabbat. »
22 Alors les apôtres et les anciens, d’accord avec l’Église tout entière, décidèrent de choisir quelques-uns d’entre eux et de les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabé. Ce furent Jude, surnommé Barsabbas, et Silas, hommes considérés parmi les frères.
23 Ils leur remirent la lettre suivante :« Les apôtres et les anciens, vos frères, aux frères de la gentilité qui sont à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
24 Ayant appris que, sans mandat de notre part, certaines gens venus de chez nous ont, par leurs propos, jeté le trouble parmi vous et bouleversé vos esprits,
25 nous avons décidé d’un commun accord de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabé et Paul,
26 ces hommes qui ont voué leur vie au nom de notre Seigneur Jésus Christ.
27 Nous vous avons donc envoyé Jude et Silas, qui vous transmettront de vive voix le même message.
28 L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas vous imposer d’autres charges que celles-ci, qui sont indispensables :
29 vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées et des unions illégitimes. Vous ferez bien de vous en garder. Adieu. »
30 Prenant congé donc, les délégués descendirent à Antioche, où ils réunirent l’assemblée et remirent la lettre.
31 Lecture en fut faite, et l’on se réjouit de l’encouragement qu’elle apportait.
32 Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, exhortèrent les frères et les affermirent par un long discours.
33 Au bout de quelque temps, les frères les renvoyèrent avec des souhaits de paix vers ceux qui les avaient envoyés.
34 ...
35 Paul et Barnabé toutefois demeurèrent à Antioche où, avec beaucoup d’autres, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle, la parole du Seigneur.
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Apparemment, la question religieuse se posait avec une certaine acuité dans l'Église primitive. Il fallut même réunir ce que les historiens de l'Église appellent habituellement le concile des Apôtres : une assemblée des apôtres et des anciens-presbytres...  Lire la suite

Apparemment, la question religieuse se posait avec une certaine acuité dans l'Église primitive. Il fallut même réunir ce que les historiens de l'Église appellent habituellement le concile des Apôtres : une assemblée des apôtres et des anciens-presbytres. Le texte des Actes mentionne parfois aussi des « frères », mais il s'agit d'une variante : dans les premiers manuscrits grecs des Actes, il n'est pas question des « presbytres et des frères », mais des « frères-presbytres ». Cela paraît assez logique : dans son organisation, l'Église était alors une fraternité religieuse, et ces fraternités étaient généralement dirigées par un conseil d'anciens. Mais le ministère des apôtres, témoins de la mort et de la résurrection du Christ, jouait un rôle particulier dans l'Église ; la communauté apostolique participait donc naturellement, elle aussi, aux décisions fondamentales pour l'Église.

Le fond de la question était de déterminer la place de la religion dans la vie de l'Église. Certes, dans le langage de cette époque et de cette tradition, elle se formulait autrement : il était question de Juifs et de païens, de circoncis et d'incirconcis, de ceux qui observaient toutes les prescriptions religieuses du judaïsme et de ceux qui ne les jugeaient pas obligatoires pour eux-mêmes. Il importe toutefois de garder à l'esprit que le paganisme d'alors n'était déjà plus toujours une religion. Dans la plupart des cas, il s'agissait simplement de personnes séculières et d'une société séculière. Bien sûr, cette société connaissait une certaine religiosité et possédait aussi ses communautés religieuses.

Mais, dans l'ensemble, la société hellénistique de l'Empire romain, à l'époque des premiers chrétiens, était pleinement séculière : la religion y était présente, sans déterminer sa vie. Il en allait autrement de la société juive, en Judée comme dans la diaspora : elle était pleinement et profondément religieuse, et sa vie était déterminée et dirigée par des normes et des prescriptions religieuses. Il n'existait pas alors de monde juif séculier. La question des Juifs et des païens, des circoncis et des incirconcis, était donc celle des personnes séculières et religieuses dans l'Église. Plus précisément : l'Église devait-elle se composer exclusivement de personnes religieuses, ou était-elle également ouverte aux personnes séculières, non religieuses ?

Naturellement, la seule forme de religiosité possible dans l'Église primitive était la religiosité juive. Mais la décision du concile des Apôtres vaut pour toute religion qui pouvait naître, et qui est effectivement née, sur le sol chrétien. Le concile, plus exactement le conseil des anciens et des apôtres, a pris une décision sage, pleinement conforme à l'expérience ecclésiale de ce temps, notamment à celle des païens accédant à la vie du Royaume sans adhérer au judaïsme, comme ce fut le cas de Corneille. Chacun était autorisé à rester ce qu'il était sur le plan religieux : le Juif religieux, juif religieux ; la personne séculière, séculière.

La décision fut exprimée dans le langage de la Torah, plus précisément de la Halakha, le droit religieux juif : aux païens entrant dans l'Église furent prescrits les commandements que la tradition juive appelle ceux des noachides, héritiers spirituels de Noé qui, tout en restant païen, était néanmoins juste et, comme le dit la Torah, « marchait devant Dieu ».

Ils exigeaient la fidélité au Dieu unique, donc le renoncement aux repas rituels païens, aux « viandes sacrifiées aux idoles », un minimum de pureté rituelle, l'abstention des viandes étouffées, l'abstention de la violence, du « sang », et de la débauche, ainsi que le respect de la « règle d'or » morale. Dans le langage de la Halakha, cette décision signifiait que les païens pouvaient entrer dans l'Église en restant ce qu'ils étaient sur le plan religieux. L'Église témoignait ainsi qu'elle n'était pas une communauté religieuse, mais une communauté de personnes cherchant le Royaume et vivant dans le Royaume. Quant à la religion, le chrétien est libre de conserver ou non sa religiosité. L'essentiel est de ne pas l'imposer aux autres et de veiller à ce qu'elle ne fasse pas obstacle au principal : la vie dans le Royaume.

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Pour Ac 15:1-35
1 Cependant certaines gens descendus de Judée enseignaient aux frères : « Si vous ne vous faites pas circoncire suivant l’usage qui vient de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. »
2 Après bien de l’agitation et une discussion assez vive engagée avec eux par Paul et Barnabé, il fut décidé que Paul, Barnabé et quelques autres des leurs monteraient à Jérusalem auprès des apôtres et des anciens pour traiter de ce litige.
3 Eux donc, après avoir été escortés par l’Église, traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des païens, et ils causaient une grande joie à tous les frères.
4 Arrivés à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les apôtres et les anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
5 Mais certaines gens du parti des Pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour déclarer qu’il fallait circoncire les païens et leur enjoindre d’observer la Loi de Moïse.
6 Alors les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette question.
7 Après une longue discussion, Pierre se leva et dit :
« Frères, vous le savez : dès les premiers jours, Dieu m’a choisi parmi vous pour que les païens entendent de ma bouche la parole de la Bonne Nouvelle et embrassent la foi.
8 Et Dieu, qui connaît les cœurs, a témoigné en leur faveur, en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous.
9 Et il n’a fait aucune distinction entre eux et nous, puisqu’il a purifié leur cœur par la foi.
10 Pourquoi donc maintenant tentez-vous Dieu en voulant imposer aux disciples un joug que ni nos pères ni nous-mêmes n’avons eu la force de porter ?
11 D’ailleurs, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, exactement comme eux. »
12 Alors toute l’assemblée fit silence. On écoutait Barnabé et Paul exposer tout ce que Dieu avait accompli par eux de signes et prodiges parmi les païens.
13 Quand ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi.
14 Syméon a exposé comment, dès le début, Dieu a pris soin de tirer d’entre les païens un peuple réservé à son Nom.
15 Ce qui concorde avec les paroles des Prophètes, puisqu’il est écrit :
16 Après cela je reviendrai
et je relèverai la tente de David qui était tombée ;
je relèverai ses ruines
et je la redresserai
,
17 afin que le reste des hommes cherchent le Seigneur,
ainsi que toutes les nations
qui ont été consacrées à mon Nom,
dit le Seigneur qui fait
18 connaître ces choses depuis des siècles.
19 « C’est pourquoi je juge, moi, qu’il ne faut pas tracasser ceux des païens qui se convertissent à Dieu.
20 Qu’on leur mande seulement de s’abstenir de ce qui a été souillé par les idoles, des unions illégitimes, des chairs étouffées et du sang.
21 Car depuis les temps anciens Moïse a dans chaque ville ses prédicateurs, qui le lisent dans les synagogues tous les jours de sabbat. »
22 Alors les apôtres et les anciens, d’accord avec l’Église tout entière, décidèrent de choisir quelques-uns d’entre eux et de les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabé. Ce furent Jude, surnommé Barsabbas, et Silas, hommes considérés parmi les frères.
23 Ils leur remirent la lettre suivante :« Les apôtres et les anciens, vos frères, aux frères de la gentilité qui sont à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
24 Ayant appris que, sans mandat de notre part, certaines gens venus de chez nous ont, par leurs propos, jeté le trouble parmi vous et bouleversé vos esprits,
25 nous avons décidé d’un commun accord de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabé et Paul,
26 ces hommes qui ont voué leur vie au nom de notre Seigneur Jésus Christ.
27 Nous vous avons donc envoyé Jude et Silas, qui vous transmettront de vive voix le même message.
28 L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas vous imposer d’autres charges que celles-ci, qui sont indispensables :
29 vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées et des unions illégitimes. Vous ferez bien de vous en garder. Adieu. »
30 Prenant congé donc, les délégués descendirent à Antioche, où ils réunirent l’assemblée et remirent la lettre.
31 Lecture en fut faite, et l’on se réjouit de l’encouragement qu’elle apportait.
32 Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, exhortèrent les frères et les affermirent par un long discours.
33 Au bout de quelque temps, les frères les renvoyèrent avec des souhaits de paix vers ceux qui les avaient envoyés.
34 ...
35 Paul et Barnabé toutefois demeurèrent à Antioche où, avec beaucoup d’autres, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle, la parole du Seigneur.
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Sur quoi nous appuyons-nous lorsque nous réfléchissons à ce que l'être humain doit ou ne doit pas faire pour être sauvé, ou lorsque...  Lire la suite

Sur quoi nous appuyons-nous lorsque nous réfléchissons à ce que l'être humain doit ou ne doit pas faire pour être sauvé, lorsque nous discutons de l'organisation de l'Église, ou lorsque nous posons des questions telles que : « Comment et en quoi croire ? » « Quelle décision plaira à Dieu ? » « Qu'attend-Il personnellement de moi ? » D'ordinaire, nous nous rappelons telle ou telle parole de l'Écriture, des règles de l'Église ou de l'expérience d'autres personnes. Au pire, nous faisons ce qui nous passe par la tête. Mais le livre des Actes nous offre un exemple étonnant de la foi apostolique : l'Esprit Saint leur donne clairement de voir si les croyants venus du paganisme doivent être circoncis (pour l'apôtre Pierre, la réponse est simple : puisque l'Esprit est descendu sur Corneille, ils sont pleinement chrétiens). C'est pourquoi le concile des apôtres emploie cette formule si franche et si audacieuse : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé... » Une seule question demeure. Si l'expérience des apôtres diffère tellement de la nôtre, que nous apporte ce constat—une raison de céder au découragement et au désespoir, ou une raison d'implorer l'Esprit ?

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Pour Ac 15:1-35
1 Cependant certaines gens descendus de Judée enseignaient aux frères : « Si vous ne vous faites pas circoncire suivant l’usage qui vient de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. »
2 Après bien de l’agitation et une discussion assez vive engagée avec eux par Paul et Barnabé, il fut décidé que Paul, Barnabé et quelques autres des leurs monteraient à Jérusalem auprès des apôtres et des anciens pour traiter de ce litige.
3 Eux donc, après avoir été escortés par l’Église, traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des païens, et ils causaient une grande joie à tous les frères.
4 Arrivés à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les apôtres et les anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
5 Mais certaines gens du parti des Pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour déclarer qu’il fallait circoncire les païens et leur enjoindre d’observer la Loi de Moïse.
6 Alors les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette question.
7 Après une longue discussion, Pierre se leva et dit :
« Frères, vous le savez : dès les premiers jours, Dieu m’a choisi parmi vous pour que les païens entendent de ma bouche la parole de la Bonne Nouvelle et embrassent la foi.
8 Et Dieu, qui connaît les cœurs, a témoigné en leur faveur, en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous.
9 Et il n’a fait aucune distinction entre eux et nous, puisqu’il a purifié leur cœur par la foi.
10 Pourquoi donc maintenant tentez-vous Dieu en voulant imposer aux disciples un joug que ni nos pères ni nous-mêmes n’avons eu la force de porter ?
11 D’ailleurs, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, exactement comme eux. »
12 Alors toute l’assemblée fit silence. On écoutait Barnabé et Paul exposer tout ce que Dieu avait accompli par eux de signes et prodiges parmi les païens.
13 Quand ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi.
14 Syméon a exposé comment, dès le début, Dieu a pris soin de tirer d’entre les païens un peuple réservé à son Nom.
15 Ce qui concorde avec les paroles des Prophètes, puisqu’il est écrit :
16 Après cela je reviendrai
et je relèverai la tente de David qui était tombée ;
je relèverai ses ruines
et je la redresserai
,
17 afin que le reste des hommes cherchent le Seigneur,
ainsi que toutes les nations
qui ont été consacrées à mon Nom,
dit le Seigneur qui fait
18 connaître ces choses depuis des siècles.
19 « C’est pourquoi je juge, moi, qu’il ne faut pas tracasser ceux des païens qui se convertissent à Dieu.
20 Qu’on leur mande seulement de s’abstenir de ce qui a été souillé par les idoles, des unions illégitimes, des chairs étouffées et du sang.
21 Car depuis les temps anciens Moïse a dans chaque ville ses prédicateurs, qui le lisent dans les synagogues tous les jours de sabbat. »
22 Alors les apôtres et les anciens, d’accord avec l’Église tout entière, décidèrent de choisir quelques-uns d’entre eux et de les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabé. Ce furent Jude, surnommé Barsabbas, et Silas, hommes considérés parmi les frères.
23 Ils leur remirent la lettre suivante :« Les apôtres et les anciens, vos frères, aux frères de la gentilité qui sont à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
24 Ayant appris que, sans mandat de notre part, certaines gens venus de chez nous ont, par leurs propos, jeté le trouble parmi vous et bouleversé vos esprits,
25 nous avons décidé d’un commun accord de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabé et Paul,
26 ces hommes qui ont voué leur vie au nom de notre Seigneur Jésus Christ.
27 Nous vous avons donc envoyé Jude et Silas, qui vous transmettront de vive voix le même message.
28 L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas vous imposer d’autres charges que celles-ci, qui sont indispensables :
29 vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées et des unions illégitimes. Vous ferez bien de vous en garder. Adieu. »
30 Prenant congé donc, les délégués descendirent à Antioche, où ils réunirent l’assemblée et remirent la lettre.
31 Lecture en fut faite, et l’on se réjouit de l’encouragement qu’elle apportait.
32 Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, exhortèrent les frères et les affermirent par un long discours.
33 Au bout de quelque temps, les frères les renvoyèrent avec des souhaits de paix vers ceux qui les avaient envoyés.
34 ...
35 Paul et Barnabé toutefois demeurèrent à Antioche où, avec beaucoup d’autres, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle, la parole du Seigneur.
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En route vers Jérusalem, Paul et Barnabé, traversant la Phénicie et la Samarie, causaient une grande joie...  Lire la suite

En route vers Jérusalem, Paul et Barnabé, traversant la Phénicie et la Samarie, causaient une grande joie en racontant aux frères la conversion des païens. Se réjouissaient ceux qui vivaient parmi les païens et les croyants d’autres religions; ces frères, sans entrer dans les subtilités légalistes, se réjouissaient de ce que de nouvelles personnes se joignaient au salut. Mais d’autres croyants, qui avaient récemment appartenu à l’hérésie des pharisiens et tentaient maintenant d’introduire dans l’Église leurs notions habituelles, ne se réjouissent pas. Le Christ avait averti d’avance Ses disciples: «...gardez-vous du levain des pharisiens» (Mt 16:6), et voilà qu’il commença à se manifester.

C’est Pierre qui résiste aux pharisiens. Certains interprètes ont tenté de séparer Pierre et Paul; pendant un temps, il a même existé une théorie qui cherchait à séparer le «pétrinisme» et le «paulinisme» comme deux orientations différentes et prétendument contradictoires dans l’Église primitive, mais ici nous voyons que Pierre et Paul sont unis. S’il y avait entre eux des différences, elles tenaient à leur caractère, à leur aspect, à certaines particularités personnelles qui se manifestaient dans leur ministère; mais dans l’essence du ministère, il n’y avait pas de contradiction entre eux.

Le concile des apôtres décida que les nouveaux convertis venus du paganisme devaient observer les commandements, mais non toute la Loi obligatoire pour les Juifs. En cela, les apôtres ne contredisaient pas la loi juive, qui n’exigeait pas des païens l’observance de normes morales dépassant les commandements de Noé. C’est pourquoi même ce qui, dans les actes de l’Église primitive, paraît à beaucoup être une rupture avec l’Ancien Testament correspond à ce qui est écrit sur ses pages.

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