27 et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme. |
Un renvoi implicite vers le livre du prophète Daniel se cache dans ces mots du Christ (Dan 7:13-14). L'idée du jugement de Dieu n'était pas du tout étrangère à ceux qui écoutaient Jésus, ce jugement était annoncé par tous les prophètes. Et le fait que le Juge lors de ce jugement sera le Messie, le Christ, quelques des noms dont se sert le «Fils de l’homme », était aussi accepté par tous. Mais voici qu’un peu plus loin – rien que des questions. Qui sera le Messie ? Comment se passera ce jugement? Et quand aura t-il lieu (préférablement, pas de si tôt)? Voila Jésus vient avec les réponses à ces questions, mais comme il est difficile d’accepter Ses réponses! Il est avant tout le Messie, le Roi d’Israël - pauvre, incompris, humilié et, enfin, tué. Ensuite, le jugement est déjà "à présent". Et enfin, ce jugement est juste, et c'est pourquoi personne ne peut être justifié par ce jugement; mais Jésus Christ est venu non pour condamner, mais pour sauver, - et c’est en cela Son pouvoir et la volonté du Père qui L'a envoyé. Pour Autant que tout ceci est au dessus de toutes les attentes et les représentations humaines - ainsi, il en est et aujourd’hui.
25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient — et c’est maintenant — où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. |
26 Comme le Père en effet a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui-même |
27 et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme. |
28 N’en soyez pas étonnés, car elle vient l’heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix |
29 et sortiront : ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement. |
30 Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j’entends : et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. |
31 Si je me rends témoignage à moi-même, mon témoignage n’est pas valable. |
32 Un autre témoigne de moi, et je sais qu’il est valable le témoignage qu’il me rend. |
33 Vous avez envoyé trouver Jean et il a rendu témoignage à la vérité. |
34 Quant à moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage ; mais je dis cela pour que vous, vous soyez sauvés. |
35 Celui-là était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière. |
36 Mais j’ai plus grand que le témoignage de Jean : en effet, les œuvres que le Père m’a donné à mener à bonne fin, les œuvres mêmes que je fais, témoignent à mon sujet que le Père m’a envoyé. |
37 Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, |
38 et sa parole, vous ne l’avez pas à demeure en vous, puisque vous ne croyez pas celui qu’il a envoyé. |
39 Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui me rendent témoignage, |
40 et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! |
41 De la gloire, je n’en reçois pas qui vienne des hommes ; |
42 mais je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu ; |
43 je suis venu au nom de mon Père et vous ne m’accueillez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous l’accueillerez. |
44 Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique. |
45 Ne pensez pas que je vous accuserai auprès du Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espoir. |
46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est de moi qu’il a écrit. |
47 Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? » |
«L'heure vient, et elle est déjà venue»: dans l'Évangile de Jean, nous entendons ces paroles lorsque le Seigneur parle de Sa mission sur la terre. Les premiers chrétiens comprenaient souvent les promesses du Seigneur Jésus comme la description de ce qui adviendra bientôt: le Jour du Seigneur, la fin de ce monde, lorsqu'Il jugera les vivants et les morts après la résurrection générale dans la chair. Mais si l'on rapporte cet événement à l'avenir (proche ou lointain), alors, premièrement, on ne comprend pas ce que signifie que l'heure «est déjà venue»; et deuxièmement, les paroles sur l'avenir peuvent être importantes comme promesse de notre résurrection, mais non comme description de ce qui se produit réellement maintenant.
Or l'Évangile est un livre très réel. Il a été écrit pour que nous ayons la vie maintenant, et non simplement pour que nous soyons effrayés par le Jugement futur et que nous nous conduisions bien. S'il en est ainsi, la justification au jugement du Fils de l'homme et la vie éternelle du Père agissent déjà, se produisent déjà dans la vie de celui qui a cru à Ses paroles, et Sa voix vivifie dès maintenant «ceux qui sont dans les tombeaux».
25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient — et c’est maintenant — où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. |
26 Comme le Père en effet a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui-même |
27 et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme. |
28 N’en soyez pas étonnés, car elle vient l’heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix |
29 et sortiront : ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement. |
30 Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j’entends : et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. |
31 Si je me rends témoignage à moi-même, mon témoignage n’est pas valable. |
32 Un autre témoigne de moi, et je sais qu’il est valable le témoignage qu’il me rend. |
33 Vous avez envoyé trouver Jean et il a rendu témoignage à la vérité. |
34 Quant à moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage ; mais je dis cela pour que vous, vous soyez sauvés. |
35 Celui-là était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière. |
36 Mais j’ai plus grand que le témoignage de Jean : en effet, les œuvres que le Père m’a donné à mener à bonne fin, les œuvres mêmes que je fais, témoignent à mon sujet que le Père m’a envoyé. |
37 Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, |
38 et sa parole, vous ne l’avez pas à demeure en vous, puisque vous ne croyez pas celui qu’il a envoyé. |
39 Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui me rendent témoignage, |
40 et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! |
41 De la gloire, je n’en reçois pas qui vienne des hommes ; |
42 mais je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu ; |
43 je suis venu au nom de mon Père et vous ne m’accueillez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous l’accueillerez. |
44 Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique. |
45 Ne pensez pas que je vous accuserai auprès du Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espoir. |
46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est de moi qu’il a écrit. |
47 Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? » |
La lecture d'aujourd'hui nous permet de mieux comprendre l'essence du conflit de Jésus avec cette partie de la Synagogue qui le rejetait et le condamnait. Il le dit lui-même de façon parfaitement claire: le principal problème de ses adversaires est qu'ils n'ont jamais connu le Dieu réel et vivant (v. 37-38). À première vue, une telle affirmation peut paraître étrange: en effet, les partisans comme les adversaires de Jésus étaient pour la plupart des hommes profondément religieux, connaissant l'Écriture et attendant, du moins en paroles, le Messie et le Royaume. Mais, manifestement, la religion était devenue pour eux une fin en soi au lieu d'être un moyen. Le Sauveur caractérise cette situation en une courte phrase: vous cherchez la gloire les uns auprès des autres, et non auprès de Dieu (v. 44).
Toute religion est œuvre des mains humaines. Certes, la révélation donnée par Dieu a souvent besoin d'une enveloppe religieuse pour être conservée et transmise aux générations à venir, mais son rôle demeure alors purement auxiliaire; la religiosité comme telle n'a aucun rapport avec la révélation. Mais, comme toute œuvre humaine, la religion offre un vaste champ à l'expression créatrice de soi, car s'y unissent des formes de culture aussi différentes que la science, l'art et l'ascèse. Et, comme toute œuvre humaine, la religion peut parfaitement saisir l'homme tout entier. Bien plus, elle est capable, comme rien d'autre, d'influencer la formation du système de valeurs des individus et de communautés entières.
Il n'est pas étonnant que toute religion, et plus encore une religion comme le judaïsme, fondée sur une tradition multiséculaire liée à la révélation donnée par Dieu, se referme tôt ou tard dans ses propres cadres et devienne autosuffisante. Alors ses adeptes doivent faire des efforts particuliers pour percer à travers leur religiosité jusqu'à Dieu. Mais, manifestement, les adversaires de Jésus n'étaient nullement disposés à de tels efforts. Toutes leurs forces étaient au contraire dirigées vers le maintien de cette enveloppe religieuse qui, en théorie, devait protéger la révélation autrefois reçue de Dieu, mais qui, en réalité, avait depuis longtemps cessé de remplir cette fonction. Ce n'est pas un hasard si Jésus dit que la Torah elle-même, donnée par Moïse, deviendra pour eux un jugement (v. 45): car garder fidélité à la Torah signifie garder fidélité à Dieu et à Celui qu'il envoie, et non à la tradition religieuse en elle-même, même si celle-ci devait son origine à la Torah (v. 46-47).
Et il ne s'agit pas du fait que le Seigneur serait blessé par ceux qui ne l'acceptent pas: il se soucie peu de gloire ou de renommée (v. 41). Il s'agit du fait que le temps du Jugement est déjà proche, et qu'il veut que chacun entre dans le Royaume (v. 34). Car le Jugement place chacun devant le choix entre la vie et la mort. Et aucune religion ne peut ici aider personne. Seul peut aider Celui qui a apporté le Royaume dans le monde.
24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. |
25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient — et c’est maintenant — où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. |
26 Comme le Père en effet a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui-même |
27 et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme. |
28 N’en soyez pas étonnés, car elle vient l’heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix |
29 et sortiront : ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement. |
30 Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j’entends : et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. |
En parlant de Son ministère, Jésus mentionne le Jugement et la résurrection des morts, tout ce qui, dans l’esprit de Ses auditeurs, était lié à la fin de l’histoire terrestre, à la venue du Messie et à l’avènement du Royaume messianique. Pourtant, Il ne Se nomme toujours pas Messie. C’est peut-être précisément ce qui provoquait de nombreux malentendus : tout en revendiquant des prérogatives messianiques, Jésus ne Se proclame pas Messie, alors que, selon les conceptions religieuses généralement admises à cette époque, rien de semblable n’était permis à un homme ordinaire, fût-il prophète. Pourquoi donc ne tente-t-Il pas de dissiper les malentendus en déclarant simplement Sa messianité ? L’attitude envers Ses paroles aurait alors certainement été différente, et les accusations auraient été moins nombreuses, peut-être même inexistantes. Après tout, on attendait du Messie le Jugement et une relation particulière avec Dieu, même si, bien sûr, il n’était pas question ici de nature divino-humaine au sens chrétien. Le problème, cependant, était qu’à cette époque, dans le milieu juif, on regardait le Messie et Ses tâches à travers le prisme de la tradition de ce messianisme militant qui, après avoir semblé s’éteindre complètement à l’époque hellénistique, reprit vie au temps des guerres des Maccabées. Celles-ci étaient considérées comme le début de la guerre messianique, pendant laquelle ou peu après laquelle le Messie apparaîtrait. Le Messie ne devait pas seulement Se déclarer, Il devait agir, et agir d’une manière tout à fait déterminée et attendue. Or Jésus n’avait nullement l’intention d’agir ainsi. Sa tâche principale durant Son bref ministère terrestre était de faire entrer le plus grand nombre possible de personnes dans la vie du Royaume. Sa mission consistait à aller révéler le Royaume là où le Père Le dirigeait et à créer une communauté de ceux qui étaient entrés dans le Royaume et prêts à se consacrer au témoignage rendu à celui-ci. Pour tous les autres, y compris même les apôtres, tout cela n’était qu’un prélude à ce qu’ils considéraient comme l’essentiel : la préparation de l’insurrection messianique et de la guerre messianique, qui devait s’achever par l’expulsion des Romains et la fondation d’un nouveau « royaume des justes ». Jésus, Lui, parle constamment de la même chose, du Royaume et de Sa véritable mission, sans Se nommer Messie précisément afin qu’on n’exige pas de Lui ce qu’Il ne pouvait en aucun cas accomplir, parce que cela n’entrait pas dans les plans de Son Père. Cela compliquait considérablement les choses et rapprochait le dénouement tragique, mais permettait d’éviter des malentendus qui auraient pu conduire à une grave tentation spirituelle, celle qui, en l’an 70, mena à la destruction de la ville et du Temple annoncée par le Sauveur.
24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. |
25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient — et c’est maintenant — où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. |
26 Comme le Père en effet a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui-même |
27 et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme. |
28 N’en soyez pas étonnés, car elle vient l’heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix |
29 et sortiront : ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement. |
30 Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j’entends : et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. |
Le Seigneur parle de nouveau du jugement qui attend toutes les oeuvres des hommes. Il en fut sans doute question plus d'une fois pendant le ministère terrestre du Christ, et tous les évangélistes transmettent d'une manière ou d'une autre ce que disait le Maître. À la différence de la longue parabole du Jugement dernier transmise par l'évangéliste Matthieu, l'évangéliste Jean rapporte ici la révélation du pouvoir que le Père a remis au Fils.
Le Seigneur dit que le Père céleste lui a remis le pouvoir d'exercer le jugement parce qu'il est le Fils de l'homme. D'une part, il est question du Messie, que la Sainte Écriture appelle souvent Fils de l'homme ; nous pouvons donc comprendre le Sauveur ainsi : le jugement lui est remis parce qu'il est le Christ, le Sauveur et le Rédempteur du monde. D'autre part, rappelons-nous les paroles de l'apôtre Paul : « C'est pourquoi il devait devenir en tout semblable à ses frères, afin d'être un grand prêtre miséricordieux et fidèle devant Dieu, pour expier les péchés du peuple. Car, du fait qu'il a souffert lui-même et a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés » (He 2:17-18).
Jean Damascène dit la même chose dans l'irmos du canon de la Résurrection du premier ton, en s'adressant au Christ par ces mots : « Toi seul qui connais la faiblesse de la nature humaine et qui, par compassion, l'as assumée, ceins-moi de la force d'en haut... ». Le Fils, selon la pensée de l'apôtre Paul et de saint Jean, est le seul à connaître toute notre faiblesse ; c'est pourquoi le droit de nous juger lui est donné : lui-même a bu notre coupe jusqu'au fond.
17 Mais il leur répondit : « Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent et j’œuvre moi aussi. » |
18 Ainsi les Juifs n’en cherchaient que davantage à le tuer, puisque, non content de violer le sabbat, il appelait encore Dieu son propre Père, se faisant égal à Dieu. |
19 Jésus reprit donc la parole et leur dit :« En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de luimême, qu’il ne le voie faire au Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. |
20 Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, à vous en stupéfier. |
21 Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut. |
22 Car le Père ne juge personne ; il a donné au Fils le jugement tout entier, |
23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. |
24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. |
25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient — et c’est maintenant — où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. |
26 Comme le Père en effet a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui-même |
27 et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme. |
28 N’en soyez pas étonnés, car elle vient l’heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix |
29 et sortiront : ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement. |
30 Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j’entends : et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. |
Il est frappant de voir à quel point nous pouvons percevoir différemment ce que nous lisons, « entendre » différemment. La perception semble dépendre de l’heure, de l’état physique du lecteur (tout simplement, du fait qu’il ait assez dormi ou non) et de son désir de recevoir une information. Pourtant, il y a dans ce monde Quelqu’un qui peut tout faire concourir au bien, y compris les obstacles (voir Rm 8,28). Au verset 24, Jésus prononce des paroles étonnantes. Mais même ces paroles peuvent être entendues de différentes manières. Parfois, par la grâce de Dieu, quelque chose s’embrase en nous en réponse à ce que nous avons lu. Il nous l’accorde soit lorsque nous demandons à entendre ainsi, soit lorsqu’Il tient Lui-même absolument à ce que nous entendions. C’est probablement de cette écoute attentive et de cette réponse à Sa parole que parle Jésus, et non de quelque chose que nous pourrions accomplir par nos seules forces humaines. Ce n’est pas sans raison qu’Il a répété à plusieurs reprises : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ! » (Mt 11,15). Qui donc ne possède pas ces oreilles ? Mais seul le Seigneur peut les ouvrir. Demandons donc à Dieu le don d’entendre, afin que les mots « celui qui écoute Ma parole » puissent s’appliquer à nous.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||