RÉFLEXIONS pour 2R 3:1-27 — le 26 septembre 2017

RÉFLEXIONS pour 2R 3:1-27

Les rois qui s’étaient unis contre un ennemi commun étaient très différents les uns des autres. À la demande de l’un d’eux, l’impie Joram, Élisée ne veut pas prophétiser. Mais l’allié de Joram est Josaphat, qui honore le Seigneur, et c’est à cause de lui qu’Élisée accepte d’annoncer une prophétie. Bien qu’un impie soit à la tête des Israélites, le Seigneur accorde cette fois encore la victoire au peuple qui combat ses ennemis.

Mais lorsque l’ennemi fut presque vaincu, les armées victorieuses se retirèrent après avoir vu le sacrifice monstrueux du roi de Moab, qui leur inspira un dégoût extrême. On peut se demander pourquoi les Judéens et les Israélites, à l’exemple de leurs ancêtres conduits par Josué, n’achevèrent pas la défaite des Moabites précisément parce qu’ils avaient vu ce qu’ils avaient toujours tenu pour une abomination. Mais les hommes changent au cours des siècles, et leurs réactions aux mêmes stimuli changent elles aussi. Peut-être ce spectacle fut-il pour les guerriers une leçon saisissante, leur montrant à quoi mènent les séductions païennes, si inoffensives et attrayantes en apparence : une leçon qui les affermit dans leur rejet du paganisme bien plus fortement que ne l’aurait fait l’extermination physique de ses adeptes.