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RÉFLEXIONS pour Mt 18:18-22

18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
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Nous ne pouvons manquer de remarquer que, dans la lecture évangélique d'aujourd'hui, le Christ nous révèle la manière dont Dieu a voulu être présent dans notre monde. Là où deux ou trois sont réunis en Son nom, Il est là au milieu de nous. C'est précisément cette union entre nous en Son nom que Dieu attend de nous, et lorsqu'elle se réalise, Il vient immanquablement à nous. Car si deux d'entre nous s'accordent pour demander ensemble quelque chose à Dieu, Il ne peut pas ne pas être présent, puisque c'est précisément pour un tel accord, une telle union, qu'Il nous a créés. L'inverse est vrai aussi : pour nous trouver en présence de Dieu et venir à Lui, nous devons nous accorder les uns avec les autres. Cela signifie que ce ne sont plus nos problèmes personnels qui deviennent importants pour nous, mais une autre personne et sa vie. Et c'est là un aspect essentiel de notre ressemblance avec Dieu.

Autres réflexions

 
Pour Mt 18:18
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
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Le seigneur Jésus Christ parle de ceci pour la première fois dans Mt 16:19 lorsqu’Il caractérise l’Église en la personne de Pierre, après que ce...  Lire la suite

Le seigneur Jésus Christ parle de ceci pour la première fois dans Mt 16:19 lorsqu’Il caractérise l’Église en la personne de Pierre, après que ce dernier L’ait professé Fils du Dieu Vivant ; ensuite est donné le pouvoir n’appartenant qu’a Dieu de pardonner aux gens les péchés. Le seigneur Jésus donne encore ici à ses disciples la première communauté chrétienne, le pouvoir de pardonner les péchés et souligne que tout pardon accordé par l’Église ne s’accompli pas seulement sur la terre mais aussi au ciel c'est-à-dire dans l’éternité.

Il est clair et logique que ce que Dieu a accompli au ciel se reflète dans la vie terrestre des Hommes. Nous voyons ici que Le seigneur a voulu établir dans l’Église un autre rapport : ce que l’Église accomplie sur terre s’étend jusqu’au ciel. L’Église transmet le pardon divin aux gens, et le péché professé dans le sacrement religieux qu’est la pénitence est remis et n’existe plus.

Nous pensons d’habitude que le Seigneur parle du pouvoir comme étant notre faculté ou capacité, ou encore notre force de pardonner. Mais Il parle tout à fait d’un autre pouvoir, qui est dans le Royaume des Cieux. Il faudrait mieux comprendre les mots de Jésus ainsi : Il confie à l’Église un service, dont le but consiste à transmettre Ses pardons. C’est en ceci le sens de l’existence de l’Eglise et de ses sacrements, en effet c’est Jésus Christ lui-même qui donne ce pardon aux mains des apôtres.

Il y a encore un autre sens à ces paroles à savoir: La durée terrestre de notre vie est inestimable, pendant qu’il y a encore du temps nous ne pouvons construire des relations avec les gens qu’ici-bas. Nous pouvons essayer de corriger quelque chose, pardonner et ouvrir de nouveau le cœur à ceux qui nous ont offensés, et demander pardon a ceux que nous avons offensés pendant que nous vivons encore sur terre. Alors nous pourrions mourir avec ce capital spirituel que nous avons accumulé sur terre ; Mais si nous mourons avec un cœur sans pardon, comment pourrions nous être dans le Royaume du pardon et d’amour ?

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Pour Mt 18:19-20
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Est-il vraiment possible que « tout ce qu'ils demanderont leur sera accordé » ? Et si... ? À propos de toute prière, le Seigneur dit que le Père céleste connaît tous nos besoins, tandis que nous devons chercher Son Royaume et demander : « Que Ta volonté soit faite. » Deux points des paroles du Seigneur sont pour nous d'une importance fondamentale...  Lire la suite

Est-il vraiment possible que « tout ce qu'ils demanderont leur sera accordé » ? Et si... ? À propos de toute prière, le Seigneur dit que le Père céleste connaît tous nos besoins, tandis que nous devons chercher Son Royaume et demander : « Que Ta volonté soit faite. » Deux points des paroles du Seigneur sont pour nous d'une importance fondamentale.

Premièrement, Il parle de notre accord humain les uns avec les autres. Cela se révèle si important que Dieu promet d'entendre immanquablement la prière unanime de plusieurs personnes. En pratique, cela explique pourquoi les chrétiens attachent tant de prix à l'Église : c'est précisément là que nous demandons ensemble. Cela signifie aussi que, par la prière, tu peux prendre part aux besoins des autres.

Deuxièmement, le Seigneur parle de Sa présence. À la question « Où est Dieu ? » ou « Où est le Royaume des Cieux ? », l'Évangile donne une réponse simple : là où les hommes acceptent d'être ensemble et de partager la vie et les besoins les uns des autres. C'est à la fois un fait empirique et une promesse de Dieu à laquelle nous pouvons nous fier.

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Pour Mt 18:20
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Comme il est important s’avère-t-il du point de Dieu notre entente l’un envers l’autre et vice versa. Jésus promet l’accomplissement des demandes communes sans aucunes conditions supplémentaires. On dirait qu’Il ne...  Lire la suite

Comme il est important s’avère-t-il du point de Dieu notre entente l’un envers l’autre et vice versa. Jésus promet l’accomplissement des demandes communes sans aucunes conditions supplémentaires. On dirait qu’Il ne soupçonne pas de telles choses comme la collusion criminelle ou l’égoïsme collectif. Apparemment Il comprend quelque peu différemment que nous ce que c’est que la prière : pour Lui cette relation avec le Père a une telle ampleur et intimité que la coordination de ces relations par les deux ne peut signifier qu’un amour authentique entre eux. Et comme on chante dans une chanson chrétienne « là ou il y a l’amour, et là se trouve Dieu ».

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Pour Mt 18:21-22
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
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Il ne s'agit évidemment pas, après chaque « pardon », de faire une encoche et de les recompter chaque jour, en savourant à l'avance la vengeance tant attendue après la quatre-cent-quatre-vingt-dixième marque...  Lire la suite

Il ne s'agit évidemment pas, après chaque « pardon », de faire une encoche et de les recompter chaque jour, en savourant à l'avance la vengeance tant attendue après la quatre-cent-quatre-vingt-dixième marque. Pardonner, c'est pardonner: sans laisser d'encoches, sans compter les péchés du prochain, sans garder dans le cœur une mémoire mauvaise. C'est lourd, n'est-ce pas? Mais il y a bien une autre possibilité: le frère a péché, j'ai pardonné, et pour ne pas lui donner l'occasion de pécher de nouveau contre moi, je cesse simplement toute relation avec lui! Cela paraît raisonnable et tout à fait réalisable.

Tout irait bien, mais une phrase de la prière du « Notre Père » s'y oppose. Oui, « remets-nous nos dettes, comme nous remettons aussi à nos débiteurs ». De plus, Jésus juge nécessaire de souligner séparément le sens de ces paroles (Mt 6:14-15). Autrement dit, le Père céleste nous pardonne exactement comme nous pardonnons. Il ne reste qu'à imaginer qu'après notre tout premier péché il nous aurait pardonné, puis aurait cessé toute relation avec nous...

Il faut donc reconnaître que, dans sa réponse à Pierre, Jésus a bien en vue quelque chose de déraisonnable et de peu possible pour nous. Par là, il dirige de nouveau ses disciples, et nous avec eux, vers la nécessité de laisser entrer dans notre cœur l'Unique qui peut pardonner ainsi, parce que son amour pour les hommes est parfait. Mais sans notre effort, notre consentement, notre désir de pardonner, rien ne se fera: Dieu ne contraint pas, il donne des forces.

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Pour Mt 18:21-19:1
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
23 « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Cet homme n’ayant pas de quoi rendre, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d’éteindre ainsi la dette.
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s’y tenait prosterné en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. »
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : « Rends tout ce que tu dois. »
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai. »
30 Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû.
31 Voyant ce qui s’était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t’en ai fait remise, parce que tu m’as supplié ;
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? »
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû.
35 C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu’il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain.
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Le cœur de l'Évangile est le message de l'amour. Le cœur de l'amour est le pardon. La parabole racontée par le Seigneur place le pardon au centre même des relations humaines. Il est impossible de vouloir être pardonné sans...  Lire la suite

Le cœur de l'Évangile est le message de l'amour. Le cœur de l'amour est le pardon. La parabole racontée par le Seigneur place le pardon au centre même des relations humaines. Il est impossible de vouloir être pardonné sans vouloir pardonner. Le pardon est un lien réciproque entre les personnes, où chacune est responsable de le maintenir. Pardonner non pas lorsque l'autre a expié sa faute, ni même lorsqu'il a demandé pardon, mais auparavant, d'avance, sans laisser l'absence de pardon demeurer dans son cœur : telle est l'essence des paroles de Jésus au verset 22.

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Pour Mt 18:21-35
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
23 « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Cet homme n’ayant pas de quoi rendre, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d’éteindre ainsi la dette.
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s’y tenait prosterné en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. »
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : « Rends tout ce que tu dois. »
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai. »
30 Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû.
31 Voyant ce qui s’était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t’en ai fait remise, parce que tu m’as supplié ;
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? »
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû.
35 C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
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À la lecture des deux premiers versets, on est tenté de faire rapidement le calcul : voyons, soixante-dix fois sept — quatre cent quatre-vingt-dix...  Lire la suite

À la lecture des deux premiers versets, on est tenté de faire rapidement le calcul : voyons, soixante-dix fois sept — quatre cent quatre-vingt-dix ; ce frère-ci pèche contre moi chaque jour depuis deux ans, donc le crédit est épuisé depuis longtemps et tout va bien, je peux ne plus pardonner.

Il est clair que le Seigneur emploie soixante-dix fois sept comme un symbole — non seulement de la plénitude, que signifie le nombre sept, mais d’une sorte de plénitude infinie : jusqu’à soixante-dix fois sept signifie ici sans cesse, toujours. Et Jésus développe cette pensée dans la parabole qui suit cet épisode : si nous ne faisons pas miséricorde aux autres, nous refusons par là même la miséricorde de Dieu envers nous. Les paroles : « C’est ainsi que Mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas de tout son cœur à son frère ses offenses », - nous rappellent que toute tentative de retailler la Bible à notre manière, pour qu’elle soit commode et légère, ne peut se terminer par rien de bon. Tu veux que le nombre d’offenses pardonnables soit limité ? Eh bien, alors tu veux cette limite non seulement pour ton prochain, mais aussi pour toi-même.

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Pour Mt 18:21-35
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
23 « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Cet homme n’ayant pas de quoi rendre, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d’éteindre ainsi la dette.
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s’y tenait prosterné en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. »
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : « Rends tout ce que tu dois. »
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai. »
30 Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû.
31 Voyant ce qui s’était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t’en ai fait remise, parce que tu m’as supplié ;
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? »
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû.
35 C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
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Les versets 21–22 rappellent cette histoire : deux petites filles se disputent ; l’une a offensé l’autre, qui doit bien sûr lui pardonner, d’autant plus que...  Lire la suite

Les versets 21–22 rappellent cette histoire : deux petites filles se disputent ; l’une a offensé l’autre, qui doit bien sûr lui pardonner, d’autant plus que l’offenseuse a déjà demandé pardon. Mais la blessure est récente et elle n’a pas envie de pardonner. Elle le dit à sa mère, qui prononce les mots que nous connaissons déjà : « Pardonne jusqu’à soixante-dix fois sept fois. » La fillette déclare alors avec colère qu’elle a déjà pardonné précisément autant de fois, et même davantage, à celle qui l’a offensée ! Cette histoire nous fait sourire. Tout d’abord, il est clair qu’il est fort peu probable qu’elle ait « exercé sa miséricorde » autant de fois. Une autre question vient ensuite à l’esprit : de quelle période s’agit-il — toute une vie, une année ou une journée ? Mais, en nous rappelant les paroles de l’apôtre Paul : « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Ep 4,26), il faut sans doute retenir la plus courte de ces périodes. Le nombre immense de « pardons » dont parle Jésus paraît alors encore plus invraisemblable. Il devient clair que la question n’est pas celle du nombre. La miséricorde du Seigneur est sans limites, et nous sommes appelés à L’imiter (voir Lc 6,36). En imitant leurs parents, les enfants apprennent à vivre ; et nous devenons enfants de Dieu en imitant le Père.

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Pour Mt 18:15-35
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
23 « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Cet homme n’ayant pas de quoi rendre, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d’éteindre ainsi la dette.
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s’y tenait prosterné en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. »
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : « Rends tout ce que tu dois. »
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai. »
30 Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû.
31 Voyant ce qui s’était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t’en ai fait remise, parce que tu m’as supplié ;
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? »
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû.
35 C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
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Dans un différend avec un frère, et plus généralement avec tout « prochain », l'homme est appelé à choisir la démarche la plus difficile...  Lire la suite

Dans un différend avec un frère, et plus généralement avec tout « prochain », l'homme est appelé à choisir la démarche la plus difficile : non pas pardonner avec condescendance à celui qui se trompe, ni oublier ses sottises, mais tout au contraire admettre la possibilité d'avoir soi-même tort ! Si tu n'as pas réussi à t'entendre avec ce frère, demande-toi : « Et si c'était moi le coupable ? » et appelle une troisième personne capable de juger objectivement. Mais même alors, même si le jugement objectif de ce tiers s'avère être en ta faveur, fais encore un effort sur toi-même : mets en doute ta propre victoire et soumets l'affaire à l'instance suprême, l'assemblée de ceux qui se réunissent au nom du Christ, où Lui-même pourra vous départager et révéler Sa volonté à ceux qui voudront l'entendre. Car il est si facile de croire que l'on a raison, et si difficile de croire à la possibilité réelle du jugement de Dieu sur la terre...

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Pour Mt 18:15-35
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
23 « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Cet homme n’ayant pas de quoi rendre, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d’éteindre ainsi la dette.
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s’y tenait prosterné en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. »
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : « Rends tout ce que tu dois. »
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai. »
30 Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû.
31 Voyant ce qui s’était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t’en ai fait remise, parce que tu m’as supplié ;
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? »
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû.
35 C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
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Dans la parabole, l'incommensurabilité de nos dettes mutuelles et du pardon de Dieu est soulignée : une myriade de talents vaut un million de fois plus que cent deniers...  Lire la suite

Dans la parabole, l'incommensurabilité de nos dettes mutuelles et du pardon de Dieu est soulignée : une myriade de talents vaut un million de fois plus que cent deniers (un tel numéral n'existe tout simplement pas en grec). C'est comme si, ayant reçu un appartement en cadeau, nous arrachions un rouble à quelque mendiant (on peut imaginer des comparaisons encore plus grandioses). D'un autre côté, une dette de cent deniers est aussi une somme : l'offense infligée par nos proches peut être très amère.

Nous devons tous quelque chose les uns aux autres ; tous, d'une manière ou d'une autre, nous blessons et nous nous sentons blessés. Mais lorsque Dieu entre dans l'écheveau compliqué et confus de nos offenses mutuelles et de nos anciennes dettes, Il rompt tout l'équilibre moral et matériel de nos relations humaines. Cela se produit lorsque, face au malheur, nos désaccords et nos querelles pâlissent, ou lorsque, sur le lit de mort, la vie acquiert une telle gravité que les offenses et les blessures que nous nous sommes infligées les uns aux autres paraissent absurdes.

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Pour Mt 18:15-35
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
23 « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Cet homme n’ayant pas de quoi rendre, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d’éteindre ainsi la dette.
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s’y tenait prosterné en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. »
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : « Rends tout ce que tu dois. »
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai. »
30 Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû.
31 Voyant ce qui s’était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t’en ai fait remise, parce que tu m’as supplié ;
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? »
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû.
35 C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
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La lecture d’aujourd’hui est consacrée à l’un des thèmes évangéliques les plus importants : le pardon des péchés. Le sens de la parabole comme celui de l’enseignement se résume à ceci : Dieu ne nous pardonne nos péchés que si...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui est consacrée à l’un des thèmes évangéliques les plus importants : le pardon des péchés. Le sens de la parabole comme celui de l’enseignement se résume à ceci : Dieu ne nous pardonne nos péchés que si nous sommes nous-mêmes prêts à pardonner les péchés de ceux qui pèchent contre nous.

On interprète parfois cette exigence comme un appel au pardon indistinct de tout. Mais une lecture plus attentive du texte montre qu’il n’en est pas du tout ainsi. En effet, ce pardon indistinct suppose souvent que la personne offensée ne remarque tout simplement pas le péché commis contre elle ou n’y prête pas attention. Dans les milieux chrétiens, on entend même parfois des appels à apprendre à ignorer les péchés de son prochain, y compris ceux qui sont dirigés contre nous. Cependant, dans la pratique, une telle ignorance conduit habituellement tôt ou tard à une explosion émotionnelle, dans laquelle toutes les blessures accumulées se déversent au dehors, au point qu’il ne reste aucune trace de l’apparence de paix.

Jésus, Lui, n’appelle nullement à ignorer le péché ; au contraire, Il juge nécessaire d’appeler les choses par leur nom, ouvertement et, si nécessaire, en présence de témoins, parfois même publiquement, dans l’assemblée de l’Église (v. 15-17). Bien sûr, une telle explication peut mener non seulement à la réconciliation, mais aussi à la rupture ; cependant, dans tous les cas, les choses auront été clarifiées dans les relations entre les personnes, et ce n’est qu’alors que le pardon et la restauration des relations deviendront possibles.

Ce n’est pas un hasard si l’enseignement parle aussi de l’assemblée des fidèles (v. 19-20) : elle est impossible tant que les relations ne sont pas restaurées. Mais on ne peut les restaurer en ne remarquant pas le péché ou en l’ignorant ; cela n’est possible que par le repentir, d’une part, et par le pardon du péché, d’autre part.

Et cela n’a rien d’étonnant : il est ici question de la vie spirituelle, où les relations, aussi bien entre les personnes qu’entre chaque personne et Dieu, passent au premier plan. Ne pas remarquer le péché, faire comme si rien ne s’était passé entre frères, signifierait dès le départ construire ces relations sur le mensonge, ce qui serait une grave erreur spirituelle.

Mais une erreur non moins grande serait d’absolutiser le péché, de le considérer comme quelque chose qui aurait désormais rendu à jamais impossibles des relations normales entre frères. Bien sûr, dans notre monde encore non transfiguré, les conséquences d’un péché commis consciemment et délibérément étaient effectivement tenues pour irréversibles ; mais nous ne vivons déjà plus dans les temps anciens, nous vivons à l’époque du Royaume qui vient et se révèle, et désormais le péché, même commis consciemment, ne peut avoir de conséquences irréversibles si celui qui l’a commis se repent sincèrement de ce qu’il a fait. Et si nous vivons dans le Royaume, nous saurons discerner la personne derrière son péché, et donc nous saurons aussi lui pardonner ; sinon, un seul péché commis contre nous détruira pour toujours nos relations avec elle.

Mais nous ne pouvons compter sur le pardon de nos propres péchés que dans le Royaume. Dieu n’exige pas de nous de pardonner les péchés du prochain parce que, sans cela, nous ne serions pas assez bons pour Lui et pour le Royaume ; simplement, en ne manifestant pas la disposition à tout pardonner au prochain et à recommencer une relation avec lui, nous refusons aussi le Royaume, où tout commence précisément à partir d’une page blanche, y compris pour nous-mêmes.

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Pour Mt 18:10-20
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Pour ce jour du Saint-Esprit, citons des paroles de l'office composées par saint Théophane le Marqué...  Lire la suite

Pour ce jour du Saint-Esprit, citons des paroles de l'office composées par saint Théophane le Marqué, qui vécut dans la première moitié du IXe siècle.

Source de vie en qui nous croyons, flot de bonté, Saint-Esprit de Dieu, rends la vie à mon intelligence morte et, par Ton action, relève-la pour chanter Ta divinité.

Ô Esprit de sagesse et de crainte de Dieu, Esprit de vérité, de conseil et d'intelligence, Toi qui donnes la paix, demeure en nous, afin que, sanctifiés par Ta présence, nous chantions sans cesse dans la nuit : nous Te glorifions, Ami des hommes.

Tout-Puissant et Seigneur de tous, Toi qui préserves toute la création de la corruption, accorde-nous la sanctification et l'illumination, afin que, rassasiés de Ta lumière, nous chantions sans cesse dans la nuit : nous Te glorifions, Ami des hommes.

Viens à nous, Esprit Saint, rends-nous participants de Ta sainteté, de la Lumière sans déclin, de la vie divine et de Tes dons parfumés, car Tu es le flot de la Divinité, procédant du Père par le Fils.

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Pour Mt 18:10-20
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Il est très important qu'aujourd'hui précisément, jour du Saint-Esprit, l'Église nous rappelle la promesse du Seigneur d'être au milieu de nous lorsque nous...  Lire la suite

Il est très important qu'aujourd'hui précisément, jour du Saint-Esprit, l'Église nous rappelle la promesse du Seigneur d'être au milieu de nous lorsque nous nous réunissons en Son nom à deux ou trois. Au moment où le Christ prononçait ces paroles, les apôtres comprenaient difficilement comment le Maître pourrait toujours être présent avec tous ceux qui se réuniraient «en Son nom». Tant qu'ils ne l'avaient pas appris et vérifié de leurs propres yeux, par leur propre expérience, ces paroles demeuraient pour eux une énigme. Le Christ, le prévoyant, envoya tout de même aux apôtres ce «paquet» qui atteint son destinataire avec le temps.

Et c'est précisément le jour de la Pentecôte que ce paquet fut livré: «Mais le Défenseur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en Mon nom, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit» (Jn 14:26). Ce jour-là, l'Esprit donna aux apôtres le sentiment de la présence vivante de leur Maître au milieu d'eux, aussi réelle que lorsqu'ils marchaient ensemble sur les routes de Palestine. Et peut-être même plus réelle encore: l'Esprit «assurait» Sa présence à la fois au milieu d'eux et en chacun d'eux. Parce qu'ils étaient réellement réunis en Son nom.

Il est possible que les apôtres, en attendant la descente de l'Esprit, se soient occupés précisément de ce que Paul énumère dans l'épître aux Éphésiens (Ép 5:9-19). Car c'est là une incarnation tout à fait concrète des paroles «en Son nom», c'est vraiment ce qu'il convient de faire dans l'attente de l'Esprit. Mais en tout cas, les apôtres ont véritablement écouté les paroles du Christ et sont demeurés ensemble. Et cette disposition commune, cette attente fidèle pendant les dix jours depuis l'Ascension, était ce que le Seigneur voulait d'eux. Ce seul pas en réponse auquel Il fait beaucoup plus: Il répand sur nous Sa grâce.

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Pour Mt 18:10-20
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Dans l'Église orthodoxe, on célèbre aujourd'hui le jour du Saint-Esprit. L'Épître aux Éphésiens nous rappelle que « le fruit de l'Esprit consiste en toute bonté, justice et vérité », et nous appelle...  Lire la suite

Aujourd'hui, l'Église orthodoxe célèbre le jour du Saint-Esprit. L'Épître aux Éphésiens nous rappelle que « le fruit de l'Esprit consiste en toute bonté, justice et vérité » (v. 9) et nous appelle à « être remplis de l'Esprit » (v. 18). Ce nouvel état de l'homme, l'apôtre Paul l'appelle « lumière dans le Seigneur »; l'apôtre Jean recourt lui aussi à cette image de la lumière lorsqu'il parle de l'amour fraternel entre les croyants (1 Jn 2:10). Dans l'esprit de l'amour, nous sommes appelés à « chercher ceux qui se sont égarés » (Mt 18:10-14), à résoudre les problèmes de nos relations (Mt 18:15-18) et enfin à recevoir la grâce de Dieu dans la prière unanime au nom du Christ et en sa présence, comme cela nous a été promis.

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Pour Mt 19:1-12
Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu’il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain.
Des foules nombreuses le suivirent, et là il les guérit.
Des Pharisiens s’approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l’épreuve : « Est-il permis de répudier sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme,
et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ?
Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. » —
« Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? » —
« C’est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l’origine il n’en fut pas ainsi.
Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme — pas pour « prostitution » — et en épouse une autre, commet un adultère. »
10 Les disciples lui disent : « Si telle est la condition de l’homme envers la femme, il n’est pas expédient de se marier. »
11 Il leur dit : « Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c’est donné.
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l’action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »
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« Peut-on divorcer pour n’importe quelle raison ? » Autrement dit, existe-t-il quelque chose qui lie un homme et une femme lorsque leurs sentiments ne les attirent plus aussi fortement l’un vers l’autre ? Quelles réponses peut-on entendre à cette question ?..  Lire la suite

« Peut-on divorcer pour n’importe quelle raison ? » Autrement dit, existe-t-il quelque chose qui lie un homme et une femme lorsque leurs sentiments ne les attirent plus aussi fortement l’un vers l’autre ? Quelles réponses peut-on entendre à cette question ? « Rien ne les lie » (c’est-à-dire qu’on peut divorcer pour n’importe quelle raison) ; « les engagements mutuels les lient » (mais quelle est la valeur de la parole humaine ?) ; « le devoir envers la société les lie » (mais l’amour n’est guère comparable, en valeur, au devoir civique...) ; « les enfants les lient » (oui, si l’on en tient compte).

Le Christ donne une autre réponse : l’homme et la femme sont liés par le dessein de la création, c’est-à-dire que c’est Dieu Lui-même qui les unit. Et Il ne le fait pas au moyen de commandements et d’interdictions du divorce, car la loi ne peut pas engendrer l’amour, ce dont la loi de Moïse tient sagement compte ; Il les unit par Sa présence au sein même des relations, agissant par Sa sagesse et Son amour en ceux qui Lui font confiance.

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Pour Mt 19:1-15
Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu’il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain.
Des foules nombreuses le suivirent, et là il les guérit.
Des Pharisiens s’approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l’épreuve : « Est-il permis de répudier sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme,
et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ?
Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. » —
« Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? » —
« C’est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l’origine il n’en fut pas ainsi.
Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme — pas pour « prostitution » — et en épouse une autre, commet un adultère. »
10 Les disciples lui disent : « Si telle est la condition de l’homme envers la femme, il n’est pas expédient de se marier. »
11 Il leur dit : « Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c’est donné.
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l’action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »
13 Alors des petits enfants lui furent présentés, pour qu’il leur imposât les mains en priant ; mais les disciples les rabrouèrent.
14 Jésus dit alors : « Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des Cieux. »
15 Puis il leur imposa les mains et poursuivit sa route.
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Remarquons que la question du divorce est posée par les pharisiens, habitués à éclaircir les subtilités juridiques. Mais des subtilités de l'interprétation de la loi, Jésus les ramène au sens de la création de l'homme et de la femme...  Lire la suite

Remarquons que la question du divorce est posée par les pharisiens, habitués à éclaircir les subtilités juridiques. Mais des subtilités de l'interprétation de la loi, Jésus les ramène au sens de la création de l'homme et de la femme, à la possibilité de leur unité, donnée par Dieu, qui dépasse les dispositions humaines. En même temps, le Christ remarque que la prescription de Moïse concernant le divorce est dictée par des causes humaines. Par là, Il a Lui-même attesté que, parmi ce que la tradition a conservé, il existe aussi des éléments humains. Mais ils n'annulent pas le fait que, dans son fondement, la Révélation nous est donnée d'en haut. Et voici que Jésus proclame l'indissolubilité du mariage comme norme établie dès l'origine.

À notre époque, il est difficile de recevoir ces paroles et plus difficile encore de les accomplir. Les mariages se défont facilement et ne sont pas considérés comme des unions permanentes ; même pour beaucoup de ceux qui viennent à l'Église, il est déjà trop tard pour observer le commandement de l'unicité du mariage. Peut-être les paroles que celui qui peut comprendre comprenne serviront-elles de consolation. Mais l'attitude indulgente envers ceux qui ne sont pas capables d'accomplir le commandement dans toute son exactitude n'annule pas ce qui est établi comme norme, qui aurait dû prévaloir dans le monde.

Il est difficile de comprendre pourquoi les disciples tentaient d'empêcher les enfants de venir au Christ. Peut-être pensaient-ils que seuls des adultes, capables de comprendre Ses paroles, osaient venir au Maître. Mais Il peut devenir proche à tout âge.

L'appel du Christ à laisser les enfants venir à Lui et à ne pas les en empêcher répond à la question de savoir à partir de quel moment l'éducation chrétienne et l'entrée dans l'Église sont possibles. Il ne faut pas attendre l'âge de raison ; Il nous aime dès le sein maternel et peut se révéler à nous à tout âge.

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Pour Mt 19:1-15
Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu’il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain.
Des foules nombreuses le suivirent, et là il les guérit.
Des Pharisiens s’approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l’épreuve : « Est-il permis de répudier sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme,
et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ?
Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. » —
« Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? » —
« C’est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l’origine il n’en fut pas ainsi.
Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme — pas pour « prostitution » — et en épouse une autre, commet un adultère. »
10 Les disciples lui disent : « Si telle est la condition de l’homme envers la femme, il n’est pas expédient de se marier. »
11 Il leur dit : « Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c’est donné.
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l’action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »
13 Alors des petits enfants lui furent présentés, pour qu’il leur imposât les mains en priant ; mais les disciples les rabrouèrent.
14 Jésus dit alors : « Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des Cieux. »
15 Puis il leur imposa les mains et poursuivit sa route.
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En effet, tous ne peuvent pas accueillir cette parole. Si telle est « l’obligation de l’homme envers sa femme », si désormais...  Lire la suite

En effet, tous ne peuvent pas accueillir cette parole. Si telle est « l’obligation de l’homme envers sa femme », si désormais tu ne peux plus être par toi-même, mais que tu es devenu une seule chair, c’est-à-dire un seul corps, un seul être humain, avec quelqu’un d’autre, et si tu n’es absolument pas prêt à un tel pas — alors il vaut mieux ne pas se marier. Car les pharisiens, comme toujours, exprimant le point de vue humain général, demandent à Jésus : ne peut-on pas concilier d’une manière ou d’une autre l’agréable et l’utile ? Ne peut-on pas être une seule chair pour un certain temps, jusqu’à ce que cela devienne tout à fait difficile et mauvais, puis — se retirer ?

Il semble que presque tous les dilemmes moraux de l’humanité contemporaine entrent dans cette catégorie de questions : comment faire pour que tout aille bien, et que cela ne soit pas difficile ? En réponse, le Christ ne les accuse pas de lâcheté, ni d’irresponsabilité, ni d’égoïsme, mais de dureté de cœur, d’incapacité à voir la beauté du dessein de Dieu sur l’unité de l’homme et de la femme, d’incapacité à aimer vraiment profondément. Il semble que tous nos problèmes liés au mariage et à la famille proviennent précisément de la dureté du cœur, de la mort de l’organe de l’amour.

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Pour Mt 18:21-19:1
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
23 « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Cet homme n’ayant pas de quoi rendre, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d’éteindre ainsi la dette.
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s’y tenait prosterné en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. »
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : « Rends tout ce que tu dois. »
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai. »
30 Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû.
31 Voyant ce qui s’était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t’en ai fait remise, parce que tu m’as supplié ;
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? »
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû.
35 C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu’il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain.
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Le cœur de l'Évangile est le message de l'amour. Le cœur de l'amour est le pardon. La parabole racontée par le Seigneur place le pardon au centre même des relations humaines. Il est impossible de vouloir être pardonné sans...  Lire la suite

Le cœur de l'Évangile est le message de l'amour. Le cœur de l'amour est le pardon. La parabole racontée par le Seigneur place le pardon au centre même des relations humaines. Il est impossible de vouloir être pardonné sans vouloir pardonner. Le pardon est un lien réciproque entre les personnes, où chacune est responsable de le maintenir. Pardonner non pas lorsque l'autre a expié sa faute, ni même lorsqu'il a demandé pardon, mais auparavant, d'avance, sans laisser l'absence de pardon demeurer dans son cœur : telle est l'essence des paroles de Jésus au verset 22.

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Pour Mt 19:13-30
13 Alors des petits enfants lui furent présentés, pour qu’il leur imposât les mains en priant ; mais les disciples les rabrouèrent.
14 Jésus dit alors : « Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des Cieux. »
15 Puis il leur imposa les mains et poursuivit sa route.
16 Et voici qu’un homme s’approcha et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? »
17 Il lui dit : « Qu’as-tu à m’interroger sur ce qui est bon ? Un seul est le Bon. Que si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » —
18 « Lesquels ? » lui dit-il. Jésus reprit : « Tu ne tueras pas, tu ne commettras pas d’adultère, tu ne voleras pas, tu ne porteras pas de faux témoignage,
19 honore ton père et ta mère, et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » —
20 « Tout cela, lui dit le jeune homme, je l’ai observé ; que me manque-t-il encore ? » —
21 Jésus lui déclara : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. »
22 Entendant cette parole, le jeune homme s’en alla contristé, car il avait de grands biens.
23 Jésus dit alors à ses disciples : « En vérité, je vous le dis, il sera difficile à un riche d’entrer dans le Royaume des Cieux.
24 Oui, je vous le répète, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume des Cieux. »
25 Entendant cela, les disciples restèrent tout interdits : « Qui donc peut être sauvé ? » disaient-ils.
26 Fixant son regard, Jésus leur dit : « Pour les hommes c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
27 Alors, prenant la parole, Pierre lui dit : « Voici que nous, nous avons tout laissé et nous t’avons suivi, quelle sera donc notre part ? »
28 Jésus leur dit : « En vérité je vous le dis, à vous qui m’avez suivi : dans la régénération, quand le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous siégerez vous aussi sur douze trônes, pour juger les douze tribus d’Israël.
29 Et quiconque aura laissé maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs, à cause de mon nom, recevra bien davantage et aura en héritage la vie éternelle.
30 « Beaucoup de premiers seront derniers, et de derniers seront premiers. »
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L’effroi des disciples se comprend : s’il est si difficile à un riche d’être sauvé, que dire alors des pauvres, qui souvent n’ont même pas la possibilité d’accomplir les prescriptions de la Loi ? Le Christ confirme leur intuition : le salut — c’est-à-dire le passage à une vie nouvelle avec Dieu, la délivrance de la haine et de l’incroyance — est tout simplement impossible. Il est impossible aux êtres humains ; Dieu seul peut l’accomplir. Les plus proches du salut sont donc ceux qui ne se croient pas d’avance capables de s’approcher de Dieu par leurs propres forces. Le jeune homme, qui observait depuis son enfance les principaux commandements, était manifestement une très bonne personne. Mais sa richesse — non pas l’argent, mais sa confiance dans sa capacité à « être parfait » — l’éloigne du message évangélique selon lequel « tout est possible à Dieu ». Il « s’en va tout triste », perdant ainsi sa « richesse d’esprit » et recevant la possibilité d’entrer dans le Royaume avec les disciples, non par sa propre justice, mais par la toute-puissance de l’amour de Dieu.

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Pour Mt 19:1-15
Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu’il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain.
Des foules nombreuses le suivirent, et là il les guérit.
Des Pharisiens s’approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l’épreuve : « Est-il permis de répudier sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme,
et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ?
Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. » —
« Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? » —
« C’est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l’origine il n’en fut pas ainsi.
Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme — pas pour « prostitution » — et en épouse une autre, commet un adultère. »
10 Les disciples lui disent : « Si telle est la condition de l’homme envers la femme, il n’est pas expédient de se marier. »
11 Il leur dit : « Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c’est donné.
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l’action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »
13 Alors des petits enfants lui furent présentés, pour qu’il leur imposât les mains en priant ; mais les disciples les rabrouèrent.
14 Jésus dit alors : « Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des Cieux. »
15 Puis il leur imposa les mains et poursuivit sa route.
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En effet, tous ne peuvent pas accueillir cette parole. Si telle est « l’obligation de l’homme envers sa femme », si désormais...  Lire la suite

En effet, tous ne peuvent pas accueillir cette parole. Si telle est « l’obligation de l’homme envers sa femme », si désormais tu ne peux plus être par toi-même, mais que tu es devenu une seule chair, c’est-à-dire un seul corps, un seul être humain, avec quelqu’un d’autre, et si tu n’es absolument pas prêt à un tel pas — alors il vaut mieux ne pas se marier. Car les pharisiens, comme toujours, exprimant le point de vue humain général, demandent à Jésus : ne peut-on pas concilier d’une manière ou d’une autre l’agréable et l’utile ? Ne peut-on pas être une seule chair pour un certain temps, jusqu’à ce que cela devienne tout à fait difficile et mauvais, puis — se retirer ?

Il semble que presque tous les dilemmes moraux de l’humanité contemporaine entrent dans cette catégorie de questions : comment faire pour que tout aille bien, et que cela ne soit pas difficile ? En réponse, le Christ ne les accuse pas de lâcheté, ni d’irresponsabilité, ni d’égoïsme, mais de dureté de cœur, d’incapacité à voir la beauté du dessein de Dieu sur l’unité de l’homme et de la femme, d’incapacité à aimer vraiment profondément. Il semble que tous nos problèmes liés au mariage et à la famille proviennent précisément de la dureté du cœur, de la mort de l’organe de l’amour.

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Pour Mt 19:1-15
Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu’il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain.
Des foules nombreuses le suivirent, et là il les guérit.
Des Pharisiens s’approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l’épreuve : « Est-il permis de répudier sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme,
et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ?
Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. » —
« Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? » —
« C’est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l’origine il n’en fut pas ainsi.
Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme — pas pour « prostitution » — et en épouse une autre, commet un adultère. »
10 Les disciples lui disent : « Si telle est la condition de l’homme envers la femme, il n’est pas expédient de se marier. »
11 Il leur dit : « Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c’est donné.
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l’action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »
13 Alors des petits enfants lui furent présentés, pour qu’il leur imposât les mains en priant ; mais les disciples les rabrouèrent.
14 Jésus dit alors : « Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des Cieux. »
15 Puis il leur imposa les mains et poursuivit sa route.
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Remarquons que la question du divorce est posée par les pharisiens, habitués à éclaircir les subtilités juridiques. Mais des subtilités de l'interprétation de la loi, Jésus les ramène au sens de la création de l'homme et de la femme...  Lire la suite

Remarquons que la question du divorce est posée par les pharisiens, habitués à éclaircir les subtilités juridiques. Mais des subtilités de l'interprétation de la loi, Jésus les ramène au sens de la création de l'homme et de la femme, à la possibilité de leur unité, donnée par Dieu, qui dépasse les dispositions humaines. En même temps, le Christ remarque que la prescription de Moïse concernant le divorce est dictée par des causes humaines. Par là, Il a Lui-même attesté que, parmi ce que la tradition a conservé, il existe aussi des éléments humains. Mais ils n'annulent pas le fait que, dans son fondement, la Révélation nous est donnée d'en haut. Et voici que Jésus proclame l'indissolubilité du mariage comme norme établie dès l'origine.

À notre époque, il est difficile de recevoir ces paroles et plus difficile encore de les accomplir. Les mariages se défont facilement et ne sont pas considérés comme des unions permanentes ; même pour beaucoup de ceux qui viennent à l'Église, il est déjà trop tard pour observer le commandement de l'unicité du mariage. Peut-être les paroles que celui qui peut comprendre comprenne serviront-elles de consolation. Mais l'attitude indulgente envers ceux qui ne sont pas capables d'accomplir le commandement dans toute son exactitude n'annule pas ce qui est établi comme norme, qui aurait dû prévaloir dans le monde.

Il est difficile de comprendre pourquoi les disciples tentaient d'empêcher les enfants de venir au Christ. Peut-être pensaient-ils que seuls des adultes, capables de comprendre Ses paroles, osaient venir au Maître. Mais Il peut devenir proche à tout âge.

L'appel du Christ à laisser les enfants venir à Lui et à ne pas les en empêcher répond à la question de savoir à partir de quel moment l'éducation chrétienne et l'entrée dans l'Église sont possibles. Il ne faut pas attendre l'âge de raison ; Il nous aime dès le sein maternel et peut se révéler à nous à tout âge.

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