7 Mais le Seigneur Yahvé ne fait rien qu'il n'en ait révélé le secret à ses serviteurs les prophètes.
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Que signifient les mots d'Amos sur le Dieu, Qui ne fait rien, n'ayant d’abord révélé Son secret à Ses prophètes ? Qu'est-ce qu’on pourrait alors dire, par exemple, de la création du monde ou de l’homme ? Comme on voit, le prophète parle de quelque chose se rapportant non simplement aux plans de Dieu, mais aux plans, dans lesquels participe l’homme, et plus exactement, le peuple de Dieu. Au fait, même le mot juif traduit d'habitude en français comme le "secret", signifie encore «un conseil secret». Et alors il se trouve qu’il s’agit plutôt notamment d’un conseil entre Dieu et Ses serviteurs. Le conseil n’est pas prééternel (il n’y a pas de mystère ici), mais le plus ordinaire, comment le régent prenant la décision peut se conseiller, avec ceux, à qui il la confiera l'exécution.
À première vue un tel conseil de Dieu avec les gens peut s’avérer un peu étrange : car Dieu est souverain en ce qui concerne Ses plans. Mais, comme on voit, l'amour de Dieu définit la mesure de Son pouvoir sur l’homme et incite Dieu à donner à l’homme le maximum de liberté possible. Parlant de liberté, nous voulons avant tout bien sûr parler du droit inaliénable de l’homme déchu d’abuser la liberté qui lui est donnée et de se détourner de Dieu. Mais c’est juste l'aberration de notre vision spirituelle, qui ne signifie du tout pas que l’homme, restant fidèle à Dieu, est Son esclave taciturne et privé de droits.
Amos lui-même parle des prophètes, comme des esclaves. Mais à l’Israël antique était propre seulement l'esclavage domestique, où les esclaves se trouvaient, au fond, sur la position des membres cadets de la famille. Ils ne possédaient certes pas le droit de vote au conseil de famille, et à cet égard étaient privés de droits, mais étaient traités, comme les membres de la famille, de la même manière que leurs propres enfants mineurs, qui n’avaient pas aussi le droit de vote, mais pour le reste étaient dans la maison entièrement les siens. Une telle analogie convient bien pour la description de ces "droits", qu'a l’homme au conseil avec Dieu.
Certes, on ne peut parler d’aucun droit formel dans ce cas, mais Dieu traite Ses serviteurs avec le même amour, qu’un bon maître traitera ses esclaves chez lui. S’aurait bien sûr pu être autrement, et Dieu aurait pu les traiter comme des enfants, comme un père traite ses fils. Mais pour cela il fallait surmonter les conséquences de la chute, et avant l'arrivée au monde de Christ il était impossible de les surmonter. Cependant après Son arrivée et la manifestation du Royaume dans le monde, d’après les mots mêmes du Sauveur dits lors de la Cène, les esclaves deviennent les fils. En dehors de la maison restent seulement les mercenaires, les travailleurs embauchés. Et cela n'est pas étonnant: car ils restaient toujours étrangers pour les membres de la famille (libre, comme esclaves). Et tous ceux qui étaient d'une manière ou d'une autre dans leur maison, avec l'arrivée de Christ deviennent dans une grande mesure les siens jusqu'à la fin.
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