2 Comme languit une biche après les eaux vives, ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu.
3 Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant ; quand irai-je et verrai-je la face de Dieu ?
4 Mes larmes, c’est là mon pain, le jour, la nuit, moi qui tout le jour entends dire : Où est-il, ton Dieu ?
5 Oui, je me souviens, et mon âme sur moi s’épanche, je m’avançais sous le toit du Très-Grand, vers la maison de Dieu, parmi les cris de joie, l’action de grâces, la rumeur de la fête.
6 Qu’as-tu, mon âme, à défaillir et à gémir sur moi ? Espère en Dieu : à nouveau je lui rendrai grâce, le salut de ma face
7 et mon Dieu ! Mon âme est sur moi défaillante, alors je me souviens de toi : depuis la terre du Jourdain et des Hermons, de toi, humble montagne.
8 L’abîme appelant l’abîme au bruit de tes écluses, la masse de tes flots et de tes vagues a passé sur moi.
9 Le jour, Yahvé mande sa grâce et même pendant la nuit le chant qu’elle m’inspire est une prière à mon Dieu vivant.
10 Je dirai à Dieu mon Rocher : pourquoi m’oublies-tu ? Pourquoi m’en aller en deuil, accablé par l’ennemi ?
11 Touché à mort dans mes os, mes adversaires m’insultent en me redisant tout le jour : Où est-il, ton Dieu ?
12 Qu’as-tu, mon âme, à défaillir et à gémir sur moi ? Espère en Dieu : à nouveau je lui rendrai grâces, le salut de ma face et mon Dieu !
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Le désir de Dieu éprouvé par une âme séparée de Lui ressemble à la soif. Mais cela signifie que le Seigneur Lui-même peut être comparé à une eau vivifiante. Bien des années plus tard, lorsque le Fils de David se révélera comme Celui qui donne l’eau vive, ce sera l’un de Ses témoignages sur Lui-même en tant que Dieu.
Remarquons que les larmes qui nourrissent l’homme assoiffé ne sont pas comparées à l’eau, mais au pain, car on peut vivre un peu plus longtemps sans pain que sans eau. Pourtant, le Seigneur se nommera aussi le Pain de Vie...
La tristesse se fait sentir derrière les lignes du psaume, et elle n’est pas seulement due au silence du Bien-Aimé. Le psalmiste souffre peut-être bien davantage de ce que les hommes interprètent de travers le silence du Seigneur. Avec les autres, l’homme qui pleure entrait dans la maison de Dieu au milieu de la foule, et voici que ses récents compagnons dans la foi se sont détournés de Dieu et se moquent de celui qui Lui est resté fidèle. Si seulement ils n’avaient jamais connu le Seigneur ! Mais ils se sont détournés de Lui après L’avoir déjà rencontré.
Pourtant, celui qui garde la foi ne cesse pas de crier vers Lui. Il sait que l’espérance placée dans le Seigneur le délivrera de tout découragement.
Autres réflexions
Pour Ps 42:1-5
1 Du maître de chant. Poème. Des fils de Coré.
2 Comme languit une biche après les eaux vives, ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu.
3 Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant ; quand irai-je et verrai-je la face de Dieu ?
4 Mes larmes, c’est là mon pain, le jour, la nuit, moi qui tout le jour entends dire : Où est-il, ton Dieu ?
5 Oui, je me souviens, et mon âme sur moi s’épanche, je m’avançais sous le toit du Très-Grand, vers la maison de Dieu, parmi les cris de joie, l’action de grâces, la rumeur de la fête.
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Ce psaume est lié au précédent ; grâce à leur refrain, on peut même les réunir. Mais une intonation nouvelle se fait aussi entendre ici...
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Ce psaume est lié au précédent ; grâce à leur refrain, on peut même les réunir. Mais une intonation nouvelle se fait aussi entendre ici. Nous pourrions réunir les deux psaumes et voir alors comment un nouvel état d'esprit se développe peu à peu. Ou bien nous pouvons considérer ce psaume indépendamment du précédent.
Si l'hymne précédent reflétait la tristesse de l'abandon de Dieu, surmontée par la foi et l'espérance dans le Seigneur, on sent ici de la vigueur et l'on voit la détermination à suivre activement le Seigneur sur les chemins de Sa vérité, jusqu'à être prêt à défendre cette vérité devant le tribunal face aux impies.
Le cri même adressé à Dieu—Pourquoi m'as-Tu rejeté ?—n'est plus ici celui d'un homme déconcerté, mais la question de celui qui suit fermement le Seigneur. Celui qui marche d'un pas assuré se dirige vers le Seigneur, certain qu'Il ne se contentera pas de lui donner une réponse, mais qu'Il ne repoussera pas celui qui L'interroge et l'accueillera sur Sa montagne. Même l'adresse à l'âme troublée—Pourquoi es-tu abattue ?—sonne ici avec plus de vigueur : il n'y a pas lieu de se décourager, en avant et vers les hauteurs ! Nous avons Quelqu'un vers qui tendre, et Il ne nous abandonne pas.
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