Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Ep 1:22-2:3

22 Il a tout mis sous ses pieds, et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église,
23 laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.
1 Et vous qui étiez morts par suite des fautes et des péchés
2 dans lesquels vous avez vécu jadis, selon le cours de ce monde, selon le Prince de l’empire de l’air, cet Esprit qui poursuit son œuvre en ceux qui résistent...
3 Nous tous d’ailleurs, nous fûmes jadis de ceux-là, vivant selon nos convoitises charnelles, servant les caprices de la chair et des pensées coupables, si bien que nous étions par nature voués à la colère tout comme les autres...
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Dans la lecture d'aujourd'hui, l'apôtre Paul dit du Christ qu'Il a été établi tête de l'Église. La pensée de l'apôtre s'oriente ensuite vers la précision de ce que cela signifie : il dit que l'Église est Son Corps et la plénitude de Celui qui remplit tout en tous. Ces deux aspects liés définissent l'essence véritable et invisible de l'Église. Elle n'est ni une organisation ni simplement une communauté humaine, bien qu'elle soit à la fois nombreuse et ordonnée. Elle est la plénitude de la présence de Dieu en toutes choses. Bien plus, l'Église n'est pas seulement la présence du Christ : en elle, Il remplit tout de Lui-même. Ce qui est étonnant et merveilleux, c'est qu'il est non seulement possible, mais même assez facile d'entrer dans cette présence et cette plénitude. À l'Église, dont les portes sont ouvertes à quiconque vient, tu apportes très peu : ta volonté de recevoir le baptême et de vivre. Et tu reçois, comme lors de la multiplication des pains, le don infini de la plénitude de Dieu.

Autres réflexions

 
Pour Ep 1:22-2:3
22 Il a tout mis sous ses pieds, et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église,
23 laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.
1 Et vous qui étiez morts par suite des fautes et des péchés
2 dans lesquels vous avez vécu jadis, selon le cours de ce monde, selon le Prince de l’empire de l’air, cet Esprit qui poursuit son œuvre en ceux qui résistent...
3 Nous tous d’ailleurs, nous fûmes jadis de ceux-là, vivant selon nos convoitises charnelles, servant les caprices de la chair et des pensées coupables, si bien que nous étions par nature voués à la colère tout comme les autres...
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Dans la lecture d’aujourd’hui, l’apôtre Paul dit du Christ qu’Il a été établi tête de l’Église. Développant cette pensée, il précise que l’Église est Son Corps et la plénitude de Celui qui remplit tout en tous. Ce sont précisément ces deux aspects liés qui définissent...  Lire la suite

Dans la lecture d’aujourd’hui, l’apôtre Paul dit du Christ qu’Il a été établi tête de l’Église. Développant cette pensée, il précise que l’Église est Son Corps et la plénitude de Celui qui remplit tout en tous. Ce sont précisément ces deux aspects liés qui définissent la véritable essence invisible de l’Église : elle n’est ni une organisation ni une communauté humaine (bien qu’elle réunisse une multitude et possède un ordre), mais la plénitude de la présence de Dieu en toutes choses. Bien plus, l’Église n’est pas seulement la présence du Christ : en elle, Il remplit tout de Lui-même.

Ce qui est étonnant et merveilleux, c’est qu’entrer dans cette présence et cette plénitude est non seulement possible, mais même assez facile. Dans l’Église, dont les portes sont ouvertes à quiconque vient, tu apportes très peu : ta volonté de recevoir le baptême et de vivre d’une manière nouvelle. Et tu reçois en retour, comme lors de la multiplication des pains, le don infini de la plénitude de Dieu.

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Pour Ep 1:22-23
22 Il a tout mis sous ses pieds, et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église,
23 laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.
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Les deux demi-phrases qui composent la lecture apostolique d'aujourd'hui sont comme un vif éclat de lumière...  Lire la suite

Les deux demi-phrases qui composent la lecture apostolique d'aujourd'hui sont comme un vif éclat de lumière : elles nous aident moins à suivre la logique des réflexions de l'apôtre Paul qu'elles ne mettent en évidence plusieurs choses essentielles, afin que nous nous en souvenions. Comme un bref résumé, elles condensent son enseignement sur le salut dans le Christ. C'est dans ce passage que figurent les paroles de Paul selon lesquelles l'Église est le Corps du Christ.

Cette définition contient beaucoup de choses. Elle implique que le centre autour duquel l'Église se rassemble est le pain de la dernière Cène, qui, dans la prière de l'Église, devient le Corps du Christ. Ce mystère est accompli par le Christ Lui-même : « non à cause de notre justice, car nous n'avons rien fait de bon sur la terre », comme le dit saint Basile le Grand. La définition de l'apôtre Paul implique aussi que l'Église est le prolongement de l'Incarnation du Fils de Dieu, qui remplit tout en elle. Cela s'accomplit selon la volonté du Père et par la grâce de l'Esprit Saint, dont la venue fait naître l'Église non comme un rassemblement humain, mais comme le mystère de la Présence de Dieu.

Puis vient une phrase interrompue en son milieu, où l'apôtre souligne que ce don du salut dans le Christ nous est accordé alors que nous étions encore pécheurs. Il dit que le Christ nous remplit dans l'Église, nous qui sommes morts par nos péchés. Le prédicat de cette phrase ne figure pas dans le passage lu. Et nous, qui étions morts... Mais il n'est pas difficile de deviner, de sentir avec le cœur, que Celui qui remplit tout en tous rend la vie aux morts. C'est la conclusion des paroles sur le Corps du Christ qu'il nous est donné de tirer nous-mêmes aujourd'hui.

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Pour Ep 1:22-23
22 Il a tout mis sous ses pieds, et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église,
23 laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.
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Ces paroles, comme un éclat lumineux, n’aident pas tant à voir la logique des réflexions de l’apôtre Paul qu’elles éclairent plusieurs réalités essentielles pour que nous nous en souvenions. Comme un bref résumé...  Lire la suite

Ces paroles, comme un éclat lumineux, n’aident pas tant à voir la logique des réflexions de l’apôtre Paul qu’elles éclairent plusieurs réalités essentielles pour que nous nous en souvenions. Comme un bref résumé, elles récapitulent l’enseignement de l’apôtre sur le salut dans le Christ. C’est précisément dans ce passage que sont rapportées les paroles de l’apôtre Paul selon lesquelles l’Église est le Corps du Christ.

Cette définition contient énormément de choses. Elle implique que le centre autour duquel l’Église est rassemblée est le pain de la Cène, qui, dans la prière de l’Église, devient le Corps du Christ. Ce sacrement est accompli par le Christ Lui-même, «non pas à cause de nos justices, car nous n’avons rien fait de bon sur la terre», comme le dit saint Basile le Grand. La définition de l’apôtre Paul implique aussi que l’Église est le prolongement de l’Incarnation du Fils de Dieu, qui remplit en elle toutes choses. Cela arrive par la volonté du Père et par la grâce de l’Esprit Saint, dont la venue fait naître l’Église non comme une assemblée d’hommes, mais comme le sacrement de la Présence de Dieu.

Ensuite, au début du chapitre suivant, l’apôtre souligne que ce don du salut dans le Christ nous est donné alors que nous étions encore pécheurs. Il dit que, dans l’Église, le Christ nous remplit de vie, nous qui étions morts par nos péchés. C’est là le sens de l’existence de l’Église, c’est là sa force salvatrice.

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Pour Ep 2:1-10
1 Et vous qui étiez morts par suite des fautes et des péchés
2 dans lesquels vous avez vécu jadis, selon le cours de ce monde, selon le Prince de l’empire de l’air, cet Esprit qui poursuit son œuvre en ceux qui résistent...
3 Nous tous d’ailleurs, nous fûmes jadis de ceux-là, vivant selon nos convoitises charnelles, servant les caprices de la chair et des pensées coupables, si bien que nous étions par nature voués à la colère tout comme les autres...
4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés,
5 alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ — c’est par grâce que vous êtes sauvés ! —,
6 avec lui Il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux, dans le Christ Jésus.
7 Il a voulu par là démontrer dans les siècles à venir l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
8 Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ;
9 il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier.
10 Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.
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Lorsqu’il parle de la vie chrétienne, Paul pense aussi au chemin de justice suivi par ceux qui cherchaient la plénitude de la vie de Dieu avant même la venue du Christ. Ceux qui suivaient ce chemin voyaient déjà clairement que la justice était impossible sans une transformation radicale...  Lire la suite

Lorsqu’il parle de la vie chrétienne, Paul pense aussi au chemin de justice suivi par ceux qui cherchaient la plénitude de la vie de Dieu avant même la venue du Christ. Ceux qui suivaient ce chemin voyaient déjà clairement que la justice était impossible sans une transformation radicale de la nature humaine elle-même, frappée par le péché. Mais il était impossible de la transformer complètement par les seuls efforts humains, même avec l’aide de Dieu. Le milieu même dans lequel s’accomplissait ce travail spirituel était destructeur : le monde déchu est plongé dans le mal, et ce qui était accompli se trouvait en grande partie réduit à néant par l’agressivité spirituelle de ce milieu.

Pour une transformation complète et qualitative de la nature humaine, pour sa transfiguration, il fallait un autre milieu, que personne ne pouvait créer sur terre. La seule présence de Dieu s’avérait insuffisante : le mal s’opposait de l’extérieur, agissant depuis un monde qui vivait selon les lois du péché, et depuis l’intérieur même de l’homme, dont le cœur était lui aussi infecté par le péché.

Dans de telles conditions, tous les changements demeuraient partiels et temporaires. L’homme ne pouvait pas changer véritablement ; toutes les améliorations restaient instables et, lorsque l’action directe de Dieu cessait, il retombait rapidement dans son état antérieur. Il n’y avait aucune dynamique spirituelle : l’homme piétinait sur place et n’obtenait ainsi que d’empêcher le mal et le péché de prendre sur lui un pouvoir définitif et sans partage. Pour un travail spirituel véritable, il fallait un autre milieu, que l’on pourrait appeler un milieu d’amour si l’on comprend l’amour au sens évangélique.

Dans la Bible, l’amour suppose avant tout une attitude qui vise le bien spirituel de celui vers qui elle est dirigée. L’amour est une intention qui favorise la formation et le développement spirituels de l’homme, qui affermit ses relations avec Dieu et avec son prochain—des relations conscientes, sans lesquelles une vie spirituelle véritable est impossible. Mais dans le monde déchu, le milieu où existent toutes les relations demeure naturel, psychique. Pour le désigner, l’apôtre emploie un mot grec généralement traduit par « air », alors qu’à l’origine il désignait un milieu naturel particulier où, entre autres, habitaient les dieux de l’Olympe.

Le Christ vient créer un nouveau milieu, un milieu d’amour, où le travail spirituel se fera beaucoup plus simplement et plus rapidement et pourra devenir progressif, de sorte que l’homme cessera de piétiner comme il le faisait habituellement auparavant. Le Royaume lui-même existe comme relation d’amour entre le Père et le Fils. Dans un tel milieu, le pouvoir du péché n’est possible que dans la mesure où l’homme lui-même lui accorde ce pouvoir sur lui : l’agressivité de l’environnement est exclue dans le Royaume. Les conditions du travail spirituel deviennent idéales, l’impossible devient possible, et les conséquences mêmes des péchés commis changent si l’homme renonce au péché en tant que tel.

Ces conséquences ne pèsent plus sur l’homme comme elles pesaient auparavant, avant la venue du Christ. Bien sûr, les changements ne se produisent pas d’eux-mêmes : dans le Royaume aussi, un travail spirituel actif est exigé de l’homme, mais il a là beaucoup plus de chances d’être fécond que dans le monde non transfiguré. Les chances de salut augmentent donc fortement, bien que personne ne puisse évidemment donner de garanties à qui que ce soit : l’homme est libre, et Dieu ne lui retire pas sa liberté. Même dans le Royaume.

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Pour Ep 2:1-10
1 Et vous qui étiez morts par suite des fautes et des péchés
2 dans lesquels vous avez vécu jadis, selon le cours de ce monde, selon le Prince de l’empire de l’air, cet Esprit qui poursuit son œuvre en ceux qui résistent...
3 Nous tous d’ailleurs, nous fûmes jadis de ceux-là, vivant selon nos convoitises charnelles, servant les caprices de la chair et des pensées coupables, si bien que nous étions par nature voués à la colère tout comme les autres...
4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés,
5 alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ — c’est par grâce que vous êtes sauvés ! —,
6 avec lui Il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux, dans le Christ Jésus.
7 Il a voulu par là démontrer dans les siècles à venir l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
8 Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ;
9 il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier.
10 Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.
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En parlant du nouveau peuple de Dieu, Paul attire l'attention sur ce qui en fait précisément un peuple nouveau...  Lire la suite

En parlant du nouveau peuple de Dieu, Paul attire l'attention sur ce qui en fait précisément un peuple nouveau vivant dans le Royaume : le salut (v. 8–9). Mais, pour l'apôtre, le salut n'est pas un acte ponctuel : c'est un processus qui commence au moment de la conversion et s'achèvera lorsque le Royaume sera manifesté au monde dans toute sa plénitude (v. 4–7). Apparemment, du point de vue de Paul, le salut suppose non seulement la conversion, mais aussi la vie nouvelle qui commence pour les convertis aussitôt après celle-ci. La conversion signifie précisément le passage d'une vie selon les lois du monde encore non transfiguré, soumis aux forces qui s'opposent à Dieu (v. 1–3), à la vie du Royaume, où d'autres lois sont à l'œuvre (v. 4–6). Mais ce passage n'est qu'un commencement. Vient ensuite une nouvelle étape : les convertis ne demeurent pas simplement dans le Royaume, ils participent aussi au processus par lequel celui-ci se dévoile dans toute sa plénitude, processus qui ne doit s'achever qu'à la fin des temps, au retour du Sauveur (v. 7).

Paul souligne particulièrement que l'homme ne peut en aucune façon agir sur ce processus par ses seuls efforts humains. Il insiste expressément sur le fait que le salut, sous tous ses aspects, est un don de Dieu, possible seulement par la grâce, c'est-à-dire par l'action directe de Dieu (v. 8–10). En parlant des « œuvres », l'apôtre désigne apparemment ce qu'il appelle parfois, dans ses autres épîtres, les « œuvres de la Torah », les « œuvres de la Loi ». Au temps de Paul, on appelait ainsi ce que nous nommerions aujourd'hui les devoirs religieux. Pour une personne religieuse, l'accomplissement de ces devoirs est toujours une question primordiale. Rien d'étonnant : c'est à leur accomplissement qu'elle lie son destin, qu'il s'agisse de la vie ou de l'après-mort. Or Paul souligne précisément que le salut du péché et l'accès au Royaume sont impossibles dans le cadre du paradigme religieux traditionnel, comme disent parfois les philosophes.

L'accomplissement des devoirs religieux ne rapproche personne du Royaume et n'en éloigne personne. Ces devoirs ne font pas obstacle au salut, mais ils lui sont inutiles. Ainsi, celui qui choisit de s'en remettre à la religion, dans l'espoir qu'elle l'aidera à trouver le Royaume et le salut, risque finalement de se retrouver les mains vides. Et l'apôtre juge nécessaire de mettre les personnes religieuses en garde contre une erreur qui peut leur coûter le salut.

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Pour Ep 1:15-23
15 C’est pourquoi moi-même, ayant appris votre foi dans le Seigneur Jésus et votre charité à l’égard de tous les saints,
16 je ne cesse de rendre grâces à votre sujet et de faire mémoire de vous dans mes prières.
17 Daigne le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de la gloire, vous donner un esprit de sagesse et de révélation, qui vous le fasse vraiment connaître !
18 Puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur pour vous faire voir quelle espérance vous ouvre son appel, quels trésors de gloire renferme son héritage parmi les saints,
19 et quelle extraordinaire grandeur sa puissance revêt pour nous, les croyants, selon la vigueur de sa force,
20 qu’il a déployée en la personne du Christ, le ressuscitant d’entre les morts et le faisant siéger à sa droite, dans les cieux,
21 bien au-dessus de toute Principauté, Puissance, Vertu, Seigneurie, et de tout autre nom qui se pourra nommer, non seulement dans ce siècle-ci, mais encore dans le siècle à venir.
22 Il a tout mis sous ses pieds, et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église,
23 laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.
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Poursuivant sa réflexion sur le nouveau peuple de Dieu, Paul le définit comme le « corps du Christ ». En parlant ainsi...  Lire la suite

Poursuivant sa réflexion sur le nouveau peuple de Dieu, Paul le définit comme le « corps du Christ » (v. 23). En parlant ainsi, l'apôtre partait sans aucun doute de la conception traditionnelle à son époque du peuple juif comme un seul corps spirituel, uni par Dieu au moyen des sacrifices du Temple et de la Torah. Pour Paul, il est évident que le nouveau peuple de Dieu devient un seul corps spirituel grâce à son unité avec le Christ ressuscité, qui porte en Lui toute la plénitude de la vie du Royaume, rendue accessible par Lui à chacun de Ses disciples. L'apôtre comprend parfaitement qu'en chaque chrétien agit réellement cette même puissance de Dieu qui a rendu la vie au Messie mort sur la croix (v. 19–20). C'est précisément sa présence qui fait du chrétien un chrétien au sens originel du mot, c'est-à-dire un habitant du Royaume dont le Sauveur annonçait la proximité durant Son ministère terrestre.

Apparemment, pour Paul, la nature même du Royaume est liée à cette puissance. Ce n'est évidemment pas par hasard qu'il mentionne le souffle de Dieu, grâce auquel les fidèles acquièrent la sagesse et reçoivent la révélation (v. 17–18). C'est ce même souffle de Dieu qui pénètre tout le Royaume. Il peut apparemment se révéler parfois à celui qui cherche le Royaume comme une puissance qui change l'homme et transfigure sa nature humaine elle-même, la rendant, une fois transfigurée, apte à vivre dans le Royaume. Mais la puissance ne reste, semble-t-il, puissance que tant que celui qui cherche le Royaume le regarde de l'extérieur. Pour ceux qui demeurent encore hors du Royaume, la résurrection du Christ devait apparaître précisément comme une action de la puissance de Dieu, dont elle était le résultat. Pour ceux qui sont déjà entrés dans le Royaume et voient les mêmes événements de l'intérieur, la puissance devient le souffle de Dieu : il enveloppe l'homme de l'extérieur, mais pénètre aussi en lui, devenant une partie inséparable de sa propre nature humaine, dans la mesure où celle-ci est déjà transfigurée. Ainsi la vie du Royaume entre dans le cœur de l'homme, et l'homme devient un habitant du Royaume.

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Pour Ep 1:15-23
15 C’est pourquoi moi-même, ayant appris votre foi dans le Seigneur Jésus et votre charité à l’égard de tous les saints,
16 je ne cesse de rendre grâces à votre sujet et de faire mémoire de vous dans mes prières.
17 Daigne le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de la gloire, vous donner un esprit de sagesse et de révélation, qui vous le fasse vraiment connaître !
18 Puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur pour vous faire voir quelle espérance vous ouvre son appel, quels trésors de gloire renferme son héritage parmi les saints,
19 et quelle extraordinaire grandeur sa puissance revêt pour nous, les croyants, selon la vigueur de sa force,
20 qu’il a déployée en la personne du Christ, le ressuscitant d’entre les morts et le faisant siéger à sa droite, dans les cieux,
21 bien au-dessus de toute Principauté, Puissance, Vertu, Seigneurie, et de tout autre nom qui se pourra nommer, non seulement dans ce siècle-ci, mais encore dans le siècle à venir.
22 Il a tout mis sous ses pieds, et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église,
23 laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.
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Si nous lisons attentivement les paroles de l’apôtre Paul, nous découvrons une chose étrange. Paul dit que l’Église n’est pas simplement...  Lire la suite

Si nous lisons attentivement les paroles de l’apôtre Paul, nous découvrons une chose étrange. Paul dit que l’Église n’est pas simplement le Corps du Christ, image qui nous est familière, mais Sa plénitude ! Lui qui remplit tout en tous, c’est-à-dire la source de toute plénitude, a voulu que l’Église Lui devienne nécessaire, qu’elle devienne Sa plénitude. Autrement dit, le Seigneur a tant aimé l’Église que, sans elle, Il semble Lui-même perdre Sa plénitude : par amour, Il S’est rendu dépendant des hommes. En quoi consiste cette dépendance ? Après l’Ascension, la présence corporelle de Jésus sur terre, c’est-à-dire Sa plénitude, puisqu’Il est véritablement Homme et serait incomplet sans corps, ne se réalise que par l’Église. Il s’agit avant tout du sacrement de l’Eucharistie, dans lequel Il est présent corporellement. Mais l’Église est aussi Son corps, ce qui signifie que chaque membre de l’Église incarne Sa présence dans le monde.

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Pour Ep 1:15-23
15 C’est pourquoi moi-même, ayant appris votre foi dans le Seigneur Jésus et votre charité à l’égard de tous les saints,
16 je ne cesse de rendre grâces à votre sujet et de faire mémoire de vous dans mes prières.
17 Daigne le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de la gloire, vous donner un esprit de sagesse et de révélation, qui vous le fasse vraiment connaître !
18 Puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur pour vous faire voir quelle espérance vous ouvre son appel, quels trésors de gloire renferme son héritage parmi les saints,
19 et quelle extraordinaire grandeur sa puissance revêt pour nous, les croyants, selon la vigueur de sa force,
20 qu’il a déployée en la personne du Christ, le ressuscitant d’entre les morts et le faisant siéger à sa droite, dans les cieux,
21 bien au-dessus de toute Principauté, Puissance, Vertu, Seigneurie, et de tout autre nom qui se pourra nommer, non seulement dans ce siècle-ci, mais encore dans le siècle à venir.
22 Il a tout mis sous ses pieds, et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église,
23 laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.
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Paul appelle l'Église le corps du Christ, la définissant comme « la plénitude de Celui qui remplit tout en tous ». Ici, comme on le voit, il suit les représentations juives traditionnelles du peuple de Dieu comme un tout spirituel unique...  Lire la suite

Paul appelle l'Église le corps du Christ, la définissant comme « la plénitude de Celui qui remplit tout en tous ». Ici, comme on le voit, il suit les représentations juives traditionnelles du peuple de Dieu comme un tout spirituel unique, comme un seul corps qui était sanctifié comme un tout unique par les cultes qui se déroulaient régulièrement dans le Temple de Jérusalem jusqu'à sa destruction en 70 apr. J.-C.

C'est précisément grâce à une telle sanctification du peuple comme un tout unique que même les Juifs croyants qui ne pouvaient pas se rendre à Jérusalem pour une fête, par exemple pour Pessa'h ou pour Chavouot, ne se sentaient pas coupés de Dieu ni de leur communauté : ils se rassemblaient là où ils vivaient, dans les synagogues de la diaspora, et célébraient avec ceux qui étaient alors à Jérusalem. Paul transfère cette vision à l'Église, avec cette différence qu'elle est sanctifiée par la présence du Messie Lui-même, ressuscité des morts et demeurant auprès du trône de Dieu.

Bien entendu, l'Église est l'espace du Royaume qui demeure dans notre monde en cours de transfiguration, mais qui n'est pas encore transfiguré jusqu'au bout. Elle est aussi l'espace du Christ Lui-même, l'espace de Sa présence personnelle. Certes, la présence de Dieu était déjà connue du peuple juif auparavant ; Dieu s'est révélé à lui dès le don de la Torah au Sinaï, Il s'est révélé pour ne plus Se cacher, et Sa présence a accompagné le peuple tout au long de son histoire.

Mais maintenant, à l'espace spirituel de cette présence s'est ajouté l'espace des relations qui unissent le Christ à Son Père céleste. Le Royaume se déploie à l'intérieur de ces relations, se révèle en elles et par elles. Leur plénitude est ce qui remplit « tout en tous ». Et le christianisme signifie l'inclusion dans cette plénitude des relations du Père et du Fils. C'est cette inclusion que l'on peut appeler ecclésialisation au sens authentique du mot ; tout le reste dans la vie ecclésiale n'est qu'un moyen pour résoudre cette tâche principale. Si, bien sûr, il s'agit bien de l'Église avec une majuscule.

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