Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Ct 2:8-14

8 LA BIEN-AIMÉE J’entends mon bien-aimé.
Voici qu’il arrive,
sautant sur les montagnes,
bondissant sur les collines.
9 Mon bien-aimé est semblable à une gazelle,
à un jeune faon.Voilà qu’il se tient
derrière notre mur.
Il guette par la fenêtre,
il épie par le treillis.
10 Mon bien-aimé élève la voix,
il me dit :
« Lève-toi, ma bien-aimée,
ma belle, viens-t’en.
11 Car voilà l’hiver passé,
c’en est fini des pluies, elles ont disparu.
12 Sur notre terre les fleurs se montrent.
La saison vient des gais refrains,
le roucoulement de la tourterelle se fait entendre
sur notre terre.
13 Le figuier forme ses premiers fruits
et les vignes en fleur exhalent leur parfum.
Lève-toi, ma bien-aimée,
ma belle, viens-t’en.
14 Ma colombe, cachée au creux des rochers,
en des retraites escarpées,
montre-moi ton visage,
fais-moi entendre ta voix ;
car ta voix est douce
et charmant ton visage. »
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Dans la tradition juive comme dans la tradition chrétienne, le Cantique des Cantiques est le plus souvent interprété comme un poème allégorique sur l'amour entre Dieu et Son peuple, Israël ou l'Église. On dit parfois qu'il s'agit d'un chant d'amour entre Dieu et l'âme humaine. Bien que la compréhension littérale du Cantique des Cantiques comme poème sur l'amour humain reste valable, c'est surtout sa compréhension symbolique qui importe dans les lectures de l'Église. Maintenant, à la fin de l'Avent, nous lisons un passage où la fiancée entend la voix du fiancé. L'âme entend la voix de Dieu. Et Il l'appelle à s'éveiller, à se lever. Le temps de l'hiver, le temps de l'attente, s'achève. Le Seigneur est proche. Et l'âme reconnaît Sa voix, une voix qu'il est impossible de confondre avec une autre.

Autres réflexions

 
Pour Ct 1:1-2:17
1 Cantique des Cantiques, de Salomon.
2 LA BIEN-AIMÉE Qu’il me baise des baisers de sa bouche.
Tes amours sont plus délicieuses que le vin ;
3 l’arôme de tes parfums est exquis ;
ton nom est une huile qui s’épanche,
c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.
4 Entraîne-moi sur tes pas, courons !
Le roi m’a introduite en ses appartements ;
tu seras notre joie et notre allégresse.
Nous célébrerons tes amours plus que le vin ;
comme on a raison de t’aimer !
5 LA BIEN-AIMÉE Je suis noire et pourtant belle, filles de Jérusalem,
comme les tentes de Qédar,
comme les pavillons de Salma.
6 Ne prenez pas garde à mon teint basané :
c’est le soleil qui m’a brûlée.
Les fils de ma mère se sont emportés contre moi,
ils m’ont mise à garder les vignes.
Ma vigne à moi, je ne l’avais pas gardée !
7 Dis-moi donc, toi que mon cœur aime :
Où mèneras-tu paître le troupeau,
où le mettras-tu au repos, à l’heure de midi ?
Pour que je n’erre plus en vagabonde,
près des troupeaux de tes compagnons.
8 LE CHŒUR Si tu l’ignores, ô la plus belle des femmes,
suis les traces du troupeau,
et mène paître tes chevreaux
près de la demeure des bergers.
9 LE BIEN-AIMÉ À ma cavale, attelée au char de Pharaon,
je te compare, ma bien-aimée.
10 Tes joues restent belles, entre les pendeloques,
et ton cou dans les colliers.
11 Nous te ferons des pendants d’or
et des globules d’argent.
12 DUO — Tandis que le roi est en son enclos,
mon nard donne son parfum.
13 Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe,
qui repose entre mes seins.
14 Mon bien-aimé est une grappe de henné,
dans les vignes d’En-Gaddi.
15 — Que tu es belle, ma bien-aimée,
que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes.
16 — Que tu es beau, mon bien-aimé,
combien délicieux !
Notre lit n’est que verdure.
17 — Les poutres de notre maison sont de cèdre,
nos lambris de cyprès.
1 Je suis le narcisse de Saron,
le lis des vallées.
2 — Comme le lis entre les chardons,
telle ma bien-aimée entre les jeunes femmes.
3 — Comme le pommier parmi les arbres d’un verger,
ainsi mon bien-aimé parmi les jeunes hommes.
À son ombre désirée je me suis assise,
et son fruit est doux à mon palais.
4 Il m’a menée au cellier,
et la bannière qu’il dresse sur moi, c’est l’amour.
5 Soutenez-moi avec des gâteaux de raisin,
ranimez-moi avec des pommes,
car je suis malade d’amour.
6 Son bras gauche est sous ma tête
et sa droite m’étreint.
7 — Je vous en conjure,
filles de Jérusalem,
par les gazelles, par les biches des champs,
n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour,
avant l’heure de son bon plaisir.
8 LA BIEN-AIMÉE J’entends mon bien-aimé.
Voici qu’il arrive,
sautant sur les montagnes,
bondissant sur les collines.
9 Mon bien-aimé est semblable à une gazelle,
à un jeune faon.Voilà qu’il se tient
derrière notre mur.
Il guette par la fenêtre,
il épie par le treillis.
10 Mon bien-aimé élève la voix,
il me dit :
« Lève-toi, ma bien-aimée,
ma belle, viens-t’en.
11 Car voilà l’hiver passé,
c’en est fini des pluies, elles ont disparu.
12 Sur notre terre les fleurs se montrent.
La saison vient des gais refrains,
le roucoulement de la tourterelle se fait entendre
sur notre terre.
13 Le figuier forme ses premiers fruits
et les vignes en fleur exhalent leur parfum.
Lève-toi, ma bien-aimée,
ma belle, viens-t’en.
14 Ma colombe, cachée au creux des rochers,
en des retraites escarpées,
montre-moi ton visage,
fais-moi entendre ta voix ;
car ta voix est douce
et charmant ton visage. »
15 Attrapez-nous les renards,
les petits renards
ravageurs de vignes,
car notre vigne est en fleur.
16 Mon bien-aimé est à moi, et moi à lui.
Il paît son troupeau parmi les lis.
17 Avant que souffle la brise du jour
et que s’enfuient les ombres,
reviens... ! Sois semblable,
mon bien-aimé, à une gazelle,
à un jeune faon,
sur les montagnes du partage.
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Pour ceux dont la compréhension de la vie spirituelle se réduit à une religiosité conforme aux normes, cette partie de la Bible passe à l'arrière-plan...  Lire la suite

Pour ceux dont la compréhension de la vie spirituelle se réduit à une religiosité conforme aux normes, cette partie de la Bible passe à l'arrière-plan, car elle ne correspond pas aux représentations aseptisées de ce que devrait être la Parole de Dieu. On a généralement tenté de surmonter la gêne suscitée par ses images sans détour en interprétant le livre symboliquement ; et, de fait, ses images recèlent une allégorie. Mais est-ce un hasard si cette allégorie s'exprime par les images de l'amour terrestre ? N'est-ce pas parce que cet amour a du prix aux yeux de Celui qui a créé les amoureux ?

Le dialogue entre le fiancé et la fiancée peut se comprendre comme une expression imagée de la relation entre Dieu et le peuple qu'Il a choisi. Mais si toute âme croyante peut voir, dans le récit de l'Ancien Testament, une préfiguration de sa propre présence devant Dieu, de ses élans et de ses chutes, alors chacun de nous ressemble ici aussi à la fiancée qui cherche Celui qui parlait de Lui-même comme de l'Époux (Mt 9:15, et ailleurs encore).

Au début, la fiancée est contrainte de garder la vigne d'autrui ; elle est séparée de la sienne, qu'elle ne peut posséder sans le fiancé. Elle ne sait pas où est son bien-aimé, mais part à sa recherche et le rencontrera certainement : le bien-aimé inconnu vient déjà à sa rencontre.

L'âme redoute son imperfection (« je suis brune »), mais celui qui aime voit la beauté cachée.

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