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RÉFLEXIONS pour Sg 1:15

15 car la justice est immortelle.
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L’expression « la justice est immortelle » fait réfléchir. Que l’injustice mène à la mort, et d’abord bien sûr à la mort spirituelle, il n’est pas nécessaire d’en parler longuement. Mais l’immortalité de la justice n’est pas si claire. Que recouvre-t-elle ? L’immortalité de la justice signifie-t-elle l’immortalité du juste ? Ou bien s’agit-il seulement de l’invariabilité des commandements donnés par Dieu ? Ou peut-être des deux ? Certes, l’inébranlabilité en soi d’un principe quelconque ne suppose nullement l’immortalité de celui qui suit ce principe. Mais peut-on tenir la justice pour un simple principe ? Formellement, oui, puisqu’il s’agit des commandements donnés par Dieu, d’une sorte de code moral, comme beaucoup le pensent. Mais même si l’on lit attentivement le Décalogue lui-même, en mettant un instant de côté toute la tradition, on remarque sans peine qu’il ne s’agit pas simplement de normes morales, mais de deux chemins, dont l’un mène à Dieu et l’autre éloigne de Dieu. Et, en général, il est difficile de considérer la justice seulement comme un principe. En fin de compte, Dieu seul peut être tenu pour la source de toute justice, et Lui seul est juste au sens plein du mot. Si tel est le cas, toute justice humaine est par définition inséparable des relations avec Dieu, de Sa providence, de Son Royaume. Or y a-t-il place pour la mort dans le Royaume ? Si non, alors quiconque participe à la justice, et donc participe au Royaume, recevra tôt ou tard la plénitude de vie propre au Royaume. Et il deviendra une incarnation vivante de la justice de Dieu.

Autres réflexions

 
Pour Sg 1:15
15 car la justice est immortelle.
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L'expression «la justice est immortelle» oblige à réfléchir. Le fait que le mensonge conduit à la mort, et certes avant tout à la mort spirituelle, ne laisse pas en dire beaucoup, ici tout est plus ou moins clair...  Lire la suite

L'expression «la justice est immortelle» oblige à réfléchir. Le fait que le mensonge conduit à la mort, et certes avant tout à la mort spirituelle, ne laisse pas en dire beaucoup, ici tout est plus ou moins clair.

Mais voici avec l'immortalité de la justice tout n’est pas clair. Qu' y a t-il derrière? Est ce que l’immortalité de la justice signifie l'immortalité du juste? Ou il s’agit seulement de la pérennité de la Torah, de l’immuabilité des commandements donnés par Dieu? Et peut être, l'un et l'autre? Certes, la pérennité en elle-même de tout principe ne suppose pas du tout l’immortalité de celui qui suit ce principe. Mais peut-on considérer la justice comme n’étant qu’un principe? Formellement oui, puisqu’il s'agit des commandements donnés par Dieu, d’une sorte de code moral, comme croient plusieurs.

Mais, même si on lisait attentivement le Décalogue, se distrayant pour un certain temps de toutes les autres traditions, il serait facile de remarquer qu’il ne s’agit simplement pas des normes morales, mais de deux voies, l’une mènant à Dieu, et l'autre éloignant de Dieu. Et en général à peine on pourra considerer la justice comme seulement un principe.

Puisqu’en fin de compte, seul Dieu peut être considéré comme source de chaque justice, et seulement Lui est juste dans tout le sens de ce mot. Et si tel est le cas, chaque justice humaine par définition est inséparable des relations avec Dieu, de Son plan, de Son Royaume. Mais est-ce qu’il y a la place de la mort dans le Royaume? Si la réponse est non, alors chacun, impliqué dans la justice , et donc, impliqué dans le Royaume, tôt ou tard retrouvera la plénitude de la vie propre au Royaume. Et deviendra une incarnation vivante de la justice de Dieu.

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