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RÉFLEXIONS pour 2Co 4:15

15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l’action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu.
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Toute l'histoire chrétienne est en grande partie, si ce n’est pas en général, l'histoire du sermon. Mais il faut reconnaître que ce sermon n'était pas fructueux dans toutes les époques. Pourquoi ainsi ? Plusieurs ont tenté de répondre à cette question, et les réponses contenaient assez souvent une analyse théologique assez profonde de la question, qui cependant n'amenait pas toujours les auteurs de ce genre d’études à une réponse univoque. Cependant, trouver la réponse n’aurait pas du tout été difficile, si nous réfléchissions seulement sérieusement, qui et quoi nous prêchons, de quoi et de qui nous témoignons.

Qu’est-ce que Jésus Lui-même prêchait pendant Son service terrestre ? Une nouvelle religion ? Une nouvelle morale ? Une nouvelle théologie ? Non. Il prêchait seulement une chose : le Royaume, qui, par Ses propres mots, «est tout proche». Et Il n’a pas laissé sur terre une communauté des prêcheurs de la nouvelle religion, de la nouvelle morale ou de la nouvelle théologie, mais plutôt une communauté d’hommes, qui, en demeurant avec Lui en communication constante, deviendront les habitants de ce Royaume, de la proximité dont Il a témoigné, en vue de porter ce Royaume au monde.

Les chrétiens sont les témoins du Royaume, dans lequel ils vivent, et de Celui, qui a apporté le Royaume dans le monde. Certes, les chrétiens peuvent témoigner d’autres choses aussi, ils peuvent tout à fait raconter au monde, par exemple, leurs découvertes dans le domaine de la théologie, ou leurs réflexions au sujet de la morale, ou leurs idées politiques inspirées par la lecture de la Torah ou de l'Évangile. Ils peuvent aussi raconter au monde cette nouvelle religiosité, qui a grandi sur la base chrétienne pendant les deux derniers millénaires.

Mais, en racontant tout cela, il est important de se rendre compte qu’un tel témoignage n’est pas un témoignage proprement chrétien, et non parce qu'il contredit l'Évangile (le chrétien ne peut et doit pas admettre une telle contradiction par définition), mais parce qu'il n'a pas de relation directe ni avec Christ, ni avec ce Royaume, de la proximité dont Il parlait. Et aujourd'hui les hommes, pour la plupart, n’ont pas besoin de nouvelles idées et conceptions. Ils ont besoin du Christ vivant. Et du Royaume, qu'Il a apporté au monde.

Autres réflexions

 
Pour 2Co 4:13-5:1
13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons,
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous.
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l’action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu.
16 C’est pourquoi nous ne faiblissons pas. Au contraire, même si notre homme extérieur s’en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
17 Car la légère tribulation d’un instant nous prépare, jusqu’à l’excès, une masse éternelle de gloire,
18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n’ont qu’un temps, les invisibles sont éternelles.
Nous savons en effet que si cette tente — notre maison terrestre — vient à être détruite, nous avons un édifice qui est l’œuvre de Dieu, une maison éternelle qui n’est pas faite de main d’homme, dans les cieux.
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Dans son regard sur l’histoire, l’humanité n’a jusqu’à présent rien inventé qui dépasse l’alternative entre progressisme et catastrophisme. De même, dans son regard sur l’homme, nous nous tenons devant le choix entre philanthropie et misanthropie...  Lire la suite

Dans son regard sur l’histoire, l’humanité n’a jusqu’à présent rien inventé qui dépasse l’alternative entre progressisme et catastrophisme. De même, dans son regard sur l’homme, nous nous tenons devant le choix entre philanthropie et misanthropie. Il est facile de constater que le regard sur l’histoire est naturellement corrélé au regard sur l’homme : le misanthrope croira difficilement au progrès menant au bonheur et à la prospérité universels, tandis que celui qui croit que l’homme est bon à l’origine croira presque certainement qu’il n’y a pas de problèmes insolubles dans la vie de l’humanité et que le bonheur universel est atteignable, au moins en principe.

Le regard biblique sur l’histoire, lui, est antinomique : d’une part, toute l’histoire de l’époque chrétienne n’est rien d’autre que l’histoire du Royaume qui vient et se révèle de plus en plus, dont la projection dans le monde non transfiguré est l’histoire de la justice chrétienne, ou, comme on l’appelle habituellement, de la sainteté chrétienne ; d’autre part, toute l’histoire du monde « chrétien » est l’histoire du mal dans lequel, selon la parole de l’Évangile, le monde gît et qui se manifeste dans l’histoire « chrétienne ». Le regard de la Bible sur l’homme est tout aussi antinomique : d’une part, le chemin de la justice a toujours été ouvert à l’homme, et Dieu a donné à Son peuple la Torah comme guide sur ce chemin ; d’autre part, comme Dieu le dit par l’auteur du Prologue de la Genèse, « toutes les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse », et l’on ne peut rien y faire avant la complète transfiguration de la nature humaine. Ainsi apparaît-il que la venue du Royaume, ni dans la vie d’un homme particulier ni dans l’histoire de l’humanité, ne ressemble en rien au progrès dont ont tant rêvé les philanthropes de tous les temps et de tous les peuples, convaincus que les améliorations graduelles de la technique comme des mœurs conduiraient finalement l’humanité à l’âge d’or.

Au contraire, la venue du Royaume suppose la polarisation des forces qui s’opposent : les forces du Royaume et les forces de ce mal dans lequel le monde gît. Dans l’histoire de l’humanité comme dans la vie de chaque homme. Et plus un tel homme s’enracine dans la vie du Royaume, plus se manifeste nettement dans sa vie, intérieure comme extérieure, le mal lié à sa nature déchue. Comme dans l’humanité au cours de l’histoire mondiale, il ne surgit évidemment pas de nouveau d’on ne sait où, ni même n’augmente en taille ; il devient simplement plus visible, de même que son opposition devient plus visible.

Mais cette opposition est d’autant plus repoussée vers l’« extérieur », vers la périphérie de la vie, que celui qui cherche le Royaume s’enracine davantage dans sa vie. Alors il reste de moins en moins de périphérie, elle disparaît progressivement, tandis que l’intérieur, ce en quoi se manifeste la vie du Royaume, devient de plus en plus vaste. Seulement, ce processus ne peut s’achever dans le monde non transfiguré et atteint par le mal. Il s’achève dans le Royaume, et celui qui ne voit pas le Royaume ne voit pas non plus son achèvement. Achèvement qui coïncide avec le triomphe du Royaume et la complète transfiguration de la création.

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Pour 2Co 4:7-18
Mais ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous.
Nous sommes aux prises, mais non pas écrasés ; ne sachant qu’espérer, mais non désespérés ;
harcelés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non vaincus.
10 Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps.
11 Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle.
12 Ainsi donc, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons,
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous.
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l’action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu.
16 C’est pourquoi nous ne faiblissons pas. Au contraire, même si notre homme extérieur s’en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
17 Car la légère tribulation d’un instant nous prépare, jusqu’à l’excès, une masse éternelle de gloire,
18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n’ont qu’un temps, les invisibles sont éternelles.
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Poursuivant son propos sur le ministère du témoin, Paul souligne tout particulièrement la nécessité...  Lire la suite

Poursuivant son propos sur le ministère du témoin, Paul souligne tout particulièrement la nécessité de déplacer le centre de l'attention des auditeurs de la personne du témoin vers Dieu et vers le Christ, afin que personne n'attribue au témoin lui-même, comme à un homme, la force de Dieu et le souffle du Royaume (v. 7). C'est précisément de ce point de vue que l'apôtre considère les persécutions et les oppressions qui s'abattaient souvent sur lui-même comme sur ses compagnons (v. 8–9). Bien sûr, le témoignage d'un véritable témoin ne deviendrait pas faux ni moins significatif, même s'il était entouré d'honneur et de respect. Mais dans ce cas il existerait toujours le danger que ce qui agit sur les esprits et les coeurs des auditeurs ne soit pas tant le témoignage lui-même que des facteurs accessoires : l'influence de la personnalité du témoin, le respect général qui lui est accordé, la force de l'opinion publique.

Évidemment, cette influence n'est pas dangereuse en elle-même, du moins tant qu'elle oriente l'homme dans la bonne direction. Mais dans un tel état des choses, une certaine forme d'illusion sur soi reste toujours possible, lorsque l'homme se considère (parfois très sincèrement) comme chrétien non parce qu'il cherche le Royaume et est prêt à suivre le Christ, mais parce qu'il s'est trouvé sous le charme de la personnalité d'un leader spirituel connu, respecté et peut-être réellement remarquable. Suivre un prédicateur persécuté ou, du moins, impopulaire est toujours psychologiquement plus difficile ; mais dans ce cas les chances que celui qui le suit partage les valeurs et les convictions de son leader, et ne cède pas simplement à son charme, sont tout de même nettement plus élevées (bien qu'il existe, bien sûr, des exceptions).

Mais autre chose est également important : le témoignage du Royaume là et alors où, semble-t-il, il n'y a déjà plus aucun espoir non seulement du triomphe des idées défendues par le prédicateur, mais même simplement d'une issue favorable (v. 10–12). Dans une telle situation, la réalité du Royaume est soit vécue avec une intensité extrême, soit, si elle reste pour les auditeurs une simple abstraction, elle n'est pas vécue du tout. Ce n'est pas par hasard que Paul dit que la mort qui atteint l'apôtre et ses compagnons se transforme en plénitude de la vie du Christ et du Royaume pour ceux auprès de qui ils témoignent, y compris les chrétiens de Corinthe (v. 12). Rien ne convainc autant que le triomphe du Royaume qui se révèle dans la vie du témoin persécuté (v. 13–15). C'est cela qui empêche Paul de se décourager : car il vit réellement ce triomphe pendant les persécutions, voyant le Royaume s'élargir et accueillir toujours de nouveaux habitants (v. 16–18).

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Pour 2Co 4:7-15
Mais ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous.
Nous sommes aux prises, mais non pas écrasés ; ne sachant qu’espérer, mais non désespérés ;
harcelés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non vaincus.
10 Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps.
11 Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle.
12 Ainsi donc, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons,
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous.
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l’action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu.
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L'Épître aux Corinthiens parle non seulement du danger de la voie chrétienne, mais aussi de souffrance et de mort, sans aucune récompense évidente. Car le seul motif se révèle être...  Lire la suite

L'Épître aux Corinthiens parle non seulement du danger de la voie chrétienne, mais aussi de souffrance et de mort, sans aucune récompense évidente. Car le seul motif se révèle être le désir « que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle », tandis que « le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude ». Comme tout cela est loin de nos conceptions habituelles de la vocation de l'homme, de son accomplissement dans cette vie et, enfin, de la gloire!

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Pour 2Co 4:1-18
Voilà pourquoi, miséricordieusement investis de ce ministère, nous ne faiblissons pas,
mais nous avons répudié les dissimulations de la honte, ne nous conduisant pas avec astuce et ne falsifiant pas la parole de Dieu. Au contraire, par la manifestation de la vérité, nous nous recommandons à toute conscience humaine devant Dieu.
Que si notre Évangile demeure voilé, c’est pour ceux qui se perdent qu’il est voilé,
pour les incrédules, dont le dieu de ce monde a aveuglé l’entendement afin qu’ils ne voient pas briller l’Évangile de la gloire du Christ, qui est l’image de Dieu.
Car ce n’est pas nous que nous proclamons, mais le Christ Jésus, Seigneur ; nous ne sommes, nous, que vos serviteurs, à cause de Jésus.
En effet le Dieu qui a dit : Que des ténèbres resplendisse la lumière, est Celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ.
Mais ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous.
Nous sommes aux prises, mais non pas écrasés ; ne sachant qu’espérer, mais non désespérés ;
harcelés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non vaincus.
10 Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps.
11 Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle.
12 Ainsi donc, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons,
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous.
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l’action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu.
16 C’est pourquoi nous ne faiblissons pas. Au contraire, même si notre homme extérieur s’en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
17 Car la légère tribulation d’un instant nous prépare, jusqu’à l’excès, une masse éternelle de gloire,
18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n’ont qu’un temps, les invisibles sont éternelles.
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Que signifie être un chrétien parfait ? Dans le chapitre précédent, Paul parle de la relation nouvelle et vivifiante de l’homme avec Dieu...  Lire la suite

Que signifie être un chrétien parfait ? Dans le chapitre précédent, Paul parle de la relation nouvelle et vivifiante de l’homme avec Dieu. Que devient donc celui dont le voile est tombé du cœur, qui, en connaissant le Christ, reçoit la liberté et une grande assurance et se transforme à son image ? Peut-être devient-il un modèle que beaucoup imitent et jouit-il de l’admiration et de la confiance universelles ? Peut-être acquiert-il une grande vitalité, réussit-il en tout, se développe-t-il et se réalise-t-il pleinement ? Peut-être avance-t-il avec assurance sur le chemin de la vie, où des cadeaux sont disposés ici et là...

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