1 Il y avait dans l’Église établie à Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabé, Syméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manaën, ami d’enfance d’Hérode le tétrarque, et Saul. |
2 Or un jour, tandis qu’ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit : « Mettez-moi donc à part Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » |
3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains et les laissèrent à leur mission. |
4 Eux donc, envoyés en mission par le Saint Esprit, descendirent à Séleucie, d’où ils firent voile pour Chypre. |
5 Arrivés à Salamine, ils se mirent à annoncer la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient avec eux Jean comme auxiliaire. |
6 Ayant traversé toute l’île jusqu’à Paphos, ils trouvèrent là un magicien, faux prophète juif, nommé Bar-Jésus, |
7 qui était de l’entourage du proconsul Sergius Paulus, homme avisé. Ce dernier fit appeler Barnabé et Saul, désireux d’entendre la parole de Dieu. |
8 Mais Élymas le magicien — ainsi se traduit son nom — leur faisait opposition, cherchant à détourner le proconsul de la foi. |
9 Alors Saul — appelé aussi Paul —, rempli de l’Esprit Saint, le fixa du regard |
10 et lui dit : « Être rempli de toutes les astuces et de toutes les scélératesses, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu donc pas de rendre tortueuses les voies du Seigneur qui sont droites ? |
11 Voici à présent que la main du Seigneur est sur toi. Tu vas devenir aveugle, et pour un temps tu ne verras plus le soleil. » À l’instant même, obscurité et ténèbres s’abattirent sur lui, et il tournait de tous côtés, cherchant quelqu’un pour le conduire. |
12 Alors, voyant ce qui s’était passé, le proconsul embrassa la foi, vivement frappé par la doctrine du Seigneur. |
13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
|
19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
|
23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
26 « Frères, vous les enfants de la race d’Abraham et vous ici présents qui craignez Dieu, c’est à vous que ce message de salut a été envoyé. |
27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat. |
28 Sans trouver en lui aucun motif de mort, ils l’ont condamné et ont demandé à Pilate de le faire périr. |
29 Et lorsqu’ils eurent accompli tout ce qui était écrit de lui, ils le descendirent du gibet et le mirent au tombeau. |
30 Mais Dieu l’a ressuscité ; |
31 pendant de nombreux jours, il est apparu à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, ceux-là mêmes qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple. |
32 « Et nous, nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, |
33 Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants : il a ressuscité Jésus. Ainsi est-il écrit dans les psaumes : Tu es mon fils, moi-même aujourd’hui je t’ai engendré.
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34 Que Dieu l’ait ressuscité des morts et qu’il ne doive plus retourner à la corruption, c’est bien ce qu’il avait déclaré : Je vous donnerai les choses saintes de David, celles qui sont dignes de foi.
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35 C’est pourquoi il dit ailleurs encore : Tu ne laisseras pas ton Saint voir la corruption.
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36 Or David, après avoir en son temps servi les desseins de Dieu, est mort, a été réuni à ses pères et a vu la corruption.
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37 Celui que Dieu a ressuscité, lui, n’a pas vu la corruption.
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38 « Sachez-le donc, frères, c’est par lui que la rémission des péchés vous est annoncée. L’entière justification que vous n’avez pu obtenir par la Loi de Moïse, |
39 c’est par lui que quiconque croit l’obtient. |
40 « Prenez donc garde que n’arrive ce qui est dit dans les Prophètes : |
41 Regardez, contempteurs, soyez dans la stupeur et disparaissez ! Parce que de vos jours je vais accomplir une œuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait. » |
L'action de la force de Dieu, de la force du Royaume, peut être assez diverse. Autrefois, aux temps du ministère terrestre du Sauveur, et aussi après la Pentecôte jusqu'à la rencontre avec le mage nommé Élymas, cette force se manifestait comme guérissante, ressuscitante, réparant en général les dommages qui avaient été infligés au monde par le mal dans lequel il gît. Et maintenant, pour la première fois, elle s'est manifestée, peut-on penser, de manière tout à fait opposée, en privant de vue un homme plongé dans une vie pécheresse. Beaucoup de lecteurs perçoivent ainsi l'aveuglement d'Élymas : comme une punition pour un péché très grave, commis par lui en pleine conscience. Il reste seulement à deviner pourquoi, dans ce cas, toute l'élite du Temple n'est pas devenue aveugle aussitôt après la Résurrection. On voit que les choses ne sont pas si simples et ne se réduisent pas à une simple punition du péché.
La raison est ailleurs : Élymas est réellement entré en contact avec le Royaume, et assez étroitement, même si ce fut peut-être pour peu de temps. Car, à en juger par tout cela, il était un vrai mage. Il savait réellement qu'il existe une force qui est à la base de l'univers, et il la possédait probablement en partie. Or cette force est une, et sa source est une : le Dieu d'Israël, dont l'un des anciens noms est Dieu de la Puissance. Bien sûr, aucun mage ne la reçoit en plénitude, du moins dans la mesure accessible à l'homme. Cela se comprend : le mage cherche toujours à l'obtenir, pour ainsi dire, par la porte de derrière, et non pas même tant à la recevoir qu'à la voler.
Et puisque la force de Dieu se répand dans la création en pleine mesure, et même surabondamment, il arrive qu'un mage réussisse à la toucher furtivement et même à l'utiliser à ses fins, naturellement sans s'adresser à Dieu. Bien sûr, un tel contact n'est possible que depuis, pour ainsi dire, l'envers du monde de Dieu, mais le mage s'en contente, pourvu qu'il n'ait pas à rencontrer face à face le Dieu qu'il redoute d'ordinaire. Et voilà qu'un tel mage entre en contact avec le Royaume. Avec la plénitude de sa vie et de sa force. Avec la présence de Dieu.
Or sa vue n'était pas habituée à la lumière de cette Présence, à la lumière du Royaume : il était habitué au crépuscule spirituel de cet envers du monde où il avait passé la plus grande partie de sa vie. Il n'est pas étonnant qu'Élymas soit devenu aveugle : une lumière vive peut aveugler quand on n'y est pas habitué. Ensuite, tout dépend de l'homme, de son attitude envers la nouvelle réalité qui a fait irruption dans sa vie. Le destin ultérieur d'Élymas nous est inconnu, mais il avait, comme tout autre, toutes les possibilités de recouvrer la vue, spirituellement et physiquement. Quant à savoir s'il a profité de ces possibilités ou non, c'est une autre question.
1 Il y avait dans l’Église établie à Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabé, Syméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manaën, ami d’enfance d’Hérode le tétrarque, et Saul. |
2 Or un jour, tandis qu’ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit : « Mettez-moi donc à part Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » |
3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains et les laissèrent à leur mission. |
4 Eux donc, envoyés en mission par le Saint Esprit, descendirent à Séleucie, d’où ils firent voile pour Chypre. |
5 Arrivés à Salamine, ils se mirent à annoncer la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient avec eux Jean comme auxiliaire. |
6 Ayant traversé toute l’île jusqu’à Paphos, ils trouvèrent là un magicien, faux prophète juif, nommé Bar-Jésus, |
7 qui était de l’entourage du proconsul Sergius Paulus, homme avisé. Ce dernier fit appeler Barnabé et Saul, désireux d’entendre la parole de Dieu. |
8 Mais Élymas le magicien — ainsi se traduit son nom — leur faisait opposition, cherchant à détourner le proconsul de la foi. |
9 Alors Saul — appelé aussi Paul —, rempli de l’Esprit Saint, le fixa du regard |
10 et lui dit : « Être rempli de toutes les astuces et de toutes les scélératesses, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu donc pas de rendre tortueuses les voies du Seigneur qui sont droites ? |
11 Voici à présent que la main du Seigneur est sur toi. Tu vas devenir aveugle, et pour un temps tu ne verras plus le soleil. » À l’instant même, obscurité et ténèbres s’abattirent sur lui, et il tournait de tous côtés, cherchant quelqu’un pour le conduire. |
12 Alors, voyant ce qui s’était passé, le proconsul embrassa la foi, vivement frappé par la doctrine du Seigneur. |
Dans cette histoire, il est très important de comprendre qu’Élymas n’est pas l’ennemi des apôtres, et que les apôtres n’ont aucun pouvoir pour punir d’une manière quelconque leurs opposants ou ceux qui pensent autrement. Et cela est important parce que nous sommes très enclins, au nom d’une œuvre agréable à Dieu, à nous chercher des ennemis et, si nous en avons la possibilité, à les punir comme il faut. Que s’est-il donc passé?
Comme nous nous en souvenons, dans l’Écriture, la cécité exprime très souvent une résistance consciente ou inconsciente à Dieu. Vous souvenez-vous de la manière dont le Seigneur parlait de «l’aveugle qui conduit un aveugle»? Il est particulièrement significatif d’entendre des paroles sur la cécité de la bouche de Paul, qui avait lui-même traversé l’expérience de l’aveuglement lorsqu’il persécutait l’Église et le Christ. C’est précisément cet épisode avec Paul qui nous fait comprendre que l’aveuglement d’Élymas est moins un châtiment qu’une action de Dieu plaçant l’homme dans une situation tout à fait particulière, celle de la nécessité de choisir, choix qui reste toujours libre, entre la lumière et les ténèbres, entre l’hostilité envers Dieu et la foi.
2 Or un jour, tandis qu’ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit : « Mettez-moi donc à part Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » |
Comme tout est simple, n'est-ce pas? L'Esprit Saint a parlé, et tout est clair pour tous. Pourquoi donc sommes-nous toujours assaillis par les doutes et l'incertitude, par la recherche sans fin de la volonté de Dieu et par l'incapacité d'entendre sa voix?
À ce propos, il convient de rappeler une parabole. Un homme vint trouver son guide spirituel avec cette question: « Pourquoi est-ce que je cherche depuis tant d'années la rencontre avec Dieu, sans qu'elle ait lieu? » Alors le guide le fit entrer dans l'eau et commença... à le noyer. Et lorsque l'autre fut presque étouffé, il le tira hors de l'eau et lui demanda: « Que voulais-tu le plus, là, sous l'eau? » Le disciple répondit: « De l'air ». « Eh bien, dit le maître, lorsque tu désireras cette rencontre comme l'air, alors elle aura lieu ».
Cherchons-nous si fortement la volonté de Dieu? Pouvons-nous toujours dire, comme dans ce verset, que nous « servions le Seigneur et jeûnions »?
2 Or un jour, tandis qu’ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit : « Mettez-moi donc à part Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » |
Voilà ce qui rend remarquable la vie après la Pentecôte, voilà ce qui rend remarquable le livre des Actes: tous les événements s'accomplissent non pas simplement selon l'intelligence et la décision des hommes, mais parce que l'Esprit Saint a manifesté sa volonté. Il ne nous reste qu'à soupirer de ce que, pour une raison ou pour une autre, cela ne réussisse pas ainsi chez nous. Mais faut-il seulement soupirer? Ne vaut-il pas la peine de regarder plus attentivement pourquoi, chez eux, cela réussissait?
Premièrement, il est écrit qu'ils servaient le Seigneur et jeûnaient. Cela signifie que les hommes cherchaient la volonté de Dieu, priaient avec zèle pour elle, jeûnaient même pour une plus grande ardeur dans la prière. Pour Dieu, c'était le signe que sa parole serait écoutée avec toute l'attention nécessaire, et non laissée passer à côté des oreilles. Nous préparons-nous ainsi pour que Dieu puisse nous dire quelque chose d'important?
Deuxièmement, il est dit qu'aucune parole de Dieu ne reste sans force (Lc 1:37). Cela signifie que si Dieu voit, et il voit réellement, que nous n'allons pas recevoir sa parole avec obéissance, il ne nous la donnera pas: pourquoi jeter des perles devant les porcs? Le verset suivant (Ac 13:3) montre que, dans ce cas, les hommes se hâtaient d'accomplir la volonté de Dieu. Puissions-nous faire de même!
11 Voici à présent que la main du Seigneur est sur toi. Tu vas devenir aveugle, et pour un temps tu ne verras plus le soleil. » À l’instant même, obscurité et ténèbres s’abattirent sur lui, et il tournait de tous côtés, cherchant quelqu’un pour le conduire. |
L'action de la puissance de Dieu, la puissance du Royaume, peut être assez diverse. Auparavant, au temps du ministère terrestre du Sauveur, et même après la Pentecôte jusqu'à la rencontre avec le magicien nommé Élymas, cette puissance se manifestait comme une puissance qui guérit, qui ressuscite et, plus généralement, qui répare les dommages infligés au monde par le mal dans lequel il gît. Et voici que, pour la première fois, elle s'est manifestée d'une manière qui peut paraître tout opposée, en privant de vue un homme plongé dans une vie pécheresse. Beaucoup de lecteurs perçoivent ainsi l'aveuglement d'Élymas: comme une punition pour un péché très grave, commis par lui en pleine conscience. Il ne reste qu'à deviner pourquoi, dans ce cas, toute la hiérarchie du Temple n'est pas devenue aveugle immédiatement après la Résurrection. Manifestement, la chose n'est pas si simple et ne se réduit pas à une seule punition du péché.
La raison est probablement autre: Élymas est réellement entré en contact avec le Royaume, et de façon assez étroite, même si ce fut peut-être pour peu de temps. En effet, à en juger par tout cela, il était un véritable magicien, ce qui signifie qu'il connaissait réellement l'existence de cette force qui se trouve au fondement de l'univers, et qu'il en possédait sans doute une part. Or cette force est une, et sa source est une: le Dieu d'Israël, dont l'un des anciens noms est Dieu de Puissance. Bien sûr, elle n'est donnée à aucun magicien dans la plénitude accessible à l'homme croyant. Cela se comprend: le magicien cherche toujours à se l'approprier, pour ainsi dire, par la porte de derrière, et moins même à la recevoir qu'à la voler. Et puisque la puissance de Dieu se répand dans la création en pleine mesure, et même en surabondance, il arrive parfois au magicien de la toucher furtivement et même de l'utiliser à ses propres fins, sans bien sûr s'adresser à Dieu. Un tel contact n'est possible, pour parler en image, que depuis l'envers du monde de Dieu; mais le magicien accepte cela, pourvu qu'il n'ait pas à se trouver face à face avec Dieu, qu'il craint d'ordinaire.
Et voici qu'un tel magicien entre en contact avec le Royaume, avec la plénitude de sa vie et de sa puissance, avec la présence de Dieu. Mais sa vue n'est pas habituée à la lumière de cette Présence, à la lumière du Royaume: il est habitué aux crépuscules spirituels de cet envers du monde où il a passé la plus grande part de sa vie. Il n'est donc pas étonnant qu'Élymas soit devenu aveugle: une lumière vive, quand on n'y est pas habitué, peut aveugler. Ensuite tout dépend de l'homme, de son attitude envers la nouvelle réalité qui a fait irruption dans sa vie. Le destin ultérieur d'Élymas nous est inconnu, mais il avait, comme tout autre, toutes les possibilités de recouvrer la vue, spirituellement et physiquement. Quant à savoir s'il en a profité ou non, c'est une autre question.
13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
|
19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
|
23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
Nous avons devant nous des paroles de Jésus (Jn 13:16) qui peuvent susciter diverses réactions. D'un côté, comment pourrait-il en être autrement ? L'esclave et l'envoyé peuvent-ils être plus grands que leurs maîtres ? Mais, d'un autre côté, combien souvent naissent dans l'âme de celui qui accomplit une mission l'orgueil et le désir de s'élever ? Cela arrive malheureusement aussi dans nos relations avec Dieu... Ces paroles s'évaporent de la tête, et l'on a envie de créer soi-même, sans demeurer sous aucune autorité. Et quel bonheur lorsque le coeur consent à la volonté de Dieu, et que l'envoyé ne porte pas son propre message, mais le message de Celui qui l'a envoyé, et que l'esclave « co-crée » avec le Seigneur !
C'est ainsi que Jésus en parle : « Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique » (Jn 13:17). Et heureux est le coeur qui ne veut pas s'élever et qui aspire à l'accomplissement de la volonté du Seigneur. Alors celui qui reçoit un tel homme reçoit Jésus Lui-même, puisqu'Il demeure en lui (Jn 6:56).
13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
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19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
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23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
Qu’est-ce que le christianisme? Où sont ses frontières? Pour beaucoup aujourd’hui, le christianisme s’associe aux disciples du Christ qui se déclarent tels, et à l’Église (plus exactement, à la multitude d’Églises existant dans le monde moderne). Certains se souviendront de l’Église avec une majuscule, de ce corps du Christ dont parlait l’apôtre Paul. Pourtant Jésus Lui-même n’a jamais affirmé qu’Il limiterait Sa communion à Ses seuls disciples. Aux seuls chrétiens. À vrai dire, Il n’a laissé dans le monde aucun chrétien : Il a laissé une petite communauté de Ses disciples, qui s’est ensuite développée.
Puis, quelque temps plus tard, un petit groupe encore de ces mêmes disciples s’est appelé « chrétiens », ou, pour parler en langage contemporain, « messianistes ». Ensuite ce nom qu’ils s’étaient donné a été adopté par tous les disciples du Christ. Lui-même, en revanche, n’a parlé d’aucun « chrétien ». Il a parlé de Ses disciples, de ceux qui ont avec Lui certaines relations. Précisément certaines, au moins minimales. Médiatisées. Au moins à travers ceux qui ont avec Lui des relations plus conscientes et plus responsables.
Ici, bien sûr, la mesure de plénitude peut varier. Il y a des disciples et des fidèles plus proches, il y a le cercle le plus proche des disciples-apôtres, et parmi les apôtres eux-mêmes il y a des personnes qui Lui sont les plus proches. Il y a ceux qui Le connaissent personnellement, plus ou moins, mieux ou moins bien. Et il y a aussi ceux qui ne Le connaissent pas personnellement, mais que Lui connaît.
Il les connaît au moins, par exemple, parce que l’un de ces hommes est lié à l’un de Ses disciples immédiats. Lié par l’amitié, par la collaboration, par un service rendu un jour ou par une aide. Car le Royaume, celui qu’Il a apporté dans le monde, est d’abord relation. Dans l’idéal, ce sont des relations personnelles avec Lui-même comme Roi de ce Royaume; mais, pour commencer, au moins avec l’un de Ses disciples. Une chaîne de relations peut relier indirectement une personne au Royaume et à son Roi.
De telles relations ne sont pas encore tout, mais elles peuvent devenir le commencement d’un chemin. Si l’homme est conséquent, tôt ou tard viendra dans sa vie le moment où il faudra non seulement entrer en contact avec le Royaume et sa vie, mais aussi faire connaissance avec le Roi qui gouverne ce Royaume.
Toutefois, chaque chose en son temps. Une seule chose importe : aucun contact avec le Royaume, direct ou médiatisé, ne reste sans trace. Chacun d’eux est une chance qui, si l’on en use correctement, peut devenir une chance de salut.
13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
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19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
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23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
Le passage évangélique d'aujourd'hui peut servir de très belle illustration de ce qu'est l'Église, de ce qu'est la communauté des croyants en Christ. En son centre se trouve sa Tête — le Christ Lui-même. Près de Lui travaillent les apôtres — le fondement de la future hiérarchie de l'Église. Ils aident les gens en facilitant et en ordonnant la transmission du don de Dieu à chaque personne dans le besoin. Et il n'est dit nulle part qu'eux aussi mangent; sans doute ont-ils eux aussi participé à ce repas, mais ils sont ici avant tout pour le service — pour aider le Christ et les hommes. Les hommes qui sont autour de Lui par milliers — et tous, d'une manière ou d'une autre, ont faim; tous, sans doute, ont besoin de quelque chose de Lui.
Bien sûr, le Christ peut rassasier leur faim «à partir de rien». Lui — Dieu, qui a créé le ciel et la terre — n'a absolument pas besoin de nos pains et de nos poissons, car Il en a plus que nous. Et pourtant Il les utilise pour nous donner ce dont nous avons si soif. Il prend ce que chacun de nous possède, et grâce à Lui il apparaît que notre richesse commune est bien plus grande que simplement tout ce qui a été mis ensemble. Dieu est toujours prêt à accomplir pour nous un miracle, mais nous ne sommes pas toujours prêts à le recevoir. Et Il attend de nous notre premier pas — même petit, mais tout de même une participation à l'oeuvre de notre salut : le consentement.
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
En quoi consistait donc la mission de Jean le Baptiste? À rappeler au peuple juif le Messie? Mais les attentes messianiques, à cette époque en Judée et plus généralement en Palestine, étaient très intenses, si intenses que, périodiquement, ici ou là, éclataient des soulèvements messianiques conduits par un nouveau prétendant à la messianité.
On pourrait dire: à préparer le peuple à l’apparition du Messie. Oui, mais en quel sens? Rappeler les commandements, les normes et les règles de la vie spirituelle? Les chefs du mouvement pharisien s’en acquittaient très bien, ce que Jésus Lui-même reconnaissait en conseillant d’accomplir tous les conseils des maîtres pharisiens. Le sens principal de la prédication de Jean était manifestement ailleurs, même si, bien sûr, il ne se lassait pas de rappeler la nécessité d’observer les commandements, comme tout vrai prophète. Mais le centre de sa prédication était bien l’appel à la conversion. Certes, dans les paroles de Jean, il n’y aurait rien eu de nouveau ni d’original si elles avaient été adressées aux païens.
Mais elles n’étaient pas adressées aux païens, mais aux Juifs eux-mêmes. Et non à quelques apostats ayant oublié le Dieu de leurs pères, mais à des personnes croyantes et profondément religieuses. Jean a compris ce que les pharisiens, venus à lui pour accomplir l’ablution à laquelle le prophète appelait, ne pouvaient ni ne voulaient croire: il lui fut révélé qu’il n’y avait personne de prêt à rencontrer et accueillir dignement le Messie, personne même dans le peuple de Dieu. Même pour un homme profondément religieux, il fallait en réalité une nouvelle conversion: car au seuil du Royaume, selon les paroles mêmes de Jean, le Messie le rencontrerait et le laverait «dans l’Esprit de Dieu et le feu».
Il fut révélé au prophète ce que même les apôtres ne comprirent pas tout de suite: dans le Royaume, tout commence à neuf, sur une page blanche. Et cette page ne doit pas être souillée. Les pharisiens, hommes profondément religieux et observant donc strictement toutes les normes et règles de pureté rituelle, s’étonnaient: pourquoi cet étrange prophète appelle-t-il chacun à l’ablution? Eux, par exemple, ne sont pas des païens, et ils n’ont pas commis de tels péchés qui exigeraient d’eux des rites de purification!
Par précaution, certains d’entre eux accomplissaient tout de même l’ablution à laquelle Jean les appelait, mais ils n’en comprenaient toujours pas le sens, suscitant la réprimande indignée du prophète qui les accusait d’hypocrisie. Ainsi, avant même la venue du Christ dans le monde, s’est dessinée cette frontière séparant la religion et le Royaume, frontière qui par la suite poussera beaucoup de pharisiens à haïr Celui qui a apporté le Royaume dans le monde. Frontière qui marquait le chemin de la croix.
26 « Frères, vous les enfants de la race d’Abraham et vous ici présents qui craignez Dieu, c’est à vous que ce message de salut a été envoyé. |
27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat. |
28 Sans trouver en lui aucun motif de mort, ils l’ont condamné et ont demandé à Pilate de le faire périr. |
29 Et lorsqu’ils eurent accompli tout ce qui était écrit de lui, ils le descendirent du gibet et le mirent au tombeau. |
30 Mais Dieu l’a ressuscité ; |
31 pendant de nombreux jours, il est apparu à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, ceux-là mêmes qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple. |
32 « Et nous, nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, |
33 Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants : il a ressuscité Jésus. Ainsi est-il écrit dans les psaumes : Tu es mon fils, moi-même aujourd’hui je t’ai engendré.
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Dans la lecture d'aujourd'hui tirée des Actes des Apôtres, nous entendons l'apôtre Paul dire que Jérusalem n'a pas reconnu son Messie. Combien de fois avons-nous déjà entendu que les scribes, les pharisiens et tous les Juifs étaient certains d'attendre la venue du Messie avec joie et impatience. Puis Il est venu et a été mis à mort. Il s'avère qu'ils attendaient quelqu'un de tout autre. Quel Dieu attendons-nous ? Aimons-nous véritablement le Dieu vivant, ou seulement l'idée que nous nous faisons de Lui ?
13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
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19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
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23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
26 « Frères, vous les enfants de la race d’Abraham et vous ici présents qui craignez Dieu, c’est à vous que ce message de salut a été envoyé. |
27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat. |
28 Sans trouver en lui aucun motif de mort, ils l’ont condamné et ont demandé à Pilate de le faire périr. |
29 Et lorsqu’ils eurent accompli tout ce qui était écrit de lui, ils le descendirent du gibet et le mirent au tombeau. |
30 Mais Dieu l’a ressuscité ; |
31 pendant de nombreux jours, il est apparu à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, ceux-là mêmes qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple. |
32 « Et nous, nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, |
33 Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants : il a ressuscité Jésus. Ainsi est-il écrit dans les psaumes : Tu es mon fils, moi-même aujourd’hui je t’ai engendré.
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34 Que Dieu l’ait ressuscité des morts et qu’il ne doive plus retourner à la corruption, c’est bien ce qu’il avait déclaré : Je vous donnerai les choses saintes de David, celles qui sont dignes de foi.
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35 C’est pourquoi il dit ailleurs encore : Tu ne laisseras pas ton Saint voir la corruption.
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36 Or David, après avoir en son temps servi les desseins de Dieu, est mort, a été réuni à ses pères et a vu la corruption.
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37 Celui que Dieu a ressuscité, lui, n’a pas vu la corruption.
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38 « Sachez-le donc, frères, c’est par lui que la rémission des péchés vous est annoncée. L’entière justification que vous n’avez pu obtenir par la Loi de Moïse, |
39 c’est par lui que quiconque croit l’obtient. |
40 « Prenez donc garde que n’arrive ce qui est dit dans les Prophètes : |
41 Regardez, contempteurs, soyez dans la stupeur et disparaissez ! Parce que de vos jours je vais accomplir une œuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait. » |
42 Et, à leur sortie, on les invitait à parler encore du même sujet le sabbat suivant. |
43 Après que l’assemblée se fut séparée, nombre de Juifs et de prosélytes adorant Dieu suivirent Paul et Barnabé, et ceux-ci, dans leurs entretiens, les engageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu. |
44 Le sabbat suivant, presque toute la ville s’assembla pour entendre la parole de Dieu. |
45 À la vue de cette foule, les Juifs furent remplis de jalousie, et ils répliquaient par des blasphèmes aux paroles de Paul. |
46 S’enhardissant alors, Paul et Barnabé déclarèrent : « C’était à vous d’abord qu’il fallait annoncer la parole de Dieu. Puisque vous la repoussez et ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. |
47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur :Je t’ai établi lumière des nations, pour faire de toi le salut jusqu’aux extrémités de la terre. » |
48 Tout joyeux à ces mots, les païens se mirent à glorifier la parole du Seigneur, et tous ceux-là embrassèrent la foi, qui étaient destinés à la vie éternelle. |
49 Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. |
50 Mais les Juifs montèrent la tête aux dames de condition qui adoraient Dieu ainsi qu’aux notables de la ville ; ils suscitèrent de la sorte une persécution contre Paul et Barnabé et les chassèrent de leur territoire. |
51 Ceux-ci, secouant contre eux la poussière de leurs pieds, se rendirent à Iconium. |
52 Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et de l’Esprit Saint. |
À première vue, il se produit ici la naissance d’une nouvelle religion: l’annonce chrétienne, n’ayant pas été acceptée par son milieu d’origine, les Juifs, en sort et se tourne vers les païens. Formellement, c’est bien le cas, mais les prédicateurs eux-mêmes, avec Paul à leur tête, ne le pensent clairement pas ainsi, et cela ressort clairement de sa prédication.
La raison tient sans doute au fait que le christianisme, non pas comme religion, mais comme expérience nouvelle de vie avec Dieu, a d’abord touché ceux qui ne cherchaient pas un système religieux, mais la vie véritable, éternelle, ceux qui cherchaient le Christ et qui, enfin, ont reçu Sa présence dans l’Esprit. Il semble que cela nous concerne directement nous aussi: ceux qui ne se sont pas encore décidés, et ceux qui se considèrent depuis longtemps comme chrétiens.
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