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RÉFLEXIONS pour Is 40:1-11

« Consolez, consolez mon peuple,
dit votre Dieu,
parlez au cœur de Jérusalem et criez-lui
que son service est accompli,
que sa faute est expiée,
qu’elle a reçu de la main de Yahvé
double punition pour tous ses péchés. »
Une voix crie : « Dans le désert, frayez
le chemin de Yahvé ;
dans la steppe, aplanissez
une route pour notre Dieu.
Que toute vallée soit comblée,
toute montagne et toute colline abaissées,
que les lieux accidentés se changent en plaine
et les escarpements en large vallée ;
alors la gloire de Yahvé se révélera
et toute chair, d’un coup, la verra,
car la bouche de Yahvé a parlé. »
Une voix dit : « Crie », et je dis : « Que crierai-je ? »
— « Toute chair est de l’herbe
et toute sa grâce est comme la fleur des champs.
L’herbe se dessèche, la fleur se fane,
quand le souffle de Yahvé passe sur elles ;
(oui, le peuple, c’est de l’herbe)
l’herbe se dessèche, la fleur se fane,
mais la parole de notre Dieu subsiste à jamais. »
Monte sur une haute montagne,
messagère de Sion ;
élève et force la voix,
messagère de Jérusalem ;
élève la voix, ne crains pas, dis aux villes de Juda :
« Voici votre Dieu ! »
10 Voici le Seigneur Yahvé qui vient avec puissance,
son bras assure son autorité ;
voici qu’il porte avec lui sa récompense,
et son salaire devant lui.
11 Tel un berger il fait paître son troupeau,
de son bras il rassemble les agneaux,
il les porte sur son sein,
il conduit doucement les brebis mères.
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Pour nous, la Bible est une parole de consolation. Ceux qui l'ouvrent pour la première fois disent le plus souvent que c'est un livre sur la cruauté, la vengeance et l'inévitabilité du châtiment. Mais il suffit de faire un effort et tu entendras ce que Dieu dit à l'homme, comment et ce qu'Il a enseigné à Son peuple. Il dit : « Et toute chair verra le salut de Dieu. » Toute chair, c'est-à-dire que personne n'est rejeté ; il n'y a ni meilleurs ni pires, ni justes ni pécheurs : Il offre le salut à tous. Lorsque nous lisons ce texte et la parabole de l'unique brebis perdue, nous pouvons comprendre cette apparente injustice de l'amour miséricordieux. Il cherche chacun, même lorsque les autres ont l'impression d'être abandonnés à leur sort. Quand celui que l'on cherche, perdu et assoiffé de salut, c'est toi, cela est compréhensible et manifestement juste. Il est plus difficile d'admettre que, pour le moment, tu peux attendre pendant qu'on en retrouve un autre.

Autres réflexions

 
Pour Is 40:1-11
« Consolez, consolez mon peuple,
dit votre Dieu,
parlez au cœur de Jérusalem et criez-lui
que son service est accompli,
que sa faute est expiée,
qu’elle a reçu de la main de Yahvé
double punition pour tous ses péchés. »
Une voix crie : « Dans le désert, frayez
le chemin de Yahvé ;
dans la steppe, aplanissez
une route pour notre Dieu.
Que toute vallée soit comblée,
toute montagne et toute colline abaissées,
que les lieux accidentés se changent en plaine
et les escarpements en large vallée ;
alors la gloire de Yahvé se révélera
et toute chair, d’un coup, la verra,
car la bouche de Yahvé a parlé. »
Une voix dit : « Crie », et je dis : « Que crierai-je ? »
— « Toute chair est de l’herbe
et toute sa grâce est comme la fleur des champs.
L’herbe se dessèche, la fleur se fane,
quand le souffle de Yahvé passe sur elles ;
(oui, le peuple, c’est de l’herbe)
l’herbe se dessèche, la fleur se fane,
mais la parole de notre Dieu subsiste à jamais. »
Monte sur une haute montagne,
messagère de Sion ;
élève et force la voix,
messagère de Jérusalem ;
élève la voix, ne crains pas, dis aux villes de Juda :
« Voici votre Dieu ! »
10 Voici le Seigneur Yahvé qui vient avec puissance,
son bras assure son autorité ;
voici qu’il porte avec lui sa récompense,
et son salaire devant lui.
11 Tel un berger il fait paître son troupeau,
de son bras il rassemble les agneaux,
il les porte sur son sein,
il conduit doucement les brebis mères.
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Isaïe de Babylone fut le premier à dire que le temps de l'exil touchait à sa fin, que le peuple avait expié ses péchés et que bientôt la route vers la Judée, vers la terre des pères, lui serait de nouveau ouverte. Et alors se posa devant lui une question tout à fait naturelle dans cette situation...  Lire la suite

Isaïe de Babylone fut le premier à dire que le temps de l'exil touchait à sa fin, que le peuple avait expié ses péchés et que bientôt la route vers la Judée, vers la terre des pères, lui serait de nouveau ouverte. Et alors se posa devant lui une question tout à fait naturelle dans cette situation : qu'est-ce que le peuple de Dieu ? Ce peuple, cette communauté des habitants de Jérusalem déportés à Babylone, avec laquelle avait commencé l'histoire du judaïsme de l'exil, n'existait déjà plus. Il y avait une communauté, mais elle était autre, nouvelle. Nouvelle spirituellement et religieusement. En réalité, un nouveau peuple, un nouveau judaïsme. Un peuple qui avait reçu la chance de vivre encore une autre vie historique, une seconde. Qu'est-ce qui le relie à ce peuple d'autrefois, auquel appartenaient les habitants de Jérusalem déportés à Babylone ? La continuité historique ? Mais n'est-ce pas une illusion ? Qu'est-ce que la mémoire historique ?

Qu'est-ce qu'un peuple, n'importe quel peuple ? De l'herbe qui sèche dans la steppe aride sous les rayons du chaud soleil d'été. Aujourd'hui elle est là, demain elle n'est plus. Mais le peuple de Dieu peut-il être ainsi ? Car Dieu doit avoir un dessein pour Son peuple. Son peuple ne peut pas être une herbe qui se dessèche dans le champ de l'histoire. Qu'est-ce donc qui fait du peuple juif le peuple de Dieu ? La réponse donnée au prophète fut la vision qui lui fut révélée : la gloire de Dieu, la Présence resplendissante qui avançait dans le désert en direction de Jérusalem.

Autrefois, peu après la destruction de Jérusalem par les Babyloniens, un autre prophète, Ézéchiel, avait vu dans une autre vision cette même Présence resplendissante quitter Jérusalem. Elle la quittait parce qu'il n'y avait plus de place pour Dieu à Jérusalem. Non pas à cause des soldats babyloniens qui avaient détruit le Temple, mais à cause de ces serviteurs de Dieu qui l'avaient profané longtemps avant que ces soldats babyloniens ne rendent manifeste ce qui était caché. Et maintenant Dieu était prêt à revenir dans la ville dévastée, dans le Temple détruit.

Il fallait Lui préparer le chemin. Aplanir la route. Et la participation à l'accomplissement de cette tâche pouvait seule faire de la communauté née à Babylone le véritable peuple de Dieu. Ce ne sont pas les particularités nationales ni la religion qui font du peuple de Dieu le peuple de Dieu, mais la participation active à la réalisation du dessein de Dieu pour le salut de l'humanité. Et le témoignage rendu à Dieu, qui a donné à Son peuple une nouvelle vie historique. Un témoignage que toute la Judée entendra depuis Sion. Et le monde entier.

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Pour Is 40:1-11
« Consolez, consolez mon peuple,
dit votre Dieu,
parlez au cœur de Jérusalem et criez-lui
que son service est accompli,
que sa faute est expiée,
qu’elle a reçu de la main de Yahvé
double punition pour tous ses péchés. »
Une voix crie : « Dans le désert, frayez
le chemin de Yahvé ;
dans la steppe, aplanissez
une route pour notre Dieu.
Que toute vallée soit comblée,
toute montagne et toute colline abaissées,
que les lieux accidentés se changent en plaine
et les escarpements en large vallée ;
alors la gloire de Yahvé se révélera
et toute chair, d’un coup, la verra,
car la bouche de Yahvé a parlé. »
Une voix dit : « Crie », et je dis : « Que crierai-je ? »
— « Toute chair est de l’herbe
et toute sa grâce est comme la fleur des champs.
L’herbe se dessèche, la fleur se fane,
quand le souffle de Yahvé passe sur elles ;
(oui, le peuple, c’est de l’herbe)
l’herbe se dessèche, la fleur se fane,
mais la parole de notre Dieu subsiste à jamais. »
Monte sur une haute montagne,
messagère de Sion ;
élève et force la voix,
messagère de Jérusalem ;
élève la voix, ne crains pas, dis aux villes de Juda :
« Voici votre Dieu ! »
10 Voici le Seigneur Yahvé qui vient avec puissance,
son bras assure son autorité ;
voici qu’il porte avec lui sa récompense,
et son salaire devant lui.
11 Tel un berger il fait paître son troupeau,
de son bras il rassemble les agneaux,
il les porte sur son sein,
il conduit doucement les brebis mères.
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Par le prophète Isaïe, le Seigneur appelle à consoler le peuple, mais Il laisse les 99 brebis dans les montagnes pour une seule égarée...  Lire la suite

Par le prophète Isaïe, le Seigneur appelle à consoler le peuple, mais Il laisse les 99 brebis dans les montagnes pour une seule égarée. Le Seigneur «vient avec puissance, et Son bras exerce l'autorité», mais Il prend les agneaux dans Ses bras et les porte sur Son sein.

Ce ne sont pas des contradictions, même s'il peut sembler que la communauté ne va pas de pair avec l'individualité, ni la force avec la tendresse. Mais le Seigneur paît tout le troupeau, l'Église; tout entière, elle est Son corps. Et en même temps Il est mort pour chacun de nous; et même s'il ne restait sur la terre qu'un seul homme, le Seigneur mourrait tout de même pour lui sur la Croix et, en mourant, le regarderait avec amour et tendresse.

Le Seigneur vainc nos ennemis d'une main forte, mais c'est Lui aussi qui nous soutient si nous trébuchons et qui nous porte dans Ses bras si nous n'avons plus la force de marcher. Mais le plus étonnant, c'est que nous sommes Ses enfants, et qu'Il nous appelle à la même chose. Être forts dans la faiblesse, soutenir, consoler et fortifier les faibles, et permettre humblement d'être consolés dans la faiblesse et la tristesse; vivre ensemble, nous aimer les uns les autres, être l'unique Corps du Christ, l'Église, et répondre personnellement de nous-mêmes devant Dieu, nous tenir fermement devant Lui dans notre individualité, nous efforcer de redevenir tels qu'Il nous a créés.

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Pour Is 40:1
« Consolez, consolez mon peuple,
dit votre Dieu,
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Qu’est-ce qui peut consoler un peuple persécuté, qui a perdu et leur pays et leurs saints? La promesse d’une nouvelle vie, dans laquelle tout sera de nouveau comme avant? Peut-être...  Lire la suite

Qu’est-ce qui peut consoler un peuple persécuté, qui a perdu et leur pays et leurs saints? La promesse d’une nouvelle vie, dans laquelle tout sera de nouveau comme avant? Peut-être.

Mais une telle promesse réjouira à peine une personne spirituellement mature: en effet, une telle personne ne peut ne pas comprendre que, si la nouvelle vie est même qu’était la vie ancienne, elle s’achèvera alors aussi catastrophiquement, comme s’est achevée l’ancienne vie. Une telle personne peut être réjouir non pas du retour au passé, peu importe combien ce passé semblerait heureux de loin, mais de la marche en avant, qui est impensable sans rénovation spirituelle. Ce n’est pas par hasard si la principale consolation du peuple est la nouvelle que son péché commis est pardonné, et ses conséquences sont expiées, alors maintenant devant lui s'ouvre la possibilité d’une nouvelle vie sur la terre des ancêtres, sur laquelle il peut maintenant revenir.

Avant, le retour sur cette terre serait devenu le retour au passé; maintenant il deviendra un pas au futur, dans ce futur, où il y aura beaucoup de découvertes spirituelles et de révélations, vers le futur messianique, dont avaient déjà parlé les prophètes avant l’époque de la captivité. Sans rénovation spirituelle le retour en Judée aurait été une récompense imméritée, n'apportant ni joie, ni profit.

Après la rénovation le retour est devenu la couronne, qui a trouvé son vainqueur et le début d’une nouvelle histoire du peuple, qui après la catastrophe historique qui l'a atteint semblait être condamné à la disparition et l'oubli.

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Pour Is 40:3
Une voix crie : « Dans le désert, frayez
le chemin de Yahvé ;
dans la steppe, aplanissez
une route pour notre Dieu.
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Ce début du Livre de la Consolation du prophète Isaïe, prédisant la libération d'Israël de la captivité babylonienne, et en plus, comme toujours dans les livres...  Lire la suite

Ce début du Livre de la Consolation du prophète Isaïe, prédisant la libération d'Israël de la captivité babylonienne, et en plus, comme toujours dans les livres prophétiques, et plusieurs autres. Et la première image qu'il utilise, est si claire et évidente à telle enseigne qu'ensuite un autre prophète Jean Baptiste, la citera dans son sermon. En effet, imaginez-vous : Dieu va dans un désert montueux divisant la Terre promise et Babylone, pour accomplir la nouvelle Exode, et Il envoie en avant Son porte-parole pour que les gens préparent le chemin, digne au Roi des Rois.

Il est intéressant, comme se sont réfractés ces mots dans la conscience des gens par la suite : les deux-points sont placés ici à la bonne place, après les mots «une voix crie», ce qui permet de transmettre le vrai sens. Dans d’autre traduction on a «une voix crie dans le désert:…» or ceci c’est lorsque quelqu'un crie, mais personne ne l'écoute, il est déjà au désert. Et on voit que tel n’était pas le cas avec Isaïe, ni avec Jean. Pourquoi l'accent a été ainsi déplacé dans d’autres traductions? Sûrement, parce qu'aux temps chrétiens on a commencé naturellement à interpréter ces mots au sens spirituel: Dieu va vers chacun de nous pour nous sauver du péché et de la mort, mais pour qu'Il entre dans notre cœur, il faut la confession et la correction de notre vie («frayer le chemin»), et voici où se fait alors sentir notre "surdité", et quiconque nous appelle à la confession, se trouve dans le vide...

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Pour Is 40:11
11 Tel un berger il fait paître son troupeau,
de son bras il rassemble les agneaux,
il les porte sur son sein,
il conduit doucement les brebis mères.
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L’image du Messie berger, du «pasteur», apparaît souvent dans les prédications d’Isaïe, et aussi chez d’autres prophètes. Dans l’Évangile, Jésus parle souvent de Lui-même comme d’un bon berger, le «bon pasteur». Aujourd’hui, une telle image peut nous paraître quelque peu humiliante: selon la logique de cette image, nous devrions nous sentir...  Lire la suite

L’image du Messie berger, du «pasteur», apparaît souvent dans les prédications d’Isaïe, et aussi chez d’autres prophètes. Dans l’Évangile, Jésus parle souvent de Lui-même comme d’un bon berger, le «bon pasteur». Aujourd’hui, une telle image peut nous paraître quelque peu humiliante: selon la logique de cette image, nous devrions nous sentir brebis et moutons. Association peu agréable. Pourtant, dans l’Antiquité, on regardait les brebis et les moutons, et plus généralement le bétail domestique, un peu autrement, surtout dans les sociétés issues d’une tradition pastorale et nomade.

Bien sûr, il ne pouvait pas y avoir là quelque chose de semblable à la sentimentalité que l’on rencontre parfois aujourd’hui envers les animaux domestiques. En revanche, il y avait autre chose: la responsabilité de tout le troupeau et de chaque brebis en lui. Chez les prophètes comme chez Jésus Lui-même, on rencontre souvent l’image du mauvais berger, pour qui le troupeau n’est qu’une source de revenu, de nourriture et de laine, et qui se moque des brebis. Un tel berger ne fait qu’utiliser le troupeau comme une chose, et en cas de danger, par exemple l’attaque de prédateurs, il l’abandonne aussitôt: sa propre vie vaut plus que ses revenus.

Le vrai berger, le bon berger, aime ses brebis. Bien sûr, il ne les aime pas comme des égales, mais Dieu non plus ne peut pas nous aimer comme des égaux: par définition, nous ne Lui sommes pas égaux et nous ne le deviendrons jamais. Mais nous sommes à Lui; et s’il en est ainsi, cela signifie qu’Il répond d’abord de nous et qu’Il nous aime, qu’Il ne se sert pas simplement de nous pour résoudre Ses tâches dans ce monde. Avec nous, il Lui est bien sûr beaucoup plus difficile qu’à un bon berger avec ses brebis: à la différence des brebis, nous possédons une liberté de volonté dont Dieu doit tenir compte. Et, la possédant, nous pouvons toujours faire quelque chose qu’aucun mouton n’imaginerait.

Mais Son amour pour nous demeure immuable, comme un bon berger aime son troupeau et chaque brebis en lui, même celle qui n’est pas très obéissante et qu’il faut parfois chercher dans toute la région. Et il se réjouit davantage de cette brebis que de tout le reste du troupeau. Parce qu’un bon berger se sent responsable de chaque brebis. Et il aime aussi chacune. De même que le Messie aime chacun de nous. Et c’est pourquoi Il devient pour nous le bon pasteur.

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Pour Is 40:1-31
« Consolez, consolez mon peuple,
dit votre Dieu,
parlez au cœur de Jérusalem et criez-lui
que son service est accompli,
que sa faute est expiée,
qu’elle a reçu de la main de Yahvé
double punition pour tous ses péchés. »
Une voix crie : « Dans le désert, frayez
le chemin de Yahvé ;
dans la steppe, aplanissez
une route pour notre Dieu.
Que toute vallée soit comblée,
toute montagne et toute colline abaissées,
que les lieux accidentés se changent en plaine
et les escarpements en large vallée ;
alors la gloire de Yahvé se révélera
et toute chair, d’un coup, la verra,
car la bouche de Yahvé a parlé. »
Une voix dit : « Crie », et je dis : « Que crierai-je ? »
— « Toute chair est de l’herbe
et toute sa grâce est comme la fleur des champs.
L’herbe se dessèche, la fleur se fane,
quand le souffle de Yahvé passe sur elles ;
(oui, le peuple, c’est de l’herbe)
l’herbe se dessèche, la fleur se fane,
mais la parole de notre Dieu subsiste à jamais. »
Monte sur une haute montagne,
messagère de Sion ;
élève et force la voix,
messagère de Jérusalem ;
élève la voix, ne crains pas, dis aux villes de Juda :
« Voici votre Dieu ! »
10 Voici le Seigneur Yahvé qui vient avec puissance,
son bras assure son autorité ;
voici qu’il porte avec lui sa récompense,
et son salaire devant lui.
11 Tel un berger il fait paître son troupeau,
de son bras il rassemble les agneaux,
il les porte sur son sein,
il conduit doucement les brebis mères.
12 Qui a mesuré dans le creux de sa main l’eau de la mer,
évalué à l’empan les dimensions du ciel,
jaugé au boisseau la poussière de la terre,
pesé les montagnes à la balance
et les collines sur des plateaux ?
13 Qui a dirigé l’esprit de Yahvé,
et, homme de conseil, a su l’instruire ?
14 Qui a-t-il consulté qui lui fasse comprendre,
qui l’instruise dans les sentiers du jugement,
qui lui enseigne la connaissance
et lui fasse connaître la voie de l’intelligence ?
15 Voici ! les nations sont comme une goutte d’eau au bord d’un seau,
on en tient compte comme d’une miette sur une balance.
Voici ! les îles pèsent comme un grain de poussière.
16 Le Liban ne suffirait pas à entretenir le feu,
et sa faune ne suffirait pas pour l’holocauste.
17 Toutes les nations sont comme rien devant lui,
il les tient pour néant et vide.
18 À qui comparer Dieu,
et quelle image pourriez-vous en fournir ?
19 Un artisan coule l’idole,
un orfèvre la recouvre d’or,
il fond des chaînes d’argent.
20 Celui qui fait une offrande de pauvre
choisit un bois qui ne pourrit pas,
se met en quête d’un habile artisan
pour ériger une idole qui ne vacille pas.
21 Ne le saviez-vous pas ? Ne l’entendiez-vous pas dire ?
Ne vous l’avait-on pas annoncé dès l’origine ?
N’avez-vous pas compris la fondation de la terre ?
22 Il trône au-dessus du cercle de la terre
dont les habitants sont comme des sauterelles,
il tend les cieux comme une toile,
les déploie comme une tente où l’on habite.
23 Il réduit à rien les princes,
il fait les juges de la terre semblables au néant.
24 À peine ont-ils été plantés, à peine semés,
à peine leur tige s’est-elle enracinée en terre,
qu’il souffle sur eux, et ils se dessèchent,
la tempête les emporte comme la bale.
25 À qui me comparerez-vous, dont je sois l’égal ? dit le Saint.
26 Levez les yeux là-haut et voyez :
Qui a créé ces astres ?
Il déploie leur armée en bon ordre,
il les appelle tous par leur nom.
Sa vigueur est si grande et telle est sa force
que pas un ne manque.
27 Pourquoi dis-tu, Jacob, et répètes-tu, Israël :
« Ma voie est cachée à Yahvé,
et mon droit échappe à mon Dieu ? »
28 Ne le sais-tu pas ? Ne l’as-tu pas entendu dire ?
Yahvé est un Dieu éternel,
créateur des extrémités de la terre.
Il ne se fatigue ni ne se lasse,
insondable est son intelligence.
29 Il donne la force à celui qui est fatigué,
à celui qui est sans vigueur il prodigue le réconfort.
30 Les adolescents se fatiguent et s’épuisent,
les jeunes ne font que chanceler,
31 mais ceux qui espèrent en Yahvé renouvellent leur force,
ils déploient leurs ailes comme des aigles,
ils courent sans s’épuiser,
ils marchent sans se fatiguer.
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Ainsi, la prophétie sur les destinées à venir devient une consolation pour ce même peuple auquel tant de réprimandes avaient été adressées. Ses péchés sont maintenant expiés, et même au double ; à ce propos, on rappelle habituellement que...  Lire la suite

Ainsi, la prophétie sur les destinées à venir devient une consolation pour ce même peuple auquel tant de réprimandes avaient été adressées. Ses péchés sont maintenant expiés, et même au double ; à ce propos, on rappelle habituellement que, selon la Loi, le voleur devait restituer le double de la somme dérobée. Certes, tous les pécheurs n'étaient pas des voleurs au sens littéral, loin de là, et le vol n'est pas le seul vice. Mais cela importe peu ici : personne n'a le droit de se glorifier au-dessus des brigands, car les autres péchés, souvent jugés « admissibles », ne valent pas mieux. Maintenant, toutefois, vient le pardon, et avec lui l'espérance d'une vie nouvelle, qualitativement différente, conforme à la volonté du Créateur.

Il est tout à fait naturel qu'après la promesse d'espérance, le prophète commence à parler de la grandeur du Seigneur, de Celui que l'on ne peut comparer à rien ni même se représenter. Ici, les paroles d'Isaïe rappellent dans une certaine mesure les derniers chapitres du livre de Job, dont les questions disparaissent après que le Créateur lui a révélé Son caractère insondable. La situation est certes différente : contrairement à Job, le peuple d'Israël ne souffrait pas sans raison. Mais même maintenant, alors que les pécheurs semblent s'être repentis et avoir enfin « tout compris », le Seigneur montre de nouveau que Lui-même et Sa miséricorde dépassent tout ce que nous pouvons comprendre.

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Pour Mt 18:10-20
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Pour ce jour du Saint-Esprit, citons des paroles de l'office composées par saint Théophane le Marqué...  Lire la suite

Pour ce jour du Saint-Esprit, citons des paroles de l'office composées par saint Théophane le Marqué, qui vécut dans la première moitié du IXe siècle.

Source de vie en qui nous croyons, flot de bonté, Saint-Esprit de Dieu, rends la vie à mon intelligence morte et, par Ton action, relève-la pour chanter Ta divinité.

Ô Esprit de sagesse et de crainte de Dieu, Esprit de vérité, de conseil et d'intelligence, Toi qui donnes la paix, demeure en nous, afin que, sanctifiés par Ta présence, nous chantions sans cesse dans la nuit : nous Te glorifions, Ami des hommes.

Tout-Puissant et Seigneur de tous, Toi qui préserves toute la création de la corruption, accorde-nous la sanctification et l'illumination, afin que, rassasiés de Ta lumière, nous chantions sans cesse dans la nuit : nous Te glorifions, Ami des hommes.

Viens à nous, Esprit Saint, rends-nous participants de Ta sainteté, de la Lumière sans déclin, de la vie divine et de Tes dons parfumés, car Tu es le flot de la Divinité, procédant du Père par le Fils.

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Pour Mt 18:10-20
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Il est très important qu'aujourd'hui précisément, jour du Saint-Esprit, l'Église nous rappelle la promesse du Seigneur d'être au milieu de nous lorsque nous...  Lire la suite

Il est très important qu'aujourd'hui précisément, jour du Saint-Esprit, l'Église nous rappelle la promesse du Seigneur d'être au milieu de nous lorsque nous nous réunissons en Son nom à deux ou trois. Au moment où le Christ prononçait ces paroles, les apôtres comprenaient difficilement comment le Maître pourrait toujours être présent avec tous ceux qui se réuniraient «en Son nom». Tant qu'ils ne l'avaient pas appris et vérifié de leurs propres yeux, par leur propre expérience, ces paroles demeuraient pour eux une énigme. Le Christ, le prévoyant, envoya tout de même aux apôtres ce «paquet» qui atteint son destinataire avec le temps.

Et c'est précisément le jour de la Pentecôte que ce paquet fut livré: «Mais le Défenseur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en Mon nom, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit» (Jn 14:26). Ce jour-là, l'Esprit donna aux apôtres le sentiment de la présence vivante de leur Maître au milieu d'eux, aussi réelle que lorsqu'ils marchaient ensemble sur les routes de Palestine. Et peut-être même plus réelle encore: l'Esprit «assurait» Sa présence à la fois au milieu d'eux et en chacun d'eux. Parce qu'ils étaient réellement réunis en Son nom.

Il est possible que les apôtres, en attendant la descente de l'Esprit, se soient occupés précisément de ce que Paul énumère dans l'épître aux Éphésiens (Ép 5:9-19). Car c'est là une incarnation tout à fait concrète des paroles «en Son nom», c'est vraiment ce qu'il convient de faire dans l'attente de l'Esprit. Mais en tout cas, les apôtres ont véritablement écouté les paroles du Christ et sont demeurés ensemble. Et cette disposition commune, cette attente fidèle pendant les dix jours depuis l'Ascension, était ce que le Seigneur voulait d'eux. Ce seul pas en réponse auquel Il fait beaucoup plus: Il répand sur nous Sa grâce.

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Pour Mt 18:10-20
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Dans l'Église orthodoxe, on célèbre aujourd'hui le jour du Saint-Esprit. L'Épître aux Éphésiens nous rappelle que « le fruit de l'Esprit consiste en toute bonté, justice et vérité », et nous appelle...  Lire la suite

Aujourd'hui, l'Église orthodoxe célèbre le jour du Saint-Esprit. L'Épître aux Éphésiens nous rappelle que « le fruit de l'Esprit consiste en toute bonté, justice et vérité » (v. 9) et nous appelle à « être remplis de l'Esprit » (v. 18). Ce nouvel état de l'homme, l'apôtre Paul l'appelle « lumière dans le Seigneur »; l'apôtre Jean recourt lui aussi à cette image de la lumière lorsqu'il parle de l'amour fraternel entre les croyants (1 Jn 2:10). Dans l'esprit de l'amour, nous sommes appelés à « chercher ceux qui se sont égarés » (Mt 18:10-14), à résoudre les problèmes de nos relations (Mt 18:15-18) et enfin à recevoir la grâce de Dieu dans la prière unanime au nom du Christ et en sa présence, comme cela nous a été promis.

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Pour Mt 18:10-14
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
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Les paroles qui recommandent de ne pas mépriser ces petits sont prononcées aussitôt après l'avertissement sur le danger des scandales. Mais seuls les enfants font-ils partie des petits mentionnés?  Lire la suite

Les paroles qui recommandent de ne pas mépriser ces petits sont prononcées aussitôt après l'avertissement sur le danger des scandales. Mais seuls les enfants font-ils partie des petits mentionnés? Car si le Christ propose à des adultes de devenir comme des enfants, cela signifie que les petits peuvent être des personnes très diverses, de toute catégorie d'âge.

En conseillant de ne mépriser personne, Il nous donne un commandement très difficile. Beaucoup d'entre nous sont habitués à traiter avec mépris ceux qui ne nous conviennent pas. Il est très commode de se rendre compte qu'on est meilleur que les autres, ces gens si désagréables. Bien plus, beaucoup d'entre nous ont l'habitude de “se perfectionner moralement” en se comparant à de “mauvaises personnes” et en se mettant en valeur sur leur fond.

Mais le Seigneur, ici aussi, regarde et agit autrement. Ceux que nous avons l'habitude de placer plus bas que nous peuvent se révéler beaucoup plus précieux pour Lui que certains “corrects”, précisément parce que nous avons renforcé la douleur des rejetés par nos coups “corrects”.

Et à ces gens bien installés qui ne comprennent pas la statistique du Christ, selon laquelle, pour sauver une seule brebis égarée, on peut laisser tout l'immense troupeau, rappelons que personne n'est assuré de ne jamais devenir une telle brebis. Et alors le Bon Pasteur, laissant tout, ira le sauver lui aussi. Car Il veut que tous soient sauvés jusqu'au dernier.

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Pour Mt 18:1-14
À ce moment les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? »
Il appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux
et dit : « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux.
« Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille.
Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer.
Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !
« Si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de péché, coupe-les et jette-les loin de toi : mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou estropié que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : mieux vaut pour toi entrer borgne dans la Vie que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
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12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
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Comment comprendre les paroles selon lesquelles il faut devenir comme des enfants pour entrer dans le Royaume des Cieux ? Sans doute chacun de ceux qui connaissent un peu...  Lire la suite

Comment comprendre les paroles selon lesquelles il faut devenir comme des enfants pour entrer dans le Royaume des Cieux ? Sans doute chacun de ceux qui connaissent un peu les petits enfants sait qu’ils ne sont nullement des anges (bien que leurs anges se tiennent devant le trône du Très-Haut dans les cieux). Peut-être l’essentiel est-il justement dans leur petitesse, leur absence de défense, leur dépendance à l’égard des parents — car le Seigneur parle précisément d’abaissement (v. 4). Ils sont les plus exposés au danger du scandale, de la tromperie, de l’action du mal du monde ; c’est pourquoi ils ont tant besoin de l’amour et de la protection de Dieu. Apparemment, ce sont précisément de telles relations avec Dieu qui constituent la réalisation du Royaume des Cieux.

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Pour Mt 18:1-14
À ce moment les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? »
Il appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux
et dit : « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux.
« Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille.
Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer.
Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !
« Si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de péché, coupe-les et jette-les loin de toi : mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou estropié que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : mieux vaut pour toi entrer borgne dans la Vie que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
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12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
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Les paroles sur les enfants qu’il faut devenir pour entrer dans le Royaume des Cieux sont reliées par l’évangéliste à une petite parabole sur le berger et la brebis perdue, et cela remet aussitôt tout à sa place. Il ne s’agit pas seulement de...  Lire la suite

Les paroles sur les enfants qu’il faut devenir pour entrer dans le Royaume des Cieux sont reliées par l’évangéliste à une petite parabole sur le berger et la brebis perdue, et cela remet aussitôt tout à sa place. Il ne s’agit pas seulement de devenir faibles, sans défense et dépendants, même s’il nous est parfois vraiment nécessaire de nous sentir enfants devant Dieu ; le Christ parle clairement ici d’une « nouvelle enfance », c’est-à-dire d’une seconde naissance : non seulement de nous sentir enfants par rapport à Dieu, mais de devenir réellement enfants du Père céleste, et ici aucune infantilité n’a sa place, tant cet appel est élevé.

Dans cette compréhension, le commandement habituel « soyez comme des enfants » devient un appel insondable à participer à la vie de Dieu, à devenir des fils et des filles bien-aimés dans le Fils unique bien-aimé : le chemin qui s’ouvre devant nous dans la Résurrection du Christ...

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