4 C’est à cause de mon serviteur Jacob et d’Israël mon élu que je t’ai appelé par ton nom, je te donne un titre, sans que tu me connaisses. |
Ces paroles s'adressent au roi perse Cyrus, qui, ayant conquis Babylone, renvoya les captifs juifs dans leur patrie ; ainsi prit fin l'exil de Babylone. Seul païen de la Bible à être appelé « oint », Cyrus accomplit la volonté de Dieu, bien qu'il ne connût pas Dieu. Mais Dieu, Lui, le connaissait, et le connaissait « par son nom », c'est-à-dire dans toute son essence secrète. Car le païen Cyrus est une créature aimée de Dieu, comme chaque homme. Et voici l'attitude de Dieu envers un homme qui ne Le connaît pas : « Je... t'ai honoré ».
Dieu nous connaît... Son pouvoir s'étend sur notre vie sans violer notre liberté, mais sans laisser personne sortir de Sa droite salvatrice. Miséricorde stupéfiante, dont seul le Père est capable.
Dieu nous honore... Non seulement les croyants qui Le connaissent, mais aussi les incroyants.
4 C’est à cause de mon serviteur Jacob et d’Israël mon élu que je t’ai appelé par ton nom, je te donne un titre, sans que tu me connaisses. |
Ces mots sont adressés au roi perse Cyrus, qui, ayant conquit Babylone, a relâché les captifs Juifs au pays natal; la captivité Babylonienne s'est achevée ainsi. Le seul païen dans la Bible appelé «l’oint», Cyrus a exécuté la volonté de Dieu, sans qu’il ne connaisse pas Dieu. Par contre Dieu le connaissait, et connaissait «par nom», c'est-à-dire toute son essence secrète. Parce que le païen Cyrus est une bien-aimée créature de Dieu, tout comme chaque personne. Et voici la relation de Dieu à l’homme qui ne Le connaît pas: «Je te donne un titre».
Dieu nous connaît... Son Pouvoir s'étend dans notre vie, sans violer notre liberté, mais aussi ne laisser personne sortir de Son dextre salutaire. Magnifique faveur, dont Seul le Père est capable.
Dieu nous respecte... Pas seulement les croyants Le connaissant, mais aussi les non-croyants.
1 Ainsi parle Yahvé à son oint, à Cyrus dont j’ai saisi la main droite, pour faire plier devant lui les nations et désarmer les rois, pour ouvrir devant lui les vantaux, pour que les portes ne soient plus fermées. |
2 C’est moi qui vais marcher devant toi, j’aplanirai les hauteurs, je briserai les vantaux de bronze, je ferai céder les verrous de fer |
3 et je te donnerai des trésors secrets, des richesses cachées, afin que tu saches que je suis Yahvé, celui qui t’appelle par ton nom, le Dieu d’Israël. |
4 C’est à cause de mon serviteur Jacob et d’Israël mon élu que je t’ai appelé par ton nom, je te donne un titre, sans que tu me connaisses. |
5 Je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre, moi excepté, il n’y a pas de Dieu. Je te ceins, sans que tu me connaisses, |
6 afin que l’on sache du levant au couchant qu’il n’y a personne sauf moi : je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre. |
7 Je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais le bonheur et je crée le malheur, c’est moi, Yahvé, qui fais tout cela. |
8 Cieux, épanchez-vous là-haut, et que les nuages déversent la justice, que la terre s’ouvre et produise le salut, qu’elle fasse germer en même temps la justice. C’est moi, Yahvé, qui ai créé cela. |
9 Malheur à qui discute avec celui qui l’a modelé, vase parmi les vases de terre ! L’argile dit-elle à son potier : « Que fais-tu ? ton œuvre n’a pas de mains ! » |
10 Malheur à qui dit à un père : « Pourquoi engendres-tu ? » et à une femme : « Pourquoi mets-tu au monde ? » |
11 Ainsi parle Yahvé, le Saint d’Israël, son créateur : On me demande ce qui va se passer pour mes enfants, au sujet de l’œuvre de mes mains, on me donne des ordres. |
12 C’est moi qui ai fait la terre et créé l’homme qui l’habite, c’est moi qui de mes mains ai déployé les cieux, et qui ai donné des ordres à toute leur armée. |
13 C’est moi qui l’ai suscité dans la justice, et qui vais aplanir toutes ses voies. C’est lui qui reconstruira ma ville, qui rapatriera mes déportés, sans rançon ni indemnité, dit Yahvé Sabaot. |
14 Ainsi parle Yahvé : Les productions de l’Égypte, le commerce de Kush et les Sébaïtes, ces gens de haute taille, passeront chez toi et t’appartiendront. Ils marcheront derrière toi, ils iront chargés de chaînes, ils se prosterneront devant toi, ils te prieront : « Il n’y a de Dieu que chez toi ! il n’y en a pas d’autres, pas d’autre dieu. » |
15 En vérité tu es un dieu qui se cache, Dieu d’Israël, sauveur. |
16 Ils sont honteux et humiliés, tous ensemble, ils marchent dans l’humiliation, les fabricants d’idoles. |
17 Israël sera sauvé par Yahvé, sauvé pour toujours, vous ne serez ni honteux ni humiliés, pour toujours et à jamais. |
18 Car ainsi parle Yahvé, le créateur des cieux : C’est lui qui est Dieu, qui a modelé la terre et l’a faite, c’est lui qui l’a fondée ; il ne l’a pas créée vide, il l’a modelée pour être habitée. Je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre. |
19 Je n’ai pas parlé en secret, en quelque coin d’un obscur pays, je n’ai pas dit à la race de Jacob : Cherchez-moi dans le chaos ! je suis Yahvé qui proclame la justice, qui annonce des choses vraies. |
20 Rassemblez-vous et venez ! Approchez tous ensemble, survivants des nations ! Ils sont inconscients ceux qui transportent leurs idoles de bois, qui prient un dieu qui ne sauve pas. |
21 Annoncez, produisez vos preuves, que même ils se concertent ! Qui avait proclamé cela dans le passé, qui l’avait annoncé jadis, n’est-ce pas moi, Yahvé ? Il n’y a pas d’autre dieu que moi. Un dieu juste et sauveur, il n’y en a pas excepté moi. |
22 Tournez-vous vers moi et vous serez sauvés, tous les confins de la terre, car je suis Dieu, il n’y en a pas d’autre. |
23 Je le jure par moi-même, ce qui sort de ma bouche est la vérité, c’est une parole irrévocable : Oui, devant moi tout genou fléchira, par moi jurera toute langue |
24 en disant : En Yahvé seul sont la justice et la force. Jusqu’à lui viendront, couverts de honte, tous ceux qui s’enflammaient contre lui. |
25 C’est en Yahvé qu’elle obtiendra le triomphe et la gloire, toute la race d’Israël. |
Les prophètes, et pas seulement eux, ont souvent proclamé la souveraineté absolue de Dieu dans le monde qu'Il a créé, non seulement comme Créateur, mais aussi comme Souverain. Cela semble aller de soi. En réalité, pourtant, tout n'est pas si simple. L'homme déchu a tendance à oublier la souveraineté de Dieu. Même les membres des tribus primitives où se conserve encore la mémoire de l'Un préfèrent généralement s'adresser à d'autres esprits et à d'autres puissances, bien qu'ils sachent que ceux-ci sont inférieurs à l'Un et moins puissants que Lui. Et la formule courante « Eh bien, maintenant, il ne reste plus qu'à prier », habituellement prononcée quand tout le reste a déjà été essayé, montre que nous ne sommes pas non plus si différents des hommes primitifs. Ceux qui savent qu'il vaut mieux commencer par la prière sont une minorité.
Or c'est précisément ainsi que l'on amoindrit la souveraineté de Dieu. Nous sommes prêts à nous adresser à n'importe qui, sauf à Dieu, dans l'espoir de pouvoir accomplir quelque chose dans le monde sans Son autorisation directe ni Sa participation. Nous nous appuyons sur d'autres esprits, d'autres puissances, sur des hommes, bref, sur n'importe quoi, mais pas sur Dieu Lui-même. Et nous oublions que, sans la participation directe de Dieu, on ne peut faire que le mal. Bien sûr, Dieu connaît aussi le mal. Mais Il n'y participe pas directement.
Le mal est toujours une concession de Dieu à une volonté humaine, ou à quelque autre volonté, qui s'oppose à Lui. Une concession faite par respect pour la liberté de la volonté des êtres qu'Il a Lui-même créés. Mais on ne peut rien faire de cette manière, hormis le mal. Et pourtant, nous essayons sans cesse d'organiser notre vie de façon que Dieu n'y jette pas un regard, ou du moins qu'Il le fasse plus rarement. Nous accueillons souvent Sa venue dans notre vie comme la visite d'un inspecteur hostile dont nous sommes certains de n'avoir rien de bon à attendre.
Qu'est-ce donc ? La conséquence, sinon de la conscience, du moins du sentiment de notre état de pécheurs ? Sans doute. Mais pas seulement. Il y a aussi une défiance envers l'amour de Dieu. Certes, un pouvoir absolu sans un amour tout aussi absolu est une chose infiniment terrifiante. Mais, en Dieu, la plénitude du pouvoir et celle de l'amour se complètent. Or nous, hommes déchus, nous voyons le pouvoir et ne voyons pas l'amour. Cela se comprend : le mal dans lequel gît le monde existe, pour une large part, précisément comme un pouvoir sans amour.
Le pouvoir nous est familier et compréhensible ; pour l'amour, les choses vont moins bien dans le monde déchu. Et nous n'arrivons pas à imaginer que l'un puisse s'unir à l'autre. Seule une confiance entière en Dieu, la volonté de L'accueillir tel qu'Il Se révèle à nous, peut changer cette situation. Nous comprendrons alors que la souveraineté absolue de Dieu n'est pas un cauchemar à fuir de toutes nos forces, mais le fondement du Royaume de Dieu, vers lequel nous devons tendre de toutes nos forces.
1 Ainsi parle Yahvé à son oint, à Cyrus dont j’ai saisi la main droite, pour faire plier devant lui les nations et désarmer les rois, pour ouvrir devant lui les vantaux, pour que les portes ne soient plus fermées. |
2 C’est moi qui vais marcher devant toi, j’aplanirai les hauteurs, je briserai les vantaux de bronze, je ferai céder les verrous de fer |
3 et je te donnerai des trésors secrets, des richesses cachées, afin que tu saches que je suis Yahvé, celui qui t’appelle par ton nom, le Dieu d’Israël. |
4 C’est à cause de mon serviteur Jacob et d’Israël mon élu que je t’ai appelé par ton nom, je te donne un titre, sans que tu me connaisses. |
5 Je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre, moi excepté, il n’y a pas de Dieu. Je te ceins, sans que tu me connaisses, |
6 afin que l’on sache du levant au couchant qu’il n’y a personne sauf moi : je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre. |
7 Je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais le bonheur et je crée le malheur, c’est moi, Yahvé, qui fais tout cela. |
8 Cieux, épanchez-vous là-haut, et que les nuages déversent la justice, que la terre s’ouvre et produise le salut, qu’elle fasse germer en même temps la justice. C’est moi, Yahvé, qui ai créé cela. |
9 Malheur à qui discute avec celui qui l’a modelé, vase parmi les vases de terre ! L’argile dit-elle à son potier : « Que fais-tu ? ton œuvre n’a pas de mains ! » |
10 Malheur à qui dit à un père : « Pourquoi engendres-tu ? » et à une femme : « Pourquoi mets-tu au monde ? » |
11 Ainsi parle Yahvé, le Saint d’Israël, son créateur : On me demande ce qui va se passer pour mes enfants, au sujet de l’œuvre de mes mains, on me donne des ordres. |
12 C’est moi qui ai fait la terre et créé l’homme qui l’habite, c’est moi qui de mes mains ai déployé les cieux, et qui ai donné des ordres à toute leur armée. |
13 C’est moi qui l’ai suscité dans la justice, et qui vais aplanir toutes ses voies. C’est lui qui reconstruira ma ville, qui rapatriera mes déportés, sans rançon ni indemnité, dit Yahvé Sabaot. |
14 Ainsi parle Yahvé : Les productions de l’Égypte, le commerce de Kush et les Sébaïtes, ces gens de haute taille, passeront chez toi et t’appartiendront. Ils marcheront derrière toi, ils iront chargés de chaînes, ils se prosterneront devant toi, ils te prieront : « Il n’y a de Dieu que chez toi ! il n’y en a pas d’autres, pas d’autre dieu. » |
15 En vérité tu es un dieu qui se cache, Dieu d’Israël, sauveur. |
16 Ils sont honteux et humiliés, tous ensemble, ils marchent dans l’humiliation, les fabricants d’idoles. |
17 Israël sera sauvé par Yahvé, sauvé pour toujours, vous ne serez ni honteux ni humiliés, pour toujours et à jamais. |
18 Car ainsi parle Yahvé, le créateur des cieux : C’est lui qui est Dieu, qui a modelé la terre et l’a faite, c’est lui qui l’a fondée ; il ne l’a pas créée vide, il l’a modelée pour être habitée. Je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre. |
19 Je n’ai pas parlé en secret, en quelque coin d’un obscur pays, je n’ai pas dit à la race de Jacob : Cherchez-moi dans le chaos ! je suis Yahvé qui proclame la justice, qui annonce des choses vraies. |
20 Rassemblez-vous et venez ! Approchez tous ensemble, survivants des nations ! Ils sont inconscients ceux qui transportent leurs idoles de bois, qui prient un dieu qui ne sauve pas. |
21 Annoncez, produisez vos preuves, que même ils se concertent ! Qui avait proclamé cela dans le passé, qui l’avait annoncé jadis, n’est-ce pas moi, Yahvé ? Il n’y a pas d’autre dieu que moi. Un dieu juste et sauveur, il n’y en a pas excepté moi. |
22 Tournez-vous vers moi et vous serez sauvés, tous les confins de la terre, car je suis Dieu, il n’y en a pas d’autre. |
23 Je le jure par moi-même, ce qui sort de ma bouche est la vérité, c’est une parole irrévocable : Oui, devant moi tout genou fléchira, par moi jurera toute langue |
24 en disant : En Yahvé seul sont la justice et la force. Jusqu’à lui viendront, couverts de honte, tous ceux qui s’enflammaient contre lui. |
25 C’est en Yahvé qu’elle obtiendra le triomphe et la gloire, toute la race d’Israël. |
Le roi perse Cyrus, après avoir conquis Babylone, autorise bientôt les Juifs captifs à retourner dans leur patrie, en Palestine. Ainsi s'achève l'une des périodes les plus importantes de l'Histoire sainte : l'Exil à Babylone. Mais derrière les bouleversements historiques se révèle au prophète la force agissante dans l'histoire du véritable Roi de l'univers : le Seigneur, Dieu d'Israël. C'est Lui-même qui conduit Son peuple vers le salut, vers la vie divine. Pour atteindre ce but ultime, Il permet les catastrophes et les malheurs ; pour cette même fin, ensuite, Il guérit, pardonne et ramène le peuple de l'Exil.
En voyant la présence et l'action des forces du mal dans notre monde, dans notre histoire, nous devons, en prenant exemple sur le prophète, comprendre que le Maître de l'histoire est Dieu, que le pouvoir sur le temps et sur le monde Lui appartient, et qu'en traversant toutes les épreuves, nous avançons vers le but qu'Il a fixé, un but que le prophète comme nous-mêmes pouvons à peine imaginer et décrire.
1 Ainsi parle Yahvé à son oint, à Cyrus dont j’ai saisi la main droite, pour faire plier devant lui les nations et désarmer les rois, pour ouvrir devant lui les vantaux, pour que les portes ne soient plus fermées. |
2 C’est moi qui vais marcher devant toi, j’aplanirai les hauteurs, je briserai les vantaux de bronze, je ferai céder les verrous de fer |
3 et je te donnerai des trésors secrets, des richesses cachées, afin que tu saches que je suis Yahvé, celui qui t’appelle par ton nom, le Dieu d’Israël. |
4 C’est à cause de mon serviteur Jacob et d’Israël mon élu que je t’ai appelé par ton nom, je te donne un titre, sans que tu me connaisses. |
5 Je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre, moi excepté, il n’y a pas de Dieu. Je te ceins, sans que tu me connaisses, |
6 afin que l’on sache du levant au couchant qu’il n’y a personne sauf moi : je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre. |
7 Je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais le bonheur et je crée le malheur, c’est moi, Yahvé, qui fais tout cela. |
8 Cieux, épanchez-vous là-haut, et que les nuages déversent la justice, que la terre s’ouvre et produise le salut, qu’elle fasse germer en même temps la justice. C’est moi, Yahvé, qui ai créé cela. |
9 Malheur à qui discute avec celui qui l’a modelé, vase parmi les vases de terre ! L’argile dit-elle à son potier : « Que fais-tu ? ton œuvre n’a pas de mains ! » |
10 Malheur à qui dit à un père : « Pourquoi engendres-tu ? » et à une femme : « Pourquoi mets-tu au monde ? » |
11 Ainsi parle Yahvé, le Saint d’Israël, son créateur : On me demande ce qui va se passer pour mes enfants, au sujet de l’œuvre de mes mains, on me donne des ordres. |
12 C’est moi qui ai fait la terre et créé l’homme qui l’habite, c’est moi qui de mes mains ai déployé les cieux, et qui ai donné des ordres à toute leur armée. |
13 C’est moi qui l’ai suscité dans la justice, et qui vais aplanir toutes ses voies. C’est lui qui reconstruira ma ville, qui rapatriera mes déportés, sans rançon ni indemnité, dit Yahvé Sabaot. |
14 Ainsi parle Yahvé : Les productions de l’Égypte, le commerce de Kush et les Sébaïtes, ces gens de haute taille, passeront chez toi et t’appartiendront. Ils marcheront derrière toi, ils iront chargés de chaînes, ils se prosterneront devant toi, ils te prieront : « Il n’y a de Dieu que chez toi ! il n’y en a pas d’autres, pas d’autre dieu. » |
15 En vérité tu es un dieu qui se cache, Dieu d’Israël, sauveur. |
16 Ils sont honteux et humiliés, tous ensemble, ils marchent dans l’humiliation, les fabricants d’idoles. |
17 Israël sera sauvé par Yahvé, sauvé pour toujours, vous ne serez ni honteux ni humiliés, pour toujours et à jamais. |
18 Car ainsi parle Yahvé, le créateur des cieux : C’est lui qui est Dieu, qui a modelé la terre et l’a faite, c’est lui qui l’a fondée ; il ne l’a pas créée vide, il l’a modelée pour être habitée. Je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre. |
19 Je n’ai pas parlé en secret, en quelque coin d’un obscur pays, je n’ai pas dit à la race de Jacob : Cherchez-moi dans le chaos ! je suis Yahvé qui proclame la justice, qui annonce des choses vraies. |
20 Rassemblez-vous et venez ! Approchez tous ensemble, survivants des nations ! Ils sont inconscients ceux qui transportent leurs idoles de bois, qui prient un dieu qui ne sauve pas. |
21 Annoncez, produisez vos preuves, que même ils se concertent ! Qui avait proclamé cela dans le passé, qui l’avait annoncé jadis, n’est-ce pas moi, Yahvé ? Il n’y a pas d’autre dieu que moi. Un dieu juste et sauveur, il n’y en a pas excepté moi. |
22 Tournez-vous vers moi et vous serez sauvés, tous les confins de la terre, car je suis Dieu, il n’y en a pas d’autre. |
23 Je le jure par moi-même, ce qui sort de ma bouche est la vérité, c’est une parole irrévocable : Oui, devant moi tout genou fléchira, par moi jurera toute langue |
24 en disant : En Yahvé seul sont la justice et la force. Jusqu’à lui viendront, couverts de honte, tous ceux qui s’enflammaient contre lui. |
25 C’est en Yahvé qu’elle obtiendra le triomphe et la gloire, toute la race d’Israël. |
Le roi a atteint le sommet de la grandeur et de la puissance ; l'armée de son empire conquiert un État après l'autre. Il se croit le centre de l'univers et l'auteur de ses propres victoires, alors que les paroles prophétiques ont déjà retenti pour déclarer que tout ce que Cyrus a reçu, le Seigneur ne lui a permis de le prendre que pour qu'il joue un rôle dans la destinée historique d'un peuple qu'il connaît à peine. Cyrus ne soupçonne pas qu'en libérant les captifs de l'esclavage, il donne à son propre pays comme aux pays qu'il cherche à conquérir la possibilité d'entendre parler du Dieu qui s'exprime à son sujet par un prophète qu'il ignore. Les siècles passeront, l'empire créé par Cyrus subira plus d'une défaite, et parmi les nombreuses actions des souverains perses, les plus durables resteront celles qui auront été accomplies pour un faible groupe d'hommes qui suivent le Seigneur.
Le sens véritable de l'histoire échappe souvent à l'attention des contemporains, tandis que l'histoire elle-même s'accomplit sans bruit. Mais ce qui n'était pas visible se révèle souvent plus authentique et plus durable que ce qui était sous tous les regards et sur toutes les lèvres.
1 Ainsi parle Yahvé à son oint, à Cyrus dont j’ai saisi la main droite, pour faire plier devant lui les nations et désarmer les rois, pour ouvrir devant lui les vantaux, pour que les portes ne soient plus fermées. |
2 C’est moi qui vais marcher devant toi, j’aplanirai les hauteurs, je briserai les vantaux de bronze, je ferai céder les verrous de fer |
3 et je te donnerai des trésors secrets, des richesses cachées, afin que tu saches que je suis Yahvé, celui qui t’appelle par ton nom, le Dieu d’Israël. |
4 C’est à cause de mon serviteur Jacob et d’Israël mon élu que je t’ai appelé par ton nom, je te donne un titre, sans que tu me connaisses. |
5 Je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre, moi excepté, il n’y a pas de Dieu. Je te ceins, sans que tu me connaisses, |
6 afin que l’on sache du levant au couchant qu’il n’y a personne sauf moi : je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre. |
7 Je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais le bonheur et je crée le malheur, c’est moi, Yahvé, qui fais tout cela. |
8 Cieux, épanchez-vous là-haut, et que les nuages déversent la justice, que la terre s’ouvre et produise le salut, qu’elle fasse germer en même temps la justice. C’est moi, Yahvé, qui ai créé cela. |
9 Malheur à qui discute avec celui qui l’a modelé, vase parmi les vases de terre ! L’argile dit-elle à son potier : « Que fais-tu ? ton œuvre n’a pas de mains ! » |
10 Malheur à qui dit à un père : « Pourquoi engendres-tu ? » et à une femme : « Pourquoi mets-tu au monde ? » |
11 Ainsi parle Yahvé, le Saint d’Israël, son créateur : On me demande ce qui va se passer pour mes enfants, au sujet de l’œuvre de mes mains, on me donne des ordres. |
12 C’est moi qui ai fait la terre et créé l’homme qui l’habite, c’est moi qui de mes mains ai déployé les cieux, et qui ai donné des ordres à toute leur armée. |
13 C’est moi qui l’ai suscité dans la justice, et qui vais aplanir toutes ses voies. C’est lui qui reconstruira ma ville, qui rapatriera mes déportés, sans rançon ni indemnité, dit Yahvé Sabaot. |
14 Ainsi parle Yahvé : Les productions de l’Égypte, le commerce de Kush et les Sébaïtes, ces gens de haute taille, passeront chez toi et t’appartiendront. Ils marcheront derrière toi, ils iront chargés de chaînes, ils se prosterneront devant toi, ils te prieront : « Il n’y a de Dieu que chez toi ! il n’y en a pas d’autres, pas d’autre dieu. » |
15 En vérité tu es un dieu qui se cache, Dieu d’Israël, sauveur. |
16 Ils sont honteux et humiliés, tous ensemble, ils marchent dans l’humiliation, les fabricants d’idoles. |
17 Israël sera sauvé par Yahvé, sauvé pour toujours, vous ne serez ni honteux ni humiliés, pour toujours et à jamais. |
18 Car ainsi parle Yahvé, le créateur des cieux : C’est lui qui est Dieu, qui a modelé la terre et l’a faite, c’est lui qui l’a fondée ; il ne l’a pas créée vide, il l’a modelée pour être habitée. Je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre. |
19 Je n’ai pas parlé en secret, en quelque coin d’un obscur pays, je n’ai pas dit à la race de Jacob : Cherchez-moi dans le chaos ! je suis Yahvé qui proclame la justice, qui annonce des choses vraies. |
20 Rassemblez-vous et venez ! Approchez tous ensemble, survivants des nations ! Ils sont inconscients ceux qui transportent leurs idoles de bois, qui prient un dieu qui ne sauve pas. |
21 Annoncez, produisez vos preuves, que même ils se concertent ! Qui avait proclamé cela dans le passé, qui l’avait annoncé jadis, n’est-ce pas moi, Yahvé ? Il n’y a pas d’autre dieu que moi. Un dieu juste et sauveur, il n’y en a pas excepté moi. |
22 Tournez-vous vers moi et vous serez sauvés, tous les confins de la terre, car je suis Dieu, il n’y en a pas d’autre. |
23 Je le jure par moi-même, ce qui sort de ma bouche est la vérité, c’est une parole irrévocable : Oui, devant moi tout genou fléchira, par moi jurera toute langue |
24 en disant : En Yahvé seul sont la justice et la force. Jusqu’à lui viendront, couverts de honte, tous ceux qui s’enflammaient contre lui. |
25 C’est en Yahvé qu’elle obtiendra le triomphe et la gloire, toute la race d’Israël. |
La lecture d'aujourd'hui est assez inhabituelle par son sens et son contenu. Elle commence de façon plutôt inattendue : le prophète appelle Cyrus le Grand, souverain de l'Empire perse, l'oint de Dieu (v. 1). Cyrus a bien sûr joué un rôle essentiel dans le destin historique du peuple juif : sa victoire sur Babylone a ouvert aux exilés le chemin de la terre de leurs pères, et c'est précisément l'édit de Cyrus qui a lancé le rapatriement des Juifs de Babylone en Judée. Il n'est pas étonnant qu'Isaïe considère la victoire du roi perse comme un événement providentiel et voie le sens principal des changements militaires et politiques qui se produisaient alors au Proche-Orient dans la possibilité qu'ils donnaient aux Juifs de revenir et de rebâtir la ville et le Temple (v. 2-10).
À première vue, une telle manière d'envisager de grands événements historiques peut sembler quelque peu rétrécir la perspective. Mais le prophète l'élargit aussitôt aux dimensions de l'univers : dès la prophétie suivante (v. 11-25), cette perspective devient messianique. Isaïe comprend parfaitement que le retour des Juifs sur la terre de leurs pères n'est pas une fin en soi et que même la restauration de Jérusalem et du Temple ne peut encore être tenue pour l'accomplissement des anciennes prophéties. Elles s'accompliront lorsque viendra le Messie promis par Dieu et annoncé par les prophètes. Dans cette perspective, tous les événements historiques, même les plus grands, ne sont vraiment que le prélude à la réalité essentielle pour laquelle existe toute l'histoire du monde.
Cyrus devait sans aucun doute y jouer un rôle très important, en mettant en route les processus qui inaugurèrent une nouvelle étape de l'histoire du peuple de Dieu. Lui-même, bien sûr, n'en savait rien ; mais il comprenait apparemment l'essentiel : si un peuple avait réussi, pendant plusieurs décennies, à conserver sa foi malgré la perte non seulement de sa terre, mais aussi de ses autels, ce peuple méritait le respect et méritait donc qu'on lui rende l'une et les autres.
Comprise ainsi, la décision de Cyrus était à la fois raisonnable et juste, et elle devint une partie du dessein de Dieu. Le prophète est donc pleinement fondé à l'appeler un oint, un homme de Dieu. Cyrus n'appartenait pas au peuple de Dieu et connaissait probablement peu de choses sur le Dieu d'Israël ; pourtant, il a accompli Sa volonté.
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