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RÉFLEXIONS pour Rm 2:1-11; Lc 11:42-46

1 Aussi es-tu sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges. Car en jugeant autrui, tu juges contre toi-même : puisque tu agis de même, toi qui juges,
2 et nous savons que le jugement de Dieu s’exerce selon la vérité sur les auteurs de pareilles actions.
3 Et tu comptes, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu ?
4 Ou bien méprises-tu ses richesses de bonté, de patience, de longanimité, sans reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse au repentir ?
5 Par ton endurcissement et l’impénitence de ton cœur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu,
6 qui rendra à chacun selon ses œuvres :
7 à ceux qui par la constance dans le bien recherchent gloire, honneur et incorruptibilité : la vie éternelle ;
8 aux autres, âmes rebelles, indociles à la vérité et dociles à l’injustice : la colère et l’indignation.
9 Tribulation et angoisse à toute âme humaine qui s’adonne au mal, au Juif d’abord, puis au Grec ;
10 gloire, honneur et paix à quiconque fait le bien, au Juif d’abord, puis au Grec ;
11 car Dieu ne fait pas acception des personnes.
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela.
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques !
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! »
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! »
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts !
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Comme nous sommes tous intelligents, justes et perspicaces lorsque nous regardons les actes des autres ! Nous voyons tout de suite où ils agissent contre la raison, contre la conscience ou contre les normes morales. Où tout cela disparaît-il lorsqu’il s’agit de nos propres actes ? Nous trouvons aussitôt toutes sortes de raisons, de circonstances et d’excuses...

La correspondance entre les deux lectures d’aujourd’hui est remarquable ! Dans l’Épître aux Romains, Paul écrit : « Penses-tu vraiment, ô homme, que tu échapperas au jugement de Dieu, toi qui condamnes ceux qui commettent de tels actes et qui fais toi-même la même chose ? » Et dans l’Évangile selon Luc, le Seigneur s’adresse aux « chefs spirituels » d’Israël : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, car vous êtes comme des tombeaux dissimulés sur lesquels on marche sans le savoir. » Notre tentative de nous justifier en nous élevant au-dessus de ceux que nous estimons plus pécheurs que nous est vaine. Dieu ne fait pas acception des personnes. Il nous regarde non pas en nous comparant les uns aux autres, mais tels que nous sommes. Son échelle de jugement n’est pas relative, mais absolue, et nous ne gagnons des « bons points » que lorsque nous sommes conduits par l’amour de Dieu.

Autres réflexions

 
Pour Rm 2:1-11
1 Aussi es-tu sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges. Car en jugeant autrui, tu juges contre toi-même : puisque tu agis de même, toi qui juges,
2 et nous savons que le jugement de Dieu s’exerce selon la vérité sur les auteurs de pareilles actions.
3 Et tu comptes, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu ?
4 Ou bien méprises-tu ses richesses de bonté, de patience, de longanimité, sans reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse au repentir ?
5 Par ton endurcissement et l’impénitence de ton cœur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu,
6 qui rendra à chacun selon ses œuvres :
7 à ceux qui par la constance dans le bien recherchent gloire, honneur et incorruptibilité : la vie éternelle ;
8 aux autres, âmes rebelles, indociles à la vérité et dociles à l’injustice : la colère et l’indignation.
9 Tribulation et angoisse à toute âme humaine qui s’adonne au mal, au Juif d’abord, puis au Grec ;
10 gloire, honneur et paix à quiconque fait le bien, au Juif d’abord, puis au Grec ;
11 car Dieu ne fait pas acception des personnes.
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Revenant à l'image des deux chemins, le chemin de la justice et le chemin de l'impiété, l'apôtre...  Lire la suite

Revenant à l'image des deux chemins, le chemin de la justice et le chemin de l'impiété, l'apôtre développe ensuite le thème de l'universalisme qu'il avait commencé par ses réflexions sur la connaissance naturelle de Dieu et sur la « Torah naturelle ». Il parle de choses qui semblent aller de soi, rappelant qu'il ne faut pas juger les autres pour des péchés dont on n'est pas soi-même libre (v. 1-2). Dans l'épître, on le voit, il est question de gens qui mettent ainsi à l'épreuve la patience de Dieu (v. 3-8). Et le contexte montre clairement que cette condamnation avait des bases formellement religieuses : ceux qui condamnaient s'opposaient sans doute aux autres au nom de leur appartenance soit au peuple juif, soit à l'Église (la première hypothèse, à en juger par le fait que l'apôtre met sur un pied d'égalité, dans la justice, les « Juifs » et les « Grecs » (v. 9-11), c'est-à-dire les Juifs et les païens, est la plus vraisemblable). Certes, un tel orgueil religieux ne justifiait nullement devant Dieu ceux qui s'y livraient ; il ajoutait seulement un péché de plus à ceux qu'ils commettaient.

Mais il ne s'agissait pas seulement d'hypocrisie et d'un vain espoir que l'appartenance au peuple juif se révélerait en elle-même comme une sorte d'indulgence. Il s'agissait de la compréhension même de la justice chez ceux qui se tenaient sur cette position. Pour eux, manifestement, la justice était indissociable de l'appartenance à une communauté nationale et religieuse déterminée, de sorte que ceux qui en faisaient partie devaient, par définition, être jugés par Dieu selon des lois particulières, peut-être plus indulgentes. Or Paul, dès le début, voit la justice exclusivement dans le contexte de la relation de l'homme avec Dieu. La Torah, pour lui, est universelle ; elle est donnée à chacun indépendamment de son appartenance nationale ou religieuse et n'est la propriété exclusive d'aucune communauté religieuse.

Le païen peut suivre la Torah, et alors il trouvera le Christ et entrera dans le Royaume, même si, bien sûr, cela est plus simple pour le Juif, puisqu'il étudie la Torah depuis l'enfance. Mais si le Juif viole la Torah, on lui demandera des comptes non pas moins, mais davantage qu'au païen, même si le païen, qui a eu l'expérience de la révélation naturelle, répondra aussi des mauvaises actions qu'il a commises et dont il savait qu'elles étaient mauvaises. Paul ne doute pas que le Royaume apporté dans le monde par le Christ soit un pour tous. Mais alors la justice aussi doit être une pour tous. Et la Torah aussi.

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Pour Rm 2:1-9
1 Aussi es-tu sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges. Car en jugeant autrui, tu juges contre toi-même : puisque tu agis de même, toi qui juges,
2 et nous savons que le jugement de Dieu s’exerce selon la vérité sur les auteurs de pareilles actions.
3 Et tu comptes, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu ?
4 Ou bien méprises-tu ses richesses de bonté, de patience, de longanimité, sans reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse au repentir ?
5 Par ton endurcissement et l’impénitence de ton cœur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu,
6 qui rendra à chacun selon ses œuvres :
7 à ceux qui par la constance dans le bien recherchent gloire, honneur et incorruptibilité : la vie éternelle ;
8 aux autres, âmes rebelles, indociles à la vérité et dociles à l’injustice : la colère et l’indignation.
9 Tribulation et angoisse à toute âme humaine qui s’adonne au mal, au Juif d’abord, puis au Grec ;
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La liste des « égarements de l’esprit » dans l’épître aux Romains est impressionnante...  Lire la suite

La liste des « égarements de l’esprit » dans l’épître aux Romains est impressionnante. Peut-être ne les trouvons-nous pas tous en nous, mais certains sûrement. L’apôtre Paul dit que la voix de la conscience condamne tous les hommes, indépendamment de leur « religion ». Il s’agit moins des actes que d’une disposition intérieure au péché ; Jésus dit la même chose dans le Sermon sur la montagne. Jésus souligne aussi qu’il importe de rester fidèle dans les relations qui sont déjà les nôtres plutôt que de chercher de nouveaux liens. Toutes nos indécences et nos infidélités se dissipent lorsque le véritable amour nous anime.

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Pour Rm 2:1-2
1 Aussi es-tu sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges. Car en jugeant autrui, tu juges contre toi-même : puisque tu agis de même, toi qui juges,
2 et nous savons que le jugement de Dieu s’exerce selon la vérité sur les auteurs de pareilles actions.
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En dénonçant les péchés, Paul appelle aussitôt à la prudence, en signalant le danger pour celui même qui reprend : il risque...  Lire la suite

En dénonçant les péchés, Paul signale le danger pour celui même qui reprend : il risque de sombrer dans les mêmes péchés qu'il dénonce chez les autres. Et il convient encore moins que jugent les péchés d'autrui ceux qui commettent les mêmes actes qu'ils se sont mis à dénoncer. D'ailleurs, il est souvent propre à l'homme d'accuser les autres précisément des péchés auxquels il est lui-même enclin.

Beaucoup pourraient objecter qu'ils condamnent justement parce qu'ils ne sont pas ainsi. Mais souvenons-nous avec quelle facilité Pierre a commis une chute dont il ne se croyait pas capable. L'obstination dans les péchés dont parle Paul peut aussi se manifester, entre autres, dans le refus de voir ses propres péchés.

L'une des manières de résister à sa propre nature pécheresse peut être la persévérance dans les bonnes œuvres, et Paul n'appelle pas simplement à les faire de temps à autre : il parle précisément d'une pratique constante. Est-ce possible pour les hommes ? À vrai dire, non. Mais « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Lc 18:27).

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Pour Rm 2:1
1 Aussi es-tu sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges. Car en jugeant autrui, tu juges contre toi-même : puisque tu agis de même, toi qui juges,
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Les mots de Paul que celui qui juge autrui, n'a rien à se défendre (c’est notamment ainsi qu’on peut traduire littéralement ce mot grec, qui dans la traduction Bible de Jérusalem est transmis comme «sans excuse»), rappellent les mots du Sauveur du Jugement, que chacun sera jugé de la même manière qu'il juge le prochain. Mais l'apôtre met en relief ici un aspect concret du problème...  Lire la suite

Les mots de Paul que celui qui juge autrui, n'a rien à se défendre (c’est notamment ainsi qu’on peut traduire littéralement ce mot grec, qui dans la traduction Bible de Jérusalem est transmis comme «sans excuse»), rappellent les mots du Sauveur du Jugement, que chacun sera jugé de la même manière qu'il juge le prochain. Mais l'apôtre met en relief ici un aspect concret du problème lié au fait que seulement celui qui ne commet pas ce pour quoi on accuse l’accusé a le droit moral juger les autres. À première vue, il n'y a rien ici qui pourrait empêcher le jugement et la condamnation. En effet, ce n’est pas tous les gens sur terre qui sont des voleurs, assassins, des impudiques ou des blasphémateurs. Mais Paul, comme on voit, a une autre vision chrétienne sur la justice, qui demande à l’homme prétendant au Royaume (et par définition tout chrétien prétend à cela), une totale liberté du péché.

Bien sûr, conformément au monde non transformé une telle sorte de demande perd tout sens. En pratique il aboutirait simplement à l'impunité justifiée par le principe émis par Dostoïevski dans la bouche d'un de ses héros, disant que «chacun est coupable de tout devant chacun». Ça sonne bien, mais en pratique «chacun devant chacun en tout» signifie d'habitude «personne ne doit rien devant qui que ce soit». Le monde non Transformé admet l'évaluation non pas de l’homme, mais seulement de son acte concret, et demande notamment une telle évaluation, l'évaluation d’un péché ou un crime concret commis par l’homme. Mais la Torah suppose tout de même qu'une telle évaluation soit donnée par le juste.

Et pour Paul la justice est notamment la liberté du péché, car il parle du Royaume, et non du monde non transformé. Et personne de ceux qui cherchent le Royaume ne peut se vanter d'une telle liberté, car le cherchent des gens déchus. Et si on évaluait l’homme et ses oeuvres du point de vue du Royaume, du point de vue que qui et dans quelle mesure est prêt à y entrer, il ne restera pas simplement de dignes. Sauf bien sûr le Christ Lui-même, Qui est venu, cependant, non pas pour juger, mais pour sauver. C'est pourquoi l'apôtre dit qu’il ne faut pas juger autrui celui qui commet le même péché dont il condamne. Dans le Royaume ne peut juger que celui qui n’a pas le péché. Pour les autres il vaut mieux être plus modeste. Et ne pas penser aux péchés des autres, mais à son propre salut.

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Pour Rm 2:3-4
3 Et tu comptes, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu ?
4 Ou bien méprises-tu ses richesses de bonté, de patience, de longanimité, sans reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse au repentir ?
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En raisonnant sur le jugement et la condamnation, Paul part du même point que le Sauveur Lui-même, qui appelait Ses disciples à s'abstenir de juger et de condamner leurs prochains. Et il ne s'agit pas ici du fait que nous serions incapables de voir le péché d'un autre homme...  Lire la suite

En raisonnant sur le jugement et la condamnation, Paul part du même point que le Sauveur Lui-même, qui appelait Ses disciples à s'abstenir de juger et de condamner leurs prochains. Et il ne s'agit pas ici du fait que nous serions incapables de voir le péché d'un autre homme. Il s'agit du fait qu'aucun de nous, les hommes, n'est en mesure d'évaluer la vie d'un autre homme dans toute sa plénitude. L'un des grands maîtres de la Torah, qui vécut environ deux siècles avant la venue du Sauveur, Hillel, disait : ne juge pas ton prochain avant de t'être trouvé toi-même à sa place. Il ne parlait que de l'évaluation d'actes concrets, mais même là il était très prudent et comprenait que, pour une évaluation adéquate, il faut connaître la situation dans toute sa plénitude, et de l'intérieur. Or le christianisme est la vie du Royaume et la vie dans le Royaume.

Et le jugement dont parle Paul, comme celui dont parle Jésus Lui-même, est un jugement dans le Royaume porté sur un habitant du Royaume. Un jugement absolu. Il ne peut exister en dehors du Christ Lui-même, et encore seulement à la fin des temps. Parce que Lui seul peut voir toute la vie de l'homme dans toute sa plénitude, et pas avant le moment où l'homme lui-même y mettra le dernier point ; or ce dernier point, dans tous les cas, ne sera pas posé avant le jour du Jugement dernier.

Il en résulte que toute autre appréciation d'un acte concret d'un homme dans telle ou telle situation ne peut être qu'une appréciation, non un jugement. Une qualification du crime, s'il s'agit réellement d'un crime, mais non une sentence. Et cela aussi, d'ailleurs, parce que le principe « se trouver dans la peau de son prochain avant de juger » reste valable pour les chrétiens. Mais dans ce cas, cela signifie non seulement se trouver dans sa situation par rapport à une circonstance concrète de la vie, mais encore se trouver dans la plénitude de la vie du Royaume afin de tout évaluer correctement : car il s'agit bien d'évaluer un homme qui vit dans deux mondes, dans le monde non encore transfiguré et dans le Royaume en même temps. Avec le monde non transfiguré, nous n'avons d'ordinaire pas de difficulté ; avec la plénitude du Royaume, en revanche, elles peuvent très bien surgir.

Ici, le principe est simple : que juge celui qui est sans péché. Sinon, celui qui juge sera lui-même jugé selon la logique du monde déchu, et non selon la logique du Royaume. Ce même monde où il n'y a pas de pardon pour le péché commis consciemment, mais seulement un châtiment éternel pour lui. Il ne s'agit pas ici d'une quelconque vindicte de Dieu, mais du fait qu'en choisissant tel ou tel point de vue, tel ou tel regard sur l'homme et sur sa vie, nous choisissons par là même la mesure de plénitude de notre propre existence. Ou, plus exactement, ayant choisi telle ou telle mesure de plénitude de notre propre existence, nous nous décidons à apprécier de telle ou telle manière les actes de ceux qui sont près de nous. Or c'est précisément ce choix qui devient choix de perdition ou de salut. C'est lui qui détermine si, en fin de compte, nous nous trouvons dans le Royaume ou dans les « ténèbres du dehors ».

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Pour Rm 2:3
3 Et tu comptes, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu ?
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Croire que juger le péché en d'autres gens nous rend justes est l’une des illusions humaines les plus fréquentes. Nous résistons en effet au péché...  Lire la suite

Croire que juger le péché en d'autres gens nous rend justes est l’une des illusions humaines les plus fréquentes. Nous résistons en effet au péché, nous luttons même contre le péché. Et il est dit dans les Saintes Ecritures : "Dénoncez-les" (Eph. 5:11).

C’est si confortable d’ignorer qu’il est d'abord écrit là : «ne prenez aucune part aux choses stériles des ténèbres». Il est si facile d'oublier tout ce qui a été dit par le Sauveur, qui S’est réservé à Soi-même le droit du jugement (Matt. 7:1-5, Jn. 8:7). Le fait que notre âme soit occupée par l'éradication des péchés des autres nous "protège" du travail de la repentance personnelle et nous donne le sentiment de participer au bien, une œuvre Divine - au salut de l'humanité.

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Pour Rm 2:11
11 car Dieu ne fait pas acception des personnes.
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Les mots de Paul que Dieu ne fait pas d’acception, sembleraient clairs pour tout croyant. Et, en général, parlant de cela, nous voulons avant tout dire l'incorruptibilité de Dieu et de Sa justice. Nos attentes du jugement de Dieu sont en premier lieu liées avec le fait qu’à Son jugement chacun recevra selon son mérite, y compris celui, qui pour quelques...  Lire la suite

Les mots de Paul que Dieu ne fait pas d’acception, sembleraient clairs pour tout croyant. Et, en général, parlant de cela, nous voulons avant tout dire l'incorruptibilité de Dieu et de Sa justice. Nos attentes du jugement de Dieu sont en premier lieu liées avec le fait qu’à Son jugement chacun recevra selon son mérite, y compris celui, qui pour quelques raisons réussit à éviter un jugement juste sur la terre, de même comme celui qui cherchait de la justice chez les juges terrestres et n'a pas pu la trouver.

Autrement dit, nous voyons en Dieu le gardien de la justice, comme nous le comprenons, un gardien, qui peut faire ce que nous ne pouvons pas parce que le monde déchu selon la parole du Sauveur, «est dans le mal». Mais les buts de Dieu cependant, paraît-il, sont tout à fait différents. Et la notion de la justice aussi. Sa tâche n’est pas la restitution de la justice, mais le salut de tous ceux, qui pourraient être sauvés.

Bien sûr, il est absolument important ici le choix spirituel et moral de l’homme. Il est trop difficile de sauver celui qui ne trouve pas principalement nécessaire de respecter les commandements donnés par Dieu. Et pas parce que Dieu se fâche de tels gens, mais parce que les commandements n'étaient jamais donnés par Dieu au peuple, comme un code exceptionnellement moral. Ils ont toujours été en premier lieu, la description de cette voie spirituelle, qui conduisait l’homme à Dieu, en approfondissant et consolidant ses relations avec Dieu. Ou la voie, qui, au contraire, emmenait l’homme loin de Dieu, si celui-ci choisissait la voie de la violation des commandements.

Et il n’est pas facile de sauver celui qui court loin de vous. Et le problème ici n’est pas dans le fait que Dieu n'a pas de possibilités d'influencer sur ceux qui violent les commandements donnés par Lui, mais en ce qu'Il respecte trop la liberté de chacun de nous pour nous sauver de vive force, sans notre accord sur cela. Mais seulement si l’homme est prêt à laisser dans le passé son péché et son opposition à Dieu, s'il est prêt à se convertir et se repentir, Dieu l'accepte ainsi, comme s’il n’avait aucun péché.

Dieu n’est pas le gardien de la moralité et de la justice, Il est le Dieu de l'amour et du salut. Pour Lui, il n'est pas important qui était l’homme, quand il péchait, pour Lui il est important qui est l’homme qui s’adresse à Lui ici et maintenant. Et vraiment surtout il n'est pas important pour Dieu, quelles opinions et croyances tient l’homme qui s’adresse à Lui. Pour Lui, il n’est même pas important si celui qui s’adresse à Lui est religieux ou non. Une chose est importante: comment celui qui s’adresse va désormais construire sa vie: conformément à la volonté de Dieu ou contrairement à elle. En effet, c’est seulement cela qui définit, si celui qui s’adresse pourra entrer dans le Royaume, ou il restera en dehors, dans l'obscurité extérieure.

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Pour Rm 2:11
11 car Dieu ne fait pas acception des personnes.
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Dans la psychologie religieuse, il existe une notion : l'anthropomorphisme religieux. C'est lorsque nous jugeons Dieu d'après nous-mêmes, en pensant qu'Il est pareil à nous et en oubliant Ses propres paroles : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas Mes voies » (És. 55:8). C'est dans un tel obscurcissement que nous pensons que...  Lire la suite

Dans la psychologie religieuse, il existe une notion : l'anthropomorphisme religieux. C'est lorsque nous jugeons Dieu d'après nous-mêmes, en pensant qu'Il est pareil à nous et en oubliant Ses propres paroles : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas Mes voies » (És. 55:8). C'est dans un tel obscurcissement que nous pensons que Dieu choisit et distingue ceux qui, pour une raison ou une autre, Lui plaisent davantage. Mais Lui-même dit qu'Il « fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes ». Aucune circonstance secondaire ne nous rapproche ni ne nous éloigne de Dieu, sauf notre propre volonté et nos actes.

Et il est encore important pour nous de nous rappeler le contexte dans lequel l'Écriture sainte énonce cette pensée : « dans toute nation, celui qui craint Dieu Lui est agréable ». Ce que nous tenons pour nos mérites et nos avantages, l'appartenance à telle nationalité, à telle confession, ou quoi que ce soit d'autre, n'a pas plus d'importance que la couleur des yeux et des cheveux. Car Dieu ne fait pas acception de personnes, et un misérable ne vaut pas mieux qu'un autre.

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Pour Lc 11:42-46
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela.
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques !
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! »
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! »
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts !
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Une peur indicible s'insinue quand on pense à ce texte tout en le projetant sur...  Lire la suite

Une peur indicible s'insinue quand on pense à ce texte tout en le projetant sur la situation actuelle du monde. «Mais Il dit: Malheur à vous aussi, docteurs de la loi, parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d'un seul de vos doigts». Il ne s'agit même pas du fait que certains de nos pères spirituels nous obligent à jeûner trop durement, ou nous imposent des pénitences trop sévères. Il semble que tout cela ne soit justement pas le signe de notre époque. Peut-être existe-t-il quelque part des prêtres stricts sans mesure... Mais, dans l'ensemble, ce n'est pas du tout l'esprit de notre temps. Tout prêtre normal comprend que le simple fait d'être un chrétien ordinaire et honnête, sur fond de notre siècle devenu fou, corrompu et terrifiant, est déjà une tâche bien lourde; que dire alors des exploits ascétiques chez les laïcs...

Mais il semble que ce ne soit que le sens le plus direct de la lecture d'aujourd'hui, et qu'elle contienne aussi des couches de sens plus profondes. Aujourd'hui, ces paroles du Seigneur rappellent à notre mémoire d'autres paroles. «Ils vous excluront des synagogues; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu» (Jn 16:2). Aujourd'hui, ces deux textes sont très proches.

Pourquoi pensera-t-il ainsi, qu'il rend un culte à Dieu? Pourquoi certains «musulmans» pensent-ils qu'en tuant des chrétiens ils rendent un culte à Allah? Pourquoi certains «chrétiens» pensent-ils qu'en larguant des bombes sur les habitants pacifiques d'Irak, sur des enfants et des femmes, ils accomplissent une oeuvre agréable à Dieu, bonne, juste et droite? Pourquoi?

Or la réponse à cette question, aussi étrange que cela paraisse, se trouve précisément dans les paroles que Jésus prononce aujourd'hui. Nous obéissons aux «docteurs de la loi»; ils nous gouvernent comme des ânes sur lesquels on charge un fardeau, et nous leur obéissons. Nous avons même de tels mots: «leader spirituel». Mais il me semble que c'est une sorte d'oxymore, un délire, une expression impossible. En principe, une notion comme leader spirituel ne peut pas exister. Dans l'esprit, seul l'Esprit peut nous gouverner; tout le reste n'est pas de l'esprit, mais simplement du crime, une affaire passible de jugement. Pourtant il faut se tendre, travailler, lire, réfléchir, prier. Alors qu'ici tout est simple: le mollah a dit qu'il est écrit dans le Coran: si tu rencontres un infidèle, frappe-le au cou avec l'épée (sourate 47, «Muhammad»), donc tuez les chrétiens. Et il s'avère qu'en réalité il s'agit de tout autre chose, qu'il est question ici d'une bataille; mais pour le comprendre il faut approfondir, regarder diverses traductions, avoir une vision d'ensemble et une communion vivante avec Dieu. Et les chrétiens entendent que leurs enfants sont tués aux cris de «Allah akbar», et ils se mettent à haïr, voire se conduisent de telle façon que le seul mot qu'un croyant puisse employer à leur sujet est «infidèle». Et ils oublient que le Christ enseigne l'amour, non la haine; ils l'oublient parce qu'ils ne se tournent pas vers le Christ, mais vers des présidents qui se disent croyants, vers des leaders, en un mot vers les «docteurs de la loi».

On a envie de dire: gens, regardez de plus près les paroles que le Seigneur prononce aujourd'hui: «vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d'un seul doigt». Sommes-nous des ânes, pour qu'on nous charge ainsi?! Malheur à eux, certes, mais nous, nous ne devons pas tendre le dos...

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Pour Lc 11:42-46
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela.
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques !
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! »
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! »
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts !
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Jésus se montrait assez exigeant envers les pharisiens et les « légistes » (enseignants de la Torah), condamnant bien des choses dans leur vie...  Lire la suite

Jésus se montrait assez exigeant envers les pharisiens et les « légistes » (enseignants de la Torah), condamnant bien des choses dans leur vie. Il condamne manifestement d'abord cette déformation de l'ordre des priorités de la vie spirituelle qui se manifeste extérieurement sous la forme du formalisme religieux.

Bien sûr, le formalisme en lui-même n'apporte rien de bon à la vie spirituelle : il détourne de l'essentiel. Mais il y a pire : le formalisme religieux fournit une excellente justification à l'affirmation de soi. En accomplissant toutes les formalités requises, celui qui les accomplit pense avoir pleinement le droit d'être fier de lui et de ses réussites spirituelles. Jésus, pourtant, rappelle à ceux qui L'écoutent l'essentiel : la justice et l'amour de Dieu.

On pourrait croire que justice et amour sont, en un certain sens, des réalités opposées. Mais à y regarder de plus près, leur lien apparaît assez évident. Si l'on suit la tradition prophétique, les prophètes ayant parlé plus que tous du jugement de Dieu et de la justice, la justice peut et doit être liée non seulement aux procès, mais aussi à la décision comme telle. En faisant un choix, en prenant une décision, en évaluant ses actes ou ceux d'autrui, l'homme qui veut suivre la Torah doit d'abord les évaluer selon leur conformité aux normes et aux lois de la Torah, en particulier aux commandements du Décalogue.

La juste évaluation de ses propres actes et de ceux d'autrui, ainsi que de la situation dans son ensemble, le bon choix et la détermination de le suivre constituent le fondement d'une vie spirituelle quotidienne normale. Les formalités religieuses, elles, non seulement n'aident souvent pas, mais gênent directement, en détournant l'attention de l'essentiel vers le secondaire : au lieu de se demander si tel acte ou telle décision correspond au commandement de Dieu, le formaliste religieux se demande s'il correspond aux règles religieuses. Et le formalisme religieux détourne tout autant de l'amour de Dieu : après avoir accompli les règles prescrites, celui qui les a accomplies commence à penser qu'il ne doit plus rien à personne.

Or l'amour ne se limite jamais au cadre de la loi et des obligations : celui qui aime est toujours prêt à faire pour l'être aimé plus qu'il n'est tenu de faire. Il ne s'agit même pas seulement du fait que le formaliste religieux prive quelqu'un de quelque chose, même si, en réalité, c'est presque toujours le cas. Il s'agit du fait qu'en demeurant ce qu'il est, ce formaliste bâtit sa relation avec Dieu comme avec son prochain. Il est prêt à recevoir de Lui ce qui est dû. Or ce qui est dû à chacun de nous ne suffit manifestement pas pour le salut ; le formaliste devra donc oublier le salut. Et le Royaume aussi.

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Pour Lc 11:42-46
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela.
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques !
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! »
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! »
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts !
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Combien de fois, en lisant les paroles du Christ qui dénoncent les pharisiens, prions-nous : Mon Dieu, je Te remercie de ne pas être comme...  Lire la suite

Combien de fois, en lisant les paroles du Christ qui dénoncent les pharisiens, prions-nous : Mon Dieu, je Te remercie de ne pas être comme ce pharisien. (Lc 18,11) Ce faisant, évidemment, nous devenons aussitôt semblables à lui. Pour éviter que cette cruelle ironie ne nous arrive, il n'y a qu'un chemin : aussi désagréable que cela puisse être, recevoir chaque nouveau « malheur à vous » comme adressé à soi personnellement. Si nous apprenons à nous tenir ainsi devant le jugement du Seigneur qui nous reprend, à nous tenir chaque jour, dans notre prière de repentir, face aux accusations possibles de pharisaïsme, alors nous avons déjà gagné un peu de force dans le combat spirituel.

Car le péché de ressembler en quelque chose au pharisien est peut-être ce qui peut nous arriver de moins apparent, mais de plus dangereux. Pratiquement tout péché intérieur, invisible aux autres, est un péché de pharisaïsme. Lorsque nous faisons quelque chose de manifestement mauvais, c'est moins dangereux, car les personnes qui nous entourent peuvent nous aider : nous signaler le péché, nous aider à en prendre conscience et nous montrer comment en sortir. Mais ce péché de pharisaïsme, comme nous l'appellerons provisoirement, seuls nous-mêmes et le Seigneur le connaissons. C'est pourquoi nous le combattons seuls, avec la seule aide de Dieu, en nous tenant devant Lui dans la prière. C'est plus dangereux, plus difficile et beaucoup plus fréquent. La tâche qui se présente à nous n'en est que plus digne.

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Pour Lc 11:42-46
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela.
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques !
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! »
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! »
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts !
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Que nous sommes tous intelligents, droits et perspicaces lorsque nous observons les actes des autres ! Nous voyons aussitôt où ils...  Lire la suite

Que nous sommes tous intelligents, droits et perspicaces lorsque nous observons les actes des autres ! Nous voyons aussitôt où ils agissent contre la raison, contre leur conscience ou contre les normes morales. Où tout cela disparaît-il lorsqu'il s'agit de nos propres actes ? Nous trouvons alors immédiatement toutes sortes de raisons, de circonstances et d'excuses...

Dans l'Épître aux Romains, Paul écrit : « Penses-tu donc, ô homme, que tu échapperas au jugement de Dieu, toi qui condamnes ceux qui commettent de tels actes et qui fais toi-même les mêmes choses ? » Dans l'Évangile selon Luc, le Seigneur s'adresse aux « guides spirituels » d'Israël : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous êtes comme des tombeaux cachés, sur lesquels on marche sans le savoir. » Notre tentative de nous justifier en nous élevant au-dessus de ceux que nous estimons plus pécheurs que nous est vaine. Dieu ne fait pas acception de personnes. Il ne nous regarde pas en nous comparant les uns aux autres, mais tels que nous sommes ; Son échelle d'évaluation n'est pas relative, mais absolue, et nous ne gagnons des « bons points » que lorsque nous sommes conduits par l'amour de Dieu.

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Pour Rm 2:1-16
1 Aussi es-tu sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges. Car en jugeant autrui, tu juges contre toi-même : puisque tu agis de même, toi qui juges,
2 et nous savons que le jugement de Dieu s’exerce selon la vérité sur les auteurs de pareilles actions.
3 Et tu comptes, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu ?
4 Ou bien méprises-tu ses richesses de bonté, de patience, de longanimité, sans reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse au repentir ?
5 Par ton endurcissement et l’impénitence de ton cœur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu,
6 qui rendra à chacun selon ses œuvres :
7 à ceux qui par la constance dans le bien recherchent gloire, honneur et incorruptibilité : la vie éternelle ;
8 aux autres, âmes rebelles, indociles à la vérité et dociles à l’injustice : la colère et l’indignation.
9 Tribulation et angoisse à toute âme humaine qui s’adonne au mal, au Juif d’abord, puis au Grec ;
10 gloire, honneur et paix à quiconque fait le bien, au Juif d’abord, puis au Grec ;
11 car Dieu ne fait pas acception des personnes.
12 En effet, quiconque aura péché sans la Loi, périra aussi sans la Loi ; et quiconque aura péché sous la Loi, par la Loi sera jugé ;
13 ce ne sont pas les auditeurs de la Loi qui sont justes devant Dieu, mais les observateurs de la Loi qui seront justifiés.
14 En effet, quand des païens privés de la Loi accomplissent naturellement les prescriptions de la Loi, ces hommes, sans posséder de Loi, se tiennent à eux-mêmes lieu de Loi ;
15 ils montrent la réalité de cette loi inscrite en leur cœur, à preuve le témoignage de leur conscience, ainsi que les jugements intérieurs de blâme ou d’éloge qu’ils portent les uns sur les autres...
16 au jour où Dieu jugera les pensées secrètes des hommes, selon mon Évangile, par le Christ Jésus.
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Ce n’est ni l’existence de la Loi ni l’adhésion formelle à celle-ci qui justifie, mais son accomplissement ; les actes de ceux qui sont sous l’autorité...  Lire la suite

Ce n’est ni l’existence de la Loi ni l’adhésion formelle à celle-ci qui justifie, mais son accomplissement ; les actes de ceux qui sont sous l’autorité de la Loi seront jugés par cette même Loi. Mais pourquoi ceux qui ont péché sans avoir la Loi doivent-ils périr sans la Loi ? Le principe juridique « nul n’est censé ignorer la loi » est-il conforme à la miséricorde suprême ?

Paul répond également à cette question et à une autre que l’on pose constamment : qu’adviendra-t-il de ceux qui ont accompli de bonnes œuvres sans connaître les commandements ? Ils ne les connaissaient effectivement pas par l’intelligence, mais la loi de la conscience vivait dans leur cœur, compréhensible pour quiconque ne l’a pas étouffée en soi. Dans les faits, ces personnes peuvent accomplir la loi non écrite mieux que certains spécialistes de la Loi écrite. Il n’est pas dit d’elles qu’elles ne viendront pas en jugement ; ce sont ceux qui ont cru qui ne viennent pas en jugement (Jn 3,18). Mais lors du jugement, elles pourront présenter les bonnes œuvres accomplies à l’appel de leur conscience. Nous ne savons pas quel sera le verdict dans chaque cas particulier, mais nous croyons que le verdict de Celui qui ne fait pas acception de personnes ne peut qu’être juste.

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Pour Lc 11:29-53
29 Comme les foules se pressaient en masse, il se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise ; elle demande un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
30 Car, tout comme Jonas devint un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération.
31 La reine du Midi se lèvera lors du Jugement avec les hommes de cette génération et elle les condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici plus que Salomon !
32 Les hommes de Ninive se dresseront lors du Jugement avec cette génération et ils la condamneront, car ils se repentirent à la proclamation de Jonas, et il y a ici plus que Jonas !
33 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la met en quelque endroit caché ou sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la clarté.
34 « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux.
35 Vois donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténèbres !
36 Si donc ton corps tout entier est lumineux, sans aucune partie ténébreuse, il sera lumineux tout entier, comme lorsque la lampe t’illumine de son éclat. »
37 Tandis qu’il parlait, un Pharisien l’invite à déjeuner chez lui. Il entra et se mit à table.
38 Ce que voyant, le Pharisien s’étonna de ce qu’il n’eût pas fait d’abord les ablutions avant le déjeuner.
39 Mais le Seigneur lui dit : « Vous voilà bien, vous, les Pharisiens ! L’extérieur de la coupe et du plat, vous le purifiez, alors que votre intérieur à vous est plein de rapine et de méchanceté !
40 Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
41 Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela.
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques !
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! »
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! »
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts !
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués !
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez !
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront,
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde,
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération.
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! »
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses,
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Dans plusieurs épisodes, l'évangéliste rapporte différentes paroles du Seigneur sur la vie dans le Royaume de Dieu qui vient...  Lire la suite

Dans plusieurs épisodes, l'évangéliste rapporte différentes paroles du Seigneur sur la vie dans le Royaume de Dieu qui vient. Jésus ne prêchait pas dans le vide—autour de Lui se trouvaient des croyants, plus ou moins pieux. Naturellement, tous comprenaient un peu différemment qui est Dieu et comment il faut vivre avec Lui. Pourtant, dans les paroles rapportées par l'évangéliste, on peut discerner deux grands « types de vie religieuse » : d'un côté, l'être humain dont l'œil est pur et simple, rempli de lumière comme celle d'une lampe visible pour tous ceux qui sont dans les ténèbres ; de l'autre, la piété formelle de ceux qui se souviennent du moment où il faut se laver les mains et payer la dîme, mais qui oublient parfois—non par méchanceté, mais uniquement en raison des limites de la mémoire humaine—des réalités telles que le pardon, la miséricorde et la confiance en Dieu. Bien sûr, ces deux formes sont véritablement des « types », des sortes d'idéaux de la vie spirituelle ; elles dessinent néanmoins assez clairement les deux directions dans lesquelles peut s'engager un disciple de Jésus-Christ.

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Pour Lc 11:29-53
29 Comme les foules se pressaient en masse, il se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise ; elle demande un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
30 Car, tout comme Jonas devint un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération.
31 La reine du Midi se lèvera lors du Jugement avec les hommes de cette génération et elle les condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici plus que Salomon !
32 Les hommes de Ninive se dresseront lors du Jugement avec cette génération et ils la condamneront, car ils se repentirent à la proclamation de Jonas, et il y a ici plus que Jonas !
33 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la met en quelque endroit caché ou sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la clarté.
34 « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux.
35 Vois donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténèbres !
36 Si donc ton corps tout entier est lumineux, sans aucune partie ténébreuse, il sera lumineux tout entier, comme lorsque la lampe t’illumine de son éclat. »
37 Tandis qu’il parlait, un Pharisien l’invite à déjeuner chez lui. Il entra et se mit à table.
38 Ce que voyant, le Pharisien s’étonna de ce qu’il n’eût pas fait d’abord les ablutions avant le déjeuner.
39 Mais le Seigneur lui dit : « Vous voilà bien, vous, les Pharisiens ! L’extérieur de la coupe et du plat, vous le purifiez, alors que votre intérieur à vous est plein de rapine et de méchanceté !
40 Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
41 Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela.
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques !
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! »
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! »
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts !
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués !
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez !
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront,
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde,
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération.
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! »
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses,
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La lecture d'aujourd'hui est consacrée au thème central de la polémique qui s'est développée entre Jésus et une partie de la fraternité pharisienne...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui est consacrée au thème central de la polémique qui s'est développée entre Jésus et une partie de la fraternité pharisienne: le thème du Royaume et de la religiosité. Pour comprendre la situation, il importe de garder à l'esprit qu'il ne s'agit pas d'une forme spécifique de religiosité. La religiosité des pharisiens avait bien sûr des traits tout à fait concrets, propres à l'époque; mais, d'un autre côté, c'est précisément la mentalité pharisienne que l'on pourrait considérer comme la quintessence de la religiosité en tant que telle, et, en un certain sens, toute autre religiosité connue dans l'histoire, du moins dans l'histoire des religions abrahamiques, peut être comparée à la religiosité pharisienne comme à un étalon.

Mais le fait est que Jésus n'était pas le fondateur d'une nouvelle religion. Le christianisme n'est pas une religion, mais la vie dans le Royaume, et le Sauveur essaie sans cesse de faire comprendre cette pensée à Ses interlocuteurs. Ce n'est pas par hasard qu'Il répond si longuement au pharisien qui L'a invité chez lui à propos du lavage rituel des mains avant le repas (v. 38-44). La question de la pureté rituelle est la question centrale de toute religion; elle détermine l'appartenance d'une personne à la communauté religieuse et sa plénitude religieuse.

Jésus, Lui, parle de la pureté non comme d'un état religieux, mais comme d'un état spirituel. Car la possibilité de demeurer dans le Royaume est déterminée non par les qualités de l'homme, morales ou religieuses, mais par ses relations avec Dieu et avec ses prochains. La religion et la morale peuvent purifier l'homme extérieurement; l'accomplissement minutieux des obligations religieuses rend l'homme irréprochable religieusement, il correspond à toutes les prescriptions de la Torah, si l'on comprend celle-ci seulement comme une législation religieuse sans rapport avec la vie intérieure de l'homme.

On pourrait appeler cela du formalisme religieux, mais ce ne serait pourtant pas toute la vérité, car les mêmes pharisiens s'efforçaient d'accomplir les prescriptions de la Loi non seulement formellement; ils étaient simplement absolument certains qu'en payant soigneusement la dîme, ils étaient réellement purs devant Dieu (v. 42). Ce n'est pas par hasard que Jésus parle de l'aumône (v. 41), de ce qu'aucune loi ne peut réglementer: seul le renoncement aux tentatives de tout formaliser dans les relations avec Dieu peut amener l'homme à penser non à ses obligations et à ses droits religieux, mais à ses relations avec Dieu et avec les hommes. Alors, un tel homme n'accordera pas non plus une importance particulière au statut, si important dans la vie religieuse (v. 43). Et le problème principal ici est que ce n'est pas une religion particulière et nouvelle qui mène au Royaume, mais le renoncement à toute religion en général. Cela était inacceptable même pour les «scribes», les enseignants de la Torah (v. 45). Mais Jésus remarque en réponse que la théologie rabbinique, comme toute théologie traditionnelle en général, s'occupe de justifier cette même religiosité qui, soit dit en passant, n'oblige les théologiens eux-mêmes à rien (v. 46).

Mais le pire est que la religion et ses défenseurs, en tout temps, se sont opposés aux témoins de Dieu et ont cherché à s'en débarrasser. Il en fut ainsi auparavant, et au temps de Jésus rien n'a changé (v. 46-52). Et voilà que des hommes pleinement religieux, instruits et extérieurement pieux condamnent à la croix Celui qu'ils attendaient, selon leurs propres assurances, depuis de nombreux siècles. En choisissant entre la religion et le Royaume, ils choisissent, comme on le voit, la religion. Et ils restent avec ce qu'ils ont choisi.

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Pour Lc 11:29-53
29 Comme les foules se pressaient en masse, il se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise ; elle demande un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
30 Car, tout comme Jonas devint un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération.
31 La reine du Midi se lèvera lors du Jugement avec les hommes de cette génération et elle les condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici plus que Salomon !
32 Les hommes de Ninive se dresseront lors du Jugement avec cette génération et ils la condamneront, car ils se repentirent à la proclamation de Jonas, et il y a ici plus que Jonas !
33 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la met en quelque endroit caché ou sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la clarté.
34 « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux.
35 Vois donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténèbres !
36 Si donc ton corps tout entier est lumineux, sans aucune partie ténébreuse, il sera lumineux tout entier, comme lorsque la lampe t’illumine de son éclat. »
37 Tandis qu’il parlait, un Pharisien l’invite à déjeuner chez lui. Il entra et se mit à table.
38 Ce que voyant, le Pharisien s’étonna de ce qu’il n’eût pas fait d’abord les ablutions avant le déjeuner.
39 Mais le Seigneur lui dit : « Vous voilà bien, vous, les Pharisiens ! L’extérieur de la coupe et du plat, vous le purifiez, alors que votre intérieur à vous est plein de rapine et de méchanceté !
40 Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
41 Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela.
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques !
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! »
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! »
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts !
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués !
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez !
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront,
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde,
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération.
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! »
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses,
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Les paroles du Sauveur adressées aux pharisiens et aux maîtres de la Torah, qu’on appelait alors ordinairement « scribes », peuvent paraître trop dures, comme elles l’ont paru à certains de Ses auditeurs. Mais la question était trop sérieuse, et...  Lire la suite

Les paroles du Sauveur adressées aux pharisiens et aux maîtres de la Torah, qu’on appelait alors ordinairement « scribes », peuvent paraître trop dures, comme elles l’ont paru à certains de Ses auditeurs. Mais la question était trop sérieuse, et il fallait appeler les choses par leur nom. Les accusations sont graves : au fond, Jésus reproche aussi bien aux militants religieux de la Synagogue de ce temps, les pharisiens, qu’aux éminents maîtres de la Torah, de ne pas observer eux-mêmes ce à quoi ils appellent les autres. Accusation étrange, semble-t-il : car ce sont précisément les pharisiens et les maîtres de la Torah qui, dans les Évangiles, sont présentés comme des zélateurs de la Torah ; ce sont eux qui reprochent sans cesse à Jésus de violer telle ou telle de ses prescriptions. Mais Jésus désigne clairement le problème : une religiosité extérieure privée de contenu spirituel. C’est précisément cette religiosité qui devint le principal problème de la vie spirituelle synagogale à l’époque évangélique. Beaucoup de pharisiens s’y tenaient, et beaucoup de maîtres de la Torah l’enseignaient au peuple.

Une alternative existait, bien sûr, mais peu nombreux étaient ceux qui la représentaient. Les livres du Nouveau Testament nous ont transmis les noms de certains d’entre eux : Nicodème, Gamaliel... Mais ce n’étaient pas eux qui déterminaient l’atmosphère générale de la vie synagogale de ce temps. Et il apparaissait alors que les appels à la vie spirituelle s’accompagnaient d’un enseignement non pas tant de la vie spirituelle que de la vie religieuse. Non pas comment acquérir l’intégrité intérieure et la lumière intérieure, ce fameux « œil lumineux » dont parle Jésus, mais comment observer les prescriptions rituelles. Bien sûr, elles aussi ne sont pas apparues sans raison, et derrière elles se trouve une certaine expérience spirituelle qui les a engendrées ; mais cette expérience s’était déjà oubliée, tandis que les prescriptions étaient restées.

Et voilà qu’on propose désormais au peuple de vivre d’une seule religiosité sans contenu spirituel, de prescriptions sans communion avec Dieu. Quant aux maîtres eux-mêmes, ils se sentent alors comme les propriétaires de la Torah : ce sont eux qui la commentent et l’interprètent, c’est à eux qu’on demande conseil, c’est précisément leur autorité qui, aux yeux des gens simples, est incontestable.

Tous n’étaient pas ainsi, bien sûr, mais il y en avait assez pour qu’une immense multitude de personnes se referme dans le cercle de la religiosité formelle sans aucune possibilité d’en sortir. Et toute parole libre de Dieu, tout souffle de l’Esprit de Dieu dans ce milieu est perçu comme quelque chose d’inutile et même de dangereux : car cela mine le monopole des maîtres et des interprètes sur la Torah, et donc sur la vie spirituelle. Ce n’est pas par hasard que Jésus dit à ceux qui élèvent des monuments aux anciens prophètes qu’ils ne valent pas mieux que leurs pères, qui tuaient ces mêmes prophètes. La vie spirituelle vivante ne leur est pas nécessaire, pas plus qu’elle ne l’était à leurs pères. Et donc le Royaume ne leur est pas nécessaire non plus.

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Pour Lc 11:29-53
29 Comme les foules se pressaient en masse, il se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise ; elle demande un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
30 Car, tout comme Jonas devint un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération.
31 La reine du Midi se lèvera lors du Jugement avec les hommes de cette génération et elle les condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici plus que Salomon !
32 Les hommes de Ninive se dresseront lors du Jugement avec cette génération et ils la condamneront, car ils se repentirent à la proclamation de Jonas, et il y a ici plus que Jonas !
33 « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la met en quelque endroit caché ou sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la clarté.
34 « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux.
35 Vois donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténèbres !
36 Si donc ton corps tout entier est lumineux, sans aucune partie ténébreuse, il sera lumineux tout entier, comme lorsque la lampe t’illumine de son éclat. »
37 Tandis qu’il parlait, un Pharisien l’invite à déjeuner chez lui. Il entra et se mit à table.
38 Ce que voyant, le Pharisien s’étonna de ce qu’il n’eût pas fait d’abord les ablutions avant le déjeuner.
39 Mais le Seigneur lui dit : « Vous voilà bien, vous, les Pharisiens ! L’extérieur de la coupe et du plat, vous le purifiez, alors que votre intérieur à vous est plein de rapine et de méchanceté !
40 Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
41 Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.
42 Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez la justice et l’amour de Dieu ! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela.
43 Malheur à vous, les Pharisiens, qui aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques !
44 Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! »
45 Prenant alors la parole, un des légistes lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous outrages, nous aussi ! »
46 Alors il dit : « À vous aussi, les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul de vos doigts !
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués !
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez !
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront,
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde,
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération.
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! »
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses,
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Dans l'Évangile, nous ne trouvons aucune dénonciation courroucée de Jésus contre les voleurs, les extorqueurs, les prostituées, les épouses infidèles, les occupants ou les autres pécheurs. Le seul groupe qu'Il dénonce est celui des scribes et des pharisiens. Quelle faute ces hommes avaient-ils donc commise...  Lire la suite

Dans l'Évangile, nous ne trouvons aucune dénonciation courroucée de Jésus contre les voleurs, les extorqueurs, les prostituées, les épouses infidèles, les occupants ou les autres pécheurs. Le seul groupe qu'Il dénonce est celui des scribes et des pharisiens. Quelle faute ces hommes avaient-ils donc commise, eux qui étudiaient la Loi, enseignaient aux autres et étaient en quelque sorte la « conscience de la nation » ? Leur faute la plus grave est probablement exprimée au verset 52 : appelés à conduire les hommes à la connaissance de Dieu, ils sont eux-mêmes passés à côté de ce qui est le plus important dans la vie humaine. Sans connaître Dieu, aucune connaissance sur Dieu n'aura de sens.

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