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RÉFLEXIONS pour Lc 10:1-24

1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
13 « Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et assises dans la cendre, elles se seraient repenties.
14 Aussi bien, pour Tyr et Sidon il y aura moins de rigueur, lors du Jugement, que pour vous.
15 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras !
16 « Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé. »
17 Les soixante-douze revinrent tout joyeux, disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom ! »
18 Il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair !
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
22 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »
23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »
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Les disciples se réjouissent d'être devenus les hérauts et les artisans du Royaume de Dieu, les vainqueurs des démons et les guérisseurs des maladies. Mais Jésus les arrête : « Ce n'est pas de cela qu'il faut vous réjouir »... Dieu donne à ceux qui croient en Lui beaucoup de choses bonnes et merveilleuses (s'ils savent les voir), mais ce n'est pas là la valeur suprême de Son Royaume. Les disciples, et avec eux les lecteurs de l'Évangile, sont bienheureux et heureux du seul fait d'avoir vu et entendu ce dont les prophètes et les sages de l'Antiquité ne pouvaient que rêver. Ils sont témoins, témoins non seulement de miracles, de guérisons et de victoires sur le mal ; ils se trouvent auprès du Centre même du Royaume de Dieu. Cela signifie que ce Royaume n'est ni une abstraction, ni le paradis, ni la vie après la mort, ni des dons et des miracles, mais Dieu Lui-même, révélé aux hommes en Son Fils Jésus.

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Pour Lc 10:1-24
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
13 « Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et assises dans la cendre, elles se seraient repenties.
14 Aussi bien, pour Tyr et Sidon il y aura moins de rigueur, lors du Jugement, que pour vous.
15 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras !
16 « Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé. »
17 Les soixante-douze revinrent tout joyeux, disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom ! »
18 Il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair !
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
22 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »
23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »
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La lecture d'aujourd'hui nous ramène une fois de plus à un passage lié au thème de la prédication apostolique. Contrairement à Matthieu, Luc mentionne un cercle plus large d'apôtres, composé de...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous ramène une fois de plus à un passage lié au thème de la prédication apostolique. Contrairement à Matthieu, Luc mentionne un cercle plus large de soixante-dix apôtres dont Matthieu ne dit rien. Mais cela ne change rien au fond de la question : les soixante-dix apôtres reçoivent de Jésus le même enseignement que celui qui fut donné aux douze disciples les plus proches. De toute évidence, Jésus n'admettait aucun ésotérisme dans Son entourage et n'avait aucun enseignement particulier et secret pour des « initiés ». Et à leur retour, lorsque les apôtres, grisés par la victoire, racontèrent au Maître les guérisons et les expulsions de démons qu'ils avaient accomplies, Il leur conseilla de se réjouir non de ces succès, mais de ce que leurs noms étaient « inscrits dans les cieux » (v. 17–20).

Il ne s'agit évidemment pas de dire que Jésus attachait peu d'importance aux succès de Ses apôtres dans la prédication du Royaume. Il estimait simplement nécessaire de placer correctement les accents dans la vie spirituelle de Ses disciples. Les succès visibles attirent toujours l'attention. Et celle des apôtres était apparemment rivée sur les actions et les manifestations du Royaume qui accompagnaient leur prédication. Or le danger existe toujours de se laisser emporter par le processus et d'oublier l'essentiel. On ne peut témoigner du Royaume que lorsqu'on y est soi-même enraciné. Cet enracinement ne naît pas de lui-même : il est donné par Dieu et doit être constamment affermi. Car pour une personne qui vit physiquement dans un monde qui n'est pas encore transfiguré et qui gît dans le mal, demeurer dans le Royaume constitue en soi une tâche spirituelle distincte.

Mais un autre point est également important. Le témoignage rendu au Royaume n'est pas non plus une fin en soi. À première vue, cela paraît paradoxal, car Jésus Lui-même et tous les apôtres ne font que témoigner de lui en parole et en acte ! Et pourtant, le témoignage rendu au Royaume est secondaire. En définitive, il ressemble à la présentation par un auteur de l'œuvre qu'il a créée : lui-même, et parfois certains de ses amis, invite tous ceux qui le souhaitent à regarder ce que l'auteur a réussi à réaliser. Mais qu'arriverait-il si une telle œuvre avait besoin d'être constamment renouvelée, si elle ne pouvait exister que de cette manière ? Alors, de toute évidence, la tâche principale ne serait pas la présentation comme telle, mais l'effort créateur visant au renouvellement de l'œuvre elle-même.

Dans le cas du Royaume, le témoin se trouve précisément dans cette situation. On ne peut en témoigner qu'en le manifestant, et on ne peut le manifester qu'en renouvelant, par le contact avec lui, sa propre vie spirituelle, qui ne peut être renouvelée autrement. Il apparaît alors que l'œuvre principale du témoin, aussi paradoxal que cela puisse paraître, n'est pas de témoigner du Royaume, mais d'y vivre, et d'y vivre ouvertement, aux yeux de tous. C'est ainsi que s'accomplit la tâche principale que Jésus confie à Ses disciples : la croissance du Royaume qui, après Son retour, embrassera le monde entier.

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Pour Lc 10:1-24
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
13 « Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et assises dans la cendre, elles se seraient repenties.
14 Aussi bien, pour Tyr et Sidon il y aura moins de rigueur, lors du Jugement, que pour vous.
15 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras !
16 « Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé. »
17 Les soixante-douze revinrent tout joyeux, disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom ! »
18 Il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair !
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
22 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »
23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »
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Les disciples se réjouissent d'être devenus les hérauts et les coopérateurs du Royaume de Dieu, vainqueurs des démons et guérisseurs des maladies. Mais Jésus les arrête...  Lire la suite

Les disciples se réjouissent d'être devenus les hérauts et les coopérateurs du Royaume de Dieu, vainqueurs des démons et guérisseurs des maladies. Mais Jésus les arrête: «Ce n'est pas de cela que vous devez vous réjouir»... Dieu donne à ceux qui croient en Lui beaucoup de choses bonnes et étonnantes, s'ils peuvent les voir, mais la valeur principale de son Royaume n'est pas là.

Les disciples, et avec eux les lecteurs de l'Évangile, sont bienheureux, heureux déjà parce qu'ils ont vu et entendu ce dont les prophètes et les sages de l'Antiquité ne faisaient que rêver: ils sont témoins, témoins non seulement de miracles, de guérisons, de victoires sur le mal; ils se trouvent auprès du Centre même du Royaume de Dieu.

Cela signifie que ce n'est pas une abstraction, ni le paradis, ni la vie d'outre-tombe, ni les dons et les miracles, mais Dieu Lui-même, manifesté aux hommes dans son Fils Jésus.

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Pour Lc 10:1-24
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
13 « Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et assises dans la cendre, elles se seraient repenties.
14 Aussi bien, pour Tyr et Sidon il y aura moins de rigueur, lors du Jugement, que pour vous.
15 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras !
16 « Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé. »
17 Les soixante-douze revinrent tout joyeux, disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom ! »
18 Il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair !
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
22 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »
23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »
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Nous sommes tous, d'une manière ou d'une autre, appelés à l'apostolat, à la prédication de l'Évangile...  Lire la suite

Nous sommes tous, d'une manière ou d'une autre, appelés à l'apostolat, à la prédication de l'Évangile. Il est clair que tous ne doivent pas être missionnaires, prédicateurs et autres «serviteurs de la parole»; pourtant, le témoignage rendu au Christ est l'affaire de toute l'Église. Le passage d'aujourd'hui nous aidera à comprendre sur quels principes un tel service doit être construit.

D'abord, l'ouverture et la confiance totale en Dieu; ensuite, l'ouverture et la bienveillance envers les personnes auxquelles nous portons l'Évangile; enfin, l'action réelle de la grâce à travers nous, qui peut s'exprimer non seulement dans la guérison des malades et des possédés, mais aussi dans toute bonne action, dans la prière pour ces personnes, dans l'oeuvre de paix ou simplement dans la présence d'un coeur aimant là où l'amour manque.

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Pour Lc 10:1-24
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
13 « Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et assises dans la cendre, elles se seraient repenties.
14 Aussi bien, pour Tyr et Sidon il y aura moins de rigueur, lors du Jugement, que pour vous.
15 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras !
16 « Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé. »
17 Les soixante-douze revinrent tout joyeux, disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom ! »
18 Il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair !
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
22 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »
23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »
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À plusieurs reprises, au cours de Son ministère terrestre, Jésus envoya Ses disciples prêcher. Et le sens principal de cette prédication devenait toujours le témoignage du Royaume, du fait qu'il est proche et prêt à entrer dans le monde. Bien sûr, un tel témoignage était important aussi pour préparer les gens à ce qui devait se produire le jour de la Pentecôte...  Lire la suite

À plusieurs reprises, au cours de Son ministère terrestre, Jésus envoya Ses disciples prêcher. Et le sens principal de cette prédication devenait toujours le témoignage du Royaume, du fait qu'il est proche et prêt à entrer dans le monde. Bien sûr, un tel témoignage était important aussi pour préparer les gens à ce qui devait se produire le jour de la Pentecôte. Mais cette mission n'était pas moins importante pour les disciples eux-mêmes. Il leur fallait, à eux aussi, faire l'expérience personnelle de la réalité du Royaume. Comprendre ce que signifie être son habitant. Bien sûr, ce n'était pas encore l'expérience de la Pentecôte; la plénitude du souffle du Royaume faisant irruption dans le monde comme un tourbillon était encore à venir. Cependant, les disciples envoyés prêcher sentirent le premier souffle de cette respiration, encore lointain et faible, mais tout à fait réel.

Il suffit pour que, selon leurs propres paroles, même les démons leur soient soumis. Cependant, le Sauveur attire leur attention sur autre chose. Il dit: ne vous réjouissez pas du pouvoir sur les esprits, mais de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. Car le Royaume n'est pas des pouvoirs extraordinaires, ni la maîtrise de forces secrètes, naturelles ou surnaturelles. Le Royaume, c'est avant tout la participation à une vie nouvelle. Une vie qui n'existe pas dans la nature. Et donc aussi une qualité nouvelle de sa propre vie, intérieure et extérieure. C'est cela, au fond, le christianisme.

En envoyant Ses disciples prêcher, Jésus leur donnait la possibilité de comprendre ce qu'est le christianisme. Bien sûr, plus tard, Il dira beaucoup de choses aux Douze en paroles. Surtout pendant la Cène. Mais sans cette mission, sans l'expérience qui lui était liée, Ses paroles auraient à peine été un tant soit peu compréhensibles, même pour les Douze. Les paroles ne pouvaient que décrire comment vivre pour ne pas perdre ce à quoi ils avaient déjà en partie été associés.

L'expérience du souffle du Royaume entrant dans le monde par un coeur qui a pris part à ce souffle est une expérience extrêmement précieuse, que rien ne remplace. Et le Sauveur donne cette expérience à Ses disciples. Pour qu'ensuite, aux jours de Gethsémani, après la Résurrection et le jour même de la Pentecôte, elle devienne pour eux une mesure. Pour qu'ils ne se trompent pas au sujet de la vie nouvelle et ne doutent pas de ce en quoi il n'était pas du tout facile de croire comme réalité. Et pour qu'en prenant part à la vie du Royaume, ils sentent qu'ils rentrent chez eux, là où on les attend. Et là où Lui-même est prêt à les accueillir.

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Pour Lc 10:1-15
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
13 « Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et assises dans la cendre, elles se seraient repenties.
14 Aussi bien, pour Tyr et Sidon il y aura moins de rigueur, lors du Jugement, que pour vous.
15 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras !
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En lisant attentivement le récit de l’évangéliste Luc sur l’envoi des soixante-dix apôtres pour la prédication, il nous importe, autant que possible...  Lire la suite

En lisant attentivement le récit de l’évangéliste Luc sur l’envoi des soixante-dix apôtres pour la prédication, il nous importe de préciser autant que possible la mission avec laquelle le Christ les envoie. L’évangéliste transmet en détail les paroles du Seigneur disant que les soixante-dix ne doivent pas se préparer à de longues et pénibles errances, mais, en s’en remettant à Dieu, se contenter de ce qu’Il leur enverra en chemin. L’essentiel, dit le Seigneur, est ceci : là où l’on vous recevra, demeurez ; là où l’on ne vous recevra pas, partez plus loin. Quant au contenu de ce pour quoi le Seigneur les envoie : porter le message de la paix et annoncer que le Royaume de Dieu s’est approché de vous.

Ainsi, la tâche des soixante-dix apôtres (et, après eux, de toute l’Église) est d’annoncer aux hommes que tout près, à côté d’eux, se trouve déjà le Christ. À la suite des apôtres, le Seigneur Lui-même viendra dans ces villages et ces villes, et Il dira la parole à ceux qui voudront l’entendre et guérira ceux qui souffrent. Dans le ministère apostolique de l’Église, l’essentiel est donc d’annoncer au monde la venue du Christ, et ce qui est central dans ce témoignage, selon la parole du Christ, est le service de la paix. Non pas fouetter les vices des hommes et « réorganiser la société », mais apporter la paix à ceux qui voudront la recevoir.

Le Seigneur dit : « s’il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui ». Il est important qu’Il ne dise pas « Ma paix », bien que les prophètes aient dit depuis longtemps qu’Il est Lui-même la paix pour les hommes, comme l’apôtre Paul le répétera encore : « Il est notre paix ». Pour accomplir ce qui leur a été confié, les soixante-dix apôtres (et toute l’Église après eux) doivent eux-mêmes être remplis de cette paix de Dieu, afin qu’elle soit réellement la nôtre.

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Pour Lc 10:1-15
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
13 « Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et assises dans la cendre, elles se seraient repenties.
14 Aussi bien, pour Tyr et Sidon il y aura moins de rigueur, lors du Jugement, que pour vous.
15 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras !
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L'institution des envoyés, ou des apôtres comme on les appelle en grec, existait dans toutes...  Lire la suite

L'institution des envoyés, ou des apôtres comme on les appelle en grec, existait dans toutes les fraternités religieuses juives dès leur fondation. Ils avaient deux tâches : prêcher et témoigner. La différence était qu'on prêchait habituellement aux gens du dehors, à ceux qui n'avaient pas encore rejoint la fraternité, dans l'espoir qu'ils se joindraient un jour au mouvement. La plupart des fraternités religieuses juives étaient en effet des mouvements de communautés, et non des organisations strictement centralisées. Le témoignage, lui, s'adressait aux membres, qui avaient besoin de soutien spirituel et d'une sorte de partage d'expérience spirituelle : dans les diverses communautés du mouvement survenaient parfois bien des événements remarquables, dont il fallait entendre parler de première main, par les témoins directs.

Il était tout naturel que ces envoyés logent chez les leurs, dans les maisons de ceux qui appartenaient déjà à la fraternité ; pendant leur séjour, ces maisons devenaient le principal centre de la vie communautaire. Et c'était d'abord aux leurs qu'ils témoignaient. Aux autres, ils ne racontaient pas ce dont ils parlaient dans le cercle restreint de ceux qui partageaient leurs convictions ; ils leur parlaient de leur fraternité et les invitaient à rejoindre le mouvement pour entendre ce qu'il y avait de plus intéressant et participer à la vie fraternelle. Jésus, Lui, demande apparemment à Ses envoyés-apôtres de témoigner de l'essentiel devant tous ceux qui sont prêts à l'entendre.

Bien plus, Il les appelle à ne pas diviser les gens entre « les nôtres » et « les autres », à ne pas choisir les maisons où séjourner en arrivant dans une ville inconnue, mais à accepter l'hospitalité de quiconque sera prêt à partager son toit avec eux. Et, à leur tour, à partager aussi généreusement avec chacun ce témoignage vivant du Royaume dont la puissance leur a été donnée, en guérissant tous ceux qui auront besoin de guérison. Car le christianisme n'est pas une nouvelle religion dont le Sauveur voudrait accroître le nombre d'adeptes : c'est la vie du Royaume, à laquelle Il voudrait faire participer le plus grand nombre. Les y faire participer pour les sauver.

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Pour Lc 10:1-15
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
13 « Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et assises dans la cendre, elles se seraient repenties.
14 Aussi bien, pour Tyr et Sidon il y aura moins de rigueur, lors du Jugement, que pour vous.
15 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras !
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À première vue, les paroles de Jésus sur la paix à offrir à chacun paraissent quelque peu étranges. Bien sûr, il faut saluer en entrant dans une maison...  Lire la suite

À première vue, les paroles de Jésus sur la paix à offrir à chacun paraissent quelque peu étranges. Bien sûr, il faut toujours saluer en entrant dans une maison, quels qu'en soient les habitants. Mais le sens de la salutation juive traditionnelle est inséparable du souhait, pour la maison où l'on entre, de cette paix de Dieu qui, par définition, ne peut être donnée aux impies. Cela signifie-t-il que Jésus ne distingue pas le péché de la justice ? C'est peu probable. Il donne apparemment à la salutation juive traditionnelle un sens différent, nouveau. Ce sens devient clair dans le contexte du contenu essentiel de la prédication des disciples qu'Il envoie : témoigner que le Royaume s'est approché. Tout se met alors en place. En effet, s'il s'agit du Royaume, ce n'est plus à l'homme de décider qui en est digne et qui ne l'est pas. Chacun de nous est pécheur, et chacun à sa manière ; il ne nous appartient pas de juger de la mesure du péché d'autrui. Si nous pouvons témoigner du Royaume, ce n'est pas grâce à notre propre condition pécheresse, mais malgré elle. Il ne nous reste donc qu'à témoigner de ce qui nous a été révélé et donné sans aucun mérite de notre part. Et la paix du Royaume est la seule chose que nous puissions donner à la maison où nous entrons. Le reste ne nous regarde pas : Celui qui a apporté le Royaume dans le monde décidera qui en est digne. Quant à nous, nous n'y perdrons rien : si quelqu'un, dans la maison visitée, accueille le Royaume, il y en aura davantage dans le monde ; si personne ne l'accueille, il n'y en aura du moins pas moins.

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Pour Lc 10:1-15
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
13 « Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et assises dans la cendre, elles se seraient repenties.
14 Aussi bien, pour Tyr et Sidon il y aura moins de rigueur, lors du Jugement, que pour vous.
15 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras !
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Écoutons, puis méditons ce que nous dit le saint évêque dans son commentaire du passage de l'Évangile d'aujourd'hui...  Lire la suite

Écoutons, puis méditons ce que nous dit saint Théophane le Reclus dans son commentaire du passage de l'Évangile d'aujourd'hui (Pensées pour chaque jour de l'année) : « Les incroyants n'ont donc aucune raison de se rassurer en espérant l'indulgence du Seigneur. C'est seulement sur terre qu'ils peuvent prendre leurs aises ; dès que vient la mort, toute la tempête de la colère de Dieu s'abattra sur eux. Quel grand malheur d'être au nombre des incroyants ! Même sur terre, ils sont sans joie, car sans Dieu et le Seigneur Jésus Christ, Sauveur et Rédempteur, tout est déjà sombre et sans consolation ici-bas ; quant à ce qui les attend là-bas, il est impossible de le décrire par des mots ou de l'imaginer. Il serait plus consolant de cesser d'exister, mais cela même ne leur sera pas accordé. » Sommes-nous prêts à le suivre dans ce rigorisme, cette sévérité et cette dureté ? Certains le sont peut-être, mais l'auteur de ces lignes éprouve une certaine crainte en pensant à ces paroles du saint. Pourquoi donc existons-nous, nous qui croyons ? Seulement pour nous sauver nous-mêmes ? Mais ce n'est pas très noble. Une prière parmi celles de la sainte Communion nous revient à l'esprit : « Car Tu as dit, Toi qui aimes les hommes, par Ton prophète : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive. Car Tu ne veux pas, ô Maître, détruire l'œuvre de Tes mains, et Tu ne prends pas plaisir à la perdition des hommes, mais Tu veux que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité… » (Prières avant la communion, première prière de saint Basile le Grand). Ces paroles déplacent tout à fait l'accent. Qui sont donc les personnes qui doivent aider le Seigneur à accomplir Son désir du salut de tous ? Évidemment, ce sont ceux qui Lui sont le plus proches : c'est par leur travail commun avec le Seigneur que la Terre se maintient. Ainsi, les paroles redoutables que prononce aujourd'hui le Sauveur ont, en réalité, une portée exclusivement didactique, préparatoire et pédagogique. Nous en sommes très certains, même si quelqu'un nous dit que nous avons tort. Mais nous avons une grande confiance en notre grand et saint père Basile, et nous désirons vivement dire avec lui : mais Toi, Seigneur, qui es sans malice… (la même prière).

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Pour Lc 10:1-12
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
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Et voilà qu’Il a envoyé des ouvriers à Sa moisson, et alors ? Notre action ressemble plutôt à la promenade de loups qu’à la vie d’agneaux...  Lire la suite

Et voilà qu’Il a envoyé des ouvriers à Sa moisson, et alors ? Notre action ressemble plutôt à la promenade de loups qu’à la vie d’agneaux. Nous avons toujours raison en tout, le monde se divise entre « eux » et « nous ». Moins on nous écoute personnellement, plus le cercle du « nous » se rétrécit, glissant doucement vers le « moi », et plus le cercle des « eux » s’élargit. Ils ne comprennent pas, ne savent pas, n’entendent pas, mais moi je sais, je comprends, j’entends, donc je dois insister. Sinon, ce sera pire pour eux que pour Sodome et Gomorrhe ; on peut donc ne pas se limiter dans ses paroles et ses actes.

Comme il est commode de s’appliquer à soi-même ce que le Seigneur disait de Lui-même. Mais lisons dans les Évangiles que « qui n’est pas avec Moi est contre Moi ». Quant aux ouvriers qui doivent apporter la nouvelle de Sa mort et de Sa résurrection : « Qui n’est pas contre vous est avec vous ». Et il ne nous appartient pas d’évaluer lequel d’entre nous est avec Lui, de quelle manière et dans quelle mesure ; ce qui importe, c’est qu’en Lui nous ne sommes pas les uns contre les autres, mais ensemble. Alors le psaume 65 deviendra réalité, quand « Tu nous as éprouvés, ô Dieu, Tu nous as passés au creuset comme on passe l’argent au creuset ».

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Pour Lc 10:1-12
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
10 Mais en quelque ville que vous entriez, si l’on ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites :
11 « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche. »
12 Je vous dis que pour Sodome, en ce Jour-là, il y aura moins de rigueur que pour cette ville-là.
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Le Seigneur divise le monde des hommes entre ceux qui portent la Bonne Nouvelle, ceux qui l'accueillent et ceux qui la rejettent. Nous devons comprendre que...  Lire la suite

Le Seigneur divise le monde des hommes entre ceux qui portent la Bonne Nouvelle, ceux qui l'accueillent et ceux qui la rejettent. Nous devons comprendre que nous appartenons à l'un de ces groupes. Mais, le plus souvent, nous ne faisons pas qu'appartenir à l'un d'eux : nous cheminons du dernier au premier, en passant par le deuxième. Lorsqu'un homme de ce temps rencontre pour la première fois la parole de Dieu, quelque chose en elle suscite inévitablement sa protestation, quelque chose n'est pas accepté. S'il en va autrement, c'est que quelque chose ne va pas et que l'accueil n'est pas véritable. Mais peu à peu, nous avançons vers notre propre apostolat. La vie de tout chrétien véritable peut être écrite comme l'histoire d'une montée vers un apostolat personnel. Rares sont ceux qui pourraient dire y être déjà parvenus ; l'auteur de ces lignes ne peut pas non plus le dire. Mais réfléchissons à ce vers quoi nous tendons. Regardons le passage de l'Évangile que nous lisons aujourd'hui. Peut-être l'essentiel à en retenir est-il ceci : nous devons considérer le monde entier comme notre maison, et les personnes chez qui nous nous rendons comme nos propres frères et sœurs, des mains desquels nous acceptons paisiblement de quoi manger et boire. C'est peut-être précisément pourquoi retentissent ces paroles étranges : « Ne passez pas de maison en maison », car toute maison est notre propre demeure. Peut-être est-ce là l'essentiel dans l'apostolat : souffrir pour le monde entier comme pour sa propre maison. Lorsque nous apprenons à pleurer pour le monde entier dans notre prière personnelle, nous sommes déjà proches de notre apostolat. Remarquons aussi ces autres paroles étonnantes : « S'il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra à vous. » La paix que nous apportons aux hommes ne peut pas se perdre, disparaître ou s'avérer vaine. La paix, comme tout bien véritable, ne peut pas être détruite.

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Pour Lc 10:1-9
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
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Chaque personne mentionnée dans la Bible devient pour nous un exemple en quelque chose de particulier et de très personnel...  Lire la suite

Chaque personne mentionnée dans la Bible devient pour nous un exemple en quelque chose de particulier et de très personnel. Luc, qui a beaucoup écrit mais qui est peu mentionné dans le texte de l'Écriture, se perd souvent derrière ceux qu'il a décrits avec tant de force et de vie. Chaque fois que nous cherchons à discerner ses traits et à entendre sa voix, le mieux est de nous rappeler les paroles de l'apôtre Paul dans la lecture d'aujourd'hui : « Luc seul est avec moi ». Ici, Luc est celui qui reste auprès de l'autre quand la fête est finie, quand les jours se succèdent, remplis d'un travail lourd et ingrat. Il retiendra et gardera l'essentiel, il est fidèle et patient. Et il ne renoncera jamais à Celui en qui il croit ; cela, vous en conviendrez, est très important sur une route difficile.

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Pour Lc 10:1-9
1 Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
4 N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »
6 Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle vous reviendra.
7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;
9 guérissez ses malades et dites aux gens : « Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »
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En lisant attentivement le récit de l’évangéliste Luc sur l’envoi en prédication des soixante-dix apôtres, il nous importe d’établir aussi précisément que possible la mission avec laquelle le Christ les envoie. L’évangéliste transmet en détail les paroles du Seigneur sur...  Lire la suite

En lisant attentivement le récit de l’évangéliste Luc sur l’envoi en prédication des soixante-dix apôtres, il nous importe d’établir aussi précisément que possible la mission avec laquelle le Christ les envoie. L’évangéliste transmet en détail les paroles du Seigneur disant que les soixante-dix ne doivent pas se préparer à de longs et pénibles voyages, mais, s’en remettant à Dieu, se contenter de ce qu’il leur enverra en chemin. L’essentiel, dit le Seigneur, est ceci : là où l’on vous accueillera, restez ; là où l’on ne vous accueillera pas, partez plus loin. Quant au contenu de ce pour quoi le Seigneur les envoie, c’est porter l’annonce de la paix et du fait que le Royaume de Dieu s’est approché de vous.

Ainsi, la tâche des soixante-dix apôtres (et, après eux, de toute l’Église) est d’annoncer aux hommes que le Christ est déjà proche, à côté d’eux. Après les apôtres, le Seigneur lui-même viendra dans ces villages et ces villes ; il dira la parole à ceux qui voudront l’entendre et guérira ceux qui souffrent. Dans le service apostolique de l’Église, l’essentiel est d’annoncer au monde la venue du Christ, et dans ce témoignage, selon la parole du Christ, le service de la paix est central. Non pas fouetter les vices des hommes ni « réorganiser la société », mais apporter la paix à ceux qui voudront la recevoir.

Le Seigneur dit : « s’il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui ». Il est important qu’il ne dise pas « ma paix », bien que les prophètes aient dit depuis longtemps qu’il est lui-même la paix pour les hommes, comme l’apôtre Paul le répétera encore : « Il est notre paix ». Pour accomplir ce qui leur a été confié, les soixante-dix apôtres (et toute l’Église après eux) doivent eux-mêmes être remplis de cette paix de Dieu, afin qu’elle soit réellement nôtre.

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Pour Lc 10:2
2 Et il leur disait :« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
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Après tout, est-ce « la moisson est abondante » ou « quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre » ? « Allez, faites de toutes les nations des disciples », est-ce envoyer des ouvriers à la moisson ? Mais si nous nous rappelons la parabole du bon grain et de l’ivraie, alors...  Lire la suite

Après tout, est-ce « la moisson est abondante » ou « quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre » (Lc 18,8) ? « Allez, faites de toutes les nations des disciples » (Mt 28,19), est-ce envoyer des ouvriers à la moisson ? Mais si nous nous rappelons la parabole du bon grain et de l’ivraie, alors « la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges » (Mt 13,39).

La réponse à ce paradoxe est elle-même paradoxale : non pas « ou bien-ou bien », mais « et-et ». Le christianisme est un chemin où, à chaque instant, il y a quelque chose du point de départ et quelque chose du but ultime. C’est pourquoi, bien que la foi soit rare, la moisson est abondante. C’est pourquoi, bien que nul autre que Dieu n’ait le droit de prononcer le jugement définitif, les hommes sont appelés à recueillir et à apporter leur fruit.

Mais avant tout, Jésus nous dit de prier pour que des ouvriers soient envoyés, et le Maître de la moisson décidera s’il est déjà temps d’envoyer Ses anges !

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Pour Lc 10:3
3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
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Envoyant Ses disciples proclamer le Royaume qui s'est approché, Jésus leur dit : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. » Une question naturelle se pose : pourquoi tous ceux qui les entourent se révèlent-ils être des loups ? Et s'il en est ainsi, pourquoi et dans quel but Jésus...  Lire la suite

Envoyant Ses disciples proclamer le Royaume qui s'est approché, Jésus leur dit : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. » Une question naturelle se pose : pourquoi tous ceux qui les entourent se révèlent-ils être des loups ? Et s'il en est ainsi, pourquoi et dans quel but Jésus envoie-t-Il les disciples prêcher ?

La réponse, cependant, réside dans la nature même de leur prédication, dans ce que les envoyés s'apprêtent à proclamer et ce dont ils devront témoigner. Les disciples devront témoigner du Royaume : d'un Royaume qui, selon les paroles du Sauveur Lui-même, « n'est pas de ce monde », et que le monde refuse précisément pour cette raison. Ce n'est même pas parce que le Royaume est d'une autre nature que le monde, mais parce qu'il lui est hostile. Le monde gît dans le mal. S'il était simplement différent du Royaume, il pourrait ne pas y avoir d'hostilité : l'action du Royaume sur le monde le transfigurerait, changerait sa nature, et le monde deviendrait le Royaume en s'ouvrant à l'action directe de Dieu. Mais il existe dans le monde des forces qui s'opposent au Royaume, et le monde s'est soumis à elles, tombant entièrement sous leur pouvoir—c'est pourquoi on le dit déchu. Il est donc hostile au Royaume, non par nature, mais en raison de l'état présent de cette nature. Par conséquent, quiconque vit selon les lois de ce monde devient hostile à quiconque vit du Royaume et lui rend témoignage.

Il s'agit ici d'une opposition aussi organique que celle qui existe entre les loups et les brebis. Les loups n'attaquent pas les brebis par méchanceté, mais par faim. Il en va d'ailleurs de même de tous les prédateurs envers leurs proies : rien de personnel, seulement la nécessité de survivre. Et, contrairement au célèbre personnage de la fable de Krylov, ni les loups ni les autres prédateurs ne se cherchent d'excuses. « Tu es coupable du seul fait que j'ai envie de manger » : voilà une manière humaine de considérer la situation ; les animaux ne connaissent pas de telles notions, et leurs instincts ne leur disent rien des catégories morales.

Les personnes qui vivent selon les lois du monde déchu réagissent souvent à peu près de la même façon aux témoins du Royaume et à ceux qui vivent de sa vie. Elles veulent se débarrasser de ces gens, les voir disparaître du monde et de leur propre vie simplement parce qu'ils sont différents—parce qu'ils introduisent dans le monde et dans leur vie quelque chose qui détruira l'ordre existant, hors duquel l'être humain déchu ne peut concevoir son existence. Bien sûr, à la différence des loups et des autres prédateurs, les hommes justifient généralement ce désir d'une manière ou d'une autre. Mais, au fond, c'est toujours le même instinct de conservation qui agit, ce désir de survivre et de ne pas périr qui pousse le loup à attaquer le troupeau de brebis. Tant qu'une personne ne voudra pas changer elle-même, tant qu'elle ne voudra pas se libérer du pouvoir de ce mal dans lequel gît le monde déchu, elle réagira aux témoins du Royaume comme un prédateur à sa proie—non pour quelque motif personnel, mais simplement selon la loi de ce monde.

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Pour Lc 10:13-16
13 « Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et assises dans la cendre, elles se seraient repenties.
14 Aussi bien, pour Tyr et Sidon il y aura moins de rigueur, lors du Jugement, que pour vous.
15 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras !
16 « Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé. »
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Dans nos villes aussi s’est manifestée une puissance qui n’est pas moindre qu’à Chorazeïn, Bethsaïde, Tyr, Sidon et Capharnaüm. Car dans presque toute ville... il y a  Lire la suite

Dans nos villes aussi s’est manifestée une puissance qui n’est pas moindre qu’à Chorazeïn, Bethsaïde, Tyr, Sidon et Capharnaüm. Car dans presque toute ville, des églises sont ouvertes, et l’Eucharistie est célébrée dans toute église orthodoxe ou catholique. Dans l’Eucharistie, Dieu est entièrement présent dans la chair, c’est-à-dire non moins pleinement qu’à Capharnaüm, Chorazeïn ou Bethsaïde. Mais encore faut-il venir à l’église. Que les hommes y viennent ou non dépend de nous, les chrétiens. « Celui qui vous écoute M’écoute », dit le Seigneur ; mais pouvons-nous dire que nous parlons souvent au nom du Seigneur ? Écoutons-nous souvent Dieu de manière à pouvoir ensuite partager ce que nous avons entendu ?

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Pour Lc 10:16-24
16 « Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé. »
17 Les soixante-douze revinrent tout joyeux, disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom ! »
18 Il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair !
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
22 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »
23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »
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Ainsi, Jésus envoie Ses disciples prêcher. Voyez de quelle autorité Il les investit...  Lire la suite

Ainsi, Jésus envoie Ses disciples prêcher. Voyez de quelle autorité Il les investit ! Toute une chaîne de « représentation plénipotentiaire » se met ici en place : le Père envoie Son Fils dans le monde et Lui donne tout pouvoir, toute autorité ; le Fils, en formant Ses disciples, en les préparant à devenir les futurs envoyés et apôtres, en faisant grandir l'Église qui témoignera ensuite du Christ, leur transmet Son autorité.

En devenant chrétiens, nous sommes appelés à témoigner de Lui ; ces paroles de Jésus s'appliquent donc à nous aussi. Celui qui rejette nos paroles et notre témoignage rejette également le Fils et le Père ! C'est saisissant. Nous pourrions nous réjouir de l'autorité qui nous est ainsi accordée. Mais j'ai davantage envie de réfléchir à notre responsabilité pour nos paroles, à la force et à la justesse de notre témoignage, et de prier à ce sujet...

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Pour Lc 10:17-24
17 Les soixante-douze revinrent tout joyeux, disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom ! »
18 Il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair !
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
22 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »
23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »
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Les disciples du Seigneur étaient des hommes comme nous. Ils se disputaient aussi, avaient peur, étaient vaniteux, orgueilleux... Mais ils savaient faire confiance. Ils suivirent Jésus en laissant tout, bien que...  Lire la suite

Les disciples du Seigneur étaient des hommes comme nous. Ils se disputaient aussi, avaient peur, étaient vaniteux, orgueilleux... Mais ils savaient faire confiance. Ils suivirent Jésus en laissant tout, bien qu'ils ne sachent absolument pas ce qui les attendait. Ils chassaient les démons et guérissaient les malades, croyant qu'au nom de Jésus le démon sortirait et que les malades seraient guéris. Ils se réjouissaient comme des enfants que cela réussisse.

C'est précisément cette aptitude, cette capacité de faire confiance, que nous avons perdue. Il nous faut une preuve que nous pouvons quelque chose; il ne nous suffit pas de savoir que Dieu estime que nous le pouvons. En réponse à la demande de Dieu de faire quelque chose que nous jugeons impossible pour nous, ou parfois simplement difficile et inhabituel, au lieu de faire confiance et d'accomplir ce que Dieu nous demande, nous Lui disons: «Prouve-moi que je peux le faire». Et lorsqu'il s'avère que oui, je le peux, au lieu de remercier Dieu qui nous a donné cette possibilité, nous nous vantons de nos capacités.

Il n'y a rien de mauvais à se réjouir de ce que quelque chose nous réussisse bien, car Dieu, ayant créé le monde, a dit: «Cela est bon», et la capacité de créer quelque chose de nouveau nous est donnée par Dieu; nous aussi, nous pouvons parfois prononcer ces paroles. Mais nous ne pouvons pas les prononcer sans y ajouter: «Seigneur, je Te remercie», car sans Dieu nous ne pouvons rien faire.

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Pour Lc 10:17-24
17 Les soixante-douze revinrent tout joyeux, disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom ! »
18 Il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair !
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
22 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »
23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »
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Les soixante-dix disciples reviennent de la mission où le Maître les avait envoyés, tout joyeux de ce que « même les démons leur sont soumis »...  Lire la suite

Les soixante-dix disciples reviennent de la mission où le Maître les avait envoyés, tout joyeux de ce que « même les démons leur sont soumis ». Voyant leur enthousiasme, Jésus les encourage en disant qu’Il leur donne « le pouvoir de marcher sur les serpents ». Recevant toujours plus de capacités, les apôtres devenaient semblables à des super-héros pour qui rien n’était trop difficile et qui pouvaient pratiquement tout faire. Et c’est précisément à cet instant, au sommet de leur force et de leur puissance, que le Seigneur leur montre ce qui a véritablement de la valeur et mérite qu’on s’en réjouisse. Il apparaît que, pour Ses disciples, l’essentiel ne doit être ni la puissance, ni l’autorité, ni la force, mais ce qui ne dépend nullement d’eux : l’inscription de leur nom dans les cieux. Il confirme aussitôt Ses paroles en disant que cette connaissance n’est pas révélée aux sages, mais aux tout-petits, qui ne l’ont méritée en rien, mais ont su la recevoir comme un don.

Nous cherchons souvent en nous des capacités qui nous prouveraient que nous sommes le meilleur instrument entre les mains de Dieu, capables d’accomplir n’importe quelle tâche et de résoudre n’importe quel problème. Mais les chrétiens ne suivent pas la voie du perfectionnement de soi ; tel n’est pas leur but. Dieu dispense généreusement Ses dons et attend en retour que nous Le glorifiions, au lieu de nous laisser séduire par notre propre grandeur.

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Pour Lc 10:19-21
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
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À première vue, l'appel du Sauveur à se réjouir non pas du triomphe sur les esprits des ténèbres, mais de la participation à la vie du Royaume...  Lire la suite

À première vue, l'appel du Sauveur à se réjouir non pas du triomphe sur les esprits des ténèbres, mais de la participation à la vie du Royaume (Jésus dit dans ce cas que les noms de ceux qui y participent sont «inscrits dans les cieux»), semble un peu étrange. En effet, l'un est inséparable de l'autre: les forces des ténèbres fuient devant ceux qui participent à la vie du Royaume non pas parce que les habitants du Royaume leur feraient peur par eux-mêmes, mais parce que la vie à laquelle ils participent devient, pour les esprits des ténèbres, une force qui les tue. Mais, à y regarder de plus près, il n'est pas difficile de remarquer que Jésus a avant tout en vue les priorités qui déterminent toute l'organisation de la vie spirituelle. D'abord le Royaume, et ensuite seulement tout le reste, même les succès dans cette guerre spirituelle qui attend, dans notre monde en voie de transfiguration mais pas encore transfiguré, quiconque participe au Royaume.

Et c'est peut-être justement le plus difficile: ne se réjouir de rien en soi. Il n'est peut-être pas si difficile de ne pas se laisser séduire par ce que l'on considère soi-même comme vanité, sottises ou, à plus forte raison, péché; il est beaucoup plus difficile de demeurer paisiblement indifférent à l'idée de quelque chose qui témoigne clairement de progrès sur le chemin du Royaume. Or le regard spirituel, lui, doit être tourné vers le Royaume lui-même et vers Celui qui l'a apporté au monde, et vers rien d'autre. Ce n'est pas sans raison que le Sauveur dit lui-même qu'un tel regard est davantage propre aux enfants, qui n'ont pas encore perdu la capacité de se passionner pour ce qui les intéresse vraiment, avec oubli de soi, jusqu'à ignorer complètement tout ce qui les entoure. Peut-être que si nous pouvions nous passionner ainsi, avec le même oubli de nous-mêmes, pour le Royaume, notre chemin vers lui serait sinon plus simple, du moins plus court.

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Pour Lc 10:19-21
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
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« Pourtant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Ces paroles du Seigneur ont une importance sans pareille pour...  Lire la suite

« Pourtant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Ces paroles du Seigneur ont une importance sans pareille pour notre vie spirituelle. Comprendre et discerner les joies spirituelles est une condition indispensable de toute vie dans l'esprit.

Nous employons souvent l'expression « transport spirituel ». Mais qu'est-ce donc ? Qu'est-ce que la joie dans le Seigneur, et qu'est-ce qu'une extase qui ne procure de plaisir qu'à moi seul, même si j'ai alors l'impression de soumettre des esprits et d'en délivrer quelqu'un ? Cela exige un discernement d'une extrême finesse ; mais, pour la vie spirituelle, il est aussi nécessaire que l'air sans lequel on peut mourir.

« Pourtant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis… » Connaissons-nous une telle joie, pour pouvoir nous en abstenir ? Certains répondront non, d'autres oui. Mais puisque notre but est d'apprendre à lire l'Évangile comme quelque chose de profondément personnel, qui s'adresse à toi comme une lettre reçue par la poste, les uns comme les autres doivent voir ce que le Seigneur leur dit personnellement aujourd'hui.

Essayons donc d'aborder la question par l'autre côté si la première partie de la phrase reste obscure et si nous ne comprenons pas exactement de quelle joie il faut s'abstenir. « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux… » Cette joie n'est peut-être pas plus facile à comprendre que celle dont il faut s'abstenir. Mais le verset suivant nous donne un indice : « À cette heure, Il exulta dans l'Esprit Saint », ou, selon la traduction synodale russe : « À cette heure, Jésus se réjouit en esprit. » Le Seigneur nous parle d'une joie que nous ne comprenons peut-être pas tout à fait, mais Il semble aussitôt nous la montrer en Lui-même. Et cette joie de Jésus dans le Seigneur, Son exultation dans l'Esprit Saint, se répand dans ces mots : « Je Te glorifie ».

En réalité, c'est notre seule joie véritable : Je Te glorifie. Voilà ce qu'il faut comprendre aujourd'hui. Je Te glorifie, bien que je sache que je vais vers la croix, ou que j'y sois peut-être déjà. Ce n'est pas un hasard si, dans sa période latine, l'histoire du mot « gloire » a pris des connotations rayonnantes, lumineuses. Joie de la joie, lumière de la lumière : voilà ce que disent ces mots, Je Te glorifie. Ils contiennent sans doute la seule joie qui nous soit véritablement donnée.

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Pour Lc 10:19-20
19 Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute la puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire.
20 Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
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Dans tous les systèmes ascétiques connus existe une règle très importante: l'attention de l'adepte doit être concentrée non sur...  Lire la suite

Dans tous les systèmes ascétiques connus existe une règle très importante: l'attention de l'adepte doit être concentrée non sur les résultats obtenus, mais sur le processus même de l'œuvre ascétique. Il ne s'agit pas du fait que les nouvelles possibilités et capacités que l'homme acquiert sur le chemin spirituel ne viennent pas de Dieu mais des forces obscures: le diable est stérile, il ne peut rien donner à l'homme, et l'on ne peut donc rien recevoir de lui; il ne peut que gâter ce qu'il n'a pas créé. Il s'agit d'autre chose: en se concentrant sur ses capacités et possibilités nouvellement acquises, l'homme se détourne inévitablement de l'essentiel, de ce qui constitue le cœur de tout travail ascétique: la construction spirituelle de sa propre personnalité, l'édification en soi de ce noyau intérieur sans lequel il ne peut être question d'un changement qualitatif de sa propre vie.

Or tous les systèmes ascétiques sans exception ont pour but précisément le changement de l'état spirituel, une nouvelle qualité spirituelle de la vie, non de nouvelles capacités ou possibilités. De plus, se concentrer sur des réussites de ce genre se transforme facilement en complaisance envers soi-même, qui à son tour passe tout aussi facilement à l'orgueil, obstacle au mouvement spirituel ultérieur. Il peut sembler que Jésus aussi, en conseillant à Ses disciples de se réjouir non de ce que les esprits leur sont soumis, mais de ce que leurs noms sont écrits «dans les cieux», veut dire la même chose: déplacer l'attention des apôtres de leurs nouvelles possibilités vers l'essentiel qui constitue la base de leur vie spirituelle. Mais dans ce cas, il ne s'agit pas simplement de travail intérieur; il s'agit du Royaume, et cela change profondément les choses.

Dans tout autre cas, quelle que soit la pratique ascétique que nous considérions, il est question des efforts de l'homme lui-même, de son chemin, de ses réussites. Dans le cas des apôtres, il ne peut être question d'aucun succès ni d'aucune réussite propre, de même qu'il ne peut être question de succès ou de réussites de qui que ce soit parmi les hommes lorsqu'il s'agit du Royaume et de la possibilité de participer à sa vie. Et il ne s'agit pas de savoir si l'homme est mauvais ou bon: personne vivant sur terre ne mérite ni ne gagne le Royaume plus ou moins qu'un autre. Certes, le pécheur a plus de difficulté sur le chemin du Royaume que le juste, non parce que le juste mérite davantage le Royaume par sa nature, mais parce qu'il lui est plus facile de l'accueillir qu'au pécheur. Mais le juste aussi le reçoit gratuitement, et nullement comme un dû; sous ce rapport, il ne diffère en rien du pécheur.

Par le repentir, le pécheur ne gagne pas le droit au Royaume; par le repentir, il s'ouvre seulement le chemin vers lui, recevant la possibilité d'accueillir le don non mérité dont il serait autrement privé. Dans une telle situation, parler, à propos de la vie chrétienne, des succès ou des réussites du chrétien sur le chemin spirituel n'a évidemment aucun sens. On ne peut se réjouir ici que d'une seule chose: d'avoir part à ce Royaume et de vivre de sa vie, de ce que ton nom, selon les paroles du Sauveur, est «écrit dans les cieux».

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Pour Lc 10:21
21 À cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
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Les premiers disciples du Christ furent de simples pêcheurs, non des savants. Parmi ceux qui entendirent les premiers le Sermon sur la montagne...  Lire la suite

Les premiers disciples du Christ furent de simples pêcheurs, non des savants. Parmi ceux qui entendirent les premiers le Sermon sur la montagne, il n'y avait guère beaucoup de gens instruits. Mais, pour une raison donnée, ce sont précisément ces gens sans sagesse et faibles que Jésus Lui-même choisit pour leur confier Son principal mystère.

L'exclamation de reconnaissance du Sauveur est provoquée par le fait que soixante-dix de Ses disciples vinrent à Lui et Lui annoncèrent avec joie que «même les démons nous sont soumis». La simplicité enfantine de leur foi, avec laquelle ils reçoivent ce que le Seigneur leur dit, et la manière directe dont ils expriment leur joie devant la grandeur des œuvres de Dieu, sont tout simplement incroyables. S'ils avaient été pleins de raisonnements subtils et de doutes, s'ils avaient raisonné «en adultes», la puissance d'accomplir des miracles au nom de Jésus ne leur aurait pas été ouverte.

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Pour Lc 10:22-24
22 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »
23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »
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Le mystère insondable de l'incarnation du Fils de Dieu n'a pas été révélé à l'humanité pendant de longs siècles, et le fait que nous puissions aujourd'hui ne serait-ce qu'en entendre parler est une grande miséricorde...  Lire la suite

Le mystère insondable de l'incarnation du Fils de Dieu n'a pas été révélé à l'humanité pendant de longs siècles, et le fait que nous puissions aujourd'hui ne serait-ce qu'en entendre parler est une grande miséricorde. Dans la brève lecture évangélique d'aujourd'hui, le Seigneur dit aux disciples que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir cela, et ne l'ont pas vu. Ce n'est qu'en figures, « comme dans un miroir », selon l'expression de l'apôtre Paul, qu'ils décrivaient la venue du Christ, parce qu'il leur était impossible même d'imaginer l'incarnation de l'Infini.

Ce n'est que de temps à autre, en réponse aux questions douloureuses sur le sens de la vie et de la souffrance, que les prophètes, comme Jérémie ou l'auteur du livre de Job, entendent de Dieu l'annonce qu'Il viendra Lui-même aux hommes. Ce n'est que dans la grande tension de l'attention de l'esprit humain, « sur la garde divine », selon les expressions du prophète Habacuc et de saint Jean Damascène, que ce mystère se révèle. Et le fait que nous ayons la possibilité de tenir entre nos mains et de lire l'Évangile est un don incomparable, pour lequel il faut rendre grâce et dont il faut faire usage.

Le Seigneur souligne encore aux disciples un autre aspect important de ce mystère : pour saisir le mystère de l'incarnation de Dieu, comme d'ailleurs pour Le rencontrer en général, les efforts intellectuels ne suffisent pas. C'est précisément une Révélation, donnée dans la rencontre personnelle avec Jésus de Nazareth.

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Pour Lc 10:22-24
22 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »
23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »
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Lorsque Jésus dit aux disciples qu'ils voient ce que bien des prophètes et des rois d'autrefois rêvaient de voir sans l'avoir pu, Il parle évidemment...  Lire la suite

Lorsque Jésus dit aux disciples qu'ils voient ce que bien des prophètes et des rois d'autrefois rêvaient de voir sans l'avoir pu, Il parle évidemment du Royaume qu'Il a apporté au monde. Bien des justes et des prophètes de tous les temps en ont effectivement rêvé et en ont pressenti la venue.

Mais qu'est-ce que ce Royaume ? Quelle en est l'essence ? Le Sauveur Lui-même l'exprime en une courte phrase : le Père M'a tout donné, et nul ne connaît le Fils sinon le Père, de même que nul ne connaît le Père sinon le Fils et ceux à qui le Fils veut Le révéler. Cette phrase paraît à première vue quelque peu énigmatique, surtout sur le fond de la tradition juive de l'époque, qui appelait Dieu le Père céleste. Mais Jésus emploie manifestement ces mots à la fois dans le sens que leur donnaient les Juifs croyants de l'époque évangélique et dans un autre sens. Ce qui frappe d'abord, c'est une certaine exclusivité, qui ne se comprend pas immédiatement : Jésus dit que personne, en dehors de Lui, ne connaît le Père.

On pourrait l'expliquer par le fait que Lui seul porte en Lui toute la plénitude de Dieu ; pour un homme ordinaire, si profonde que soit sa foi, cela est par définition impossible. Mais il semble qu'il ne s'agisse pas seulement de cela : Jésus parle aussi de ceux à qui Il peut révéler le Père, et il s'agit là, sans aucun doute, de personnes tout à fait ordinaires et pécheresses. Apparemment, le Sauveur parle ici moins de Sa divinité que du Royaume lui-même : les habitants du Royaume ont en effet avec Dieu des relations tout à fait particulières, et eux seuls peuvent, à proprement parler, se considérer comme enfants de Dieu au plein sens du terme. Le fondement du Royaume est cette relation de Jésus avec Son Père dont Il dit : le Père M'a tout donné.

Il ne s'agit évidemment pas de dire que Jésus serait devenu une sorte de vice-roi de Dieu sur terre, mais que la plénitude de Dieu qu'Il a apportée au monde est devenue le fondement du Royaume : en s'incarnant dans le Fils, le Père Lui a remis le Royaume et tout ce qui s'y rattache. Tout ce qui se produit dans le Royaume se produit dans le cadre de cette relation ; en un sens, on pourrait dire que le Royaume lui-même existe en elle et en fait partie. Rien de tel n'existe, ni ne peut exister, dans le monde non transfiguré. Rien d'étonnant à ce que les grands prophètes et les rois d'autrefois eussent été heureux de voir le Royaume : c'est là que devenait réalité cette plénitude de communion avec Dieu qu'ils cherchaient sans pouvoir la trouver dans un monde corrompu par la chute.

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