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RÉFLEXIONS pour Jc 1:13

13 Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : « C’est Dieu qui m’éprouve. » Dieu en effet n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne.
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Parfois, la simple rencontre du mot « tentation » dans la Bible introduit en tentation. À maintes reprises, l'Écriture parle de certaines tentations que Dieu envoie à l'homme, en commençant peut-être par Gn 22:1. Et en même temps, nous lisons dans la prière du Seigneur : « Ne nous soumets pas à la tentation ». Notre verset d'aujourd'hui dit, lui aussi, autre chose. Alors, Dieu tente-t-Il ou non ?

Il s'agit ici de deux sens différents de ce mot, que l'on pourrait décrire en langage moderne comme « épreuve » et « provocation ». La différence tient au but de l'événement. Des épreuves peuvent nous être données, en un sens toute notre vie est une épreuve, afin que nous les traversions en acquérant l'expérience nécessaire à notre maturation, à notre croissance dans la relation avec Dieu. Et il ne nous convient pas de fuir de telles « tentations ».

Le but des provocations mauvaises est autre. Il est que nous tombions, que nous nous éloignions de Dieu, que nous empruntions le chemin de l'égoïsme, du manque d'amour, de la violence. De telles « tentations » ne viennent jamais de Dieu ; nous demandons à Dieu de nous en délivrer. Et comme le dit le Seigneur Jésus, lorsque vous demandez, croyez que vous recevez. Alors il ne restera dans notre vie que les épreuves envoyées par Dieu, pour lesquelles on ne peut que Le remercier.

Autres réflexions

 
Pour Jc 1:13
13 Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : « C’est Dieu qui m’éprouve. » Dieu en effet n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne.
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Il arrive que la simple rencontre avec le mot «tentation» dans la Bible nous induise en tentation. À de nombreuses reprises, l'Écriture parle de certaines tentations que Dieu envoie à l'homme...  Lire la suite

Il arrive que la simple rencontre avec le mot «tentation» dans la Bible nous induise en tentation. À de nombreuses reprises, l'Écriture parle de certaines tentations que Dieu envoie à l'homme (en commençant peut-être par Gn. 22:1). Et en même temps, nous lisons dans la prière du Seigneur: «Ne nous induis pas en tentation». Et notre verset d'aujourd'hui dit lui aussi autre chose. Alors, Dieu tente-t-il, oui ou non?

Il s'agit plutôt de deux sens différents de ce mot, que l'on pourrait décrire en langage moderne comme «épreuve» et «provocation». La différence tient ici au but de cet événement. Des épreuves peuvent nous être données (en un certain sens, toute notre vie est une épreuve) afin que nous les traversions en acquérant l'expérience nécessaire à notre maturation, à notre croissance dans la relation avec Dieu. Et il ne nous convient pas de fuir de telles «tentations».

Le but des provocations mauvaises est autre. Il est de nous faire tomber, de nous éloigner de Dieu, de nous faire suivre la voie de l'égocentrisme, du manque d'amour, de la violence. Les «tentations» de ce genre ne viennent jamais de Dieu; c'est d'elles que nous demandons à Dieu de nous délivrer. Et, comme le dit le Seigneur Jésus, quand vous demandez, croyez que vous recevez. Alors il ne restera dans notre vie que les épreuves envoyées par Dieu, pour lesquelles on ne peut que Le remercier.

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Pour Jc 1:1-18
1 Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Dispersion, salut !
2 Tenez pour une joie suprême, mes frères, d’être en butte à toutes sortes d’épreuves.
3 Vous le savez : bien éprouvée, votre foi produit la constance ;
4 mais que la constance s’accompagne d’une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, ne laissant rien à désirer.
5 Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu — il donne à tous généreusement, sans récriminer — et elle lui sera donnée.
6 Mais qu’il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite.
7 Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur :
8 homme à l’âme partagée, inconstant dans toutes ses voies !
9 Que le frère d’humble condition se glorifie de son exaltation
10 et le riche de son humiliation, car il passera comme fleur d’herbe.
11 Le soleil brûlant s’est levé : il a desséché l’herbe et sa fleur tombe, sa belle apparence est détruite. Ainsi se flétrira le riche dans ses démarches !
12 Heureux homme, celui qui supporte l’épreuve ! Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.
13 Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : « C’est Dieu qui m’éprouve. » Dieu en effet n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne.
14 Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui l’attire et le leurre.
15 Puis la convoitise, ayant conçu, donne naissance au péché, et le péché, parvenu à son terme, enfante la mort.
16 Ne vous égarez pas, mes frères bien-aimés :
17 tout don excellent, toute donation parfaite vient d’en haut et descend du Père des lumières, chez qui n’existe aucun changement, ni l’ombre d’une variation.
18 Il a voulu nous enfanter par une parole de vérité, pour que nous soyons comme les prémices de ses créatures.
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Le mot « patience », si important dans les paroles de l'apôtre Jacques que nous lisons aujourd'hui, est l'un des termes les plus importants de toutes les Épîtres...  Lire la suite

Le mot « patience », si important dans les paroles de l'apôtre Jacques que nous lisons aujourd'hui, est l'une des notions les plus importantes de l'ensemble des Épîtres des apôtres. Dans la seule Épître aux Romains — texte essentiel pour la théologie de l'apôtre Paul —, il revient au moins huit fois, dans un texte relativement court. Ce nombre comprend aussi bien la longanimité de Dieu que la patience humaine. Rappelons ces paroles admirables : et ce n'est pas tout ; nous nous glorifions aussi des tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, la patience une vertu éprouvée, et la vertu éprouvée l'espérance ; or l'espérance ne déçoit pas, parce que l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné (Rm 5:4). L'apôtre Jacques dit aujourd'hui : que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans manquer de rien. En réalité, la seule raison pour laquelle il nous faut patienter est qu'il nous manque telle ou telle perfection. Nous devons supporter notre propre imperfection. Voilà ce qu'il importe de comprendre. Et le Seigneur supporte notre imperfection… Et l'on ne sait pas à qui cette patience coûte le plus. D'ailleurs, nous supportons aussi l'imperfection de ceux qui nous entourent. Et tout psychologue contemporain dira que le seul facteur de stabilité du mariage est la capacité d'au moins l'un des deux conjoints à faire preuve de patience. Enfin, même la sagesse populaire dit : Dieu a patienté et nous a ordonné d'en faire autant. Ce mot est également d'une importance capitale dans la littérature ascétique.

Mais comment pouvons-nous faire preuve d'une telle patience ? Ce sont des saints ; ils se trouvaient dans des circonstances historiques exceptionnelles ; de plus, ils étaient couronnés de gloire… Oui, mais dans notre vie ordinaire aussi, nous devons nous souvenir de cette patience qui était la leur, afin de comprendre combien nos plaintes contre la vie sont pécheresses. Nous souvenir que notre Dieu est « le Dieu de la patience et de la consolation » Rm 15:5).

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Pour Jc 1:1-15
1 Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Dispersion, salut !
2 Tenez pour une joie suprême, mes frères, d’être en butte à toutes sortes d’épreuves.
3 Vous le savez : bien éprouvée, votre foi produit la constance ;
4 mais que la constance s’accompagne d’une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, ne laissant rien à désirer.
5 Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu — il donne à tous généreusement, sans récriminer — et elle lui sera donnée.
6 Mais qu’il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite.
7 Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur :
8 homme à l’âme partagée, inconstant dans toutes ses voies !
9 Que le frère d’humble condition se glorifie de son exaltation
10 et le riche de son humiliation, car il passera comme fleur d’herbe.
11 Le soleil brûlant s’est levé : il a desséché l’herbe et sa fleur tombe, sa belle apparence est détruite. Ainsi se flétrira le riche dans ses démarches !
12 Heureux homme, celui qui supporte l’épreuve ! Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.
13 Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : « C’est Dieu qui m’éprouve. » Dieu en effet n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne.
14 Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui l’attire et le leurre.
15 Puis la convoitise, ayant conçu, donne naissance au péché, et le péché, parvenu à son terme, enfante la mort.
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Dans son épître, Jacques rappelle l'une des notions clés de la tradition yahviste, puis juive : la sagesse. Son sens et son contenu ont évolué au fil du temps, mais une chose est restée constante...  Lire la suite

Dans son épître, Jacques rappelle l'une des notions clés de la tradition yahviste, puis juive : la sagesse. Son sens et son contenu ont évolué au fil du temps, mais une chose est restée constante : chez les peuples sémitiques en général et les Juifs en particulier, la sagesse n'a jamais été associée uniquement à la théorie, à la pensée abstraite et à la connaissance spéculative. On l'a toujours considérée comme quelque chose de pratique, davantage comme un savoir-faire ou une aptitude que comme un savoir théorique. Après l'exil à Babylone, à l'époque du Second Temple, il s'agissait avant tout d'une aptitude à vivre dans la justice, de la pratique de la vie spirituelle.

Cela peut paraître étrange : de quelle aptitude à vivre dans la justice peut-on parler, si la justice n'est nullement une œuvre humaine, mais un don de Dieu ? Pourtant, l'apôtre formule très clairement l'une des exigences fondamentales de la vie juste : l'unité intérieure de la personne. Celui dont l'âme est divisée n'est pas affermi sur le chemin (« L'homme aux pensées partagées est instable dans toutes ses voies ») : telle est la pensée centrale de Jacques. En effet, du point de vue des auteurs bibliques, l'âme est ce courant de vie que Dieu nous a donné et dont nous disposons, que nous dirigeons comme nous le jugeons bon. Nous demeurons en lui, et lui en nous.

Mais on ne peut vivre pleinement que si ce courant suit un seul lit, sans se diviser en ruisseaux qui menacent sans cesse de tarir. Ce que sera notre vie dépend de notre état spirituel, du degré d'unité de notre volonté. C'est dans ce contexte que Jacques parle de la constance (« patience ») qui s'acquiert dans les épreuves (« tentations »). La foi est avant tout confiance en Dieu ; elle suppose que le centre de notre vie soit cette présence de Dieu sans laquelle aucune communion avec Lui n'est possible.

Mais pour que cette communion soit réellement ininterrompue, notre volonté doit y être enracinée, sans être « ballottée » par chaque influence extérieure. Cette concentration de la volonté sur la Présence se développe comme une aptitude pratique grâce aux épreuves que traverse la personne et qui la détournent de l'essentiel. Si elle se sert au contraire de ces épreuves pour affermir son aptitude à concentrer son attention sur Dieu, elles la rendent sage : au sens de cette sagesse pratique qui est précisément l'aptitude à la communion avec Dieu, ouvrant à la personne le chemin de la justice.

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Pour Jc 1:1-15
1 Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Dispersion, salut !
2 Tenez pour une joie suprême, mes frères, d’être en butte à toutes sortes d’épreuves.
3 Vous le savez : bien éprouvée, votre foi produit la constance ;
4 mais que la constance s’accompagne d’une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, ne laissant rien à désirer.
5 Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu — il donne à tous généreusement, sans récriminer — et elle lui sera donnée.
6 Mais qu’il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite.
7 Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur :
8 homme à l’âme partagée, inconstant dans toutes ses voies !
9 Que le frère d’humble condition se glorifie de son exaltation
10 et le riche de son humiliation, car il passera comme fleur d’herbe.
11 Le soleil brûlant s’est levé : il a desséché l’herbe et sa fleur tombe, sa belle apparence est détruite. Ainsi se flétrira le riche dans ses démarches !
12 Heureux homme, celui qui supporte l’épreuve ! Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.
13 Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : « C’est Dieu qui m’éprouve. » Dieu en effet n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne.
14 Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui l’attire et le leurre.
15 Puis la convoitise, ayant conçu, donne naissance au péché, et le péché, parvenu à son terme, enfante la mort.
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Jacques s'adresse aux douze tribus qui sont dans la dispersion. Cette définition désignait depuis l'Antiquité le peuple juif, mais faut-il comprendre que...  Lire la suite

Jacques s'adresse aux douze tribus qui sont dans la dispersion. Cette définition désignait depuis l'Antiquité le peuple juif, mais faut-il comprendre que Jacques s'adresse exclusivement aux chrétiens issus des Juifs? Puisque le contenu de l'épître concerne tous les chrétiens, nous sommes en droit de comprendre par les douze tribus les frères qui constituent l'Église - le peuple de Dieu de la Nouvelle Alliance.

L'appel à se réjouir des tentations produit d'abord une impression étrange. On peut certes trouver un motif de joie dans le fait que, si les forces des ténèbres t'attaquent, cela signifie que tu ne leur appartiens pas. Mais une telle conscience peut mener à la suffisance, puis à l'illusion sur soi et à une orgueilleuse exaltation de soi, et c'est précisément un piège satanique.

Il ne faut donc pas se réjouir des tentations, mais de ce que le Seigneur nous donne la force de les affronter et de résister aux séductions. Il ne faut pas les craindre ni perdre la tête par peur, mais il convient de les reconnaître à temps et d'être prêt à recevoir l'aide d'en haut.

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