Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Jr 17:5-10; Lc 16:19-31

5 Ainsi parle Yahvé :
Maudit l’homme qui se confie en l’homme,
qui fait de la chair son appui
et dont le cœur s’écarte de Yahvé !
6 Il est comme un chardon dans la steppe :
il ne ressent rien quand arrive le bonheur,
il se fixe aux lieux brûlés du désert,
terre salée où nul n’habite.
7 Béni l’homme qui se confie en Yahvé
et dont Yahvé est la foi.
8 Il ressemble à un arbre planté au bord des eaux,
qui tend ses racines vers le courant :
il ne redoute rien quand arrive la chaleur,
son feuillage reste vert ;
dans une année de sécheresse
il est sans inquiétude
et ne cesse pas de porter du fruit.
9 Le cœur est rusé plus que tout,
et pervers, qui peut le pénétrer ?
10 Moi, Yahvé, je scrute le cœur,
je sonde les reins,
pour rendre à chacun d’après sa conduite,
selon le fruit de ses œuvres.
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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Le dernier verset de la parabole du riche et de Lazare attire l’attention. Abraham dit que ceux qui n’écoutent pas Moïse et les prophètes ne croiront pas, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts. On se rappelle aussitôt notre propre attitude différente envers l’Ancien et le Nouveau Testament. Surgit le désir d’adoucir les paroles, de comprendre le texte de façon plus figurée, ou même de consulter moins souvent la première moitié de la Bible... Pourtant, par les paroles d’Abraham, le Christ dit en réalité que celui qui rejette la Loi de Moïse se ferme au miracle de la Résurrection, y compris à sa propre résurrection.

Autres réflexions

 
Pour Jr 17:5-10
5 Ainsi parle Yahvé :
Maudit l’homme qui se confie en l’homme,
qui fait de la chair son appui
et dont le cœur s’écarte de Yahvé !
6 Il est comme un chardon dans la steppe :
il ne ressent rien quand arrive le bonheur,
il se fixe aux lieux brûlés du désert,
terre salée où nul n’habite.
7 Béni l’homme qui se confie en Yahvé
et dont Yahvé est la foi.
8 Il ressemble à un arbre planté au bord des eaux,
qui tend ses racines vers le courant :
il ne redoute rien quand arrive la chaleur,
son feuillage reste vert ;
dans une année de sécheresse
il est sans inquiétude
et ne cesse pas de porter du fruit.
9 Le cœur est rusé plus que tout,
et pervers, qui peut le pénétrer ?
10 Moi, Yahvé, je scrute le cœur,
je sonde les reins,
pour rendre à chacun d’après sa conduite,
selon le fruit de ses œuvres.
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Dans la lecture vétérotestamentaire d’aujourd’hui, il est dit que celui qui s’éloigne de Dieu ne verra pas venir le bien. Et même si c’est une image habituelle de la Bible, signifiant qu’aucun bien ne viendra, ce qui est important ici pour nous, c’est que...  Lire la suite

Dans la lecture vétérotestamentaire d’aujourd’hui, il est dit que celui qui s’éloigne de Dieu ne verra pas venir le bien. Et même si c’est une image habituelle de la Bible, signifiant qu’aucun bien ne viendra, ce qui est important ici pour nous, c’est que cela est lié au choix personnel de l’homme. En nous éloignant du Seigneur, nous partons au désert. En nous détournant de Lui, nous refusons de voir le bien. L’homme qui choisit le chemin de l’injustice se bouche les oreilles et ferme les yeux, et c’est pourquoi il n’entend pas la Bonne Nouvelle.

L’homme qui met son espérance en Dieu trouve une source inépuisable de vie. Aucune circonstance extérieure, ni même intérieure, car la sécheresse survient souvent aussi dans nos cœurs, ne peut nous priver de cette eau vive que donne le Seigneur.

Mais le plus intéressant est que les deux parties de ce passage nous concernent. Aucun de nous ne peut dire qu’il ne s’est jamais, pas même un instant, appuyé sur la chair, c’est-à-dire sur une sagesse purement humaine et terrestre, que l’apôtre Paul appelait folie devant Dieu (1 Co 3:19). Mais en même temps, l’eau vive de l’amour du Seigneur est donnée à chacun, et chaque chrétien a l’expérience d’une sécheresse vécue dans la paix du Christ, qui surpasse toute intelligence. Ainsi, l’indifférence et la liberté de la gloire des fils de Dieu sont toutes deux une réalité de notre vie. Et chaque jour, chaque minute, est une possibilité de choisir : en quoi, ou en Qui, est-ce que je mets mon espérance ?

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Pour Jr 17:5-10
5 Ainsi parle Yahvé :
Maudit l’homme qui se confie en l’homme,
qui fait de la chair son appui
et dont le cœur s’écarte de Yahvé !
6 Il est comme un chardon dans la steppe :
il ne ressent rien quand arrive le bonheur,
il se fixe aux lieux brûlés du désert,
terre salée où nul n’habite.
7 Béni l’homme qui se confie en Yahvé
et dont Yahvé est la foi.
8 Il ressemble à un arbre planté au bord des eaux,
qui tend ses racines vers le courant :
il ne redoute rien quand arrive la chaleur,
son feuillage reste vert ;
dans une année de sécheresse
il est sans inquiétude
et ne cesse pas de porter du fruit.
9 Le cœur est rusé plus que tout,
et pervers, qui peut le pénétrer ?
10 Moi, Yahvé, je scrute le cœur,
je sonde les reins,
pour rendre à chacun d’après sa conduite,
selon le fruit de ses œuvres.
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Les paroles de Jérémie sur le sort du juste et du pécheur peuvent passer pour de simples exhortations à une vie juste. Mais il y a dans sa prédication quelque chose qui oblige à les regarder tout autrement. Ce n'est pas par hasard que le prophète parle de Dieu, qui connaît le cœur de l'homme comme...  Lire la suite

Les paroles de Jérémie sur le sort du juste et du pécheur peuvent passer pour de simples exhortations à une vie juste. Mais il y a dans sa prédication quelque chose qui oblige à les regarder tout autrement. Ce n'est pas par hasard que le prophète parle de Dieu, qui connaît le cœur de l'homme comme l'homme lui-même ne le connaît pas.

Dans le langage de la Bible, le cœur est le centre spirituel de la personne humaine, son « moi » spirituel, ce centre même où se font les choix et se prennent les décisions. C'est le cœur qui détermine ce que sera l'homme devant Dieu et devant les autres. Et le chemin spirituel de l'homme est déterminé par son cœur. Ce n'est pas pour le punir ou le récompenser que Dieu observe l'homme.

Dieu regarde dans le cœur de l'homme pour comprendre où il va. Et pour savoir s'il y a une place pour Lui dans ce cœur et sur ce chemin. Car c'est seulement ainsi que l'on détermine si l'on a devant soi un juste ou un pécheur. Dans la Bible, la justice et le péché ne sont pas considérés comme des propriétés de l'homme, mais comme des états dans lesquels il se trouve. Et ces états sont liés à la relation entre Dieu et l'homme. Ou à son absence.

La justice n'est d'ailleurs nullement naturelle à l'homme : Dieu seul est juste, comme la Bible le dit de diverses manières et sous diverses formes. Mais l'homme peut devenir juste s'il fait confiance à Dieu et Le laisse déterminer sa vie. Jour après jour. Pas à pas. Ce n'est pas par hasard que la Bible décrit la justice comme un chemin. Le chemin de l'homme à la suite de Dieu. Malgré son propre péché. Et l'oasis au bout du chemin, où coule une source d'eau vive, n'est pas à proprement parler une récompense, mais l'aboutissement du chemin. De même que la vie dans un désert stérile est la conséquence de l'égarement. Cet égarement qui caractérise le pécheur.

L'oasis et le désert sec et sans eau symbolisent le but atteint ou non atteint. Une vie vécue avec un sens et en conscience, ou une vie dépourvue de sens. Ce n'est pas par hasard que la Torah parle du chemin de la vie et du chemin de la mort. Ce n'est pas Dieu qui tue l'homme pour son péché. C'est le péché lui-même qui tue l'homme refusant de suivre le chemin de la justice. Pas toujours immédiatement, mais toujours inévitablement. Car il n'y a qu'un Royaume. Et qu'une vie. Et qu'un salut — dans ce Royaume et dans cette vie. Parce que l'alternative au Royaume et à la vie, c'est le vide et la mort. Et il ne dépend que de l'homme lui-même de choisir le chemin qu'il prendra.

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Pour Lc 16:19-31
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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L'Évangile parle peu de ce qu'est « la vie après la vie », et ce silence tient très probablement au fait que le chemin vers le ciel passe par la terre, où il nous faut...  Lire la suite

L'Évangile parle peu de ce qu'est « la vie après la vie », et ce silence tient très probablement au fait que le chemin vers le ciel passe par la terre, où il nous faut vivre conformément à notre vocation. Mais voici devant nous un récit qui entrouvre le voile mystérieux ; pourtant, ici encore, ce ne sont pas les détails de l'existence d'outre-tombe, évoqués brièvement, qui se trouvent au centre de notre attention, mais le sens du récit appliqué à notre vie.

Et voici que nous voyons un homme qui, ayant vécu sans réfléchir pour son propre plaisir, se retrouve en enfer, parce qu'il a déjà tout reçu dans la vie terrestre. On pourrait se demander : qu'avait-il donc fait de mal ? Certes, il ne nourrissait pas Lazare, qui gisait près de sa maison comme un sans-abri sale, mais on ne peut pas nourrir tout le monde. On ne dit rien d'autre de mauvais à propos de ce riche ; il n'est pas mentionné qu'il ait dépouillé ou égorgé quelqu'un. Alors pourquoi est-il allé en enfer ?

Il ne faut sans doute pas demander « pour quoi », mais « pourquoi » : non parce qu'il profitait des plaisirs terrestres, mais parce qu'ils lui ont caché Dieu. De même que les mêmes substances peuvent, selon la dose et les proportions, être à la fois remède et poison, de même les dons que le Seigneur a créés pour satisfaire nos besoins peuvent devenir funestes si, à cause d'eux, nous cessons de voir le Créateur.

Et ce récit contient encore une prophétie importante : si les hommes n'écoutent pas des paroles prophétiques bien connues, ils ne croiront pas non plus Celui qui ressuscitera d'entre les morts. Jusqu'à présent, ceux qui espèrent une vie sans fin au milieu du luxe terrestre ont du mal à croire au Ressuscité. Mais, descendu aux enfers, Il a franchi le grand abîme qui, jusque-là, était infranchissable.

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Pour Lc 16:19-31
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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Le Christ raconte une parabole assez effrayante sur un homme indifférent qui, sans prêter attention aux souffrances...  Lire la suite

Le Christ raconte une parabole assez effrayante sur un homme indifférent qui, sans prêter attention aux souffrances de son prochain, s'est retrouvé en enfer de façon tout à fait irréversible. Mais les paraboles ne parlent pas de l'enfer ou du paradis ; elles parlent de nous, de vous et de moi, de la manière dont nous devons vivre sur cette terre. Car l'essentiel n'est pas qu'on nous effraie par les tourments de l'enfer, mais qu'une alternative précise nous soit proposée : chercher à « recevoir tout le bien dans la vie » ou voir la douleur et la solitude de celui qui a eu moins de chance que nous dans cette vie. Et la décision doit être prise en toute liberté, parce que si un homme est sourd à la voix de la conscience, à la loi humaine et à la loi de Dieu, on peut l'effrayer autant qu'on veut avec l'enfer ou avec autre chose : même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, il ne croira pas. Il suffit pourtant de peu : se détacher de son bonheur (ou de son malheur) et partager « ne serait-ce que les miettes » de sa vie, car c'est pour cela qu'elle nous est donnée...

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Pour Lc 16:19-31
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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En méditant le texte d’aujourd’hui, on peut y remarquer une particularité. Le nom du riche n’est pas donné. Le nom de Lazare, au contraire, est donné...  Lire la suite

En méditant le texte d’aujourd’hui, on peut y remarquer une particularité. Le nom du riche n’est pas donné. Le nom de Lazare, au contraire, est donné. On pourrait se dire : qu’y a-t-il donc là de particulier ? Mais si l’on essaie de se souvenir d’autres paraboles et récits de l’Évangile, on voit que les noms des personnes mauvaises ne sont presque nulle part mentionnés, sauf dans les rares cas où il est impossible de ne pas les mentionner, comme pour Judas, Caïphe, Ponce Pilate, car il s’agit d’un témoignage factuel d’authenticité historique. Contrairement à l’Ancien Testament. Si l’on traçait, de manière quelque peu conventionnelle, deux tableaux pour l’Ancien et le Nouveau Testament, chacun avec deux colonnes contenant les noms de personnes mauvaises et bonnes, alors, dans le premier cas, ces colonnes seraient sans doute comparables en longueur (là encore avec une part de convention, simplement comme tendance). Mais dans le cas du Nouveau Testament... Il semble que la colonne des bons noms serait beaucoup plus longue que celle des mauvais. Non pas, bien sûr, parce que le mal était beaucoup moins présent. Mais il y a là, semble-t-il, un signe de la théologie nouvelle du Nouveau Testament. Et l’on peut en indiquer plusieurs raisons.

Le nom est quelque chose de très important pour le chrétien. Pourquoi ? Pour certains, par superstition ; certains voient dans le nom une sorte de sens sacré ; on entend souvent nos contemporains dire qu’en donnant un nom à son enfant, on influe sur son destin. Mais les superstitions ne laissent pas place à la foi véritable ; or celle-ci se trouve dans cette circonstance très importante : en accordant à Adam le droit de donner des noms aux choses qu’Il avait créées, le Seigneur a appelé l’homme à participer à Sa Création. Donner un nom, c’est partager avec Dieu l’œuvre créatrice dans le monde ; le nom sert comme une icône de la Synergie.

Pourquoi, lorsqu’il reçoit la tonsure monastique, l’homme change-t-il de nom ? Il existe l’opinion que c’est pour rompre complètement avec sa vie dans le monde. Une telle interprétation paraît douteuse : la vie dans le monde, du point de vue de la doctrine orthodoxe, n’est aucunement considérée comme inférieure à la vie monastique ; le fait que le moine change de nom témoigne au contraire du sens du nom comme icône de la coopération avec Dieu. Et voilà que Jésus vient et comme renouvelle ce moment où Adam donnait des noms aux animaux et aux oiseaux.

Ce faible rapport entre le nombre de noms mauvais et de noms bons dans l’Évangile dessine comme une icône du Royaume des Cieux, où le mal n’existera plus. (Remarquons entre parenthèses que les icônes se distinguent précisément des tableaux en ce qu’au-dessus de chaque saint ou sainte représenté, et surtout au-dessus du Seigneur, se trouve toujours un nom !) Le mal est décrit, mais il n’est pas nommé, et il semble ainsi qu’un degré moindre d’existence lui soit attribué, de même qu’en donnant des noms, Adam achevait la création des choses dans le monde.

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Pour Lc 16:19-31
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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La parabole du riche et de Lazare est l’une des plus difficiles à comprendre pour nous. Cela tient pour une large part au fait que nous lisons un texte écrit, alors que les paraboles du Christ sont un genre oral...  Lire la suite

La parabole du riche et de Lazare est l’une des plus difficiles à comprendre pour nous. Cela tient pour une large part au fait que nous lisons un texte écrit, alors que les paraboles du Christ sont un genre oral. Lorsque nous lisons un livre, nous pouvons revenir en arrière et examiner différentes nuances de sens ; les auditeurs, eux, n’avaient pas cette possibilité et percevaient une ou deux images essentielles. C’est pourquoi Jésus, voulant communiquer quelque chose de vraiment nouveau, présentait l’information de fond conformément au système de représentations qu’avaient Ses auditeurs. Vérifiez : toutes Ses paraboles sont construites ainsi.

Les deux points les plus essentiels de cette parabole sont, bien sûr, sa dernière phrase sur celui qui ressuscitera d’entre les morts, et le lien entre l’existence ici-bas et l’au-delà. Pour le reste, Jésus s’appuie sur les représentations traditionnelles : le sein d’Abraham, le shéol, sans chercher encore à les transformer. Tout cela est encore devant : car, descendu aux enfers après Sa mort sur la croix, Jésus abolit la représentation du shéol comme lieu où Dieu n’est pas.

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19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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Très souvent, les athées et les sceptiques qui affirment leur incroyance en Dieu invoquent le fait que les miracles dont parlent les croyants...  Lire la suite

Très souvent, les athées et les sceptiques qui affirment leur incroyance en Dieu invoquent le fait que les miracles dont parlent les croyants sont des inventions, qu'ils ne veulent pas y croire et que c'est précisément cela qui les éloigne avant tout de la foi. Aujourd'hui, le Seigneur leur dit, et nous dit, des paroles très importantes : s'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne croiront pas davantage si quelqu'un ressuscite d'entre les morts. Ils se trompent donc en réalité sur les causes de leur incroyance. Même si un miracle se produisait sous leurs yeux, ils n'y croiraient pas.

Seule la parole de Dieu, « Moïse et les prophètes », nous apprend à discerner un miracle. Un miracle ne peut être vu que par un cœur rempli de la parole divine, car « l'essentiel est invisible pour les yeux », comme le disait le personnage de Saint-Exupéry. De même que les yeux des cinq frères du riche ne les auraient pas aidés à reconnaître, dans l'homme qui aurait pu venir à eux, Lazare ressuscité, les yeux des incroyants d'aujourd'hui ne les aident pas à voir que « toute la terre est voilée par la fumée de l'amour du Seigneur ».

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Pour Lc 16:31
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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C’est les derniers mots que Jésus fait sortir de la bouche d’Abraham dans la parabole du Riche et de Lazare. Il est bien vrai que la parabole raconte en premier lieu d’une récompense posthume, malgré qu’elle ne soit pas le seul sens. Nous sommes en général, s’il faut le dire habitués à ce sens, cependant pour les juifs, premiers à écouter cette parabole, c’était...  Lire la suite

C’est les derniers mots que Jésus fait sortir de la bouche d’Abraham dans la parabole du Riche et de Lazare. Il est bien vrai que la parabole raconte en premier lieu d’une récompense posthume, malgré qu’elle ne soit pas le seul sens. Nous sommes en général, s’il faut le dire habitués à ce sens, cependant pour les juifs, premiers à écouter cette parabole, c’était une nouvelle et importante révélation. Mais les dernières paroles de la parabole du Seigneur parlent du témoignage d’un Ressuscité des morts: «…même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus». Bien sûr qu’il s’agit de Sa Résurrection, et il est primordial pour nous de savoir qu’un homme est capable de croire à un Ressuscité si et seulement s’il « écoute Moïse et les Prophètes». Il faut noter que l’expression «Moise et les prophètes» veut tout d’abord dire la Bible dans toute son intégralité comme elle était connue et acceptée à l’époque où Jésus était sur terre. Ensuite le verbe «écouter» dans ce contexte ne signifie autant pas une perception auditive, que l’obédience, l’exécution de la parole de Dieu. Le grand signe de la Résurrection ne nous amènera pas à renouveler nos vies si nous n’exécutons pas la parole de Dieu.

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Pour Jr 17:1-27
1 Le péché de Juda est écrit
avec un stylet de fer,
avec une pointe de diamant il est gravé
sur la tablette de leur cœur
et aux cornes de leurs autels,
2 car leurs fils se souviennent
de leurs autels et de leurs pieux sacrés,
près des arbres verts, sur les collines élevées.
3 Ô ma montagne dans la plaine,
ta richesse et tous tes trésors,
je vais les livrer au pillage
à cause du péché de tes hauts lieux
sur tout ton territoire.
4 Tu devras te dessaisir de ton héritage
que je t’avais donné ;
je te rendrai esclave de tes ennemis
dans un pays que tu ne connais pas.
Car le feu de ma colère que vous avez allumé
brûlera pour toujours.
5 Ainsi parle Yahvé :
Maudit l’homme qui se confie en l’homme,
qui fait de la chair son appui
et dont le cœur s’écarte de Yahvé !
6 Il est comme un chardon dans la steppe :
il ne ressent rien quand arrive le bonheur,
il se fixe aux lieux brûlés du désert,
terre salée où nul n’habite.
7 Béni l’homme qui se confie en Yahvé
et dont Yahvé est la foi.
8 Il ressemble à un arbre planté au bord des eaux,
qui tend ses racines vers le courant :
il ne redoute rien quand arrive la chaleur,
son feuillage reste vert ;
dans une année de sécheresse
il est sans inquiétude
et ne cesse pas de porter du fruit.
9 Le cœur est rusé plus que tout,
et pervers, qui peut le pénétrer ?
10 Moi, Yahvé, je scrute le cœur,
je sonde les reins,
pour rendre à chacun d’après sa conduite,
selon le fruit de ses œuvres.
11 Une perdrix couve ce qu’elle n’a pas pondu.
Ainsi celui qui se fait des richesses injustes :
au milieu de ses jours elles l’abandonnent
et en fin de compte il n’est qu’un insensé.
12 Un trône glorieux, sublime dès l’origine,
tel est notre lieu saint.
13 Espoir d’Israël, Yahvé,
tous ceux qui t’abandonnent seront honteux,
ceux qui se détournent de toi seront inscrits dans la terre,
car ils ont abandonné la source d’eaux vives, Yahvé.
14 Guéris-moi, Yahvé, et je serai guéri,
sauve-moi et je serai sauvé,
car tu es ma louange !
15 Les voici qui me disent :
Où est-elle, la parole de Yahvé ? Qu’elle s’accomplisse donc !
16 Pourtant je ne t’ai pas poussé au pire,
je n’ai pas désiré le jour fatal,
toi, tu le sais ;
ce qui sort de mes lèvres est à découvert devant toi.
17 Ne sois pas pour moi une cause d’effroi,
toi, mon refuge au jour du malheur.
18 Qu’ils soient honteux, mes persécuteurs, et que je ne sois pas honteux, moi !
Qu’ils soient effrayés, eux, et que je ne sois pas effrayé, moi !
Fais venir sur eux le jour du malheur,
brise-les, brise-les deux fois !
19 Ainsi m’a parlé Yahvé : Va te poster à la porte des Enfants du peuple, par où entrent et sortent les rois de Juda, et à toutes les portes de Jérusalem.
20 Tu diras : Écoutez la parole de Yahvé, vous, rois de Juda, et vous tous, Judéens et habitants de Jérusalem qui passez par ces portes.
21 Ainsi parle Yahvé : Soyez bien sur vos gardes et ne transportez pas de fardeau le jour du sabbat ; n’en faites pas entrer par les portes de Jérusalem.
22 Ne faites sortir aucun fardeau de vos maisons le jour du sabbat et ne faites aucun travail. Sanctifiez le jour du sabbat comme je l’ai ordonné à vos pères.
23 Eux n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille ; ils ont raidi leur nuque pour ne pas entendre et ne pas accueillir l’instruction.
24 Si vous m’écoutez bien — oracle de Yahvé — ne faites entrer, le jour du sabbat, aucun fardeau par les portes de cette ville ; si vous sanctifiez le jour du sabbat en n’y faisant aucun travail,
25 alors, par les portes de cette ville, des rois et des princes, siégeant sur le trône de David, feront leur entrée en équipage de chars et de chevaux, eux et leurs princes, les gens de Juda et les habitants de Jérusalem. Et cette ville restera habitée pour toujours.
26 On viendra des villes de Juda et des environs de Jérusalem, du pays de Benjamin et du Bas-Pays, de la Montagne et du Négeb, offrir holocaustes, sacrifices, oblations et encens, offrir des actions de grâces dans le Temple de Yahvé.
27 Mais si vous ne m’écoutez pas pour sanctifier le jour du sabbat, pour ne porter aucun fardeau et ne pas entrer par les portes de Jérusalem le jour du sabbat, alors je mettrai le feu à ses portes : il dévorera les palais de Jérusalem et ne s’éteindra plus.
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« Maudit soit l’homme qui met sa confiance dans l’homme »...  Lire la suite

« Maudit soit l’homme qui met sa confiance dans l’homme » : dans nos relations infiniment embrouillées avec Dieu et avec le monde, nous sommes incapables de nous aider les uns les autres à remonter à la surface ; en cela, nous ne pouvons compter sur personne, pas même sur nous-mêmes. Nous ne pouvons espérer qu’en Dieu, mais la distance qui nous sépare de Lui est gravée « avec une pointe de diamant sur les tables du cœur » : l’être humain est incurablement malade de son incapacité à aimer. C’est un tableau assez pessimiste, mais il ressemble beaucoup à la vérité. Et de ce désespoir naît une espérance nouvelle (on ne peut tout de même pas vivre sans aucune espérance) — non pas l’espérance en notre propre foi et notre propre amour, mais celle que Dieu Lui-même viendra et remettra tout en ordre. Et Il est venu et a tout remis en ordre — alors, ce vendredi où se déchira le voile du temple qui séparait l’homme d’une rencontre mortelle avec le Saint. La porte qui conduit à la vie est ouverte depuis deux mille ans.

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Pour Jr 17:1-27
1 Le péché de Juda est écrit
avec un stylet de fer,
avec une pointe de diamant il est gravé
sur la tablette de leur cœur
et aux cornes de leurs autels,
2 car leurs fils se souviennent
de leurs autels et de leurs pieux sacrés,
près des arbres verts, sur les collines élevées.
3 Ô ma montagne dans la plaine,
ta richesse et tous tes trésors,
je vais les livrer au pillage
à cause du péché de tes hauts lieux
sur tout ton territoire.
4 Tu devras te dessaisir de ton héritage
que je t’avais donné ;
je te rendrai esclave de tes ennemis
dans un pays que tu ne connais pas.
Car le feu de ma colère que vous avez allumé
brûlera pour toujours.
5 Ainsi parle Yahvé :
Maudit l’homme qui se confie en l’homme,
qui fait de la chair son appui
et dont le cœur s’écarte de Yahvé !
6 Il est comme un chardon dans la steppe :
il ne ressent rien quand arrive le bonheur,
il se fixe aux lieux brûlés du désert,
terre salée où nul n’habite.
7 Béni l’homme qui se confie en Yahvé
et dont Yahvé est la foi.
8 Il ressemble à un arbre planté au bord des eaux,
qui tend ses racines vers le courant :
il ne redoute rien quand arrive la chaleur,
son feuillage reste vert ;
dans une année de sécheresse
il est sans inquiétude
et ne cesse pas de porter du fruit.
9 Le cœur est rusé plus que tout,
et pervers, qui peut le pénétrer ?
10 Moi, Yahvé, je scrute le cœur,
je sonde les reins,
pour rendre à chacun d’après sa conduite,
selon le fruit de ses œuvres.
11 Une perdrix couve ce qu’elle n’a pas pondu.
Ainsi celui qui se fait des richesses injustes :
au milieu de ses jours elles l’abandonnent
et en fin de compte il n’est qu’un insensé.
12 Un trône glorieux, sublime dès l’origine,
tel est notre lieu saint.
13 Espoir d’Israël, Yahvé,
tous ceux qui t’abandonnent seront honteux,
ceux qui se détournent de toi seront inscrits dans la terre,
car ils ont abandonné la source d’eaux vives, Yahvé.
14 Guéris-moi, Yahvé, et je serai guéri,
sauve-moi et je serai sauvé,
car tu es ma louange !
15 Les voici qui me disent :
Où est-elle, la parole de Yahvé ? Qu’elle s’accomplisse donc !
16 Pourtant je ne t’ai pas poussé au pire,
je n’ai pas désiré le jour fatal,
toi, tu le sais ;
ce qui sort de mes lèvres est à découvert devant toi.
17 Ne sois pas pour moi une cause d’effroi,
toi, mon refuge au jour du malheur.
18 Qu’ils soient honteux, mes persécuteurs, et que je ne sois pas honteux, moi !
Qu’ils soient effrayés, eux, et que je ne sois pas effrayé, moi !
Fais venir sur eux le jour du malheur,
brise-les, brise-les deux fois !
19 Ainsi m’a parlé Yahvé : Va te poster à la porte des Enfants du peuple, par où entrent et sortent les rois de Juda, et à toutes les portes de Jérusalem.
20 Tu diras : Écoutez la parole de Yahvé, vous, rois de Juda, et vous tous, Judéens et habitants de Jérusalem qui passez par ces portes.
21 Ainsi parle Yahvé : Soyez bien sur vos gardes et ne transportez pas de fardeau le jour du sabbat ; n’en faites pas entrer par les portes de Jérusalem.
22 Ne faites sortir aucun fardeau de vos maisons le jour du sabbat et ne faites aucun travail. Sanctifiez le jour du sabbat comme je l’ai ordonné à vos pères.
23 Eux n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille ; ils ont raidi leur nuque pour ne pas entendre et ne pas accueillir l’instruction.
24 Si vous m’écoutez bien — oracle de Yahvé — ne faites entrer, le jour du sabbat, aucun fardeau par les portes de cette ville ; si vous sanctifiez le jour du sabbat en n’y faisant aucun travail,
25 alors, par les portes de cette ville, des rois et des princes, siégeant sur le trône de David, feront leur entrée en équipage de chars et de chevaux, eux et leurs princes, les gens de Juda et les habitants de Jérusalem. Et cette ville restera habitée pour toujours.
26 On viendra des villes de Juda et des environs de Jérusalem, du pays de Benjamin et du Bas-Pays, de la Montagne et du Négeb, offrir holocaustes, sacrifices, oblations et encens, offrir des actions de grâces dans le Temple de Yahvé.
27 Mais si vous ne m’écoutez pas pour sanctifier le jour du sabbat, pour ne porter aucun fardeau et ne pas entrer par les portes de Jérusalem le jour du sabbat, alors je mettrai le feu à ses portes : il dévorera les palais de Jérusalem et ne s’éteindra plus.
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Les lieux où l’on accomplissait les rites païens étaient devenus si chers au peuple que la prophétie compare l’attachement qu’il avait pour eux à l’attachement envers ses propres fils. Mais les fils sont ceux à qui...  Lire la suite

Les lieux où l’on accomplissait les rites païens étaient devenus si chers au peuple que la prophétie compare l’attachement qu’il avait pour eux à l’attachement envers ses propres fils. Mais les fils sont ceux à qui il revient d’hériter de tout ce que possèdent les parents ; or ce que les parents possèdent leur a été donné par le Seigneur. Il en résulte qu’ils s’apprêtent à transmettre Ses dons à de faux dieux, qui Lui sont odieux. Mais de tels actes sont déjà plus qu’un détournement du Seigneur : c’est la profanation des dons de Son amour.

En entendant l’avertissement selon lequel ceux qui s’éloignent de Dieu seront inscrits dans la poussière, nous nous rappelons Ses paroles dites au premier homme après que celui-ci se fut pour la première fois détourné de Lui : tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. La poussière sera dispersée par le vent, et l’on n’en trouvera plus la trace ; tout ce en quoi les apostats mettent leur espérance finira en poussière. Nous nous rappelons aussi comment Jésus écrivait sur la terre, sur cette même poussière, au moment où les accusateurs Lui avaient amené la pécheresse. Ces épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament sont sans doute liés, et ce qui fut écrit sur la poussière rappela aux pécheurs leurs propres fautes.

Mais le prophète rappelle de nouveau que les pécheurs reçoivent aussi la possibilité de corriger leurs voies. Par le prophète, le Seigneur les appelle à se souvenir du jour du sabbat ; dans ce contexte, cela signifie davantage qu’une simple observance d’une tradition établie : cela veut dire consacrer tout son être et toute sa vie au Seigneur, comme le septième jour Lui est consacré.

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Pour Lc 16:1-31
1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien ?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre ?
13 « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. »
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l’argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : « Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 « Jusqu’à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s’efforcent d’y entrer par violence.
17 « Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 « Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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Parlant de l'ère nouvelle inaugurée par sa venue, Jésus la caractérise ainsi : la Torah et les prophètes, jusqu'à Jean — il s'agit manifestement de Jean-Baptiste —, et maintenant, un « maintenant » qui dure encore aujourd'hui, on entre dans le Royaume...  Lire la suite

Parlant de l'ère nouvelle inaugurée par sa venue, Jésus la caractérise ainsi : la Torah et les prophètes, jusqu'à Jean — il s'agit manifestement de Jean-Baptiste —, et maintenant, un « maintenant » qui dure encore aujourd'hui, on entre dans le Royaume en y consacrant les efforts nécessaires. Cela ne signifie nullement pour autant que la Torah ait perdu sa force et ne soit plus nécessaire : le ciel et la terre disparaîtraient plutôt qu'un seul trait de la Torah.

Ces paroles du Sauveur montrent clairement que nous vivons à l'époque du Royaume qui vient. L'ancien ordre des choses appartient désormais à l'histoire, que nous en ayons conscience ou non. L'époque du Royaume qui vient offre à chacun de ceux qui le cherchent la possibilité d'y avoir part, mais cette participation exige les efforts appropriés. Il est évident qu'un jour doit venir le moment du triomphe complet du Royaume, lié à la manifestation du Christ dans la gloire. Le contenu spirituel essentiel de l'époque présente est précisément le processus par lequel le Royaume entre dans le monde.

La Torah n'est pas pour autant reléguée au passé. Cela se comprend : elle est un phénomène non pas religieux à proprement parler, mais spirituel. Elle n'est pas simplement une législation donnée par Dieu ou un code moral qu'il a établi ; elle est la révélation des lois spirituelles qui déterminent les relations de l'homme avec Dieu et avec les autres. À ce titre, la Torah ne peut évidemment perdre son importance à aucune époque, même lorsque le Royaume se révélera dans toute sa plénitude.

À l'étape actuelle de l'histoire, à l'époque du Royaume qui vient, la Torah est nécessaire à ceux qui cherchent le Royaume pour construire leur vie spirituelle. Car le Royaume entre dans le monde avec la participation de l'homme, avec celle de ceux dans le cœur desquels il a trouvé une place. Mais pour que le cœur soit prêt non seulement à accueillir, mais aussi à retenir en lui ce souffle du Royaume sans lequel il n'y a pas de christianisme, il a besoin de la Torah : de cette Torah intérieure qui donne justement une certaine forme à notre existence et façonne notre vie spirituelle.

Sinon, le souffle de Dieu, le souffle du Royaume, après nous avoir touchés et même être entré dans notre cœur, nous quittera aussi facilement qu'il est venu. Il ne trouvera tout simplement pas dans notre cœur le réceptacle où il pourrait demeurer. Chaque contact avec le souffle de Dieu signifiera alors pour nous commencer une vie nouvelle à partir de zéro. Et chaque participation joyeuse à cette vie nouvelle sera suivie d'un recul vers notre état antérieur. C'est précisément pour éviter ce recul que la Torah intérieure est nécessaire. Jusqu'au dernier trait. Jusqu'à la plénitude.

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Pour Lc 16:1-31
1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien ?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre ?
13 « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. »
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l’argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : « Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 « Jusqu’à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s’efforcent d’y entrer par violence.
17 « Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 « Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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Dans l’Évangile, des parallèles sont très souvent établis entre la richesse terrestre et la richesse céleste...  Lire la suite

Dans l’Évangile, des parallèles sont très souvent établis entre la richesse terrestre et la richesse céleste. Ce n’est pas un hasard, parce que dans la vie il arrive toujours que certaines personnes aient toujours plus de quelque chose, matériel ou spirituel, que d’autres.

Les paroles centrales de ce chapitre sont sans doute les versets 9-12. Avons-nous conscience que tout ce que nous possédons n’est pas à nous ? Que cela nous est donné seulement comme à des intendants qui doivent gérer correctement ce qu’ils ont ? Or le but des chrétiens, et même des humains en général, ne peut être qu’un seul : réaliser à sa place l’amour éternel de Dieu, c’est-à-dire se servir les uns les autres. C’est pourquoi, si nous utilisons correctement, guidés par l’amour, cette richesse étrangère, nous recevrons en retour ce qui est à nous en propre : les fruits qui naissent de telles relations, le fait de demeurer dans l’amour et dans la lumière de Dieu.

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Pour Lc 16:1-31
1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien ?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre ?
13 « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. »
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l’argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : « Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 « Jusqu’à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s’efforcent d’y entrer par violence.
17 « Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 « Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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La lecture d'aujourd'hui nous ramène au thème de la pauvreté évangélique, que Jésus considère avant tout comme un état spirituel. La question des richesses injustes s'est posée à toutes les époques, et l'intendant de la parabole citée dans ce passage savait naturellement parfaitement ce que...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous ramène au thème de la pauvreté évangélique, que Jésus considère avant tout comme un état spirituel. La question des richesses injustes s'est posée à toutes les époques, et l'intendant de la parabole citée dans ce passage savait naturellement parfaitement ce que devait faire celui qui avait enfreint le huitième commandement : il devait restituer ce qu'il avait volé et ajouter quelque chose en plus de ce qu'il avait pris. C'est précisément ce que fait l'intendant voleur. Alors que son maître est déjà prêt à le chasser (v. 1–3), il réfléchit à son avenir et non seulement restitue à son maître tout ce qu'il a volé, mais allège en même temps le fardeau de ses débiteurs afin de mériter leur reconnaissance (v. 4–7). Cet homme expie ainsi non seulement son propre péché, mais fait aussi du bien à ses prochains. Il n'est pas étonnant qu'une telle conduite lui rende la confiance de son maître : on peut faire confiance à celui qui ne se contente pas de restituer ce qu'il a volé, mais aide aussi ses prochains, et un tel repentir mérite d'être loué (v. 8).

Le problème de la richesse est ainsi placé dans le contexte des relations et des priorités. Même lorsqu'elle a été acquise par des moyens malhonnêtes, autrement dit lorsqu'elle a été volée, l'essentiel ne réside pas dans sa redistribution en elle-même, mais dans le fait d'aider des personnes concrètes et d'établir (ou de rétablir) ainsi avec elles des relations sans lesquelles on finit par n'avoir nulle part où aller. Dans ce cas comme dans tous les autres, la question centrale est celle des priorités, de ce qui est le plus important : les relations avec Dieu et avec les hommes, ou la richesse. Jésus le dit directement à la fin de la parabole (v. 9–13).

Il en va de même pour la parabole du riche et de Lazare (v. 19–31), mais ici la question de la richesse est examinée dans le contexte d'une perspective messianique et eschatologique. Le chemin du riche et celui du pauvre sont présentés dans le cadre de la représentation biblique traditionnelle des deux voies, dont l'une conduit au Royaume, « dans le sein d'Abraham » (v. 22), tandis que l'autre mène au shéol, au monde des ombres, dont on ne peut sortir et dont les habitants n'ont aucun chemin vers le Royaume (v. 23–26 ; le shéol est appelé ici « enfer »). Le sens de la parabole est parfaitement transparent : la richesse a caché à son propriétaire l'être humain et, avec lui, le Royaume. Pour le riche, tout commence et finit dans notre monde limité, où il reçoit tout, mais où l'on ne peut trouver ni le Royaume ni la vie éternelle. Et aucune preuve ne convaincra celui qui n'est pas prêt à rompre les frontières du monde non transfiguré (v. 27–31), car chacun choisit lui-même son chemin et reçoit ce qu'il a choisi.

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