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RÉFLEXIONS pour Lc 16:1-9

1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
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Le Christ raconte aujourd’hui à ses disciples une parabole étonnante. Il compare la relation entre Dieu et l’être humain à celle qui existe entre un maître et un gérant malhonnête. Devant la menace imminente d’être renvoyé, ce gérant se décide, peut-être pour la première fois, à faire preuve de miséricorde envers les pauvres débiteurs de son Maître. C’est ainsi qu’avant les élections on annonce régulièrement des augmentations de salaires, de retraites et d’allocations. En réalité, le gérant agit aux frais du Maître, mais le Seigneur ne le condamne pas : il se contente d’une remarque ironique sur l’habileté des fils de ce siècle. Bien plus important est le fait que les débiteurs favorisés aux frais du Maître accueillent le gérant non pas simplement dans leurs propres maisons. Ici, le Seigneur dépasse le cadre de la parabole et parle des demeures éternelles. Ainsi, la miséricorde accordée aux hommes devient une possibilité tout à fait imméritée, mais réelle, d’entrer dans les demeures éternelles du Seigneur lui-même. Il est également frappant que ce ne soit pas le maître qui y admette le gérant, mais ceux dont le gérant a eu pitié. Voilà pourquoi il est si important pour nous d’être reconnaissants et de prier pour ceux qui, d’une manière ou d’une autre, nous ont aidés.

Autres réflexions

 
Pour Lc 16:1-9
1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
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Le Christ raconte aujourd'hui à ses disciples une parabole étonnante. Il compare les relations entre Dieu et l'homme à...  Lire la suite

Le Christ raconte aujourd'hui à ses disciples une parabole étonnante. Il compare les relations entre Dieu et l'homme aux relations entre un maître et un intendant infidèle. Face à la menace inévitable d'être renvoyé, cet intendant se résolut, peut-être pour la première fois, à faire miséricorde aux pauvres débiteurs du Maître. Ainsi, avant les élections, on annonce régulièrement des augmentations de salaires, de pensions et d'allocations. En réalité, l'intendant le fait aux dépens du Maître, mais le Seigneur ne le condamne pas; il ne fait qu'une remarque ironique sur l'habileté des fils de ce siècle.

Il est bien plus important que les débiteurs comblés aux dépens du Maître reçoivent l'intendant non pas simplement dans leurs maisons. Ici le Seigneur sort du cadre de la parabole et parle des demeures éternelles. Ainsi, la miséricorde faite aux hommes se retourne en une possibilité tout à fait imméritée, mais réelle, d'entrer dans les demeures éternelles du Seigneur lui-même.

Et il est encore frappant que ce ne soit pas le maître qui y admette l'intendant, mais ceux dont l'intendant a eu pitié. C'est pourquoi il est si important pour nous d'être reconnaissants et de prier pour ceux qui nous ont aidés d'une manière ou d'une autre.

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Pour Lc 16:1-9
1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
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La parabole racontée par Jésus au sujet de l'intendant qui trompait son maître peut déconcerter. Une première question se pose : qu'a donc fait exactement l'intendant ?..  Lire la suite

La parabole racontée par Jésus au sujet de l'intendant qui trompait son maître peut déconcerter. Une première question se pose : qu'a donc fait exactement l'intendant ? Que cherchait-il en permettant à ceux qui devaient quelque chose à son maître de réduire le montant de leur dette ? Il ne comptait guère, sans doute, sur le fait que son maître ne remarquerait rien ou se laisserait tromper.

Il s'agit manifestement d'autre chose : l'intendant décharge ses débiteurs d'une partie de leur dette en la prenant à son compte. Et il paiera pour eux avec tous ses biens, y compris ceux qu'il a acquis malhonnêtement. Il fait ainsi d'une pierre deux coups : d'une part, il rend à son maître ce qu'il lui a volé ; d'autre part, il aide ceux qui pourront le soutenir s'il perd sa place après avoir été renvoyé par son maître, ce qui est plus que probable. Cependant, le maître, ayant tout compris, n'a nullement l'intention de renvoyer l'intendant. Au contraire, il le félicite pour son ingéniosité. Cette parabole du Sauveur, comme toutes Ses paraboles, parle incontestablement du Royaume.

Que veut-Il donc dire ? Il est difficile de douter que chacun de nous, d'une manière ou d'une autre, n'est pas propriétaire, mais seulement intendant de sa propre vie : en définitive, nous la recevons de Dieu. Et à son terme, nous devrons en rendre compte à Celui qui nous l'a donnée. Cela vaut pour toute vie, mais d'autant plus pour la vie chrétienne qu'elle se distingue davantage de celle de quelqu'un qui ne connaît ni le Christ ni le Royaume.

Or la vie chrétienne est, en un sens, toujours une vie à crédit : personne ne mérite le Royaume, chacun de nous le reçoit gratuitement, et ce don est toujours une avance. Il est entendu que nous rendrons ce que nous avons reçu lorsque nous rendrons compte à Celui dont nous avons reçu cette avance. Bien plus, à en juger par d'autres paraboles du Sauveur, il faudra rembourser la dette avec les intérêts.

Cependant, quiconque se trouve intendant dans le Royaume, remplaçant le Maître temporairement absent — situation assez ordinaire à notre époque du Royaume qui vient, mais ne s'est pas encore pleinement déployé — a toujours des débiteurs. Ceux-ci doivent évidemment leur dette non à l'intendant lui-même, mais au Maître. Et la meilleure chose à imaginer ici est de renoncer à ses droits de recouvrer leurs dettes au profit de sa propre dette envers le Maître. Il s'agit bien sûr d'une analogie formelle, juridique : en fait, d'une cession de dette au profit du créancier.

Mais derrière cette analogie se trouve une réalité simple et proprement spirituelle : le seul moyen de « gagner » un droit au Royaume est de renoncer à réclamer les dettes des autres, de les réduire à ses propres frais. Nous ne pouvons rien faire pour mériter le droit d'entrer dans le Royaume, mais nous pouvons réduire nos exigences envers ceux qui y cheminent avec nous, allégeant ainsi la route de notre prochain. Alors le Maître nous accueillera et nous félicitera pour la seule chose que nous pouvions faire afin de rendre le Royaume plus proche de ceux qui le cherchent.

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Pour Lc 16:1-13
1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien ?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre ?
13 « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. »
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De tous les textes évangéliques, la parabole de l’intendant malhonnête est peut-être celle qui risque le plus de nous déconcerter...  Lire la suite

De tous les textes évangéliques, la parabole de l’intendant malhonnête est peut-être celle qui risque le plus de nous déconcerter. Le christianisme approuverait-il vraiment les manœuvres de voleurs et les tentatives de se tirer d’affaire aux dépens d’autrui ?

Bien sûr que non. Pour sentir comment les premiers auditeurs recevaient cette parabole, il ne faut pas perdre de vue qu’elle était racontée avec humour. Bien des choses, dans la Bible, sont racontées avec humour, mais malheureusement nous ne le percevons pas toujours.

Ainsi, le maître n’a pas loué l’intendant parce que celui-ci l’avait volé et cherchait encore à se tirer d’affaire, une nouvelle fois aux dépens de son maître. Non, l’éloge porte sur son ingéniosité, qui, à vrai dire, n’est pas la pire des qualités humaines, même si, dans un quotidien imprégné de péché, elle s’aiguise trop souvent sur des combinaisons douteuses. Mais ce n’est pas tout : après s’être fait prendre à voler, l’intendant a peut-être pensé aux autres pour la première fois. Sans aucun doute, il se préoccupe de lui-même infiniment plus que des débiteurs de son maître. Pourtant, ne serait-ce que par intérêt, il est prêt à alléger la situation des débiteurs, alors qu’il aurait pu leur prendre jusqu’au dernier sou pour compenser les pertes de son maître.

Pour bien comprendre le conseil « faites-vous des amis avec la richesse injuste », il faut donc mettre l’accent non sur la richesse, mais sur les amis. Nous verrons alors qu’il ne s’agit pas d’une recommandation de s’enrichir injustement, mais, au contraire, d’une exhortation à ne pas ménager, pour aider ceux qui sont dans le besoin, ces moyens matériels qui peuvent asservir celui qui a pris l’habitude de courir après leur accumulation. C’est donc tout naturellement, et nullement en contradiction avec la parabole, mais en déployant son sens, que Jésus conclut son discours aux disciples par les paroles sur l’impossibilité de servir deux maîtres, Dieu et la richesse.

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Pour Lc 16:1-18
1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien ?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre ?
13 « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. »
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l’argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : « Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 « Jusqu’à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s’efforcent d’y entrer par violence.
17 « Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 « Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
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Encore une drôle d'histoire sur un vaurien débrouillard et, comme toujours, une conclusion étrange et terrible: les «fils de ce siècle» connaissent mieux leur affaire que les «fils de la lumière». Toujours et en tout temps, les gens qui recherchent la richesse, la gloire, le pouvoir savent...  Lire la suite

Encore une drôle d'histoire sur un vaurien débrouillard et, comme toujours, une conclusion étrange et terrible: les «fils de ce siècle» connaissent mieux leur affaire que les «fils de la lumière». Toujours et en tout temps, les gens qui recherchent la richesse, la gloire, le pouvoir savent parvenir à leurs fins, par des moyens honnêtes ou malhonnêtes, par la tromperie, la force, la ruse, l'ingéniosité; tandis que ceux qui aspirent au «Royaume de Dieu et à sa justice» sombrent dans la paresse, le relâchement, l'indifférence. Il en résulte que l'argent et le pouvoir sont des stimulants plus forts, si l'homme est prêt, pour eux, à renoncer à n'importe quoi, à inventer n'importe quelle combinaison, pourvu qu'il atteigne son but. Voilà pour la «spiritualité». Du reste, il y a aussi une place pour la spiritualité: elle sert d'une des formes de loisir; on ne peut tout de même pas travailler tout le temps pour les «richesses injustes». Bien sûr, comme toute parabole, cette histoire est racontée moins pour dénoncer que pour que l'homme, s'étant réjoui pour le voleur débrouillard, réfléchisse à ce qu'il veut dans la vie et à la manière dont il l'obtient.

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Pour Lc 16:1-31
1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien ?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre ?
13 « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. »
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l’argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : « Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 « Jusqu’à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s’efforcent d’y entrer par violence.
17 « Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 « Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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La lecture d'aujourd'hui nous ramène au thème de la pauvreté évangélique, que Jésus considère avant tout comme un état spirituel. La question des richesses injustes s'est posée à toutes les époques, et l'intendant de la parabole citée dans ce passage savait naturellement parfaitement ce que...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous ramène au thème de la pauvreté évangélique, que Jésus considère avant tout comme un état spirituel. La question des richesses injustes s'est posée à toutes les époques, et l'intendant de la parabole citée dans ce passage savait naturellement parfaitement ce que devait faire celui qui avait enfreint le huitième commandement : il devait restituer ce qu'il avait volé et ajouter quelque chose en plus de ce qu'il avait pris. C'est précisément ce que fait l'intendant voleur. Alors que son maître est déjà prêt à le chasser (v. 1–3), il réfléchit à son avenir et non seulement restitue à son maître tout ce qu'il a volé, mais allège en même temps le fardeau de ses débiteurs afin de mériter leur reconnaissance (v. 4–7). Cet homme expie ainsi non seulement son propre péché, mais fait aussi du bien à ses prochains. Il n'est pas étonnant qu'une telle conduite lui rende la confiance de son maître : on peut faire confiance à celui qui ne se contente pas de restituer ce qu'il a volé, mais aide aussi ses prochains, et un tel repentir mérite d'être loué (v. 8).

Le problème de la richesse est ainsi placé dans le contexte des relations et des priorités. Même lorsqu'elle a été acquise par des moyens malhonnêtes, autrement dit lorsqu'elle a été volée, l'essentiel ne réside pas dans sa redistribution en elle-même, mais dans le fait d'aider des personnes concrètes et d'établir (ou de rétablir) ainsi avec elles des relations sans lesquelles on finit par n'avoir nulle part où aller. Dans ce cas comme dans tous les autres, la question centrale est celle des priorités, de ce qui est le plus important : les relations avec Dieu et avec les hommes, ou la richesse. Jésus le dit directement à la fin de la parabole (v. 9–13).

Il en va de même pour la parabole du riche et de Lazare (v. 19–31), mais ici la question de la richesse est examinée dans le contexte d'une perspective messianique et eschatologique. Le chemin du riche et celui du pauvre sont présentés dans le cadre de la représentation biblique traditionnelle des deux voies, dont l'une conduit au Royaume, « dans le sein d'Abraham » (v. 22), tandis que l'autre mène au shéol, au monde des ombres, dont on ne peut sortir et dont les habitants n'ont aucun chemin vers le Royaume (v. 23–26 ; le shéol est appelé ici « enfer »). Le sens de la parabole est parfaitement transparent : la richesse a caché à son propriétaire l'être humain et, avec lui, le Royaume. Pour le riche, tout commence et finit dans notre monde limité, où il reçoit tout, mais où l'on ne peut trouver ni le Royaume ni la vie éternelle. Et aucune preuve ne convaincra celui qui n'est pas prêt à rompre les frontières du monde non transfiguré (v. 27–31), car chacun choisit lui-même son chemin et reçoit ce qu'il a choisi.

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Pour Lc 16:1-31
1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien ?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre ?
13 « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. »
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l’argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : « Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 « Jusqu’à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s’efforcent d’y entrer par violence.
17 « Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 « Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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Dans l’Évangile, des parallèles sont très souvent établis entre la richesse terrestre et la richesse céleste...  Lire la suite

Dans l’Évangile, des parallèles sont très souvent établis entre la richesse terrestre et la richesse céleste. Ce n’est pas un hasard, parce que dans la vie il arrive toujours que certaines personnes aient toujours plus de quelque chose, matériel ou spirituel, que d’autres.

Les paroles centrales de ce chapitre sont sans doute les versets 9-12. Avons-nous conscience que tout ce que nous possédons n’est pas à nous ? Que cela nous est donné seulement comme à des intendants qui doivent gérer correctement ce qu’ils ont ? Or le but des chrétiens, et même des humains en général, ne peut être qu’un seul : réaliser à sa place l’amour éternel de Dieu, c’est-à-dire se servir les uns les autres. C’est pourquoi, si nous utilisons correctement, guidés par l’amour, cette richesse étrangère, nous recevrons en retour ce qui est à nous en propre : les fruits qui naissent de telles relations, le fait de demeurer dans l’amour et dans la lumière de Dieu.

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Pour Lc 16:1-31
1 Il disait encore à ses disciples : « Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
2 Il le fit appeler et lui dit : « Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. »
3 L’intendant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? Je n’en ai pas la force ; mendier ? J’aurai honte...
4 Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m’accueillent chez eux. »
5 « Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » ­
6 « Cent barils d’huile », lui dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. »
7 Puis il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » ­ « Cent mesures de blé », dit-il. Il lui dit : « Prends ton billet, et écris quatre-vingts. »
8 « Et le maître loua cet intendant malhonnête d’avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien ?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre ?
13 « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. »
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l’argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : « Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 « Jusqu’à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s’efforcent d’y entrer par violence.
17 « Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 « Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
19 « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.
23 « Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. »
25 Mais Abraham dit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n’est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. »
27 « Il dit alors : « Je te prie donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j’ai cinq frères ; qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. »
29 Et Abraham de dire : « Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. » ­
30 « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. »
31 Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. » »
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Parlant de l'ère nouvelle inaugurée par sa venue, Jésus la caractérise ainsi : la Torah et les prophètes, jusqu'à Jean — il s'agit manifestement de Jean-Baptiste —, et maintenant, un « maintenant » qui dure encore aujourd'hui, on entre dans le Royaume...  Lire la suite

Parlant de l'ère nouvelle inaugurée par sa venue, Jésus la caractérise ainsi : la Torah et les prophètes, jusqu'à Jean — il s'agit manifestement de Jean-Baptiste —, et maintenant, un « maintenant » qui dure encore aujourd'hui, on entre dans le Royaume en y consacrant les efforts nécessaires. Cela ne signifie nullement pour autant que la Torah ait perdu sa force et ne soit plus nécessaire : le ciel et la terre disparaîtraient plutôt qu'un seul trait de la Torah.

Ces paroles du Sauveur montrent clairement que nous vivons à l'époque du Royaume qui vient. L'ancien ordre des choses appartient désormais à l'histoire, que nous en ayons conscience ou non. L'époque du Royaume qui vient offre à chacun de ceux qui le cherchent la possibilité d'y avoir part, mais cette participation exige les efforts appropriés. Il est évident qu'un jour doit venir le moment du triomphe complet du Royaume, lié à la manifestation du Christ dans la gloire. Le contenu spirituel essentiel de l'époque présente est précisément le processus par lequel le Royaume entre dans le monde.

La Torah n'est pas pour autant reléguée au passé. Cela se comprend : elle est un phénomène non pas religieux à proprement parler, mais spirituel. Elle n'est pas simplement une législation donnée par Dieu ou un code moral qu'il a établi ; elle est la révélation des lois spirituelles qui déterminent les relations de l'homme avec Dieu et avec les autres. À ce titre, la Torah ne peut évidemment perdre son importance à aucune époque, même lorsque le Royaume se révélera dans toute sa plénitude.

À l'étape actuelle de l'histoire, à l'époque du Royaume qui vient, la Torah est nécessaire à ceux qui cherchent le Royaume pour construire leur vie spirituelle. Car le Royaume entre dans le monde avec la participation de l'homme, avec celle de ceux dans le cœur desquels il a trouvé une place. Mais pour que le cœur soit prêt non seulement à accueillir, mais aussi à retenir en lui ce souffle du Royaume sans lequel il n'y a pas de christianisme, il a besoin de la Torah : de cette Torah intérieure qui donne justement une certaine forme à notre existence et façonne notre vie spirituelle.

Sinon, le souffle de Dieu, le souffle du Royaume, après nous avoir touchés et même être entré dans notre cœur, nous quittera aussi facilement qu'il est venu. Il ne trouvera tout simplement pas dans notre cœur le réceptacle où il pourrait demeurer. Chaque contact avec le souffle de Dieu signifiera alors pour nous commencer une vie nouvelle à partir de zéro. Et chaque participation joyeuse à cette vie nouvelle sera suivie d'un recul vers notre état antérieur. C'est précisément pour éviter ce recul que la Torah intérieure est nécessaire. Jusqu'au dernier trait. Jusqu'à la plénitude.

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Pour Lc 16:9-15
9 « Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu’au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien ?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre ?
13 « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. »
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l’argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : « Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
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On entend souvent des gens se plaindre de leur travail. Comment, disent-ils, peut-on s'y consacrer sérieusement, tout lasse, c'est la routine. Si seulement on pouvait tout quitter et faire quelque chose d'utile pour l'humanité, quelque chose de lumineux et de beau...  Lire la suite

On entend souvent des gens se plaindre de leur travail. Comment, disent-ils, peut-on s'y consacrer sérieusement, tout lasse, c'est la routine. Si seulement on pouvait tout quitter et faire quelque chose d'utile pour l'humanité, quelque chose de lumineux et de beau. Mais de telles occupations n'existent pas; et tant qu'elles n'existent pas, il faut tenir bon et attendre dans un travail ennuyeux et sans intérêt, en le traitant comme tel.

Jésus, Lui, nous dit qu'Il ne peut nous confier une grande et importante affaire si nous ne savons pas nous montrer fidèles dans ce qui est petit et sans importance pour le destin de l'humanité. Comment confier des personnes à quelqu'un qui ne sait pas répondre des choses? Si l'on ne commence pas à considérer chaque journée comme une épreuve qui révèle si nous sommes capables de faire quelque chose de grand et d'important, on peut passer toute sa vie assis dans une attente morne.

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