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RÉFLEXIONS pour Mt 26:38

38 Alors il leur dit : « Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez avec moi. »
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En concluant la Nouvelle Alliance avec ses disciples lors de la Cène, Jésus s'offre en sacrifice pour les péchés du monde. Le sacrifice est offert, et le chemin du Christ vers le Golgotha commence: pas encore la Via Dolorosa, mais déjà Gethsémani.

Toutes les décisions sont prises, et la mort approche. Jésus, qui a toujours été tellement plein de vie qu'il guérissait les malades et ressuscitait les morts, fait ses adieux à cette vie. Il ne faut pas croire que cela lui soit facile. Sa tristesse est mortelle, sa prière insupportablement lourde, jusqu'à la sueur de sang. Il demande à ses disciples les plus proches de le soutenir dans la prière, et ne reçoit aucun soutien. En cet instant terrible, Jésus est seul, mais « c'est pour cette heure que je suis venu » (Jn 12:27).

Autres réflexions

 
Pour Mt 26:36-46
36 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Restez ici, tandis que je m’en irai prier là-bas. »
37 Et prenant avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse.
38 Alors il leur dit : « Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez avec moi. »
39 Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »
40 Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir ; et il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi !
41 Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
42 À nouveau, pour la deuxième fois, il s’en alla prier : « Mon Père, dit-il, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
43 Puis il vint et les trouva à nouveau en train de dormir ; car leurs yeux étaient appesantis.
44 Il les laissa et s’en alla de nouveau prier une troisième fois, répétant les mêmes paroles.
45 Alors il vient vers les disciples et leur dit : « Désormais vous pouvez dormir et vous reposer : voici toute proche l’heure où le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs.
46 Levez-vous ! Allons ! Voici tout proche celui qui me livre. »
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En entrant au jardin de Gethsémani, le Christ demande très peu aux disciples: de la compassion, un adoucissement de Son extrême solitude avant la mort. Lui qui nous a avertis de la nécessité d’être prêts à porter la croix ne...  Lire la suite

En entrant au jardin de Gethsémani, le Christ demande très peu aux disciples: de la compassion, un adoucissement de Son extrême solitude avant la mort. Lui qui nous a avertis de la nécessité d’être prêts à porter la croix ne nous l’impose pas du tout de force, car Il en a déjà pris sur Lui le poids principal. Mais c’est précisément pourquoi Il a le droit de nous demander, non pas même de l’aide, car nous n’avons rien avec quoi L’aider, mais une compassion petite et pourtant efficace. Car même une goutte use la pierre, et une petite souris peut aider à tirer un énorme navet.

Mais les disciples se sont assoupis de fatigue et d’angoisse. C’est une petite chose qui nous est si compréhensible et que nous nous pardonnerions facilement. Et, en conséquence, le Maître s’est trouvé dans des ténèbres sans issue. Trois fois les disciples se sont endormis, et l’un d’eux était Pierre, pour qui ce triple assoupissement fut le prélude du triple reniement. Déjà à Gethsémani, il avait la possibilité de comprendre qu’il ne fallait pas exagérer sa fermeté d’alors. Mais alors il ne l’a pas encore compris.

Or le Seigneur n’exige pas si souvent de nous quelque chose de démesuré; d’ordinaire, ce qu’Il demande est à la mesure de nos forces. Mais nous nous laissons nous-mêmes affaiblir par les circonstances qui nous tombent dessus et que nous appelons nous-mêmes « excusables ». Et ainsi nous refusons de L’aider à résister au mal du monde.

Bien sûr, Il s’en sortira sans nous. Mais nous sera-t-il facile de nous tenir devant Lui si nous n’avons pas voulu accomplir même la plus petite chose qu’Il nous demandait?

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Pour Mt 26:30-56
30 Après le chant des psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
31 Alors Jésus leur dit : « Vous tous, vous allez succomber à cause de moi, cette nuit même. Il est écrit en effet : Je frapperai le pasteur, et les brebis du troupeau seront dispersées.
32 Mais après ma résurrection je vous précéderai en Galilée. »
33 Prenant la parole, Pierre lui dit : « Si tous succombent à cause de toi, moi je ne succomberai jamais. »
34 Jésus lui répliqua : « En vérité je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. »
35 Pierre lui dit : « Dussé-je mourir avec toi, non, je ne te renierai pas. » Et tous les disciples en dirent autant.
36 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Restez ici, tandis que je m’en irai prier là-bas. »
37 Et prenant avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse.
38 Alors il leur dit : « Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez avec moi. »
39 Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »
40 Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir ; et il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi !
41 Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
42 À nouveau, pour la deuxième fois, il s’en alla prier : « Mon Père, dit-il, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
43 Puis il vint et les trouva à nouveau en train de dormir ; car leurs yeux étaient appesantis.
44 Il les laissa et s’en alla de nouveau prier une troisième fois, répétant les mêmes paroles.
45 Alors il vient vers les disciples et leur dit : « Désormais vous pouvez dormir et vous reposer : voici toute proche l’heure où le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs.
46 Levez-vous ! Allons ! Voici tout proche celui qui me livre. »
47 Comme il parlait encore, voici Judas, l’un des Douze, et avec lui une bande nombreuse armée de glaives et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.
48 Or le traître leur avait donné ce signe : « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui ; arrêtez-le. »
49 Et aussitôt il s’approcha de Jésus en disant : « Salut, Rabbi ! », et il lui donna un baiser.
50 Mais Jésus lui dit : « Ami, fais ta besogne. » Alors, s’avançant, ils mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.
51 Et voilà qu’un des compagnons de Jésus, portant la main à son glaive, le dégaina, frappa le serviteur du Grand Prêtre et lui enleva l’oreille.
52 Alors Jésus lui dit : « Rengaine ton glaive ; car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.
53 Penses-tu donc que je ne puisse faire appel à mon Père, qui me fournirait sur-le-champ plus de douze légions d’anges ?
54 Comment alors s’accompliraient les Écritures d’après lesquelles il doit en être ainsi ? »
55 À ce moment-là Jésus dit aux foules : « Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons pour me saisir ? Chaque jour j’étais assis dans le Temple, à enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. »
56 Or tout ceci advint pour que s’accomplissent les Écritures des prophètes. Alors les disciples l’abandonnèrent tous et prirent la fuite.
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La lecture d'aujourd'hui, consacrée aux événements du jardin de Gethsémani, poursuit le thème de la trahison et...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui, consacrée aux événements du jardin de Gethsémani, poursuit le thème de la trahison et de la défection, mais sous un angle différent et quelque peu inattendu. Elle commence par les paroles de Jésus avertissant Ses disciples que, cette nuit même, tous L'abandonneront (v. 31–32). Il n'est pas étonnant que les paroles du Maître suscitent chez les disciples, et chez Pierre en premier lieu, une protestation vive et résolue, accompagnée de serments de fidélité jusqu'au bout (v. 33–35). Pourtant, les événements de cette nuit ont donné raison à Jésus. Les disciples se sont endormis (v. 40, 45), et tous ont pris la fuite (v. 56).

À première vue, on pourrait penser que les apôtres promettent de rester fidèles à Jésus dans l'élan du moment, sous le coup de cette exaltation où l'impossible paraît possible. Mais cette supposition est peu fondée : la plupart des apôtres étaient des hommes adultes et mûrs. Ils comprenaient certainement très bien ce qui se passait et ce à quoi ils s'engageaient. Apparemment, toutefois, ils ne s'attendaient nullement à ce que tout s'achève si vite et de manière si catastrophique. Il est fort possible que les disciples de Jésus aient été réellement prêts à mourir avec Lui, mais ils pensaient probablement à une mort au combat : cette nuit devait enfin commencer la guerre messianique que tous attendaient alors en Judée, les apôtres compris. Le geste de Pierre en témoigne : il saisit son épée dans l'espoir que l'heure soit venue et qu'il suffise, comme au temps des Maccabées, de porter le premier coup, qui serait le signal et l'appel à une insurrection générale (v. 51). Mais la réaction de Jésus Lui-même (v. 52–54) fut si inattendue que les apôtres furent désemparés : que faire désormais ? S'il n'y avait ni insurrection ni guerre messianique, que voulait donc le Maître ? Une mort absurde, la leur et la Sienne ? Les apôtres n'étaient absolument pas préparés à un tel tournant.

Au fond, on voit se manifester ici, sous une autre forme, le même problème qui avait conduit Judas à la trahison : les idées que les disciples se faisaient du Maître Le dérobaient à leur regard spirituel. Il est difficile de dire avec certitude comment ils se représentaient exactement la venue du Royaume. Une chose est claire : ce qui s'est passé cette nuit-là ne correspondait en rien à leurs représentations. Certes, ils ne sont pas devenus des traîtres comme Judas, mais ils n'ont pas non plus pu faire assez pleinement confiance au Maître pour rester avec Lui, même lorsqu'à leurs yeux Il s'est mis à agir de façon tout à fait absurde et dénuée de sens. Ils voulaient Lui rester fidèles et y étaient prêts, mais à un Maître conforme à leurs idées et à leurs attentes, non à Celui qu'Il était réellement. Lorsqu'il s'est avéré que leur Maître n'était pas tel qu'ils s'attendaient à Le voir, ils ont été désemparés. Ils ne savaient pas quelle attitude avoir envers un tel Maître. Et, au moment critique, ce désarroi les a fait défaillir.

Pourtant, malgré toute la gravité de la situation, on ne peut véritablement parler ici de trahison : trahir est un acte pleinement délibéré, la conséquence d'un choix. Or il n'y avait eu ici ni réflexion ni choix, car les apôtres n'avaient guère pu, durant les brefs instants de l'arrestation, prendre conscience de tout ce qui se passait dans leur cœur. Ce fut une réaction spontanée ordinaire, entièrement incontrôlée ; très probablement, ce n'est qu'assez longtemps après que les apôtres ont commencé à comprendre ce qui s'était passé cette nuit-là. Néanmoins, leur manque de préparation a joué son rôle : au moment critique, le Maître est resté seul.

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Pour Mt 26:30-56
30 Après le chant des psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
31 Alors Jésus leur dit : « Vous tous, vous allez succomber à cause de moi, cette nuit même. Il est écrit en effet : Je frapperai le pasteur, et les brebis du troupeau seront dispersées.
32 Mais après ma résurrection je vous précéderai en Galilée. »
33 Prenant la parole, Pierre lui dit : « Si tous succombent à cause de toi, moi je ne succomberai jamais. »
34 Jésus lui répliqua : « En vérité je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. »
35 Pierre lui dit : « Dussé-je mourir avec toi, non, je ne te renierai pas. » Et tous les disciples en dirent autant.
36 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Restez ici, tandis que je m’en irai prier là-bas. »
37 Et prenant avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse.
38 Alors il leur dit : « Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez avec moi. »
39 Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »
40 Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir ; et il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi !
41 Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
42 À nouveau, pour la deuxième fois, il s’en alla prier : « Mon Père, dit-il, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
43 Puis il vint et les trouva à nouveau en train de dormir ; car leurs yeux étaient appesantis.
44 Il les laissa et s’en alla de nouveau prier une troisième fois, répétant les mêmes paroles.
45 Alors il vient vers les disciples et leur dit : « Désormais vous pouvez dormir et vous reposer : voici toute proche l’heure où le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs.
46 Levez-vous ! Allons ! Voici tout proche celui qui me livre. »
47 Comme il parlait encore, voici Judas, l’un des Douze, et avec lui une bande nombreuse armée de glaives et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.
48 Or le traître leur avait donné ce signe : « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui ; arrêtez-le. »
49 Et aussitôt il s’approcha de Jésus en disant : « Salut, Rabbi ! », et il lui donna un baiser.
50 Mais Jésus lui dit : « Ami, fais ta besogne. » Alors, s’avançant, ils mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.
51 Et voilà qu’un des compagnons de Jésus, portant la main à son glaive, le dégaina, frappa le serviteur du Grand Prêtre et lui enleva l’oreille.
52 Alors Jésus lui dit : « Rengaine ton glaive ; car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.
53 Penses-tu donc que je ne puisse faire appel à mon Père, qui me fournirait sur-le-champ plus de douze légions d’anges ?
54 Comment alors s’accompliraient les Écritures d’après lesquelles il doit en être ainsi ? »
55 À ce moment-là Jésus dit aux foules : « Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons pour me saisir ? Chaque jour j’étais assis dans le Temple, à enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. »
56 Or tout ceci advint pour que s’accomplissent les Écritures des prophètes. Alors les disciples l’abandonnèrent tous et prirent la fuite.
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Le Fils de l'homme ne meurt pas seulement corporellement. Ses souffrances volontaires comprennent la rupture avec les plus proches...  Lire la suite

Le Fils de l'homme ne meurt pas seulement corporellement. Ses souffrances volontaires comprennent la rupture avec les personnes les plus proches de lui: avec les disciples. Vous souvenez-vous qu'il a appelé ceux qui écoutent et accomplissent sa parole ses frères, ses soeurs et sa mère? Et voici que vient maintenant l'heure où cette famille qui est la sienne l'abandonne. Sur fond de trouble et de peur générale, lorsque tous, «l'ayant abandonné, s'enfuirent», il est encore plus douloureux de lire les assurances de fidélité de Pierre, l'assoupissement des trois disciples les plus proches, la trahison de Judas. Nous aussi, vous et moi, croyants et incroyants, faisons partie des disciples proches ou lointains, de la grande famille du Seigneur Jésus. Les uns sont ses frères selon la chair (devenu homme, il s'est fait parent de chacun de nous), les autres, ayant reconnu comme leur Père le Père de Jésus, le sont selon l'esprit. D'une manière incompréhensible, nos propres manifestations d'infidélité, d'assoupissement et de trahison s'ajoutent à celles qui eurent lieu cette nuit terrible.

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Pour Mt 26:30-56
30 Après le chant des psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
31 Alors Jésus leur dit : « Vous tous, vous allez succomber à cause de moi, cette nuit même. Il est écrit en effet : Je frapperai le pasteur, et les brebis du troupeau seront dispersées.
32 Mais après ma résurrection je vous précéderai en Galilée. »
33 Prenant la parole, Pierre lui dit : « Si tous succombent à cause de toi, moi je ne succomberai jamais. »
34 Jésus lui répliqua : « En vérité je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. »
35 Pierre lui dit : « Dussé-je mourir avec toi, non, je ne te renierai pas. » Et tous les disciples en dirent autant.
36 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Restez ici, tandis que je m’en irai prier là-bas. »
37 Et prenant avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse.
38 Alors il leur dit : « Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez avec moi. »
39 Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »
40 Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir ; et il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi !
41 Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
42 À nouveau, pour la deuxième fois, il s’en alla prier : « Mon Père, dit-il, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
43 Puis il vint et les trouva à nouveau en train de dormir ; car leurs yeux étaient appesantis.
44 Il les laissa et s’en alla de nouveau prier une troisième fois, répétant les mêmes paroles.
45 Alors il vient vers les disciples et leur dit : « Désormais vous pouvez dormir et vous reposer : voici toute proche l’heure où le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs.
46 Levez-vous ! Allons ! Voici tout proche celui qui me livre. »
47 Comme il parlait encore, voici Judas, l’un des Douze, et avec lui une bande nombreuse armée de glaives et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.
48 Or le traître leur avait donné ce signe : « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui ; arrêtez-le. »
49 Et aussitôt il s’approcha de Jésus en disant : « Salut, Rabbi ! », et il lui donna un baiser.
50 Mais Jésus lui dit : « Ami, fais ta besogne. » Alors, s’avançant, ils mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.
51 Et voilà qu’un des compagnons de Jésus, portant la main à son glaive, le dégaina, frappa le serviteur du Grand Prêtre et lui enleva l’oreille.
52 Alors Jésus lui dit : « Rengaine ton glaive ; car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.
53 Penses-tu donc que je ne puisse faire appel à mon Père, qui me fournirait sur-le-champ plus de douze légions d’anges ?
54 Comment alors s’accompliraient les Écritures d’après lesquelles il doit en être ainsi ? »
55 À ce moment-là Jésus dit aux foules : « Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons pour me saisir ? Chaque jour j’étais assis dans le Temple, à enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. »
56 Or tout ceci advint pour que s’accomplissent les Écritures des prophètes. Alors les disciples l’abandonnèrent tous et prirent la fuite.
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La solitude, pour beaucoup, est le mot le plus effrayant du monde. Jésus passe lui aussi par la solitude, et cela au moment le plus terrible et le plus tragique de sa vie. L'évangéliste décrit successivement une série de trahisons...  Lire la suite

La solitude, pour beaucoup, est le mot le plus effrayant du monde. Jésus passe lui aussi par la solitude, et cela au moment le plus terrible et le plus tragique de sa vie. L'évangéliste décrit successivement une série de trahisons: Judas, déçu, se révèle capable de vendre le Maître pour de l'argent; Pierre et les autres disciples font des promesses vides de rester avec lui jusqu'au bout, puis ne peuvent pas le soutenir à Gethsémani; bientôt Pierre manifeste de nouveau une incompréhension complète de ce qui se passe lorsqu'il essaie de défendre Jésus par l'épée; ensuite vient la fuite des disciples, puis la trahison des anciens auditeurs de ses prédications, et enfin le rejet par les chefs de son peuple.

Dans cette succession d'événements, tous ceux qui avaient quelque rapport avec Jésus se détournent de lui. Il reste seul, sans amis, sans disciples, sans légions d'anges, sans la gloire resplendissante du Père. Il parcourt le chemin humain.

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