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RÉFLEXIONS pour Jn 6:63

63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
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Juste avant cela, Jésus a dit que Sa Chair et Son Sang donnent la vie éternelle (v. 54), et soudain : « La chair ne sert de rien ». Comment le comprendre ?

Il est possible que Jésus veuille mettre en garde Ses auditeurs contre une perception trop linéaire de Ses paroles précédentes. Il est si facile de déplacer le centre de notre attention de Jésus Lui-même vers Sa Chair et Son Sang, des relations vivantes avec Celui qui est ressuscité et vivant vers le processus d'absorption de substances matérielles ! C'est là que Ses paroles « l'Esprit vivifie » prennent effet. Il nous faut accomplir le « commandement salutaire », comme on le dit dans la liturgie orthodoxe, manger le Corps et le Sang du Christ ; mais ce ne sont pas les molécules et les atomes qui entrent en nous qui nous apportent la vie éternelle, c'est l'Esprit Saint qui nous est envoyé et qui nous remplit alors.

L'Esprit, à la différence de la nourriture, est presque imperceptible ; Il est léger comme le souffle, comme le frémissement de l'air. Telles sont aussi les paroles prononcées à voix haute. Mais les paroles reçues sérieusement, avec foi, nous conduisent à la vie véritable, tout comme l'Esprit reçu avec le Corps et le Sang du Christ.

Autres réflexions

 
Pour Jn 6:60-71
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
70 Jésus leur répondit : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les Douze ? Et l’un d’entre vous est un diable. »
71 Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; c’est lui en effet qui devait le livrer, lui, l’un des Douze.
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Après avoir prononcé des paroles difficiles à comprendre non seulement pour les auditeurs « de passage » — qui, bien sûr, n'ont pas entendu le Christ par hasard ! —, mais aussi pour les disciples, Il rend la situation plus aiguë et...  Lire la suite

Après avoir prononcé des paroles difficiles à comprendre non seulement pour les auditeurs « de passage » — qui, bien sûr, n'ont pas entendu le Christ par hasard ! —, mais aussi pour les disciples, Il rend la situation plus aiguë et Se crée des difficultés supplémentaires. Un tri s'opère ; l'évangéliste constate sans parti pris : beaucoup de Ses disciples Le quittèrent. Ceux qui sont restés n'ont sans doute pas non plus assimilé facilement ce qu'ils avaient entendu. On pourrait dire que Jésus a Lui-même repoussé ceux qui étaient attirés vers Lui.

On le pourrait, mais il vaut mieux s'en garder. Lorsque nous venons au Christ, nous percevons d'abord les aspects du témoignage évangélique que nous sommes capables d'accueillir en premier. Mais le Seigneur ne veut pas que nous restions au stade des débutants et nous invite à avancer. Il est trop facile de se fabriquer une foi allégée en la réduisant à un ensemble familier de notions. Dans la vie spirituelle aussi, nous aimerions tant nous créer un petit monde confortable et bien installé ; mais le Seigneur élargit nos horizons et nous en fait sortir. Cela peut être difficile, mais cet exode nous est nécessaire à nous-mêmes. Ainsi, la question « Voulez-vous partir, vous aussi ? » s'adresse non seulement aux Douze, mais à nous tous. Remarquons cependant que, même en posant la question aussi nettement, le Christ ne reproche pas aux disciples leur incrédulité, mais dit : « Il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Une foi faible, pleine de doutes et d'interrogations, doit s'affermir si l'on suit le Christ sans relâche.

Ce n'est pas un hasard si les mots beaucoup de Ses disciples Le quittèrent voisinent avec la première mention du fait que le Christ savait à l'avance qui Le trahirait et qu'Il a même appelé le traître un diable. Mais pourquoi donc a-t-Il pris un tel individu auprès de Lui ?

Sans doute pour les mêmes raisons qu'Il ne rejette aucun pécheur. Quiconque fait le mal participe aux œuvres de Satan. Mais Il veut sauver chacun et entend donner au pécheur une chance de salut jusqu'à la dernière possibilité.

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Pour Jn 6:60-69
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
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Nous connaissons presque tous des moments où une « voix intérieure » dit : « Je suis fatigué, je ne peux pas prier. J’ai beaucoup de problèmes, je n’ai pas le temps d’aller à l’église...  Lire la suite

Nous connaissons presque tous des moments où une « voix intérieure » dit : « Je suis fatigué, je ne peux pas prier. J’ai beaucoup de problèmes, je n’ai pas le temps d’aller à l’église. Je suis fatigué, je ne peux pas lire la Bible aujourd’hui... » Nous pensons qu’après nous être reposés, nous pourrons alors communier avec Dieu. En réalité, c’est tout le contraire. « C’est l’Esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien », nous dit aujourd’hui le Seigneur. Ce n’est pas en renonçant à prier que ma vie deviendra plus facile. Mais si, dans un moment difficile, je présente tout à Dieu dans la prière, Il entrera dans ma situation et donnera Sa vie, Sa lumière.

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Pour Jn 6:60-69
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
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Comme l’état des disciples écoutant Jésus est familier à presque chacun de nous. Malheureusement, il y eut des moments...  Lire la suite

Comme l’état des disciples écoutant Jésus est familier à presque chacun de nous. Malheureusement, il y eut des moments, et il y en a encore, où quelque chose en nous, même sans se manifester clairement, proteste contre la vérité du Seigneur. Le murmure se lève, et la pensée qu’Il veut pour nous le meilleur s’éloigne. Sa demande de confiance et de remise de notre vie commence à paraître irréalisable.

Et ensuite, comment lutter contre cela? Devant nous se dresse le choix qui s’est autrefois dressé, peut-être plus d’une fois, devant tout homme écoutant le Christ. Certains avançaient sans tenir compte des doutes et des troubles; d’autres, comme beaucoup de Ses disciples, « se retirèrent et n’allaient plus avec Lui » (Jn 6:66), incapables d’accepter Sa parole; d’autres encore luttaient. Ils ne laissaient pas toutes sortes de pensées troublantes étouffer les paroles anciennes de Jésus qui les avaient appelés à Le suivre; ils faisaient un pas dans l’inconnu et continuaient d’avancer, remettant leur vie au Seigneur.

Ainsi, dans de tels moments, le Seigneur nous invite nous aussi à manifester la confiance, en répétant intérieurement les paroles des apôtres : « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle; et nous avons cru et nous avons connu que Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Jn 6:68-69).

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Pour Jn 6:56-69
56 Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi
et moi en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé
et que je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
58 Voici le pain descendu du ciel ;
il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères
et ils sont morts ;
qui mange ce pain vivra pour toujours. »
59 Tel fut l’enseignement qu’il donna en synagogue à Capharnaüm.
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
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Tout homme cherche la joie, cherche le bonheur. Il cherche là où il le peut. Et il trouve même quelque chose. Mais ce qu’il...  Lire la suite

Tout homme cherche la joie, cherche le bonheur. Il cherche là où il le peut. Et il trouve même quelque chose. Mais ce qu’il trouve n’est pas encore le vrai bonheur. Cela vient et s’en va sans donner à l’homme de réponse à ce que Dieu seul peut atteindre. Ce « bonheur » disparaît en laissant derrière lui une soif encore plus grande : la soif de quelque chose d’authentique, de quelque chose qui ne s’en ira plus jamais, mais « demeurera éternellement ». Dans le passage d’aujourd’hui tiré de l’Évangile de Jean, le Christ montre que seule est éternelle la nourriture qu’Il nous donne : Sa Chair et Son Sang (voir Jn 6,56–58). Et bien que les disciples n’aient pas encore goûté cette nourriture, ils peuvent déjà dire qu’ils ne veulent plus rien chercher d’autre : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6,68). Ils comprennent qu’ils ont trouvé ce qu’ils avaient peut-être cherché toute leur vie jusque-là, et que s’écarter ou revenir à ce qui précédait n’a absolument aucun sens pour eux. De même, le centurion Corneille sent que Dieu l’appelle, et voici l’accomplissement de tout ce qu’il attendait depuis si longtemps. Et afin que l’apôtre Pierre n’empêche pas, par ses stéréotypes, le Royaume de Dieu de croître, le Seigneur doit accomplir à l’avance avec lui une sorte de travail éducatif, pour que ceux qui cherchent Dieu puissent enfin venir à Lui.

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Pour Jn 6:56-69
56 Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi
et moi en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé
et que je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
58 Voici le pain descendu du ciel ;
il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères
et ils sont morts ;
qui mange ce pain vivra pour toujours. »
59 Tel fut l’enseignement qu’il donna en synagogue à Capharnaüm.
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
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La parole du Christ sur Lui-même comme Pain céleste, donné par le Père, est si incroyable que même certains des disciples préfèrent quitter le Maître. Il n’y a rien d’étonnant à cela : en nous regardant nous-mêmes et en regardant...  Lire la suite

La parole du Christ sur Lui-même comme Pain céleste, donné par le Père, est si incroyable que même certains des disciples préfèrent quitter le Maître. Il n’y a rien d’étonnant à cela : en nous regardant nous-mêmes et en regardant l’histoire de l’humanité, nous verrons que nous nous détournons très souvent du Christ précisément parce que Sa Parole dépasse notre intelligence. Apprendre à être fidèles à Dieu, dont les voies et les pensées dépassent infiniment nos voies et nos pensées, n’est pas si simple.

C’est pourquoi les paroles de l’apôtre Pierre, à la fin du passage d’aujourd’hui, retentissent comme une telle victoire, comme un éclat si lumineux de vérité : « Seigneur ! à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; et nous avons cru et nous avons connu que Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Nous aurions peut-être préféré un Dieu plus compréhensible, plus rationnel et, j’oserai dire, plus primitif — mais il n’y en a pas d’autre. Ainsi le choix qui nous est proposé est, comme le Seigneur Lui-même l’a dit au chapitre 30 du Deutéronome : « je mets aujourd’hui devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ». Il importe toutefois que, sans ces paroles du Christ, mystérieuses et difficiles, nous n’aurions pas eu de choix, mais seulement la malédiction.

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Pour Jn 6:56-69
56 Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi
et moi en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé
et que je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
58 Voici le pain descendu du ciel ;
il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères
et ils sont morts ;
qui mange ce pain vivra pour toujours. »
59 Tel fut l’enseignement qu’il donna en synagogue à Capharnaüm.
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
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Que signifient les paroles du Sauveur sur l'impossibilité de venir à Lui si le Père n'attire pas? Une prédestination absolue?...  Lire la suite

Que signifient les paroles du Sauveur sur l'impossibilité de venir à Lui si le Père n'attire pas? Une prédestination absolue? La vanité de tous les efforts humains lorsqu'il s'agit de la vie chrétienne? Ou autre chose?

Bien sûr, il n'est pas question de prédestination absolue lorsqu'il s'agit du destin humain. Jésus ne nous dit rien de ce qui guide le Père lorsqu'Il conduit tel ou tel homme vers Jésus, ni dans quelle mesure Il tient compte, dans ce cas, des intentions et des désirs de l'homme. Mais tout le contexte biblique oblige à penser que Dieu tient tout de même compte du libre choix de l'homme, de sorte qu'Il ne traînera personne de force vers le Christ ou à la suite du Christ. Mais Il peut très bien se servir du désir sincère de celui qui cherche à trouver la vérité vivante.

Mais peut-être la question n'est-elle pas du tout de savoir selon quels critères Dieu guide l'homme sur tel ou tel chemin spirituel. Car Jésus Lui-même, semble-t-il, parle d'autre chose. On ne Le comprend pas; beaucoup s'en vont, troublés par Ses paroles. Il reste, manifestement, une minorité. Ces hommes ne peuvent pas partir parce qu'ils n'ont nulle part où aller. Dans le Christ, ils ont trouvé cette vérité vivante, ce sens même de leur propre vie sans lequel cette vie ne leur est déjà plus nécessaire, sans lequel elle leur est tout simplement impensable.

Cette unicité vivement ressentie et vécue du seul chemin spirituel possible, cette impossibilité de partir non pas parce que quelqu'un ou quelque chose retient de l'extérieur, mais parce que spirituellement il n'y a nulle part où aller, voilà l'action de Dieu. Il est impossible d'atteindre un tel résultat par les efforts humains; la nature humaine n'est pas portée à se pousser elle-même dans un piège, dans une impasse psychologique dont il n'y a qu'une seule issue. Naturellement, l'homme cherche toujours à se garder une alternative. Lorsqu'elle disparaît, nous avons presque toujours devant nous la conséquence d'une influence spirituelle extérieure sur la situation ou sur l'âme de l'homme: influence ténébreuse si l'absence d'alternative devient une impasse qui condamne à la mort; influence lumineuse si elle indique l'unique chemin qui mène au Royaume.

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Pour Jn 6:41-71
41 Les Juifs alors se mirent à murmurer à son sujet, parce qu’il avait dit : « Moi, je suis le pain descendu du ciel. »
42 Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment peut-il dire maintenant : Je suis descendu du ciel ? »
43 Jésus leur répondit :« Ne murmurez pas entre vous.
44 Nul ne peut venir à moi
si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
45 Il est écrit dans les prophètes :
Ils seront tous enseignés par Dieu.
Quiconque s’est mis à l’écoute du Père
et à son école
vient à moi.
46 Non que personne ait vu le Père,
sinon celui qui vient d’auprès de Dieu :
celui-là a vu le Père.
47 En vérité, en vérité, je vous le dis,
celui qui croit a la vie éternelle.
48 Moi, je suis le pain de vie.
49 Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts ;
50 ce pain est celui qui descend du ciel
pour qu’on le mange et ne meure pas.
51 Moi, je suis le pain vivant, descendu du ciel.
Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours.
Et le pain que je donnerai,
c’est ma chair pour la vie du monde. »
52 Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux ; ils disaient : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Alors Jésus leur dit :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme
et ne buvez son sang,
vous n’aurez pas la vie en vous.
54 Qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle
et je le ressusciterai au dernier jour.
55 Car ma chair est vraiment une nourriture
et mon sang vraiment une boisson.
56 Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi
et moi en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé
et que je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
58 Voici le pain descendu du ciel ;
il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères
et ils sont morts ;
qui mange ce pain vivra pour toujours. »
59 Tel fut l’enseignement qu’il donna en synagogue à Capharnaüm.
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
70 Jésus leur répondit : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les Douze ? Et l’un d’entre vous est un diable. »
71 Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; c’est lui en effet qui devait le livrer, lui, l’un des Douze.
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Le Christ s'est appelé lui-même pain, et cela seul était déjà difficile à comprendre pour ses auditeurs. Mais pour ceux qui se souvenaient des images inhabituelles propres aux discours prophétiques, il n'aurait pas été difficile de tenir les paroles sur le pain pour l'une de ces paraboles. Jésus dit que...  Lire la suite

Le Christ s'est appelé lui-même pain, et cela seul était déjà difficile à comprendre pour ses auditeurs. Mais pour ceux qui se souvenaient des images inhabituelles propres aux discours prophétiques, il n'aurait pas été difficile de tenir les paroles sur le pain pour l'une de ces paraboles. Jésus dit que son enseignement et lui-même sont aussi nécessaires que la nourriture quotidienne: pourquoi ne pas être d'accord avec cela?

Et une telle compréhension ne peut pas être dite fausse; cependant, elle est manifestement insuffisante. Depuis déjà vingt siècles, pour beaucoup de personnes qui n'acceptent le Christ que comme un sage et un moraliste, ses paroles sur la Chair et le Sang demeurent fermées et incompréhensibles, exactement comme pour beaucoup de ses auditeurs d'alors. Il suffit d'imaginer un Juif ayant fermement assimilé que la loi de Moïse interdit non seulement la consommation du sang, mais considère aussi comme souillant, et exigeant des rites de purification, tout ce qui est lié à l'écoulement du sang. Et soudain il entend parler de la nécessité de boire du sang, et encore du sang humain, et de plus le Sang de cet étrange prédicateur. Même pour une image prophétique, un tel appel sonne de manière trop scandaleuse!

Pour nous qui lisons l'Évangile bien des siècles plus tard, il est plus facile de voir qu'ici le Christ parle de l'eucharistie; mais il ne faut pas s'arrêter là. Le sens de l'eucharistie est profond et incompréhensible dans sa plénitude. Il n'est parfois pas inutile de se rappeler combien les anciens Juifs furent bouleversés en entendant pour la première fois l'appel de Jésus à manger sa Chair et à boire son Sang. Peut-être cela nous aidera-t-il à ressentir de nouveau ce qu'a été la Cène pour la première génération des disciples du Christ. L'évangéliste Jean, à la différence des autres évangélistes, ne mentionne pas que les disciples aient mangé le Corps et le Sang lors de la Cène. Mais les paroles du Sauveur qu'il nous a conservées sont tout aussi importantes pour comprendre l'essence de ce qui se passait alors.

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Lectures du  24 août 2003

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