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RÉFLEXIONS pour He 12:11-15

11 Certes, toute correction ne paraît pas sur le moment être un sujet de joie, mais de tristesse. Plus tard cependant, elle rapporte à ceux qu’elle a exercés un fruit de paix et de justice.
12 C’est pourquoi redressez vos mains inertes et vos genoux fléchissants,
13 et rendez droits pour vos pas les sentiers tortueux, afin que le boiteux ne dévie point, mais plutôt qu’il guérisse.
14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur ;
15 veillant à ce que personne ne soit privé de la grâce de Dieu, à ce qu’aucune racine amère ne pousse des rejetons et ne cause du trouble, ce qui contaminerait toute la masse,
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Voilà, Paul l’a dit. Et nous aurions tant voulu passer discrètement par le bord, de manière plus ou moins convenable… Rester dans les limites d’un « comportement acceptable »… Mais il parle avec fermeté : « La sainteté sans laquelle personne ne verra le Seigneur. » Voilà. Nous ne cessons de dire que les saints sont une chose, et nous, gens ordinaires, une autre… L’apôtre Paul nous dérobe le sol sous les pieds. Peut-être sont-ils réellement plus intelligents et plus justes ; peut-être leur est-il vraiment plus facile de vivre qu’à nous. Mais tout cela ne nous aidera en rien. Sans la sainteté, il est impossible de voir le Seigneur. Or l’essence de la sainteté ne consiste pas à « ne pas faire ceci, cela et tant d’autres choses ». Rappelez-vous que le mot hébreu « kadosh », traduit par « saint », signifie littéralement « séparé ». Le saint est celui qui appartient entièrement à Dieu et non au monde. Et sans cette séparation d’avec le monde et ce don de soi à Dieu, Le voir… est impossible.

Autres réflexions

 
Pour He 12:12-13
12 C’est pourquoi redressez vos mains inertes et vos genoux fléchissants,
13 et rendez droits pour vos pas les sentiers tortueux, afin que le boiteux ne dévie point, mais plutôt qu’il guérisse.
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La citation « sans guillemets » du livre du prophète Isaïe indique le temps messianique venu, le temps où le Christ venu dans le monde indique et ouvre tous les chemins...  Lire la suite

La citation « sans guillemets » du livre du prophète Isaïe indique le temps messianique venu, le temps où le Christ venu dans le monde indique et ouvre tous les chemins. Ses chemins ne sont pas nos chemins : ils sont droits. Et nos chemins ne sont pas droits non parce que la route est tordue, mais parce que nous « dérapons », et que nos jambes affaiblies ne peuvent nous retenir. Voilà pourquoi l’Écriture nous appelle à concentrer notre attention sur la rectitude du chemin, à marcher et, par un entraînement constant, à fortifier nos muscles flasques, afin que naisse l’habitude de marcher droit. Bien sûr, tout cela est une métaphore, où le chemin signifie la vie, et les jambes, les genoux, les muscles, avant tout notre volonté.

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Pour He 12:14
14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur ;
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Voilà, Paul l’a dit. Et l’on aurait tellement voulu passer quelque part sur le bord, enfin, plus ou moins convenablement...  Lire la suite

Voilà, Paul l’a dit. Et l’on aurait tellement voulu passer quelque part sur le bord, enfin, plus ou moins convenablement... Rester dans les limites d’un « comportement acceptable »... Mais lui parle avec force : « La sainteté, sans laquelle personne ne verra le Seigneur ». Voilà. Nous, nous ne cessons de dire : les saints, c’est une chose ; nous, les gens ordinaires, c’en est une autre... L’apôtre Paul nous coupe l’herbe sous le pied. Peut-être sont-ils vraiment plus intelligents, plus justes, peut-être leur est-il vraiment plus facile qu’à nous. Mais tout cela ne nous aidera en rien. Sans la sainteté, il est impossible de voir le Seigneur.

Mais l’essence de la sainteté ne consiste pas à « ne pas faire ceci, cela, la cinquième et la vingtième chose ». Le mot hébreu « qadosh », traduit par « saint », signifie littéralement « séparé ». Le saint est celui qui appartient entièrement à Dieu, et non au monde. Et sans cette séparation d’avec le monde et ce don de soi à Dieu, Le voir... est impossible.

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Pour He 12:12-17
12 C’est pourquoi redressez vos mains inertes et vos genoux fléchissants,
13 et rendez droits pour vos pas les sentiers tortueux, afin que le boiteux ne dévie point, mais plutôt qu’il guérisse.
14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur ;
15 veillant à ce que personne ne soit privé de la grâce de Dieu, à ce qu’aucune racine amère ne pousse des rejetons et ne cause du trouble, ce qui contaminerait toute la masse,
16 à ce qu’enfin il n’y ait aucun impudique ni profanateur, comme Ésaü qui, pour un seul mets, livra son droit d’aînesse.
17 Vous savez bien que, par la suite, quand il voulut obtenir la bénédiction, il fut rejeté ; car il ne put obtenir un changement de sentiment, bien qu’il l’eût recherché avec larmes.
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Poursuivant son propos sur la vie chrétienne, l'auteur de l'épître attire particulièrement l'attention de ses lecteurs sur le danger qu'un « racine amère »...  Lire la suite

Poursuivant son propos sur la vie chrétienne, l'auteur de l'épître attire particulièrement l'attention de ses lecteurs sur le danger qu'une « racine amère », selon ses propres mots, prenne racine parmi eux. Par « racine amère », selon l'usage juif traditionnel, on entendait ordinairement la « racine du péché », c'est-à-dire un péché enraciné dans le cœur humain ou dans une communauté humaine. Il ne s'agit pas seulement du désir, comme on dit, de préserver la pureté des rangs. Ni même seulement du fait que les mauvaises compagnies, comme le savaient même les païens, corrompent les bonnes mœurs.

Il s'agit du fait que tout péché devenu norme et perçu comme norme trouble l'existence normale de l'Église comme corps du Christ, que les membres de l'Église le remarquent ou non. Déjà à l'époque préchrétienne, on savait que le péché souille, non seulement ceux qui pèchent, mais aussi ceux qui sont en communion avec le pécheur. Certes, une telle vision contenait beaucoup d'archaïque et de magique, surtout si l'on parle de la conscience religieuse de masse de l'époque préexilique.

Mais il y avait aussi autre chose, déjà moins archaïque, lié à la perception du peuple de Dieu comme un tout spirituel unique, comme une sorte de corps spirituel. Dans ce cas, il était évident que le péché d'une personne appartenant au corps spirituel est plus que son seul problème personnel. Son péché devient le problème du peuple-communauté auquel elle appartient. Et tout cela vaut d'autant plus pour l'Église comme corps du Christ : il s'agit ici de personnes appelées à la vie du Royaume, avec laquelle aucun péché n'est compatible.

Et si, dans une telle communauté, le péché s'enracine et devient norme, alors tous ceux qui le partagent cessent en fait de faire partie du corps du Christ. L'Église disparaît alors réellement, n'en conservant que l'apparence. Cette substitution est d'autant plus dangereuse que, souvent, surtout au début, elle est peu visible, si bien que beaucoup peuvent croire que tout va bien dans leur église. C'est ce danger d'une corruption spirituelle imperceptible du corps ecclésial que l'auteur de l'épître rappelle à ses lecteurs.

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Pour He 12:1-17
1 Voilà donc pourquoi nous aussi, enveloppés que nous sommes d’une si grande nuée de témoins, nous devons rejeter tout fardeau et le péché qui nous assiège et courir avec constance l’épreuve qui nous est proposée,
2 fixant nos yeux sur le chef de notre foi qui, la mène à la perfection, Jésus, qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l’infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu.
3 Songez à celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle contradiction, afin de ne pas défaillir par lassitude de vos âmes.
4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans la lutte contre le péché.
5 Avez-vous oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur, et ne te décourage pas quand il te reprend ?
6 Car celui qu’aime le Seigneur, il le corrige, et il châtie tout fils qu’il agrée.
7 C’est pour votre correction que vous souffrez. C’est en fils que Dieu vous traite. Et quel est le fils que ne corrige son père ?
8 Si vous êtes exempts de cette correction, dont tous ont leur part, c’est que vous êtes des bâtards et non des fils.
9 D’ailleurs, nous avons eu pour nous corriger nos pères selon la chair, et nous les respections. Ne serons-nous pas soumis bien davantage au Père des esprits pour avoir la vie ?
10 Ceux-là, en effet, nous corrigeaient pendant peu de temps et au juger ; mais lui, c’est pour notre bien, afin de nous faire participer à sa sainteté.
11 Certes, toute correction ne paraît pas sur le moment être un sujet de joie, mais de tristesse. Plus tard cependant, elle rapporte à ceux qu’elle a exercés un fruit de paix et de justice.
12 C’est pourquoi redressez vos mains inertes et vos genoux fléchissants,
13 et rendez droits pour vos pas les sentiers tortueux, afin que le boiteux ne dévie point, mais plutôt qu’il guérisse.
14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur ;
15 veillant à ce que personne ne soit privé de la grâce de Dieu, à ce qu’aucune racine amère ne pousse des rejetons et ne cause du trouble, ce qui contaminerait toute la masse,
16 à ce qu’enfin il n’y ait aucun impudique ni profanateur, comme Ésaü qui, pour un seul mets, livra son droit d’aînesse.
17 Vous savez bien que, par la suite, quand il voulut obtenir la bénédiction, il fut rejeté ; car il ne put obtenir un changement de sentiment, bien qu’il l’eût recherché avec larmes.
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Paul écrit que Jésus a enduré la croix « au lieu de la joie qui Lui était proposée ». Nous sommes tellement habitués au fait que...  Lire la suite

Paul écrit que Jésus a enduré la croix « au lieu de la joie qui Lui était proposée ». Nous sommes tellement habitués au fait que Jésus est venu sur terre, S'est incarné et est devenu l'un de nous pour mourir pour nous. Cela paraît tellement évident—tout pour notre salut. Et nous oublions simplement que, par Sa nature divine même, le Fils de Dieu était destiné non pas à la mort, mais à la joie. Ce qu'Il a fait pour nous ne va nullement de soi ! Il aurait été beaucoup plus naturel pour Lui de venir dans la gloire, avec une armée d'anges, et de S'asseoir sur un trône au-dessus de toute la terre. Le petit problème est que notre salut ne se serait pas accompli. Voilà pourquoi l'apôtre Paul nous rappelle aujourd'hui CE que Jésus a fait pour nous et combien cela était loin d'aller de soi. En outre, cette pensée peut aussi nous soutenir dans nos tentations : lorsque nous voulons suivre la voie de la moindre résistance, il vaut la peine de se souvenir que Jésus avait Lui aussi pleinement accès à un chemin plus facile...

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Pour He 12:1-11
1 Voilà donc pourquoi nous aussi, enveloppés que nous sommes d’une si grande nuée de témoins, nous devons rejeter tout fardeau et le péché qui nous assiège et courir avec constance l’épreuve qui nous est proposée,
2 fixant nos yeux sur le chef de notre foi qui, la mène à la perfection, Jésus, qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l’infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu.
3 Songez à celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle contradiction, afin de ne pas défaillir par lassitude de vos âmes.
4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans la lutte contre le péché.
5 Avez-vous oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur, et ne te décourage pas quand il te reprend ?
6 Car celui qu’aime le Seigneur, il le corrige, et il châtie tout fils qu’il agrée.
7 C’est pour votre correction que vous souffrez. C’est en fils que Dieu vous traite. Et quel est le fils que ne corrige son père ?
8 Si vous êtes exempts de cette correction, dont tous ont leur part, c’est que vous êtes des bâtards et non des fils.
9 D’ailleurs, nous avons eu pour nous corriger nos pères selon la chair, et nous les respections. Ne serons-nous pas soumis bien davantage au Père des esprits pour avoir la vie ?
10 Ceux-là, en effet, nous corrigeaient pendant peu de temps et au juger ; mais lui, c’est pour notre bien, afin de nous faire participer à sa sainteté.
11 Certes, toute correction ne paraît pas sur le moment être un sujet de joie, mais de tristesse. Plus tard cependant, elle rapporte à ceux qu’elle a exercés un fruit de paix et de justice.
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Comme son maître, l'auteur de l'épître compare le chemin spirituel à une course de coureurs dans un stade...  Lire la suite

Comme son maître, l'auteur de l'épître compare le chemin spirituel à une course de coureurs dans un stade : chacun a sa course, et seul atteint le but celui qui court sans perdre Jésus de vue, Lui qui a devancé tous les coureurs, de sorte que tous les autres courent derrière Lui, déjà parvenu au but (v. 1–2). Il rappelle en même temps à ses lecteurs que les événements de leur propre vie, qu'ils perçoivent comme un châtiment de Dieu, ne signifient nullement que Dieu les ait rejetés et qu'ils n'aient plus rien à espérer du salut. L'auteur leur donne l'exemple du Christ Lui-même, qui dut supporter un châtiment qu'Il ne méritait pas du tout, mais qu'Il ne pouvait refuser sans renoncer à faire pour ceux qui cherchent le Royaume et le salut ce qu'Il a fait pour eux (v. 3–5). S'appuyant sur la tradition reflétée dans le Livre des Proverbes, il rappelle que le châtiment n'est pas un mal en soi, qu'il fait partie de ce que nous appelons aujourd'hui l'éducation, et même une partie nécessaire ; puisque la relation de Dieu avec l'homme comporte aussi un aspect éducatif, le châtiment devient inévitable, sans quoi la relation entre Dieu et les fidèles ne serait pas celle d'un père avec ses enfants, mais celle d'étrangers les uns aux autres (v. 6–11).

Bien sûr, si l'on garde à l'esprit l'analogie proposée par l'auteur, il faut penser qu'il parle de persécutions pour la foi, ce que suggère directement la phrase « vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang en combattant contre le péché » (v. 4), car les auteurs du Nouveau Testament, lorsqu'ils parlent de sang versé dans le combat, pensent presque toujours à la confession de foi ou au martyre. Mais l'auteur de l'épître apporte des nuances nouvelles à l'expression traditionnelle. Cela tenait peut-être au fait que certains de ses contemporains en étaient venus à percevoir les persécutions dans un esprit juif traditionnel non comme une nécessité, mais comme un châtiment de Dieu pour certains péchés commis par la communauté entière ou par des personnes particulières. L'auteur leur dit clairement que les persécutions peuvent aussi devenir un châtiment pour le péché si les persécutés oublient eux-mêmes les souffrances du Christ. Alors ce qui aurait pu devenir témoignage, comme pour les témoins qui comprenaient le sens de ce qui arrivait, devenait châtiment pour ceux qui cherchaient une voie facile en tentant d'éviter ce dont le Sauveur avait averti Ses disciples de façon directe et sans équivoque, et à plusieurs reprises. Le but du châtiment était alors de rappeler aux fidèles le chemin dont ils s'étaient détournés ou étaient prêts à se détourner, oubliant le prix payé par le Sauveur pour le triomphe du Royaume auquel eux-mêmes avaient été associés en choisissant une voie qui leur paraissait désormais trop lourde.

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